Karine Lacombe | Auditions Covid-19 – 25/06/2020

[Musique] bonjour à tous depuis le 16 juin dernier les députés de la commission d' enquête consacrée aux qu'ovide 19 auditionnent les acteurs de cette crise sanitaire monde médical anciens ministres anciens directeurs généraux de la santé tout l'été lcp vous propose de revivre ces auditions aujourd'hui celle de karine lacombe chef de service des maladies infectieuses à l'hôpital saint-antoine à paris au menu masque vaccin traitement mais aussi controverse autour de l'hydroxyde chloroquine le traitement défendue par le professeur didier rahout pendant la crise les deux les deux scientifiques se sont opposés sur ce traitement on écoute tout de suite karine lacombe nous recevons aujourd'hui madame karine lacombe avec laquelle nous avons souhaité prolonger les thématiques abordées hier avec le professeur out madame la professeure après la maîtrise de l'épidémie grâce confinement l effort de tous les français que nous devons saluer nous sommes entrés dans une nouvelle phase de gestion de l'épidémie qui a aussi celle qui est aussi celle du bilan des semaines passées des enseignements en tirer pour les mois à venir 1 le professeur je vais vous donner la parole pour un cours propos liminaire l'intérêt étant évidemment les changes avec les parlementaires merci bien sûr merci beaucoup madame la présidente monsieur le rapporteur mesdames et messieurs les députés c'est un honneur pour moi de porter devant vous ma parole de soignants temple qui a été en première ligne de front de l'épidémie de kobe de 19 à l'hôpital et je m'exprime également en tant que chercheuse de la communauté de ceux et celles qui ont un temps record on se sont mobilisés pour construire le corpus de connaissances dont nous avions besoin pour soigner nos malades et je m'exprime également en tant que femme une d'entre celles qui comme moi mère enseignante ont fait face pour assurer nos missions de support de soutien et de réassurance avec l'humanité est la bienveillance dont chacun a besoin en période critique et beaucoup se reconnaîtront dans mon propos je suis médecins infectiologues professeur à la faculté de médecine sorbonne universités et depuis un an chef de service des maladies infectieuses et tropicales à l'hôpital saint-antoine à paris l'ap-hp de par ma double valence universitaire je suis également chercheuse à l'institut pierre louis d'épidémiologie et de santé publique au sein de l'équipe épidémiologique clinique et des maladies virales chroniques à l'inserm j'ai été formé à la faculté de médecine de grenoble et j'ai suivi à paris à bordeaux un double cursus de santé publique d'une part socialisée dans l'évaluation des interventions santé et d'infectiologie d'autre part avec un focus sur les virus responsables d'infections chroniques j'ai construit toute ma carrière scientifique nationale et internationale dans le domaine du vih et des hépatites virales b et c et en menant des études de cohorte et des essais thérapeutiques en france mais également dans les pays du sud comme le vietnam la côte d'ivoire le sénégal le bénin où le cameroun j'ai acquis des compétences en recherche clinique et en évaluation thérapeutique qui m'ont amené à être sollicité pour participer en tant qu'experte aux travaux de l' oms de l'onu sida mais également d'institutions comme le medicines patent pool qui s'occupe de l'accès aux traitements innovants pour les pays du sud en termes de génériques jeu l'un d'eux l'un de mes thèmes principaux de travail a été l'élimination d'hépatite c au sein des populations clés comme les usagers de drogues et les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes et je me suis particulièrement investi ces dernières années dans la prévention et le contrôle du vih dans les populations vulnérables que représentent les migrants les travailleuses et travailleurs du sexe et tous groupes victimes de discrimination ma prise de fonction de chef de service il ya un an a ajouté un bon travail de clinicienne de chercheuse et enseignante la dimension de gestion d'équipé de construction de projets communs pour l'amélioration de la santé de nos patients et de la qualité de vie de nos personnels la connaissance justement du patient et du soin avec un focus très clinique est une qualité fondamentale qui alimente la réflexion autour de la recherche car je suis avant tout une clinicienne et une épidémiologiste et en parallèle enseigner m'a permis d'acquérir de bons outils pédagogiques pour délivrer les messages et adéquate dans une période où l'anxiété généralisée a été source d'approximations et de conclusions hâtives or nous avons précisément besoin de recul et de pédagogie pour faire passer un message juste sans être trop alarmiste ni trop rassurant nous vivons une crise sanitaire majeure qui ébranle nos conditions envers ce que la science peut nous apporter et qui fait trembler nos valeurs d'humanisme d'entr'aide et de coopération de nombreux débats scientifiques et éthiques sont devenus des controverses hasardeuse et des polémiques stériles et ont masqué l'engagement de beaucoup d'entre nous et envers nos malades et ceux qui sont les plus fragiles mais je tiens ici en me présentant devant vous à témoigner pour notre communauté celle des soignants du métier le plus modeste au métier le plus prestigieux tous exercé avec la même humilité la même ardeur le même professionnalisme de ceux qui ont travaillé sans discontinuer comme ceux qui sont tombés malades par leur engagement auprès des patients je témoigne également pour les femmes qui ont été au premier rang du caire mais tellement sous représentées dans la recherche sur le co vide comme dans les médias comme si l'ombre nous convenait en général plus que la lumière que plus prosaïquement la charge mentale que nous éprouvons en temps ordinaire est encore plus lourde en temps de crise et nous a imposé de faire des choix mais sachez que le patient a toujours été au coeur des choix que nous avons fait que ce soit des choix de soins des choix de traitements ou des choix d'accompagnement et nous avons nous toutes et tous fait le choix du soin et de la recherche dans l'intérêt du plus grand nombre en faisant fi de notre intérêt individuel mon propos liminaires et volontairement court car je souhaite laisser l'espace à vos questions et tenter d'apporter de la place qui est la mienne issues du terrain et chef d'equipe l'éclairage dont vous pouvez avoir besoin sur la gestion de la crise du coït 19 à l'hôpital et dans les unités de recherche merci merci beaucoup madame avant de passer la parole au rapporteur j'ai deux questions préliminaires pouvez vous nous faire le point sur la situation de l'épidémie aujourd'hui et votre après ça votre appréciation sur le risque d'une deuxième vague dont on nous parle avec dans des degrés différents et la deuxième chose pour faire suite à notre édition d'hier à la fin du mois de mars vous avait fortement critiqué les essais cliniques menés par le professeur out sur les docks cycle origines associés l'antibiotique pouvez vous indiquer pour quelles raisons vous avez estimé que ce traitement pouvait être dangereux pour les passions et quelle appréciation portez vous sur les autres essais cliniques menés par le professeur out voilà les deux questions j'avais à vous poser ce matin très bien merci madame la présidente alors le point sur l'épidémie je pense que tout le monde a vu les données qui sont publiés de façon au moins hebdomadaire par le santé publique france actuellement on peut dire que l'épidémie de l'ampleur qu'elle a eu en mars avril et contrôler ce qui ne veut pas dire que le virus a disparu qu'il n'y a plus de mal and le virus est toujours là on le voit bien parce qu'il ya de nombreux cluster qu'ils sont dépistés diagnostic est quasi tous les jours en france mais ça veut aussi dire que les outils de dépistage qui ont été mis en place sont effectifs que le fait que l'on puisse des pistes et des personnes malades et que l'on dépiste surtout les personnes asymptomatiques qui ont été au contact de ces personnes malades et qu on les isole permet de contenir la diffusion de l'épidémie qu'est ce qu'il en est du futur alors vous savez comme moi que le les connaissances sur le coronavirus le sar sco b 2 se sont accumulées depuis cinq mois et on peut dire que c'est une période extrêmement courte pour savoir exactement comment ce virus va se comporter dans les mois à venir ce virus fait partie de la famille de plusieurs coronavirus on en connaît quatre qui étaient jusqu'à présent des virus banale qui donnait des rhumes et qui étaient eux saisonnier mais saisonniers en fait en circulant autour de entre l'hémisphère nord et l'hémisphère sud il existe un virus qui a disparu encore navires us lorsque objets qui lui a disparu après une épidémie en 2002-2003 qui a fait sept ou huit cents morts et on en a un sixième qui est le maire sco b qui lui touche le moyen-orient et qui évolue par épidémie sporadiques donc vous voyez le sarko v2 est le sixième virus de cette famille et vous voyez que chacun de ces virus a quasi une évolution qui est différente donc il est très difficile en l'état actuel des connaissances de se demander si ce virus est saisonnier s'il va disparaître ou s'il va y avoir une vraie deuxième vague une troisième une quatrième terra j'espère que d'ici là on aura trouvé des thérapeutiques et surtout des traitements préventifs contre des vaccins qui seront efficaces qui concerne les essais sur la chloroquine alors je veux vraiment vous dire devant vous que je ne me suis pas opposé à quelques scientifiques que ce soit je pense que mes parents l'ont été assez clair et je me suis exprimé à plusieurs reprises à cette occasion dans les médias je ne me suis pas non plus exposés à une molécule j'ai simplement essayé d'apporter un regard critique ce qui fait partie de toute démarche scientifique sur la façon dont un essai pouvait être fait une étude observationnelle ou un essai interventionnelle il est très important quand on porte une conclusion qui peut avoir un impact majeur en termes de santé publique d'avoir des données qui sont solides avec de nombreux confrères à partir du mois de mars nous avons émis des remarques sur la façon dont les essais qui prône l utilisation massive la chloroquine avait été fait je vous rappelle que il y à des données in vitro qui montre que l'hydroxyde chloroquine est efficace compte un très grand nombre de virus a été montré pour la dengue le chikungunya le sar sco vais mais également le sarko v2 ces données sont solides c'est de l' in vitro dans le laboratoire il sa personne n'a remis en question l'efficacité de l'hydroxyde chloroquine sur le sarko v2 mais comme sur beaucoup d'autres virus évidemment il était très important à l'époque où l'épidémie a émergé donc en février/mars de voir quels médicaments pourraient être utilisés pour traiter le sarko v2 étant donné qu' on ne pouvait que repositionner des molécules qui existait déjà puisque la recherche n'avait pas encore eu le temps de développer des molécules qui était spécifique du sart sco b 2 parmi toutes ces molécules hydroxy chloroquine était une des molécules à l'aisselle le problème pour poser les essais qui ont été menées par les personnes qui ont prôné très rapidement le l'utilisation de l'hydroxyde chloroquine c'est que après des essais avec un très petit effectif méthodologiquement contestable et je peux revenir sur ces questions méthodologiques il y a eu un espoir prématurée un espoir prématurée parce que beaucoup de personnes ont cru que le remède miracle était là si on rapporte si si je vous remet un peu en perspective ce qu'il s'est passé en mars il y a eu d'abord une première étude de 20 patients puis une une deuxième étude de 80 patients qui ont été publiées dont on a les résultats on peut discuter des résultats qui ont été mis à la disposition du public et puis ensuite il ya eu une étude 1000 patients 3700 passion qui ont été dépistés et 1000 patients qui sont qui sont rapportés dans un texte qui n'est pas publié donc on n'a pas pu savoir qui étaient ces 1000 patients comment le traitement leur avait été donné à ce qu'ils étaient arrivés est-ce qu'ils étaient arrivés à l'issue du traitement le et dès que dès que ces traitements dès que c'est les deux premiers essais celui de 20 et celui de 87 patients ont été publiés il y a eu une captation du débat public du débat scientifique par un discours médiatique qui a empêché complètement tout débat scientifique d'être mené à son terme je vais juste vous rappeler jeu je pense que beaucoup d'entre vous entendu puisque beaucoup de choses en circuler sur les réseaux sociaux donc je me permet de rapporter l'interview peu alain fischer qui est professeur au collège de france et dans son discours de clôture a bien reparler de tout l'immunologie du sar sauvé 2 alain fischer a rappelé que c'était que la démarche scientifique on a une hypothèse on mène ensuite une expérience ensuite on soumet cette expérience à la validation critique et alors qu'il aurait fallu qu'il y ait un débat scientifique et que l'on discute ensemble pour voir quelles étaient les limites méthodologiques et qu'ensuite on puisse construire ensemble les essais qu'ils pouvaient répondre à la question ce débat était clos et à partir de ce jour là nous n'avons plus jamais pu débattre sereinement et je pense que la science a été extrêmement malmené dans cette dans ce contexte alors on peut maintenant revenir sur les chiffres il a été reproché en particulier à l'île de france et c'est vrai que nous avons nous médecins étaient très sensibles à ces critiques qu'il y avait une mortalité très élevé en ile de france et que dans d'autres régions hydroxyque l'euro qui n'avait pu être utilisées à plus large échelle la mortalité était beaucoup plus faible alors évidemment c'est faux c'est faux par exemple il ya des régions en france qui n'ont pas utilisé les drogues cycle rockin il n'y a eu aucun décès mais effectivement en ile de france il faut vraiment faire attention la différence entre la létalité la mortalité il y a eu beaucoup de confusion entre les deux je vous rappelle que la létalité c'est le nombre de morts parmi les personnes malades et la mortalité c'est le nombre de morts en population générale et nous avons maintenant des données solides méthodologiquement bien construite qui montre que à crépy en valois dans les personnes dans l'est la population qui a été en contact avec ce collègue professeur qui est décédé l'un des premiers cas qui a alerté l'opinion publique dans cette étude il a été le la prévalence est à dire le nombre de cas positifs au sein scovell de a été évalué par sérologie et si je vous rappelle les chiffres pour être prêts précise le taux d' attaque c'est à dire le nombre de personnes qui ont contracté le sarko veut d'eux était de 25% ce qui n'est pas négligeable la létalité comme la mortalité était de 0 % c'est à dire que dans une population naïve de virus naïfs de traitement la mortalité ou la létalité est extrêmement faible c'est exactement les données qui ont été retrouvés en population générale dans les régions on a été tenté de prescrire plus d'ide roxy chloroquine actuellement je pense mais on peut en débattre que la question de l'efficacité de l'hydroxyde chloroquine chez les personnes qui présentent des symptômes nécessitant une hospitalisation est clos on a des essais thérapeutiques en particulier laisser recovery en angleterre laisser discovery qui est je vous rappelle est un essai fille de qu'aux grands essais solidarity de l'om est ce avec un grand nombre de patients ont montré que quand on compare un groupe qui reçoit une prise en charge standard il n'y a pas de d'efficacité démontrée de l'hydroxyde chloroquine comme à ce jour il n'ya pas d'efficacité démontrée de n'importe quel autre traitement on peut tout à fait revenir sur ce point là donc je peux dire qu'actuellement malheureusement nous n'avons pas encore de traitement qui a fait ses preuves chez les patients qui ont des signes de gravité c'est à dire qui nécessitent d'être hospitalisé si je peux continuer sur le sujet des drogues si chloroquine l'autre question qui était extrêmement intéressante c'était de savoir s'il hydroxy chloroquine pouvait être un traitement prophylactique c'est-à-dire un traitement préventif de l'infection par le sarko v2 et là aussi on a une grande étude qui a été menée aux états unis qui a été publié il ya une dizaine de jours et qui montre qu' il n'y a pas d'effet prophylactique nous d'effet préventif de l'hydroxyde chloroquine chez les personnes qui sont exposées au sart sco b 2 évidemment tout le monde et moi la première en tant que soignante chef de service qui a travaillé avec mes équipes dans des dans un hôpital où nous avons été submergés de patients coville 19 nous aurions aimé avoir une molécule qui marche qui soigne qui guérit nos patients actuellement ce n'est pas le cas j'espère que dans les semaines à venir alors que nous allons avoir les résultats de nouveaux essais thérapeutiques nous pourrons avoir des molécules repositionner qui marcherait mais je fais surtout le pari pour des molécules à venir qui elles sont vraiment dirigé contre le sarko v2 qui vont intervenir vont interférer pleinement avec le cycle de réplication virale peut-être des molécules et peut-être qu'on aura l'occasion d'y revenir comme le plasma les immunoglobulines spécifique du virus ou voir des anticorps monoclonaux spécifique du virus émergeront dans les mois à venir et j'espère avant une éventuelle deuxième vague comme on en a parlé tout à l'heure merci monsieur le rapporteur mais merci madame le professeur vous nous avez apporté des explications je voudrais revenir quelques instants sur le le sentiment qu'on peut nourrir en n'étant pas professionnel ou qu'a pu ressentir la population nos concitoyennes devant ces conflits d'experts et quelque part vous en avez été un peu d acteurs médiatiques qui ont opposé des médecins et des chercheurs et qui ont tourné quelques fois une forme de confusion pour laquelle il est très difficile de ceux de se retrouver qui ont donné le sentiment alors que nous étions confrontés à une crise d'une ampleur terrifiante avec une inquiétude majeure dans la population que certains aient été mobilisés dans une forme de querelles mais au-delà de ce sentiment qui est quand même assez regrettable il y as peut-être et je voudrais avoir votre avis là-dessus une problématique liée à la multiplicité des études cliniques et pas simplement en france qui ont été faites notamment sur la question de l'hydroxyde chloroquine mais peut-être sur d'autres traitements certains de vos confrères on parler d'épidémie de recherche devant nos collègues sénateurs je cite dominique costagliola qui a regretté la multiplication des c'est parfois concurrents sans coordination comment on pourrait arriver selon vous à normaliser un peu ces essais c'est qu'il ya pas d'autorisation d'une instance reconnue pour ce type ce type d'essai mais comment vous voyez est ce qu'il est nécessaire selon vous qui a une forme de régulation de normalisation pour que et bien c'est ses querelles pour beaucoup nous dépasse ils sont difficiles à apprécier quand on n'est pas expert et j'ai l'impression même pour les experts vu leur la la virulence de leurs argumentaires de leur argumentation comment vous en tant que professionnel vous voyez cette cette évolution qui peut-être peut-être qui peut être une conséquence de la crise ensuite bon sur ce débat sur la chloroquine c'est un débat qui a été vif dans notre pays mais c'est aussi une problématique internationale comment elle est traitée ailleurs puisque on nous a dit et je sais pas si et je soumets à votre vérification en tout cas votre appréciation cette cette approche aussi que c'est un traitement qui aujourd'hui est diffusée sur la moitié de la planète et qui est utilisé en traitement sur une population de 4 milliards et demi de personnes donc bon à tendance et c'est un peu notre tempérament regardez d'abord ce qui se passe chez nous mais c'est aussi une problématique internationale qui pour le coup relativise peut-être un peu le débat français je vous remercie c'est beaucoup pour votre question alors effectivement je suis d'accord avec vous et avec dominique costagliola pour dire qu'il ya eu une inflation des ces thérapeutiques en france si par exemple on prend le ce qui s'est passé en angleterre donc en angleterre il ya un seul gros essais thérapeutiques qui s'appelle solidarity avec cinq bras de traitement dont l'idh roxy chloroquine qui a été arrêté et mes collègues anglais avec lesquels j'ai beaucoup de relations au quotidien nous ont dit nous on nous a interdit de faire d'autres essais thérapeutiques on a fait un seul essai gros essais on a effectivement inclut 11 mille patients et c'est l'essai qui va permettre de répondre par exemple à l'efficacité du lopinavir ritonavir qui a déjà répondu à la question de l'efficacité de la dexaméthasone sous corticoïdes qui est efficace quand on a des signes importants de kovy de 19 en particulier pulmonaire qui teste également d'autres médicaments sur lesquels on pourra revenir si vous le souhaitez et c'est vrai que et le plasma pendant ses clients j'allais l'oublier alors que c'est le type d'essai que je baise moi même en france c'est un gros avantage évidemment c'est que on a pu dans une seule direction mettre tous les chercheurs en ordre de bataille et testé cinq hypothèses le système anglais est extrêmement différent du nôtre vous savez qu'un médecin ne peut pas prescrire des médicaments qu'il veut si par exemple je me réfère au vih le médecin qui en face de lui un patient infecté par le vih ne peut pas lui prescrire le traitement qu'il pense être le plus adapté à son cas il doit suivre obligatoirement les recommandations nationales les recommandations nationales ne sont pas toujours basé uniquement sur le bien du patient mais également sur des questions de coût ce qui peut parfois obérer le meilleur soin que l'on pourrait apporter aux patients on savait qu'en france ce n'est pas l'option qui a été prise en france nous sommes relativement libre dans nos prescriptions dans le cadre de la m et si on sort de là mêmes et bien il faut le justifier mais dans tous les cas il y a rarement d des actions qui sont entreprises contre les médecins qui ont prescrit un médicament oreilles mais le et le principe de la recherche était est exactement le même c'est à dire que le chercheur est libre de mener l'essai thérapeutique il souhaite à partir du moment où il a des arguments scientifiques scientifiquement valides qui lui permettent d'avoir le budget nécessaire pour mener son projet de recherche peut-être si je devais aller dans votre sens dans une crise telle que celle qu'on l'a connu une articulation centrale très précoce des de la recherche clinique le choix des traitements et une imposition sur l'ensemble du territoire d'un essai thérapeutique globale aurait peut-être permis de répondre plus rapidement aux questions que l'on se posait je pense que surtout quand on repositionne des molécules dans une épidémie on sait qu'en général en deux mois l' affaire est réglée et c'est vrai que la recherche le temps de la recherche c'est pas le temps médiatique et que souvent quand le temps médiatique prend le pas sur le temps de la recherche et bien on peut arriver comme vous dites à une certaine confusion le donc ça c'était pour le premier plan je voulais revenir juste sur un mot que vous avez prononcé acteurs médiatiques je peux dire également que j'ai été victime médiatique puisque vous vous devez proment savoir que suite à mes prises de position sur les méthodes j'ai été menacé de mort et j'ai porté plainte et je trouve que c'est extrêmement dommageable pour la science de d'avoir à subir les feux médiatiques de ce type là jean pierre door pour les républicains merci madame la présidente eu avec plaisir la première première intervention oui madame merci de vos de votre présentation on vous connaît je vous ai connu particulièrement pour les travaux sur l'hépatite c voilà simplement quelques remarques les essais cliniques en france socom doivent être déclarés et régulé donc on est on passe en dehors de ce système là ou pas c'est une des questions normalement c'est déclaré donc pour les expériences dont vous parlez des de certains produits non déclarés ça pose problème alors que les autres questions vous avez fait volte face à un moment pour l'utilisation des masques web bien savoir pourquoi étant donné que les masses sont une protection indispensable de soi et des autres donc c'était étonnant quand j'ai vu que vous aviez effectivement vous avez fait volte-face et maintenant vous accepter qu'on s'en serve comme mesures barrières moi j'ai des questions à vous poser hier nous avons eu la notion de conflit d'intérêts avec une grande entreprise américaine gilead d'ailleurs gilles yade qui faisait partie des médicaments d'hépatite c qu'est ce que vous pensez il ya un communiqué paru ce matin oui hier soir des scientifiques des chercheurs pour contester un ce genre de truc donc ce sera intéressant vous nous en parler et puis enfin deux points qu'est ce que vous pensez du traitement par la d'exams états zone qui est partie comme stéroïdiens et puis que pensez-vous du vaccin puisque ce matin l'entreprise moderna a dit qu'ils étaient peut-être prêt pour la fin de l'année est ce que ça peut être vrai est-ce que c'est pas encore un effet d'annonce dont il faudrait se méfier merci merci beaucoup monsieur le député alors je vais tout d'abord vous répondre sur la partie éthique des essais je suis entièrement d'accord avec vous tous les essais thérapeutiques depuis le procès de nuremberg gain de 1945 demande à ce qu'il y ait des déclarations préalables déclarations préalables qui ne sont pas faites par rapport au traitement lui-même et par rapport à la personne par rapport à la personne qui se prête à la recherche clinique et en particulier pour sauvegarder le droit de la personne et c'est son intégrité physique il est extrêmement important quand on analyse quand on évalue un nouveau médicament ou un médicament dans une autre indication que celle pour laquelle il a été mis sur le marché que ce soit encadré sur le plan éthique tous les essais thérapeutiques que nous menons particulier si je peux parler pour moi ce que je mène ont suivi la procédure éthiques habituelles c'est à dire que quand c'est un essai qui implique un nouveau médicament qui implique la personne humaine et qui est prospectifs c'est à dire que l'on ne travaille pas sur des données que l'on a déjà recueilli mais qui est prospectifs on va recueillir les données au fur et à mesure de l'essai on doit déclarer ses essais au comité de protection des personnes comité de protection des personnes maintenant est indépendant des instituts puisqu'il se puisque les essais sont attribués au cpp par par un tirage au sort ce qui permet d'avoir tout de même une certaine individualités par rapport à laisser aux promoteurs qui est la personne qui est là le responsable moral de l'essai à l'investigateur qui est la personne qui construit l'essai et aux financeurs je suppose que votre question fêterait ses allusions des points éthique que l'on a pu soulever par rapport aux essais qui ont été menées sur la chloroquine c'est vrai que nous sommes beaucoup posé la question de la démarche éthique et en particulier du respect du droit des personnes dans les essais qui ont été enlevés par les tout à leur laisser de 26 passion et l'essai de 87 patients sans même parler de la cohorte de mille patients puisque nous n'avons pas accès aux données s'il devait y avoir un contrôle éthique ce n'est pas à moi de le fermer aux instances de régulation que sont la nes m donc je ne me prononcerai pas sur le le le fait que ces essais aient été autorisées par les autorités tic compétentes probablement que si il y à une interrogation qui persiste et c'est vrai que nous scientifiques nous avons soulevé ce problème en mars c'est aux autorités compétentes comme la nsm de s'intéresser à la façon dont les essais ont été menés en particulier si le droit des personnes a été conservé dans ces circonstances là alors quand vous parlez de ma volte face par rapport aux masques je pense que vous faites allusion à une des interventions médiatiques que j'ai pu avoir je ne sais pas si vous avez entendu l'intégralité de cette intervention médiatique je sais que elle a été reprise sur les réseaux sociaux mais vraiment dans une partie très tronqué quand j'ai parlé des masques nous étions dans une période où nous étions très contraint en termes d'accès aux masques je dois dire qu'à l'hôpital nous n'avons pas eu grâce à la façon dont le peu de masques disponibles a été géré nous n'avons pas eu de pénurie de masques en revanche il y a eu une pénurie de ma dans les établissements médico-sociaux une pénurie de masques chez les médecins généralistes les médecins libéraux et puis évidemment une pénurie de masques dans le grand public 1 quand on m'a posé la question de l'utilisation des masques je répondais spécifiquement sur quand on est dans une dans une période contraintes en termes de nombre de masques disponibles qui devait prioritairement à voir les masques je profite justement de ce que vous venez de dire sur un discours médiatique que j'ai pu porter que ce qui a beaucoup altérer notre discours de scientifiques ça a été l'information immédiate la façon dont par exemple les chaînes d'information continue mais également les réseaux sociaux ont pris des mini portion de discours des mini images pour justement appuyer ce qui allait aller dans le sens du clic pour les réseaux sociaux dans le sens du nombre de vues pour les chaînes d'information continue alors ensuite les les mais les liens d'intérêts alors vraiment vous avez employé le terme de conflit d'intérêts le conflit d'intérêts c'est une notion qui existait il y à 20 25 ans qui a énormément fait de mal à la science je suis issue d'une époque ultérieure le les liens d'intérêts c'est un dispositif qui est qui qui a été voté par le législateur ce n'est pas à vous que je vais rappeler les lois la loi anti-cadeaux savez la loi anti-cadeaux l'ordonance 2017 49 du 19 janvier 2017 qui est relative aux avantages offerts aux personnes par les personnes pardon qui fabriquent commercialisent les produits etc etc cette loi est extrêmement importante parce que l interdit ou professionnels de santé les étudiants mais je me place plutôt sur les professionnels de santé de recevoir des avantages illicite de la part des industriels du secteur de la santé il y à des dérogations ces dérogations elles sont de trois types la rémunération la démonisation ou le défraiement d'activités de recherche de valorisation de la recherche d'évaluation scientifique de conseils prestations de services etc dès lors que la rémunération est proportionné aux services rendus les avantages perçus pour les étudiants en médecine je n'en parle pas et l'hospitalité offerte aux médecins dans des manifestations à caractère exclusivement professionnels et scientifiques celi et ça c'est ce qu'on appelle des liens d'intérêts le d'ailleurs vous les connaissez s'il ya un intérêt puisque le législateur a fait en sorte que tout soit transparent tout est dans la base de transparence que vous connaissez tous que tout le monde est aller la consulter il faut savoir que les liens d'intérêts sont régies de façon très stricte par les professionnels de santé les industriels le conseil de l'ordre et les employés des professionnels de santé je vais vous parler pour ma part donc je suis professeur des universités je suis payé par le ministère de l'enseignement supérieur et je reçois des émoluments de le de l'hôpital donc je ne suis pas salarié de l'hôpital je suis pas salarié de la fonction publique hospitalière je reçois des émoluments quand un industriel me demande une prestation le type de prestation qui sont dans la base de données de transparence sont en gros de deux types ça peut être des prestations d'experts et certains confondues board avec conseil d'administration un borgne n'est pas un conseil d'administration il fallait peut-être dans le monde de la finance mais ça ne l'est pas dans le monde de la médecine donc je peux être interrogé en tant qu'expert et on peut me demander en tant qu'expert professeurs de faire de l'enseignement à l'occasion d'une conférence ou qui en général est retransmise libres de droit et qui est organisé par par l'industrie dans le cadre de ces deux activités je peux revenir sur chacune d'elles nous avons des frais tout professionnel par exemple quelqu'un qui travaille dans la banque elkin qui fait des missions de consulting et c'est à partir du moment où il est mandaté par la personne qui le payent pour faire cette mission à son repas pris en charge éventuellement son transport et éventuellement son biais de son son hôtel c'est ce qu'on appelle des avantages en nature mais c'est des avantages en nature dans le cadre d'une mission si ensuite je reviens sur la façon dont ses liens d'intérêt sont encadrées par la loi quand un professionnel de l'industrie mme propose une prestation que ce soit d'experte ou de conférencière nous rédigeons un contrat ce contrat est envoyé à mon employeur qui est l'université l'université me demandent enfin je demande pardon un cumul d'activités à l'université l'université donne son accord ou pas ce sur quoi l'université se base pour donner son accord c'est qu'elle regarde la rémunération la rémunération fx n'est pas libre cette rémunération est un montant brut en général horaires et l'université dit ok le travail qui est demandé correspond bien à 2h 3h 4h de travail je donne en autorisation de cumul ensuite est autorisé à son cumul est validée par l'hôpital l'hôpital donne son autorisation et ensuite cette convention avec l'autorisation de ces deux institutions est envoyé au conseil de l'ordre et le conseil de l'ordre ont dernier ressort son avis est consultatif mais il dit oui j'autorise ou non je n'autorise pas et ensuite le législateur a fait en sorte que toutes ces données soient dans une base de transparence donc je pense que le lien d'intérêt en france est vraiment très encadré le pourquoi il est important quand on est un scientifique d'avoir des liens d'intérêts ils n'ont pas des conflits sage si sts bien et je pense que maintenant en tout cas dans les domaines d'expertisé dans lesquels je travaille il n'y a plus de conflits d'intérêts pourquoi c'est important d'avoir un lien d'intérêt parce que il y à des molécules innovantes des mois que les véhicules et innovantes qui sont développées par des biotech des start up qui ensuite n'ont pas les moyens de commercialiser alors de continuer le développement de ses molécules parce que vous parliez tout à l'heure de l'hépatite c et pour développer un médicament innovant dans l'hépatite c qui a été une vraie révolution dans l'hépatite c est ce que ça permet de guérir des patients qui par ailleurs avait des infections chroniques avec beaucoup de co mobilité maintenant tout le monde connaît ce terme est bien il a fallu des milliards et des milliards de dollars d'euros pour développer ce médicament évidemment une boîte de biotech de start up n'a pas l'argent pour faire ce développement donc souvent ces molécules sont rachetés par les industriels ensuite les industriels vont développer ses médicaments le fait d'avoir de travailler en collaboration avec les industriels nous permet nous avant que le médicament ne soit mise sur le marché d'avoir accès à ces traitements innovants pour nos patients par exemple je reviens sur l'hépatite c nous avons pu avoir accès à de nombreux maîtres de médicaments innovants ont permis de guéret l'hépatite c alors je m'arrête pour sur les conflits d'intérêts on pourra y revenir si vous souhaitez rapidement sur les corticoïdes évidemment c'est une très bonne question les corticoïdes dans l'essai sol il solidarity qui avait donc inclus un grand nombre de patients n'a pu montrer que les corticoïdes versus la prise en charge standard était plus efficace et diminuer d'un tiers la mortalité chez les personnes qui étaient les plus malades et de 1/5 chez celles qui étaient un peu moins malade c'est un bon médicament c'est un médicament qui est tellement beau que nous en france dans les hôpitaux en particulier dans l'hôpital dans lequel je travaille mais pas le seul chez les malades qui étaient gravement affecter gravement symptomatique du coc u19 nous avons utilisé les corticoïdes les corticoïdes sont une sont un traitement qui était déjà utilisée dans les infections virales à fort expression inflammatoires donc nous avons utilisé les corticoïdes et je pense que des malades ont été sauvés grâce aux corticoïdes ce qui est très important et solidarity c'est que ça l'a montré de façon non attaquable sur le plan scientifique ensuite le vaccin pour finir sur le vaccin je suis d'accord avec vous je pense qu'il ya eu beaucoup d'effets d'annoncé sur les vaccins probablement pour augmenter les levées de fonds parce que pour développer une molécules innovantes dans un temps record il faut avoir beaucoup d'argent et 15 et qu'un producteur de vaccins qui ne va pas faire d'effet d'annoncé bien probablement aura moins de levée de fonds de ce dont il a besoin pour développer un vaccin non plus de plusieurs questions sur le lien d'intérêts et conflits et conflits d'intérêts je veux dire que la nuance a pas été vraiment fait dans ce qui nous a été dit hier j'aimerais savoir quelle est l'appréciation vous portez sur la compétence et l'indépendance dans la crise du conseil scientifique et de ses membres de la chasse et de la haute autorité santé et de l' agence du médicament et je voudrais savoir si avoir un lien d'intérêt prédispose avant dé préférence pour tel ou tel traitement avec développées par l'industrie avec laquelle on aurait cessé les intérêts ça c'est ma première question pour compléter la réponse que vous avez apporté mettre ma deuxième question elle elle concerne vos équipes qu une question simple comment vont vos collaboratrice et vos collaborateurs est ce que vous pourriez nous dire ce qui a été leur quotidien si ils ont été exposés et surtout de quoi vous avez manqué il nous dira si selon votre appréciation c'est l'hôpital où les soignants qui ont tenu je crois ne pas avoir entendu beaucoup parler d'eux d'études sur leur md y virent pas beaucoup en tout cas beaucoup moins que l'hydroxyde chloroquine finalement donc je voulais avoir votre avis là-dessus et puis reprendre une pour et ma dernière question reprendre vos affirmations c'est vrai que vous disiez c'est un virus inconnu avec une physiopathologie sans exemple jusqu alors et vous avez vous l'avez déjà tout le talent a redit vous nous avez dit finalement dans un article que j'ai pu lire vous disiez finalement on a eu peu d'informations de la chine probablement peut-être avec des informations erronées et nous avons mis en place tout ce qu'on pouvait à partir du moment où on a une vision assez claire et objective en italie voilà un petit peu sur quoi nous expliquer le déroulé merci merci qui surpasse la parole professeurs c'est évident que on avait comme je l' ai dit tout à l'heure tous envie d'avoir un médicament rapidement disponibles on pouvait montrer qu'ils marchaient le problème et je pense l'avoir dit peut-être pas assez clairement c'est que dire qu'un médicament celui ci est pas un autre marche et le répéter sur les réseaux sociaux et dire vous devez prendre ce médicament vous devez prendre ce médicament fait émerger un sentiment de sentiments d'espoir d'espoir le problème de l'espoir c'est que quand il est touché comme ça se passe maintenant que des gens qui peut-être n'était pas très malades sont décédés d'avoir pris de la chloroquine il y en a s'armer quand même les choses à leur juste valeur quand on est médecin notre rôle c'est primum non nocere et on ne doit avant tout pas faire de tort donner un médicament efficace c'est toujours une balance bénéfices risques que j'ai entendu ce mot tout à l'heure une balance bénéfices risques primum non nocere est vraiment dans le cadre d'essais cliniques où on inclut un grand nombre de patients et nos collègues de marseille avait la possibilité de le faire puisqu'ils ont dépisté 3500 patients 3500 patients c'est beaucoup on peut facilement dans cette dans cette configuration faire un essai qui permet de voir si prendre hydroxy chloroquine versus la prise en charge standard fait bien mais ça n'a pas été fait pourquoi ce n'est pas à moi de répondre s'il devait y avoir une commission indépendante sur la façon dont les essais ont été faits je pense que c'est une question qui va falloir adressé le vous dit ensuite un point important nous sommes actuellement en incapacité de bien tester les clusters alors je me permets de vous contredire je pense que c'était le cas en février mars quand nous n'avions pas les tests actuellement nous avons les tests les tests sont largement disponibles test de pcr on peut quand une personne a des symptômes évoquant échos gide le diagnostic est justement lâcher la nuance entre le diagnostic et le dépistage le diagnostic c'est quand quelqu'un est malade et ensuite le but de tester les clusters c'est de dépister les personnes alentour qui sont asymptomatiques et ensuite de les isoler cette stratégie de d2 diagnostic dépistage isolement des clusters doit être fait à grande échelle j'espère qu'avec des structures comme ce qui a été mise en place avec les caisses d'assurance maladie le système comme ihsan à paris par exemple mais il ya des systèmes équivalents en région on va pouvoir justement identifier ces clusters et je pense que les chiffres de santé publique france soutiennent cette vérité là un autre point important j'ai été sévère avec le professeur raoul tu as la conférence de presse du premier ministre alors et j'ai parlé de discovery alors en fait je pense que vous confondez avec ma collègue florence ader qui a fait la deuxième conférence de presse à propos des traitements j'ai moi même fait la première conférence de presse le 28 mars on m'a appelé la veille le 27 mars vendredi 27 mars et on m'a demandé si j'acceptais de participer à cette conférence de presse je dois dire que je n'avais eu aucun contact avec le ministère de la santé le ministre de la santé est encore plus la présidence dans les jours qui précédaient on doit d'un appel d'olivier ferrand qui a appelé beaucoup de médecins pour en fait savoir comment ça se passait à l'hôpital on échange qui a durée de 3 minutes et voilà est effectivement le 27 le vendredi 27 mars on m'a appelé pour le lendemain participer à la conférence de presse pour parler de la virologie donc le l'épidémiologie la virologie et l'histoire naturelle c'est-à-dire les manifestations cliniques du virus c'est la conférence de presse qui est de quelques semaines plus tard à laquelle a participé ma collègue de lyon le professeur ader qui est investigatrice principal de l'essai discovery qui elle a parlé de discovery et je ne veux pas me prononcer pour elle mais il ne me semble pas qu'elle ait attaqué le professeur raout mais voilà alors le plasma très très intéressant effectivement c'est une thérapeutique éprouvée qui a été utilisé dans beaucoup de maladies infectieuses qui parfois un marché qui parfois n'a pas marché par exemple le plasma de patients convalescent dans ebola n'a pas marché le plasma de convalescent dans le sahara sco v2 nous l'avons mis en place en france l'essai thérapeutique parce que il là il y a eu des cohortes de patients petit nombre de patients qui ont été traités de cette manière en chine et on avait le sentiment que ça marchait nous avons donc monté un essai thérapeutique déclaré en cpp avec du multicentrique neuf centres exactement qui peuvent inclure dans cet essai donc nous avons inclus des patients je peux pas vous en donner de résultats puisque l'essai est encore en cours nous allons ouvrir un centre à mayotte et surtout nous allons ouvrir un centre à cayenne un centre en guyane où on voit que l'épidémie fait rage et que le pic de l'épidémie ne se rapprocheront pas atteint avant la fin du mois de juillet il est donc indispensable d'apporter une solution thérapeutique à nos collègues de guyane en revanche là où nous avons actuellement des données intéressantes sur le plasma c'est que grâce aux données sur la tolérance du plasma le msm justement à éditer ce qu'on appelle un protocole d'utilisation thérapeutique c'est à dire qu'on peut utiliser le plasma dans des conditions qui sont discutées entre professionnels dans le cas d'une réunion de concertation pluridisciplinaire et nous utilisons le placement actuellement dans des circonstances particulières qui sont celles des patients immunodéprimés c'est à dire qu'ils n'ont pas de défense immunitaire qui ne peuvent donc pas avoir d'anticorps anti sarko v2 et qui présentent des symptômes chroniques récidivant et chez ces patients nous avons des résultats qui sont plutôt positifs je peux vous en parler parce que ce n'est pas un essai thérapeutique c'est une utilisation encadrés par là et même du plasma alors ensuite vos trois dernières questions celles sur les vaccins j'espère j'aimerais que le vaccin soit prêt en septembre parce que si on envisage que à l'automne mélanger à tous les autres virus rhinovirus métapneumovirus vrs grippe etc il y à du coc vite 19 au milieu de tout ça et bien on va avoir beaucoup de mal à faire la part des choses et test le test test test va être extrêmement important nous savons tous en france que malheureusement il y à une hésitation vaccinale majeur je me rappelle au tout début de les interventions télévisées avoir été en contact avec le public est une des auditrices me disais mais j'ai extrêmement peur du vaccin j'ai créé mon peur du virus qu'est-ce que je peux faire ce que je peux prendre un traitement et je lui ai dit mais madame est ce que vous êtes vacciné contre la grippe et elle m'a regardé en me disant d'un an contre l'ags non pourquoi la grille mais parce qu'en fait la grippe il ya des milliers et des milliers de morts tous les ans et pourtant les gens ne se vaccinent pas contre la grippe donc j'espère que avec cette alerte majeure du coc vide 19 eh bien ce sera un argument majeur pour si le vaccin est disponible un jour et pour répondre rapidement à ce que vous disiez en termes de délais il me semble plus raisonnable de dire un an que trois mois et bien la majorité de la population française se vaccine racontre locaux vides 19 un mot rapide sur leur md y virent puisque vous me demandiez où on était les essais thérapeutiques il y à leur amnésie vire qui est dans l'essai discovery il y à un essai en france deresmes désir contre prise en charge standard qui est un essai international d'ailleurs et la france et deinze et d'inde est un des pays qui inclut des patients pour l'instant on n'a pas de données en termes d'efficacité sur la morbi-mortalité sage je peux le dire parce que les données sont publiées le laboratoire a montré qu'il y avait un rack ou un une rare un raccourci de la durée d'hospitalisation mais moi en tant que clinicienne je suis pas un financier garder le patient cinq jours de plus à l'hôpital moi ça ne me gêne pas si le patient guéri près ça peut être une question de finances publiques de dire que cinq jours c'est quand même mieux voilà mais ça pour moi ça m'est complètement égal moi ce qui m'importe c'est savoir si la molécule un effet sur la morbi mortalité est à ce jour que les données qui sont publiés il n'y a pas d'effet du remdh et y virent ce la morbi-mortalité professeur quelques questions très courtes très direct vous évoquez devant nous les personnes qui sont décédées après avoir pris de l'hydroxyde rockin vous êtes une professionnelle de la santé particulièrement jaillira même vous mener des projets de recherche vous savez que pour faire une étude solide de pharmacovigilance et d'imputabilité il faut plusieurs semaines plusieurs mois et c'est extrêmement compliqué donc dans ce délai bref il est impossible d'imputer les décès des patients al hydroxyque leur quine j'aimerais avoir votre avis sur cette ce que je viens de dire deuxième question avez vous dans votre service utilisez-les hydroxy chloroquine auprès de vos patients quel est le taux de mortalité dans votre service si vous pouvez nous nous l'indiqué quels sont alors non pas les conflits d'intérêts avec les laboratoires mais peut-être les liens d'intérêts notamment avec le laboratoire gilead puisque la presse ce matin même évoque des sommes conséquentes reçu par ce laboratoire est peut-être d'autres qu'avez vous fait de ces sommes et je terminerai par là ne pensez-vous pas parce que vous êtes une clinicienne que moins de passion serait arrivé à l'hôpital si les médecins généralistes en première ligne qui sont les cliniciens en qui les patients ont confiance aurait pu être j'allais dire sollicité dans des procédures de soins et n'ait pas été comme il malheureusement ça n'a été fait écarter un du parcours de soins je vous remercie merci monsieur gautier c'est une présidente professeur lacombe vous avez évoqué la vitalité en france facteur important donc on n'a pas eu de bons résultats sur le sur le pays trente mille morts pour cent soixante mille cas à peu près ça nous fait des chiffres à 18% c'est beaucoup plus que beaucoup d'autres pays même que l'allemagne le portugal et même que les états unis donc on n'a pas été bon là dessus vous avez évoqué l'importance des tests et notamment l'importance de dépister les asymptomatiques évidemment ce qui n'a pas été fait au début de l'épidémie d'où les proportions considérables que ça a pris et parce que des patients contagieux asymptomatique et contagieux n'ont pas été testés on a parlé de gilles ead d'avis tout ça ce sont des labos l'industrie pharmaceutique en lien avec le réel désir lopinavir ritonavir tout traitement potentiel molécules candidates et alternative à l'hydroxyethyl rockin dont vous pouvez très bien comprendre le doute qui est qui est semée par rapport à ces à ses liens avec l'industrie pharmaceutique le président du haut conseil de la santé publique a lui même reconnu avoir subi des pressions et avoir signé un avis qui la qualifient d'absurde si et quand même un comble vous comprenez qu'il est quand même difficile pour un conseil difficile pour un arbitre d'être rémunéré par in des équipes même si c'est un autre moment même si c'est pour une autre prestation même si c'est légitime même si c'est légal merci david habib je veux d'abord dire à notre collègue julien moreau vick qui a parlé de 2,2 possibilité pour chacun d'entre nous d'être soumis à l'ets plus d'être s'ouvrir à des conflits d'intérêts non non c'est il ya des règles il ya des règles ce n'est pas à vous que je le dis moi sanofi à mener dans ma commune j'en suis très fier j'ai jamais mangé avec un dirigeant de sanofi voilà et la question des conflits d'intérêts si je le dis pour notre commission et la qualité notre commission je crois que c'est la confiance que l'on doit avoir dans le travail de la présidente et du rapporteur c'est ça qui nous permettra d'évoluer pour le moment nous on a à essayer de définir ce qui s'est passé il ya une phrase que vous avez dit qu'ils me qui m'a interpellé vous avez dit la science a été malmené en france immédiatement j'ai envie de vous dire et ailleurs est ce que c'est un débat hexagonal comme tous les débats que la france peut connaître sur l'éducation soit philosophie est-ce qu'il ya quelque chose il ya une particularité française moi je souhaiterais que vous puissiez nous éclairer là dessus et que l'on essaye de comprendre parce que ce qui est évident c'est qu'on avait tous confiance dans le personnel médical puis vigier vous a posé la question en vous disant aujourd'hui on est tous il n'y a pas que la science qui malmenés on est tous les français malmenés parce qu'on a vu un milieu complètement émietté complètement et qian éclaté madame la professeure quand vous dites il y avait le temps médiatique mais le meilleur moyen de résister à ce temps médiatique c'est pas aller sur les plateaux et je ne comprends pas qu olivier ferrand n'est pas rappeler à un moment donné à l'ensemble des médecins qui sont libres mais qui ont aussi peut-être des obligations d'éthique que ils sont mieux dans leurs hôpitaux que sur les chaînes de télévision je voudrais revenir vous un point la captation de la parole médicale aussi on a ce sentiment là on est tous député de province est confronté et amis souvent avec des médecins qui étaient comme vous l'avez indiqué face à même si dans mon département s'était plutôt préservé mais face en tout cas l'angoissent des des gens il ya le sentiment dans ce pays d'avoir deux types de médecins et je peux sans vie de dire et pour être provocateur les médecins parisiens les autres ou plus exactement les médecins des hôpitaux parisiens et les autres pour avoir votre sentiment là-dessus en sachant que vous même vous faites partie de la première catégorie hier le professeur out a dit les centres de recherche ne sont plus au contact du quotidien des malades c'est quelque chose que j'ai noté pour avoir votre sentiment là-dessus puis vous avez dit sur les masques sur les tests le fait qu'un médecin de façon presque définitive disent à la télévision les masques ne servent à rien et puis ensuite dit linverse s'appelle quoi chez vous comme comment tu as fait pas de vous un jeu s'appelle comprend comme commentaire à la fois comme citoyenne et comme médecin les enquêtes de pharmacovigilance qui ont été lancés ont débuté en mars inde et l'utilisation de l'hydroxyde coquine et c'est vrai que l'imputabilité et difficile à mettre mettre en évidence vous avez raison mais quand un médicament utilisé de façon massive et qu'on voit augmenter un signal sur certains effets secondaires et en particulier le cardio vasculaires il y a quand même non pas un lien de causalité que c'est extrêmement compliqué comme vous venez de le dire mais un lien de temporalité c'est pour ça que il y à des alertes et les alertes ont été lancées à cette époque là l'autre l'autre et c'est l'essai tout court pardon qui a montré de façon assez claire le combien l'utilisation des drogues cycle rock et dans le contact du coc vide 19 devait être réfléchie s'est laissée au brésil où l'hydroxyde chloroquine a entraîné un taux de mortalité par causes cardiaques supérieur chez les patients qui ont utilisé la chloroquine versus là le groupe standard de traitement dans cet essai ce qui a était critiquable c'est que la posologie l'hydroxyde chloroquine utilisé mais je vous réponds était élevée voyez je n'ai lu aucun problème que peuvent poser les études donc la posologie était élevé ce qu'il faut savoir c'est que si on revient sur cette histoire de concentration qui de roxy chloroquine pour qu'elle soit efficace on l'a bien vu une vie trop on ne peut pas l'utiliser à une posologie standard faible on est obligé de la deûle administré une posologie qui est assez élevé et c'est pour ça que par exemple dans les séries causerie le la posologie initial était double de la posologie des jours qui ont suivi parce qu'il faut avoir une concentration antiviral ou concentration de médicaments assez important dans le sens et rapidement pour qu'il y ait une efficacité antivirale et c'est probablement parce que justement on doit utiliser les de roxy chloroquine à une posologie assez élevé qu'il ya une augmentation du risque cardiovasculaire sachant que quand on utilise à une posologie faible et bien il n'y a pas d'activité antiviral est ce que nous avons utilisé l'hydroxyde chloroquine dans mon service oui bien sûr au début du mois de mars comme dans tous les toutes les régions qui ont été touchés par le sarko v2 et il y a eu d'ailleurs une enquête très intéressante de densité d'utilisation et roxy chloroquine en france et on voit qu'en fait là où ça a été le plus utilisé en termes de nombre d'habitants ce n'est pas du tout en région paca mais c'est dans le grand test etc région parisienne nous avons très vite arrêté d'utiliser les proxys chloroquine comme nous avons arrêté d'utiliser le lopinavir ritonavir je dirais avant la fin du mois de mars parce qu'on a bien vu que dans les patients qu'on avait en face de nous il n'y avait pas d'efficacité en revanche nous les patients nous avons traités étaient au nombre de quelques centaines or pour montrer une différence d'efficacité entre débats traitement c'est plusieurs plusieurs centaines de patients qu'il faut inclure dans les essais c'est pour ça que on a décidé de n'utiliser les toxiques euros qui nous le lopinavir que le cadre des essais thérapeutiques le taux de mortalité de l'ap-hp alors le taux de vous le taux de mortalité pardon dans mon service en fait taux de mortalité dans mon service n'était pas très élevé parce que j'ai un service de médecine et que quand un patient a les mains il était transféré en réanimation donc je pense que le taux de mortalité de mon service ne représente pas le taux de mortalité hospitalière et vous il vaut mieux se baser sur le taux de mortalité hospitalière le taux de mortalité hospitalière et aux environs alors je n'ai pas le chiffre exact mais aux environs de 10% me semble-t-il alors que dans les services de réanimation il est beaucoup plus élevé aux environs de 25 % et d'ailleurs ce qui me permet de rebondir sur ce qu'on disait par rapport à la d'exams états zone la raison pour laquelle nous en france il est quasi impossible de montrer l'efficacité la dexaméthasone c'est que dans les séries causeries dans le bras contrôle non dans le bras standard de traitement les avis une mortalité de 40% n'est jamais une mortalité que nous on a eu dans nos services parce que dans le bras standard de traitement ont traité déjà nos passions et ont traité nos passions d'une lame avec la meilleure prise en charge qui était disponible pour nous dont les corticoïdes le vous me posez une question sur mes liens d'intérêts alors j'ai expliqué le principe des liens d'intérêts combien il était encadré par la loi je ne sais pas je n'ai pas regardé les médias ce matin ce que je peux vous dire c'est que l'encadrement de mes liens d'intérêts est extrêmement stricte il n'y a pas d'enrichissement personnel parce que c'est ce que l'on peut soupçonner avec les conflits d'intérêts il n'y a pas de financement occulte la base de transparence est là pour le prouver il n'y a pas non plus d'enrichissement personnel tout le travail qui a fait l'objet de rémunération est un travail effectivement fait quand je prépare juste pour vous donner un ordre d'idée quand je prépare une conférence le laboratoire va me demander de faire une demi heure de conférence derrière il ya 7 heures de travail sept heures de travail que je fais le soir que je fais le week end quand on me demande de participer à une réunion d'experts donc apporter une expertise j'ai des documents à relire un avis intellectuelle à porter et un regard scientifique a porté sur ces documents c'est en général 4 à 5 heures de travail l'a aussi fait le soir et le week-end donc il est normal que quand on fournit un travail on ait une rémunération à la valeur du travail que l'on fait cette rémunération est encadrée déclaré et en toute transparence le alors le vous aviez une question sur les une question très intéressante alors excusez moi si je n'ai pas je pense que ça doit être vous sur les généralistes au coeur du dispositif c'est vous voilà et c'est une question extrêmement intéressante et vraiment je vous remercie de l'avoir posée parce que je pense que c'est quelque chose qu'on n'a pas abordé jusqu'à maintenant et s'il ya une grande leçon à tirer de cette crise et que la médecine générale n'a pas été assez mises au coeur du dispositif et je pense qu'il ya une erreur qui a été fait mais c'est probablement une erreur liée à l' angoisse où on a dit oh oh oh oh personnes malades n'allez pas chez votre généraliste appeler le 15 le 15 c'est retrouver débordés ne venez pas aux urgences on va vous rappeler que cet art etc et là ça a été très complexe mais pourquoi je pense là aussi il faut pas non plus revenir sur ce fameux biais d'histoires reconstruire l'histoire on est entré dans une phase au moment où ces décisions là ont été prises on était dans une phase où l'été on était débordé on ne savait pas exactement comment le virus se transmet ses on s'est dit si tout le monde se précipite chez son médecin alors qu'il n'y a pas de masque en dehors de l'hôpital il va y avoir une transmission massive du virus et ça je pense que c'est une leçon à tirer le généraliste évidemment on doit être au coeur de la prise en charge des patients dans un phénomène épidémique en particulier quand la grosse majorité des patients il faut le rappeler ont peu de symptômes et donc ne doivent pas arriver à l'hôpital et être hospitalisé 85% des personnes affectées non peu de symptômes alors je ne minimise pas les symptômes ce que vous savez qu'on a maintenant une espèce de kobe de chroniques ces syndromes post kovy donc ça ne veut pas dire que les gens ne sont pas malades mais ils n'ont pas de symptômes assez grave soit hospitalisé donc absolument les généralistes doivent être au coeur du dispositif vous reveniez monsieur sur le taux de létalité les personnes dépistées vous dites en france on a été mauvais on n'a pas été mauvais en terme de mortalité on a été mauvais en termes de dépistage et vous savez que le taux de létalité moins des pistes et bien plus le taux de létalité est élevé quand on regarde le taux de mortalité c'est à dire le nombre de décès par million d'habitants on n'est pas si mal par exemple la belgique est très au dessus la suède qui n'a pas confiné et très au dessus et d'ailleurs est très critiqué dans son pays pour ça donc je crois qu'on est en gros au huitième rang donc voilà c'est pas oui alors le nombre de cas mais après on ça c'est difficile aussi puisqu'on n'a pas été optimale et et vous l'avez bien rappeler sur le dépistage donc le taux de létalité c'est le décès par rapport au nombre de dépistages si le nom de dépistage est peu élevée bien évidemment le taux des qualités sera lui élevé puisque c'est une histoire de dénominateurs et numérateur vous me demandiez les résultats préliminaires de l'essai placement alors ce n'est pas 60 mais 120 patients fait que l'on doit inclure dans cet essai 60 patients qui bénéficient du plasma et 60 patients qui bénéficient du standard de traitement quand nous avons ouvert sept essais au début du mois d'avril eh bien nous étions déjà en phase de décélération de l'epide amy et vous avez probablement constater que enfin sûrement parce que vous connaissez aussi bien que moi la dynamique de l'épidémie que on a eu très rapidement et c'était une bonne chose pour les équipes de soins une décélération du nombre de personnes qui sont arrivées à l'hôpital dans un essai thérapeutique pour faire en sorte que la population chez laquelle on teste un médicament soit la plus homogène possible pour qu'il n'y ait pas de biais eh bien on a des critères d'inclusion et beaucoup de patients qui sont arrivés en avril quand l'essai a été mise en place n'avait pas les critères d'inclusion pour bénéficier de laisser plasma donc actuellement nous n'avons pas de résultats préliminaires comme nous l'espérions pour fin avril ou début mai en revanche comme je vous ai dit tout à l'heure nous allons mettre à disposition de mayotte et de la guyane le plasma et j'espère qu'on pourra répondre à la question de l'efficacité du plasma il faut savoir qu'aux états unis le placement donc où l'épidémie fait encore rage le placement a été évalué en termes de tolérance chez plus de vingt mille patients donc beaucoup beaucoup de monde ont été indépendamment des essais thérapeutiques ya beaucoup de monde au bénéficier du plasma et le la tolérance semble est excellente mais je ne parle pas de je ne pars pas d'efficacité on a beaucoup parlé des écoles huit mois sur le modèle gris pâle on a fermé des écoles avant même le confinement parce qu'on pensait que les enfants et ont été contaminées les contaminants aujourd'hui des études semblent converger pour dire que les enfants s'ils peuvent être contaminés leçons d'abord par l'entourage proche à la maison et sont peu compte un contaminant par rapport à cela comment réagissez-vous par rapport à la fermeture d'écoles là où des cas de corne à vue risque on peut être détectée est ce que c'est bien utile au fond de priver les enfants de l'école alors même qu' ils ne sont pas vecteur de la maladie et est ce que pas pardonné le côté profane de la question mais ce que par rapport aux hypothèses d'une mutation du virus est-ce qu'il faut se préparer à une mutation du virus qui pourraient faire en sorte que le virus pourrait se transformer et de faire des enfants des personnes à la fois contaminés plus largement et plus contaminante merci valérie rabault oui merci madame la présidente madame la professeure quelques questions est ce que on a par région le nombre c'est très précis le numérateur nombre de décès en réanimation divisé par le nombre de personnes qui sont sorties de la réanimation où le nombre total de personnes et je parle que du coc vide parce que professeur raoult nous a sorti un ratio de 1 à 3 hier entre les morts en réanimation à paris en région ile de france est toujours en réanimation sur ceux qui sont passés en réanimation je suis très précises sur mon sur la fraction deuxième question est ce que vous avez connaissance de pénurie de propofol sur les hôpitaux parisiens et même plus généralement sur les hôpitaux en général est ce que du coup vous savez s'il ya des instructions pour ne pas reprendre toutes les opérations chirurgicales du fait de ces peut-être possible pénurie de propofol troisième question sur la recherche hier le professeur raoul nous a indiqué que nous ne faisons pas la course en tête sur notamment la question des indes et des maladies infectieuses il a cité la chine il a cité d'autres laboratoires est ce que vous partagez ce constat là oui ou non quatrième question s'il devait y avoir une deuxième vague ce qui évidemment personne ne souhaite ici est ce que l'expérience qui a été tenté de dire on déplace des malades des malades de réanimation par des tgv etc dans des chu des hôpitaux autres est-ce que sur le retour d'expérience que vous pouvez en avoir vous estimez que c'était une bonne chose ou est ce qu'il aurait mieux valu à mener la réanimation à paris en tout cas dans la région francilienne et à mulhouse plutôt que déplacer les malades dernier point qui n'est pas une question mais qui a un commentaire je partage je connais rien en médecine mais sur les finances publiques j'ai quelques connaissances sur l'hépatite c je partage pas du tout le récit que vous avez fait de ce qui s'est passé un traitement allaient pas tissé ces soixante sept mille euros s'il ya trois boîtes à prendre et ça ça coûte la bagatelle de 1 milliard d'euros à peu près un peu plus maintenant d'ailleurs aux finances publiques de la sécurité sociale la négociation avec le laboratoire américain ne s'est pas du tout passé comme ce que vous avez dit pas du tout ça a été un bras de fer épouvantable ça a été un bras de fer où la france a été certes roux est tout seul avec les italiens l'allemagne a fait son marché de son côté parce qu'elle avait des excédents budgétaires et dont je ne crois pas que quoi que ce soit de liens qui pouvaient exister a fait que le prix a baissé bien au contraire un traitement ses soixante sept mille euros et pour avoir été bien au courant de la négociation pardon merci oui mais bien au chaud tout départ de la négociation en 2016 je peux vous dire qu'il ya aucun cadeau qui a été fait à la france merci l'état du stock de plasma à l'établissement français du sang donc actuellement la collecte a été interrompue il y a à peu près 5000 unités de placement stocker la raison pour laquelle la collecte a été interrompue c'est que l'épidémie a largement largement ralenti les stocks de plasma sont valables un an me semble-t-il et le la procédure de collecte de plasma pourra être réactivée très vite si jamais nous devions faire face à une deuxième vague je ne me prononce pas sur le fait que l'on n'est arrêté je ne porte pas de jugement sur le fait que l'on ait arrêté c'est une décision qui est revenu à le f s peut-être qu'il faudra revenir directement vers eux pour leur demander pourquoi ça a été arrêté si on pense qu'il peut y avoir une deuxième vague une question très intéressante sur les écoles primaires en particulier la fermeture des écoles effectivement nos connaissances ont beaucoup évolué entre février mars où on a dit et je les dis d'ailleurs personne ne m'en a fait la remarque mais j'ai pensé parce qu'il y avait des données scientifiques en ce sens que les enfants pouvaient être peu malade mais avoir beaucoup de virus parce qu'on l'a vu avec beaucoup d'eau d'infections virales bien finalement l'état des connaissances a évolué et actuellement on a des données solides en particulier des données françaises qui tendent à dire que non seulement l'enfant a peu de réplication virale mais en plus il a peu de symptômes donc l'enfant n'est pas un vecteur de transmission c'est plutôt les parents qui ont contaminé leurs enfants et les enfants plutôt été une barrière naturelle à la progression du virus donc la fermeture des écoles actuellement à l'enjeu par les écoles primaires je ne parle pas des collèges ou des lycées parce que il a aussi été montré que quand l'enfant devient adolescent 15 16 ans il a tendance à se comporter un peu comme un adulte sur le plan immunologique donc la fermeture des écoles primaires probablement que c'est excessif quand il y à un cas dépistés en ce qui concerne les lycées c'est autre chose est fermé l'intégralité d'un lycée pour un cas dépistés c'est probablement aussi excessif il en revanche il est très important de dépister toutes les personnes contactent des adolescents qui aurait pu être dépistées en ce qui concerne la stabilité du virus il semblerait comme les autres coronavirus que ce soit un virus qui soit relativement stable au contraire de virus respiratoires comme la grippe donc pour l'instant on n'a pas identifié de mutation majeure qui pourrait penser qu' on va avoir une nouvelle maladie plus virulente moins virulente qui va se développer mais évidemment il faut rester très attentifs à l'évolution des connaissances une vous aviez une question madame sur le nombre de décès en réanimation par rapport au nombre de personnes entraient en réanimation ce chiffre est disponible mais je ne peux pas vous le donner en revanche je pense que au vu des accusations d'hier il va être très important que ce chiffre soit rendue publique de façon à dépassionner le débat et ramener la réalité des chiffres la pénurie de propofol en gros la pénurie de médicaments anesthésiants il y a eu mois de février mars parce qu'il y a eu un grand nombre de personnes admises en animation je vous rappelle qu'au plus fort de l'épidémie nous étions à 7000 patients en réanimation la pénurie de médicaments anesthésiants l1 pas été française elle a été mondiale donc ce n'est pas une caractéristique ou une défaillance du système français c'est plutôt une défaillance mondial où on a des en général une production quasi à flux tendu de médicaments avec des contrats qui sont passés pour l'achat l'approvisionnement en médicaments mais quand on a en l'espace de deux semaines une demande mondiale excessive d'un médicament on peut comprendre que il ya les chaînes de production ne fasse pas de puissent faire face un point qui est très important et qui dérive de votre question c'est que indépendamment de la fabrication de la disponibilité des médicaments anesthésiants en france on sait que healy a très peu de fabricants de médicaments en france qu'on nous avons beaucoup de contrats avec l'étranger et que pour des médicaments comme des antibiotiques absolument classique on se trouve en rupture d'approvisionnement alors là je sors du coc vide mais je profite pour ramener ce point précis cette question précise dans le débat c'est que probablement il va falloir réfléchir là où sont fabriqués les médicaments et les chaînes d'approvisionnement en médicaments si on ne veut pas à l'avenir se retrouver perpétuer les pénuries ou les difficultés d'approvisionnement les tensions d'approvisionnement qu'on peut connaître avec certains médicaments est ce que nous avons fait alors eh oui oui pardon et les interventions chirurgicales non on n'a pas alors moi je n'ai pas du tout connaissance en même temps je ne suis pas sûr rien y règne matière chirurgicale mais je n'ai eu aucune aucun courrier vu passer aucune instruction et pourtant tant que chef de service je reçois toutes les instructions de l'ap-hp où toutes les alertes je n'ai eu aucune alerte sur le fait qu'on ne faisait pas de chirurgie parce qu'on n'avait pas de médicaments anesthésiants mais voilà je ne peux me prononcer qu'à mon niveau de chef de service à ce que nous faisons la course en tête ou pas franchement la science c'est pas c'est pas une c'est un sprint c'est une course de fond et c'est une course de fond où on alimente où chacun alimente les connaissances avec son travail moi ça ne m'importe pas de savoir que les chinois sont premiers que les américains sont premiers deuxièmes que nous on est à la traîne dans les domaine que je connais bien que ce qu'ils sont l'hépatite c est le vih en termes de publications scientifiques nous sommes parmi les trios de publications donc de production de connaissances je pense que nous avons pour le vih et l'hépatite c ou l'hépatite b produit une science de qualité de grande qualité scientifique internationale et nous sommes nombreux à intervenir fréquemment sur le plan international sur ces questions de santé donc après qu'on soit premier deuxième franchement je ne pense pas que cette course 2 course en tête ou pas un intérêt alors les malades malades en réanimation avec les tgv mais je pense que en ile-de-france et dans le grand est ça nous a sauvés ça nous a sauvés c'est à dire que une fois que les patients étaient stabilisés ils ont été envoyés dans les réanimations où il y avait dans des régions il y avait beaucoup moins de cas et ça a permis de d'abord d'augmenter le nombre de lits déjà le nom de lits de réanimation ont été augmentés mais au bout d'un moment et bien on a quand on a des capacités en réanimation ailleurs sur le territoire nous sommes un petit territoire en même temps quand on a des capacités d'animation ailleurs sur le territoire que les patients sont stabilisés les envoyer ailleurs par des ponts aériens ou des ponts ferroviaires ça me semble avoir été une excellente idée et en même temps nous nous avons monté à l'échelle et j'aimerais je reprends cette image de dominos c'est à dire que en fonction de l'augmentation de l'épidémie nous avons été capables d'ouvrir des services de médecine d'ouvrir des services de réanimation et au final on a fait face et je pense que c'est vraiment ça qui compte l'élimination des baptisés écoutez je connais bien cette cette thématique puisque j'ai été aux côtés de médecins du monde donc j'ai travaillé longtemps comme bénévole pour médecins du monde dans les pays asiatiques pour le vih et les hépatites virales et j'ai été des combats avec le medicines patent pool avec médecins du monde pour l'accès aux traitements de l'hépatite c à des prix en particulier l'accès au générique à des prix les plus faibles possibles et l'accès au générique et le la casse la cassure du monopole de gilead sur les traitements de l'hépatite c donc vous parler à une convaincue et je ne crois pas dans mon discours mais je m'excuse si ça a été le cas avoir dit que le laboratoire était merveilleux dans tout ce qu'il a fait voilà mais vraiment je est actuellement le traitement de l'hépatite c c 17 mille euros avec des médicament d'un autre laboratoire est bien inférieure à 40 mille euros avec les médicaments de du laboratoire gilead l'articulation réseau hospitalier et structures de recherche bien oui bien sûr c'est un c'est extrêmement important peut-être que nous avons des efforts à faire sur ce plan-là pourrait en particulier non pas tant au niveau des chu mais travailler plus de façon plus étroite avec les clg les clg qui sont un maillage hospitalier indispensable sur notre territoire national et probablement que la recherche la coopération de recherche avec les clg n'est pas assez importante et je l' ai bien vu justement avec les essais thérapeutiques qui ont été ouverts principalement dans les chu alors que beaucoup de nos concitoyens ont été prises en charge dans les ca g donc je pense effectivement qu'il va falloir s'améliorer sur ce plan là et puis enfin la pénurie des médicaments alors la pénurie des médicaments ben j'en ai un peu parlé tout à l'heure quand j'ai parlé des filières d'approvisionnement et du problème de du manufacturing de la fabrication des médicaments sur le territoire français est ce que à l'avenir en particulier l'occasion d'une deuxième vague nous aurons des pénuries de médicaments si on estime que la deuxième vague sont fait le parallèle avec des épidémies de grippe la grippe de hong kong dans les années 68 69 a duré deux ans gros est ce que le s que nous là en l'espace de six sept mois on va pouvoir re localiser la fabrication des médicaments je suis pas du tout une spécialiste de la question mais en tant que citoyenne ça me semble un peu compliqué mais probablement qu'il va falloir réfléchir à aller dans cette direction là dans les années à venir mais je me prête je me positionne vraiment en tant que citoyenne si monsieur rapporteur n'a rien à ajouter moi je là quelque chose à ajouter moi aussi je peux me permettre juste une petite question ou ce qu'on a parlé il ya combien l'équipe de chèques de chercheurs là en ce moment si vous le savez sur le co vide en ce moment en france qui sont vraiment savait pas alors je n'ai pas le chiffre exact jeu mais je pense que je peux tout à fait le trouver très rapidement mais je pense que la grosse majorité des équipes de recherche à au moins orienté une de ses activités sur le colis 19 merci madame la présidente une question sur la prise en charge je suis vous étiez intervenus je crois je prends vu dans la presse sur la question de la prise en charge des personnes âgées l'hôpital et dans les services de réanimation est ce que pour vous ça a été une difficulté est-ce que vous avez pris en charge des personnes âgées notamment en provenance des ehpad puisque ben ça sera un sujet sur lequel notre commission sera amené à se pencher la question du lieu de prise en charge le plus pertinent pour éviter une perte de risque des personnes âgées alors je peux vous répondre à plusieurs niveaux d'abord à mon niveau de chef de service le l'âge médian des patients qui ont été hospitalisés dans mon service était supérieure à 70 ans donc je ne sais pas à partir de quand on considère vraiment une personne âgée enfermement du troisième âge des 4e âge bon on a eu des personnes très âgées 85 90 plus de 90 ans et nous n'avons refusé personne en raison de son âge à l'hôpital les ehpad qui avait besoin d'hospitaliser impatients ont pu les hospitaliser par les urgences ensuite je ne parle pas de du choix qui a été fait dans certaines ehpad d'envoyer ou pas leurs résidents à l'hôpital le ce qu'il faut savoir c'est que il y a beaucoup de personnes qui ont quitté en ehpad qui était extrêmement dépendant pour tous les gestes de la vie quotidienne qui était grabataire donc y bénéficier des soins avant le coc vilain qui bénéficiaient de soins optimaux dans la structure dans leurs structures qui étaient pour beaucoup avec des troubles cognitifs très important donc en gros langage de tous les jours c'est à dire plus de contacts avec l'entourage et probablement que ces personnes là n'ont qui ont attrapé le coc vide soit par leur famille soit par les soignants n'ont pas été amené aux urgences parce que la qualité de vie était déjà détériorer et qu'il y avait aucun bénéfice à leur faire subir une arrivée aux urgences une hospitalisation dans un secteur de médecine parce que même si ces personnes avaient des troubles cognitifs importants et est grabataire et n'avait pas toute leur tête la douleur physique chez quelqu'un qui est grabataire et qu'il n'a pas de contacts ne peut pas être mesurée mais elle est probablement là donc dans les soins que l'on porte à une personne on ça doit toujours être proportionnée par rapport à l'état de cette personne ensuite c'est beaucoup il ya eu une grande discussion éthique autour de passage en réanimation ou pas ce que je veux redire ici c'est que tout passage en réanimation indépendamment du coc vie de 19 est une décision qui se prend en fonction de l'état du patient du bénéfice dont on pense qu'il peut tirer de la réanimation avec les médecins qui sont docu plairait animateurs et la famille je ne il n'y a pas eu à ma connaissance d'instructions formelles ni de décision informelle de ne pas faire passer de personnes âgées en réanimation uniquement au titre qu'elle était âgée les décisions qui ont été prises par exemple et dans mon service a été le cas pour certains patients que l'on n'a pas envoyé en réanimation mais qui ont bénéficié de soins palliatifs par une équipe de soins palliatifs qui étaient appuyés par une cellule éthique etc ça tout le temps été dans le cadre de discussions collégiale entre nous les médecins les réanimateurs les personnes et soins palliatifs les patients quand ils pouvaient exprimer leur désir et la famille et un passage aux animations c'est pas simplement un tube qu'on nous met dans la trachée avec de l'oxygène c'est une s'éteint c'est un contexte extrêmement angoissant sa demande d'avoir des ressources physiques très importante en termes de métabolisme et une personne âgée très diminuée et bien n'a pas les ressources métabolique pour faire face séjour en réanimation est donc envoyé quelqu'un à l'animation qu'ils soient intubé et ventilé dans des conditions d'angoise extrême pour au final quand on sait que dans peut-être 100 % des cas il va décéder vient probablement qu'il vaut mieux lui apporter les soins de confort aux petits mots qu'on peut mettre en place dans une structure de soins palliatifs bien je pense qu'on peut tous vous remercier professeurs pour la clarté de vos réponses et surtout la précision merci beaucoup c'était donc l'audition de karine lacombe chef de service des maladies infectieuses à l'hôpital saint-antoine de paris opposé au professeur didier rahout pendant la crise sanitaire sur le traitement à l'hydroxyethyl elle s'est défendue et a déploré je cite des controverses hasardeuse et des polémiques stériles cette audition et toutes celles de la commission denquête sont à revivre cet été sur lcp et sur notre site internet lcp point fr