Karine Lacombe, cheffe de service à l'hôpital Saint-Antoine à Paris: "Nous ne sommes pas débordés"

dans votre hôpital que se passe-t-il ou et quelle est la situation est ce que vous êtes débordé la vague d'épidémie at toucher l'ile-de-france est ce que vous êtes débordé alors non non non nous ne sommes pas débordés pour l'instant donc je ne préjuge pas de l'avenir on verra ce que ça donne dans les jours les semaines à venir pour l'instant nous ne sommes pas débordés on a vu arriver la vague de loin ces deux dernières semaines et puis elle nous a touchés depuis vendredi on a été on a eu le temps au contraire malheureusement de nos collègues italiens et de nos collègues du grand test de se préparer et surtout de tirer les leçons de ce qui s'est passé ailleurs donc on a préparé les services on a vidé les services de médecine pour faire des lits on a réorienté toute l'activité de réanimation on a aussi modifié toutes les filières de chirurgie pour en faire des lits de réanimation quand c'était possible on a établi des collaborations avec des collègues hors hôpital public pour pouvoir faire en sorte qu'ils prennent en charge des malades pour l'instant nous ne sommes pas débordés mais on voit que ça monte ça monte de plus en plus confinement est tendue est ce que vous étiez favorable à un confinement plus dur plus strict ah oui oui absolument mais oui absolument il faut qu'on arrive à passer le cap le confinement c'est essentiel pour essayer de couper au maximum les chaînes de transmission du virus mais aussi pour ralentir le nombre de personnes qui s'infectent de façon à ce qu'on puisse faire face avec le système hospitalier donc c'est absolument essentiel un confinement maximum et on l'a demandé et pour l'instant on a eu des réponses à mon avis qui sont partiels un tel visage suffisant professeur la commande pas suffisante non on va monter en grade je pense il faut vraiment être beaucoup beaucoup plus strict dans l'application du confinement il faut aussi que chacun se responsabilise dans la qualification de ce fait finement pour soi mais bien sûr ce confinement il n'y a pas de durée évidemment un temps qu'il n'y a pas d'infléchissement de l'épidémie nous garderons ce confinement c'est un indispensable indispensable