Alain Fischer, le Monsieur vaccin du gouvernement, détaille le fonctionnement des différents vaccins

je sais tout de suite la parole au professeur alain fischer professeur d'immunologie et chercheur en biologie qui va vous préciser ce que nous savons sur le processus de sélection et d'évaluation que ces vaccins ont suivi pour être autorisées et sur les modalités que nous instaurerons pour garantir le plus haut niveau de pharmaco vigilance monsieur le professeur je suis le premier ministre madame la ministre messieurs les ministres comme vous venez de le dire très justement la vaccination représente un espoir énorme on peut le dire ainsi pour arriver progressivement à contrôler cette pandémie qui a provoqué autant de morts et autant de souffrance de part le monde et spécifiquement en france les nouvelles qui sont arrivées de par les industriels qui ont développé les premiers vaccins au décours des études cliniques d'efficacité et de sécurité au cours de ces deux trois dernières semaines sont sur ce plan encourageantes et même dans une certaine mesure nous ont surpris par la qualité des résultats donc j'avais brièvement les évoqué mais avant les évoquer je voudrais néanmoins vous indiquer une notion de prudence je crois qu'il faudra conserver tout au long de l'élaboration que vous ferez de la politique concernant la fonte la stratégie de vaccination c'est premièrement pour l'instant nous ne disposons que de communiqué de presse de la part des industriels nous attendons avec impatience et en tant que scientifique j'attends avec impatience des publications scientifiques évidemment il y aura les dossiers qui seront adressées aux autorités réglementaires qui sont forcément très complet ou kiss qui ont déjà été adressées probablement mais nous n'avons pas connaissance deuxièmement par définition le recul à ce jour sur l'évaluation de la sécurité et l'efficacité de ces vaccins ne dépasse pas deux à trois mois donc c'est encore bref même si c'est très significatif troisièmement les données ne sont pas encore complètes non plus pour savoir jusqu'à quel point ces vaccins sont efficaces chez les personnes les plus à risque donc les personnes âgées et les personnes souffrant de maladies chroniques et enfin dernier point qui est critique mais qui peut dont le la solution prendra du temps c'est de savoir si le vaccin d'une part protège l'individu vaccinés contre l'infection et espérons le comte infections graves mais aussi protège contre la transmission c'est cuit père permettrait de briser la chaîne de transmission et plus rapidement arriver à voir la pandémie se résoudre et il faudra plusieurs mois probablement pour avoir ce dernier type d'information qui aussi forcément aura un impact sur les politiques de vaccination donc aujourd'hui nous nous avons informations sur disons pour ce qui concerne la france de trois vaccins pour lesquelles 17 face tron a été conduit et qui aboutissent sans doute espérons le à une mise en pratique assez rapide des premières vaccinations dans l'ordre chronologique les deux premiers concernent une stratégie nouvelle de vaccination qui consiste à injecter par voie intramusculaire ce qu'on appelle de la rn6 dribble nucléiques qui est un message de l'information génétique qui va qui est enveloppé dans une petite bulle lipidique toute petite bulle qui va être capable de pénétrer dans les cellules en fusionnant avec la membrane et à l'intérieur des cellules intramusculaire puisque l'injection est intramusculaire fait à rennes va permettre d'être traduit c'est le terme consacré en sciences en protéines donc ça sera la protéine dite d' enveloppe la spike du virus qui est la plus importante pour obtenu une réponse immunitaire est donc cette protéine est en exprimer présente dans les cellules elle induira une réponse immunitaire donc c'est que c'est le cas des études donc déjà publiés montrent que des anticorps sont produits de réponse immunitaire plus large son produit donc cette stratégie est complètement nouvelle parce qu'elle n'a jamais été utilisé à grande échelle chez l'homme même s'il ya eu quelques personnes vaccinées dans le cas des essais cliniques contre ebola avec ce type de stratégie donc là le premier c'est celui le vaccin de pfizer et bayod renntech qui est qui et dont les premiers résultats et épreuve annoncé avec une efficacité donc dans la période de temps que j'ai un ticket qui dépasse 90% et avec apparemment une protection également contre les formes graves de l'infection donc ce sont de très bonnes nouvelles ce d'autant qu'il n'a pas été signalé pour l'instant d'événements indésirables significatifs au cours des deux à trois mois qui suivent la vaccination donc c'est évidemment un espoir important avec les incertitudes que j'ai mentionné tout à l'heure les aspects logistiques ont été mentionnés je n'y reviens pas malheureusement ce vaccin a besoin d'être conservés au froid la rn est très fragile et donc ce qui complique la proche logistique mais donc ce vaccin devrait si les autorisations de l' agence européenne puis la l'évaluation française parle hs est positive pouvoir commencer à être utilisé pour pour vacciner dans le les personnes dans les ehpad comme cela a été indiqué tout à l'heure le deuxième vaccin qui suit de près et celui la société modern art qui est fondée sur la même technologie avec à peu près les mêmes résultats pour pas être trop long et donc qui va suivre logiquement avec les possibilités de disposer de ce vaccin si encore une fois l'évaluation règlement est satisfaisante ensuite il ya une autre stratégie vaccinale qui repose sur des petits virus que nous connaissons bien s'appelle les adénovirus qui sont des russes banos qui donne les infections respiratoires des rumeurs sans gravité donc on peut modifier ces virus au laboratoire cela s'est fait déjà depuis de nombreuses années avec d'autres objectifs médicaux cela s'est fait dans le cas de la vaccination contre les bollards avec un certain succès nous retenons ce n'est pas stricto sensu une technologie tout à fait nouvelle et donc la société astrazeneca à partir d'un de prod2 travaux de l'université d'oxford a développé un tel vaccin est fait état de résultats qui indiquent globalement que sur les personnes vaccinées environ 10000 comparé aux groupes contrôlent à peu près un taux de protection de 70% là il ya quelques incertitudes autour de ce vaccin qui font qu'il sera probalement pas mises en oeuvre tout de suite non pas d'apparemment des incertitudes de sécurité mais l'évaluation d'efficacité est un tout petit peu biaisé par des sous groupes je veux pas entrer dans les détails donc sans doute ce vaccin sera utilisable si les valses il est absolument valider en terme de ces résultats d'efficacité un côté la sécurité mais pas tout de suite et il faut savoir que viendront plus tard dans l'année en cours en 2021 deux autres types de vaccins qui je l'espère apportera aussi une contribution à la politique vaccinale à la possibilité de vacciner le troisième est une technologie plus classique qui consiste à faire produire par des cellules la protéine d'intérêt en l'occurrence toujours cette fameuse protéine spike de l'associer à un adjuvant lipidique et de l'injecter par voie intramusculaire c'est notamment la stratégie choisie une des stratégies choisies par sanofi mais a également une société américaine qui est en train de mener des essais de phase 3 dont on attend des résultats au printemps et on verra si cette stratégie est peu aussi complet compléter l'arsenal de d eux des agents vaccinaux la 4e stratégie qui viendra encore un peu plus tard c'est celle qui consiste à utiliser des virus modifiés capable de se diviser transitoirement dans le corps et donc qu'ils amplifient l'expression de la protéine toujours la même spike nécessaires à la vaccination c'est notamment la stratégie qui était développé par l'institut pasteur avec un virus de la rougeole atténuer celui qui est utilisé depuis des dizaines d'années pour vacciner contre la rougeole donc avec une très très forte information sur la sécurité donc il serait modifié pour permettre l'expression de la protéine spike il ya d'autres approches du même type qui sont développés par l'institut pasteur avec la société mère donc ces résultats viendront en cours d'année 2021 et nous devrions disposer espérons le de tout un arsenal de vaccin avec des propriétés un peu différente et qui permettront sans doute d'adapter les indications en fonction des caractéristiques des vaccins notamment sur cette fameuse question de la protection contre la transmission un point évidemment crette que monsieur premier vous avez déjà évoqué c'est le fait que il ne faudrait pas craindre en tous les cas pas trop craindre que du fait de l'accélération incroyable de la recherche de l'innovation industrielle autour de ces vaccins que les vaccins soient mises à disposition et et que l'on commence à vacciner des personnes sans que toutes les mesures de sécurité et d'évaluation n'est pas été prise donc ça seul euro les agences réglementaires qui évalue donc le jean se européenne et les agences françaises pour ce qui nous concerne qui évalue la qualité du produit est ce qu'il n'ya pas d'un kurt et cetera qui le contiennent qui est vaslui qui évalue sa toxicité éventuelle dans des injections dans différents types de modèles animaux il ya toute une un protocole sur ce point qui doit être strictement respectées qui évalue son efficacité dans des modèles animaux ce qui était fraîche l'été souris chez les hamsters chez des primates et évidemment qui évalue les essais cliniques d'abord dit de phase 1 qui était ce la dose essentiellement les modalités et puis les essais de phase 3 dont je viens de parler qui évalue à la fois la sécurité et l'efficacité et il faut que un vaccin koch vert si je puis dire pardon sur chacun de ces items pour qu'ensuite ils reçoivent une autorisation il faudrait surtout pas penser que le fait que le processus se soient accélérés conduisent à couper les coins comme on dit en anglais code de cornas sur sur les conditions de deux d'autorisation de ces vaccins et pour terminer je voudrais bien me reprendre un point bref qui concerne et je pense que c'est très important dans l'établissement dans une forme de contrat de confiance entre la population et cette possibilité de vacciner c'est la pharmacovigilance donc un certain nombre d'actions et évidemment en premier lieu celle de l' agence nationale de sécurité du médicament dont c'est une fonction des de surveiller de façon très attentive ce qui se passera chez les personnes vaccinées pour s'assurer qu'il n'y ait pas d'événements indésirables qui seraient éventuellement de faible fréquence mais même s'ils étaient de très faible fréquence il faut l'aider il va falloir les détecter et y répondre donc cette femme à koji lens va s'exercer on appelle ça parfois la vaccinaux vigilance et aussi en parallèle sera évalué par par l'inserm notamment des cohortes de sujets vaccinés je crois que c'est important sur le plan de la recherche et je voudrais terminer d'un môme et qui est peut-être le plus important c'est pour que cette vaccination soit efficace il faut établir la confiance cette confiance elle peut pas être juste un message une espèce d'injonction verticale est maintenant de vous les autorités de l'état elle implique à mon avis et c'est absolument critique et je pense qu'il faut vraiment travailler sur ces questions l'ensemble des acteurs en premier lieu les professionnels de santé qui doivent eux-mêmes convaincus par une communication transparente et complète sur les annales analyse bénéfices/risques comme on dit de ces vaccins la société civile vous l'avez dit on peut penser en particulier aux associations de patients atteints de maladies chroniques et on a absolument besoin de l'aide de nos collègues universitaires et scientifiques des sciences humaines et sociales qui sont les spécialistes de l'hésitation vaccinale sujet qui qui est susceptible de nous occuper dans les semaines et les mois qui viennent et qui sont susceptibles d'apporter des propositions sur la meilleure façon possible de communiquer est par ailleurs de faciliter la vaccination je remercie