Agnès Buzyn - 1ère partie | Auditions Covid-19 – 30/06/2020

[Musique] depuis le 16 juin les députés de la commission d' enquête consacrée à l'épidémie de covile 19 auditionnent les acteurs de la crise sanitaire monde médical mais aussi anciens ministres et directeurs généraux de la santé lcp vous faire revivre tout l'été ces auditions aujourd'hui une des plus attendues celle d'agnès busin ministre de la santé au tout début de ce qui n'est pas encore une crise sanitaire elle démissionne le 16 février pour mener la campagne des municipales à paris at-elle pris conscience de la gravité de la situation pourquoi les stocks de masques et et ils vident des questions posées par les députés de la commission denquête regardez nous auditionnons aujourd'hui madame agnès buzyn qui est accompagné de son ancien directeur de cabinet monsieur raymond lemoine madame la ministre vous avez tenu au début de l'année quand les premiers cas de kovy dont on commençait à apparaître en chine puis au lendemain du premier tour des élections municipales des propos qui ont pu vous être reproché nous aurons certainement à y revenir mais je voudrais aussi que cette audition soit l'occasion de faire le point des premières mesures de gestion de la crise sanitaire que vous avez été amené à prendre très rapidement je veux parler de l'activation du centre opérationnel de régulation et de réponse aux urgences sanitaires et sociales renforcer le chorus le 22 janvier puis la mise en place du centre de crise sanitaire au sein de la direction générale de la santé le 27 janvier et l'activation du plan or son moral le 25 février janvier pardon la réserve sanitaire été mobilisés les premières saisines de santé publique france pour les achats de masques et équipements individuels de protection pour les soignants sont lancés de façon plus générale pensez vous que l'organisation actuelle du système de soins au niveau national territoriale lui permet de faire face à une crise sanitaire soudaine madame la ministre monsieur avant de vous donner la parole je vais vous demander de prêter serment je vous invite tous deux a levé la main droite et dire je le jure je le jure je je je vous remercie madame la ministre vous avez la parole pour un cours propos liminaire qui précédera surtout notre échange sous forme de questions réponses avant à l'isi je vous laisse la parole m merci madame la présidente madame la présidente monsieur le rapporteur mesdames et messieurs les députés notre pays l'ensemble de la planète ont été confrontés et pour certains le sont encore à une épidémie inédite sans précédent aux conséquences majeures sur notre société et notre vie de tous les jours pour notre pays nous ne sommes pas sortis de l'épidémie nous sortons de la phase aiguë et nous devons continuer à faire face à beaucoup d'inconnues et d'incertitudes comme l'ensemble des autres pays de la planète moment où je vous parle je pense douloureusement à tous ceux qui parmi nous ont été touchés soit par le deuil soit par la maladie à tous ceux qui sont affectés par la crise économique je pense aussi à tous ceux qui ont été en première ligne ces hommes et ces femmes qui dans l'ombre ont contribué à ce que nous puissions continuer à vivre à nous déplacer à être protégé je pense évidemment aux professionnels de santé quel que soit leur mode d'exercice qui ont exercé leur mission en s'exposant par construction plus que d'autres aux risques de contamination je pense au ministère la santé aux agences régionales de santé qui ont été mobilisés comme on ne peut pas l'imaginer je pense aussi au service de l'étang à l'ensemble des ministères qui se sont réorganisés pour se mettre au service d'une seule et unique priorité la lutte contre l'épidémie je pense sur collectivités locales aux établissements de santé établissements médico sociaux et aux établissements sociaux qui ont tant fait pour prendre en charge rassurer accompagner nos concitoyens et notamment les plus fragiles d'entre eux je pense aussi aux scientifiques ou chercheurs qui se sont mobilisés pour accélérer le déploiement de protocoles de recherche dans tous les domaines et je pense à tous nos concitoyens qui ont permis à la vie de continuer en étant entendue devant vous je souhaite pouvoir m'expliquer sur l'exercice des responsabilités qui ont été les miennes notamment à la tête d'un ministère dont je veux redire aussi combien j'ai été fier de le diriger et combien notre pays a de la chance de pouvoir compter sur un service de santé exceptionnelle bien loin de la caricature de ce qu'ils décrivent une faillite complète de notre système de santé oui notre pays a vu le meilleur et il est tout aussi légitime de s'interroger sur les faiblesses observées c'est le propre de toutes les crises et le travail à mener pour en tirer les enseignements doit l'être en profondeur et dans toutes ses dimensions je sais que je serai aussi entendus sur les raisons pour lesquelles j'ai quitté mon ministère à un moment je le rappelle de la phase initiale du risque épidémique et sur ce que j'ai pu faire pour préparer notre pays à ce type de risque ainsi que sur les décisions que j'ai piloté en direct je suis évidemment prêtes de répondre à toutes vos questions merci madame la ministre avant de passer la parole à monsieur le rapportage je souhaite vous interroger sur deux points précis premièrement votre position vis-à-vis de la gravité de la crise a été amenée à évoluer à plusieurs reprises le 21 janvier par conférence de presse puis le 24 janvier vous déclariez par exemple que le risque d'importation du virus de chine sa propagation était très faible lors de votre entretien accordé au journal le monde le 17 janvier vous indiquez avoir su au moment de votre départ du ministère de la santé que je vous cite le tsunami était devant nous sur le plateau de france inter le 28 mai vous déclarez cette fois ci en parlant de votre regard sur l'épidémie au moment de votre départ du ministère des solidarités je ne savais pas quand ça allait arriver je ne connaissais ni l'ampleur ni la gravité alors que ces déclarations peuvent apparaître contradictoire pourriez vous nous indiquer précisément votre état des connaissances est votre analyse du risque posé par l'épidémie à partir du mois de janvier et jusqu'à votre départ le 16 février deuxièmement je souhaite vous interroger sur la question centrale légitime aux yeux de nos compatriotes concernant la gestion du stock de masques lors de son audition le 17 juin dernier françois bourdiaux ancien directeur général de santé publique nous a indiqué une mission à notre mission part dans une lettre en date du 26 septembre 2018 adressée au directeur général de santé monsieur jérôme salomon dans cette missive sur la base du rapport du comité d'experts présidé par le professeur jean paul stahl monsieur baudillon recommandé de constituer un stock de l'ordre d'un milliard de masques et concluez cette lettre par ses propos actuellement 95 % des stocks des médicaments antiviraux détenu par santé publique france ont péri mais le contrôle des masques chirurgicaux ont mis en évidence une non conformité à la norme en vigueur sur un minimum de 60% des stocks ce qui ne permet pas de disposer des moyens de protection contre une éventuelle pandémie dans ces conditions il est important qu'une doctrine soit rapidement établie pour que les éventuelles acquisitions de santé soient mises en oeuvre afin de disposer d'un stock avant le deuxième semestre 2010 9 alors que vous étiez en septembre 2018 ministre des solidarités et de la santé avez vous eu connaissance des informations contenues dans cette lettre monsieur bourdillon où monsieur salomon vous ont-ils saisi voir alerté sur le sujet du stock des médicaments antiviraux et de masques merci merci madame la présidente je commencerai par l'historique de la prise de conscience du risque en fait dans une nouvelle crise sanitaire et notamment avec un agent pathogène l'émergent on adapte à la fois sa prise de conscience et les décisions que l'on prend au niveau d'information qu'on a un moment précis et donc l'exercice j'essayerai de faire devant vous c'est à chaque fois de rappeler le contexte dans lequel sont pris un certain nombre de décisions peut-être pour vous dire mon état d'esprit j'ai une expérience des risques sanitaires de par mon métier de médecin notamment parce que depuis des années je suis des patients profondément immunodéprimés des patients greffés de moi et je sais qu'elle est la fragilité du corps humain quand on a pas d'immunité et donc je suis toujours en anticipation et ensuite parce que vous le savez j'ai présidé l'institut de radioprotection et de sûreté nucléaire à une époque où j'ai eu à gérer la crise de fukushima donc voilà j'ai une certaine expérience de l'évolution des crises sanitaires donc j'ai eu une première alerte totalement par hasard pendant mes vacances de noël ou autour du 25 décembre j'ai vu qu'un blog en anglais rapportait des cas d'une pneumonie inexpliqué je suis tombé dessus par hasard sur twitter et j'ai eu le regard attiré gelé adressée au directeur général de la santé oms réalité l'alertent a été donné par la chine de 31 janvier sur des pneumonies inexpliquée et l'om est l'organisation mondiale de la santé a fait une notification aux agences sanitaires au réseau des agences sanitaires le 1er janvier date à laquelle la direction générale de la santé ouvre ce qu'on appelle une veille c'est à dire qu'elle va suivre ce dossier comme toutes les agences sanitaires du monde mon premier peut-être nouveaux niveaux d' alerte est je crois le autour du 11 janvier parce que la chine annonce un premier décès est donc on a d'une part l'information que c'est un nouveau virus de la famille du coronavirus et d'autre part que ce virus pète grave puisque un décès rapportés et donc je décide à ce moment-là de la forme et le président de la république et le premier ministre qu'il existe un phénomène en chine à l'époque de 11 janvier peut-être pour vous rappeler le nombre de cas excusez moi je cherche je pense qu'il y a rapporté moins de 100 cas une cinquantaine de cas en chine il vous dire exactement pardon nous avons le premier mort je cherche le nombre de cas je ne vais pas exactement mais c'est au tour d'une cinquantaine de cas alors je décide d'en faire une alerte et ensuite tout cela est suivi par le chorus qui se met au niveau de veille de niveau 2 autour du 22 janvier pour une raison c'est à dire que vous me demander ma prise de conscience est en réalité la prise de conscience évolue parce que le 22 janvier le ms dit qu'il y à une transmission interhumaine et c'est là où l'on comprend que ce n'est pas un phénomène local qui est liée au marché aux poissons ou un réservoir animal mais qu'à partir du moment où il ya une transmission interhumaine avéré à ce moment là il peut y avoir un phénomène épidémique est donc à partir du 22 janvier nous avons la notion de cette contamination interhumaine qui change absolument le regard qu'on a sur un phénomène qui jusqu'à présent est localisée à one alors vous m'interrogez sur ma première conférence de presse en réalité le 21 janvier le directeur général de la santé évoque déjà cette contamination interhumaine il commence à avoir des retours sur le fait que l'om est ce le lendemain va déclarer la contamination interhumaine est voyant donc il ya un phénomène qui peut prendre de l'ampleur du fait de cette diffusion possible je décide de faire une première conférence de presse pour alerter les médias et les français qu'il existe un phénomène en chine et je voudrais vous rappeler ce jour là ma prise de parole en entier parce qu'elle a été beaucoup d'efforts mais je me permettrai madame la présidente de la lyre jeudi vous le savez le 31 décembre 2019 l'organisation mondiale de la santé a informé de plusieurs cas de pneumonie dans la ville de wuhan en chine je crois que c'est 27 cas le virus jusqu'ici inconnu a été identifiée c'est un coronavirus ce type de virus provoque chez l'homme des maladies le plus souvent bénigne mais certains peuvent propos provoquer des symptômes plus sévères nous sommes au début de l'épidémie et nous n'avons pas la réponse à toutes les questions qui se posent et c'est normal la situation est très évolutive et l'évolution des connaissances permettra d'en savoir plus sur les modes de transmission de ce virus autant que son origine et donc la transmission interhumaine elle est affirmé par l' oms le lendemain et jeudi le risque d'introduction en france deux cas liés à cet épisode est faible je rappelle que à cette date il y a une cinquantaine de cas en chine mais ne peut être exclu ne peut être exclue d'autant qu'il existe des lignes aériennes directes entre la france et la ville de roanne des messages de précaution à destination des voyageurs se rendant de wuhan à paris ou retour de one sont d'ores et déjà diffusée dans les avions ça c'est une décision que nous prenons le 10 janvier quand nous savons qu'il s'agit d'un coronavirus et voilà je parle des mesures de gestion aux frontières qui sont conformes recommandations de l'organisation mondiale de la santé jeudi également que notre système de santé est informé ce sont notamment les messages l'alertent qui sont adressées le 10 janvier à la fois aux ars puis aux sociétés savantes long que 10 janvier nous informons les samu les services d'urgence et nous informons les stades bêtise le samu urgences et service de maladies infectieuses voilà donc et il ya un dispositif d'information qui est mis au sein des aéroports aussi et dans les avions donc voila nous de nous donnons aux professionnels de santé des recommandations sur l'identification des cas le repérage et la prise en charge qu'on doit leur fournir donc ma conférence de presse du 21 janvier je prends je prends la décision avant même la confirmation officielle de l'om est ce qu'il existe une transmission interhumaine je précise que ça va être évolutif si je prends cette décision c'est parce que j'imagine bien que ça va être évolutif et qui va falloir raconté étape par étape ce que nous savons à ce que nous ne savons pas je pense être la seule ministre de la santé européennes avoir pris la décision de faire une conférence de presse aussitôt à cette tête là il n'y a pas d' alerte de l oms il n'y a pas d' alerte spécifique d'urgence de santé publique internationale donc et ensuite nous décidons d'informer les français tous les jours soit le directeur général de la santé sois moi-même pour faire part de l'évolution du nombre de cas dans le monde et des nouvelles connaissances que nous allons acquérir sur la contagiosité la mortalité le mode de transmission et c'est donc tous les jours nous faisons un point presse c'est bien parce que j'ai une perception qu'il se passe quelque chose et que cette chose peut évoluer que je décide de faire cette conférence de presse on peut me reprocher a posteriori d'avoir pris la parole avant n'importe quel c'est le 21 janvier même que l'on ms10 officiellement qu'il ya une transmission interhumaine avant cette période l'om est ce enfin la chine confirme qu'il s'agit d'un coronavirus vert avant le 10 janvier vers le 10 janvier et l' oms dans ces notifications parle surtout du marché aux poissons du raid de la réserve animale est en réalité pour moi le tournant c'est le 22 janvier quand on nous parle de transmission interhumaine mais j'ai fait de ma conférence de presse un voile assure un bon sur les prises de conscience ensuite le niveau d' alerte monde à cran quand nous avons les premiers cas en france et le premier cas en france c'est le 24 janvier le vendredi soir à 20 heures nous avons les trois premiers cas qui sont rapportés je fais ma conférence de presse quotidienne et je prend immédiatement des décisions ces décisions elles sont multiples d'abord je téléphone au directeur général de l'organisation mondiale de la santé d'abord pour lui dire que nous avons les premiers cas en france mais surtout en europe je n'arrive pas à la voir ce jour là je téléphone à la commissaire européenne de la santé stella kyriakidou ce pour lui demander qu'elle organise une réunion des ministres de la santé européens en urgence pour vérifier que nous harmonisons les pratiques elle me dit à ce moment là que ça n'est pas de sa responsabilité mais qu'il faut que je demande à la présidence croate darcis est à la présidence croate d'organiser un conseil des ministres j'appelle donc le ministre croate pour demander on organise le plus rapidement possible d'un conseil des ministres européens je prends des décisions de faire un état des lieux de tous les stocks et de nos capacités de prise en charge des malades dans le week end qui suit cette arrivée des premiers cas en france qui sont des cas importés de chine tous des gens qui étaient dans la région de dubaï ou un one même plutôt à vos hyman bahia et je demande qu'on me fasse remonter par les ars l'état le nombre de lits de réanimation le nombre de respirateurs qu'on me fasse une remontée de toutes les capacités de prise en charge en termes de stocks de masques de matériaux alex perrin ça c'est quelque chose on n'appuie pas sur un bouton au ministère de la santé pour savoir combien il ya de respirateurs en france donc les établissements publics privés s'équipent voilà donc il faut que j'aie une remontée de terrain je demande immédiatement à ce que santé publique france me fasse trois scénarios possibles d'évolution d'épidémie et je demande qu'ils me la fasse dans les 24 heures j'alerte évidemment délirer trois premiers cas j'alerte le président et le premier ministre le premier ministre organise dans l'urgence une réunion de ministres le dimanche sachant qu'il ya une rime à matignon le lendemain matin 9h avec les services et je demande également aux structures de recherche notamment professeur yazdan yazdanpanah que vous connaissez de reacting de me proposer immédiatement l'écriture d'un protocole de recherche allaient tous les antiviraux que nous connaissons pour que nous soyons précis jamais d'épidémie démarre à jour en france à proposer des protocoles cliniques d'évaluation des antiviraux disponibles voilà ce que je fais dans le week-end du 24 au 25 janvier je demande évidemment parmi cette liste là où en sont les masques et je demande qu'on recommande d'ailleurs des masques à cette période là donc comme vous le savez la commande de deux masques est parti pour de dire une bêtise le 30 janvier monsieur rapporteur vous avez la parole merci madame la présidente madame la ministre vous avez indiqué que vous étiez impatiente de vous retrouver devant notre commission pour établir des faits que vous n'avez pas pu évoqué précédemment donc nous y voilà et nous sommes heureux de vous entendre et de pouvoir vous posez ces questions d'abord de façon un peu général j'ai lu vos déclarations multiples et notamment celle du 17 mars dans le monde que vous venez d'évoquer mais également cette prise de conscience que vous nous dites avoir eu très tôt vers la mi-décembre 20 en prenant connaissance de ce tweet donc avant qu'il y ait cette alerte officiel vous nous indiquez également bien connaître de par votre votre profession bien sûr et nous le mesurons et nous l'apprécions ces sujets liés à la diffusion d'un virus et parallèlement on a le sentiment en tout cas j'ai le sentiment et je voulais vous interrogé là-dessus au début de façon un peu général que vous nous indiquez cette prise de conscience ou de indiqué avoir alerté dès le 11 janvier le président de la république d'ailleurs je vous demande sous quelle forme et de de quelle nature le 30 janvier le premier ministre mais ona de façon un peu global le sentiment que malgré cette cette prise de conscience la réaction est très lente je n'en veux que pour preuve l'activation du plan de pandémie qui n'intervient que le 23 février dont très tardivement pourquoi ce délai très long je n'en veux pour preuve également et je pense qu on y reviendra parce que c'est un sujet important et qui a fait débat voire polémique sur la question des masques vous nous le préciser à l'instant la première commande est passée pour 1,1 million de masques ffp2 le 30 janvier or nous savons et nous le savons depuis 2018 et la note du comité d'experts dirigé par le professeur ce talent de grenoble qu'il faut dans la population un milliard de masques 20 millions de foyers dotée d'une boîte de 50 masques c'est une note que santé publique france et son directeur monsieur bourdillon adresse à la dgs est-ce que vous en avez eu connaissance alors à cette même période septembre 2018 vous avez le retour en tout cas la dgs transmises par santé publique france que la plupart des masques en stock sont périmés c'est l'analyse de centex belle donc on a ces deux éléments sur les stocks vous avez la connaissance de la crise est néanmoins vous ne commandez je dirais que 1,1 million de masques je rappelle que les besoins qui nous ont été indiquées sont de 40 millions par semaine pour les soignants et de 500 millions pour la population donc ça veut dire qu'il n'ya quasiment très très peu de commandes sur sur ces sujets et il faut attendre le mois de février pour avoir une commande plus importante 28 millions de ff et 2 le 7 février et 175 millions vous n'êtes déjà plus en responsabilité de l'affairé 2 le 25 février donc pourquoi cet écart important entre la prise de conscience que vous nous dites avoir eu et les faits le confirment et cette absence de réaction globale le plan pandémie est également la mise en oeuvre de la gestion des stocks stratégiques que ce soit pour les masques les respirateurs et puis pour les tests alors je conviens que naturellement sur les tests l'anticipation elle pouvait pas se faire avant bien entendu la la connaissance du virus mais néanmoins ona on a est-ce que sur les tests vous avez lancé des actions précises et puis je voudrais vous interrogez un peu aussi sur l'anticipation de la crise donc avant que nous ayons connaissance des informations venues de chine le professeur salomon il n'était pas encore directeur général de la santé a rédigé une note nous avons interrogé là-dessus il était alors conseiller à la fois de marisol touraine et puis du candidat emmanuel macron en disant nous ne sommes pas prêts ne sont pas prêts à affronter une crise sanitaire qu'est ce qui a été fait dans cette période de mai 2017 a fait janvier février 2020 où vous quittez votre ministère pour mieux préparer notre pays à une situation de crise et de crise grave qu'elle a été l'anticipation et puis enfin je voudrais vous interroger ce stade j'aurai d'autres questions plus tard mais sur la façon dont on a géré dont a été géré cette cette crise le william dab qui a été directeur général de la santé nous a livré un sentiment que quelque part on peut peut être partagé en disant on n'a pas fait grand chose entre varier sa phrase exacte était rien ne s'est passé jusqu'au 16 mars donc jusqu'au confinement voilà et puis dans la gestion de cette crise qui a été le pilote merci beaucoup monsieur le rapporteur c'est exactement la raison pour laquelle je souhaitais pouvoir m'exprimer devant cette commission car nous n'avons pas cessé d'agir depuis le 10 janvier date à laquelle nous avons la connaissance qu'il s'agit de la coronavirus leçon de crise a été remonté niveau régulièrement mais je vais y revenir mais c'est justement l'occasion pour moi de vous dire à quel point nous avons anticipé et notamment anticipé par rapport aux alerte de niveau international alors peut-être vous rappeler que j'ai quitté ministères de 15 février à l'époque où il y avait eu 12 ko france tous des cas importés de chine ou en lien avec one donc il y avait eu six cas importés de chine est un cluster le cluster des contamines-montjoie qui avait été totalement circonscrit et puisque aucun cas secondaire n'est apparue après les les cas de contaminer mon joint donc nous étions en fait j'ai eu à gérer le stade 1 et la dernière semaine le stade 2 c'est à dire premier cluster autour du 6 février de l'épidémie alors pourquoi je vous dis que je suis en anticipation mais je vais vous lire le risque assessments de l'oecd sais c'est quoi le cdc je pense que vous savez c'est européenne control center for control for disease control européen c'est une institution qui comprend enfin plusieurs centaines de personnes en charge d'évaluer les risques donc le 14 février le cdc fait à brice casas manne publique je vous lis en français même s'il est en anglais sur la page il dit à ce stade il existe 40 cas importés dans l'union européenne et en angleterre donc ça co2 au 13 février le guide le public 14 février il dit c'est 44 cas sont tous en lien avec one donc ce sont que des cas importés n'y a encore aucun cas secondaire ok aucune épidémie robben le cdc dit le risque pour la capacité des systèmes de santé dans l'union européenne qui résulteraient d'une transmission généralisée au plus fort de la saison grippale puisque nous sommes en saison grippale est considéré comme faible à modéré et le cdc rajoute le risque associé à l'infection par le cos vide pour la population de l'union européenne est de l'angleterre l'uruguay est actuellement faible voilà l'évaluation des risques de le céder c'est le 14 février la veille de mon départ trois semaines avant le 25 janvier trois semaines avant j'ai déjà demandé à tous les hôpitaux à toutes les adresses de me faire remonter tous les stocks les respirateurs les masques notre capacité à dégager des lits je demande trois semaines avant des protocoles de recherche au professeur à gaz dont pour évaluer tous les antiviraux si jamais une épidémie arrive je demandais scénario de violence j'appelle mes homologues on reviendra sur l'international donc pourquoi je pense que j'ai anticipé parce que vous voyez le niveau de risque le 14 février évalué par l'instance de la commission européenne en charge d'évaluer les risques épidémiques après cette décision de 25 janvier de mettre en tension le système de santé et d'avoir des remontées de terrain pour savoir comment nous allons jauger rennais éventuelle épidémie hier je me projette toujours dans le risque le plus grave c'est mon rôle et c'est aussi ma pressentiment où ma sensibilité de par mes fonctions antérieures eh bien je met en branle tout le système le 25 janvier alors que l' oms a refusé de déclarer le 22 et le 23 l'urgence de santé publique de portée internationale c'est d'ailleurs une des raisons pour laquelle j'appelle tedros le vendredi 24 est ce que je veux comprendre pourquoi il considère que ce n'est pas une urgence puisque mon pressentiment et que ça pourrait l'être et la nuit urgence de santé publique internationale de portée internationale elle est posée par le ms cinq jours après le 30 janvier donc j'ai déjà mis en place j'ai déjà interpellé des établissements et les ars cinq jours avant et les chercheurs et santé publique france et j'ai commandé des masques et j'ai demandé déjà qu'on recommande des masques après vous me posez la question spécifique de la commande oui pardon vous me posez la question du rapport fournit à santé publique france là évidemment finalement vous d'imaginer les rapports d'experts dans les agences sanitaires ne remonte pas à la ministre ne sont pas adressés à la mission adressée au directeur de l'agencé sanitaire qui les commet donc voilà je n'ai pas évidemment d'information là dessus en tant que ministre à la date où le rapport est fait je n'ai pas plus d'intérêt pour donner moi pour tel ou tel type de réponse à un risque sanitaire tous les risques sur une table sont importants à prendre en compte notamment ont 18 18 ou on est assez inquiet du risque d'attentât chimique vous me posez la question de savoir ce que dit le rapport salle je pense qu'on y reviendra peut-être je voudrais vous dire la commande de 2 1 millions de du 30 janvier en fait en fait moi je comme je demande qu'on recommande des masques donc ce week-end l'un le temps que la commande de parts elle par le trempe on va était de quel masque parlons nous à ce moment là nous parlons de masques ffp2 en fait je prends la décision le 28 janvier alors qu'il n'y a pas d' urgence de santé publique internationale de portée internationale pendant une messe je prends la décision de constituer un stock d'état de masques ffp2 parce qu'il n'en a pas vous savez que c'est la doctrine de 2010 il n'y a pas de stock d'état pour les masques ffp2 et je me dis peut-être je me dis qu'il va falloir des masques parce que je me projette toujours dans une infection de la ram et la doctrine de 2011 qui remet la responsabilité des masques ffp2 aux employeurs aux hôpitaux aux indépendants parce qu'en réalité dans la doctrine de 2011 c'est aux professionnels de santé de s'équiper au maine je me dis mieux vous commandez démarre sans savoir quels sont les besoins de terrain puisque les ars ne m'ont pas encore répondu je leur ai demandé je fais partir le 28 janvier une demande aux rs de me faire remonter les besoins de terrain des établissements et des professionnels libéraux d'ailleurs et je me dis en attendant cette réponse commandant des masques et faisons un stock détail n'existe pas donc cette commande moi je demande qu'elle soit faite moi ce que j'attends mon niveau c'est là comme la création d'un stock stratégique de ma de masques ffp2 un stock d'état de masques ffp2 après ce sont les services qui décide de la quantité et ensuite nous sont remontés les besoins des ars qui me remonte par une note du dgs le 6 février qui nous dit en gros que le nombre de la quantité de masques disponibles pour les soignants très variable d'un établissement à l'autre c'était avec certains établissements ont des stocks d'un mois d'autres moins d'autres plus parce qu'en réalité ils se sont emparés de façon variable de la doctrine de 2011 est donc à ce moment là nous faisons partir une commande beaucoup plus important à partir des besoins terrain mais j'ai d'ores et déjà créé un stuff d'état et commandé des masques ffp2 alors que ce n'est pas la responsabilité initiale de l'état la présidente qui était le pilote se demandait qui était le pilote assure sur le peut-être si vous m'autorisez ma présence sur la question des masses dont vous nous confirmer que à aucun moment vous n'avez eu connaissance de la note de santé publique france au dgs sur les besoins en masques d'une part et d'autre part sur le fait que le stock de masques je parle de masques chirurgicaux était périmé selon l'analyse du cabinet belge centex mais ça c'était septembre 2018 la note de monsieur bourdillon à monsieur salon donc vous n'avez jamais eu connaissance de ces deux éléments non c'est j'ai voulu refaire non ça n'est pas remonté à la miss mais pour autant depuis que j'écoute les auditions depuis une semaine puis j'ai lu la mission d'information j'ai essayé de comprendre donc j'ai essayé de retourner aux archives qu'on me fasse remonter des notes évidemment ce que je comprends de l'histoire a posteriori puisque en fait cette question spécifique ne remonte pas à la ministre c'est que le directeur général de la santé benoît valais avant mon arrivée en fonction en 2017 demanda santé publique france d'évaluer la qualité des stocks et marisol touraine a tout à fait raison de dire qu'il y avait 700 millions de masques nous avons la réponse dix-huit mois plus tard par santé publique sens qui avait lu les stocks qui a évalué les stocks de tous les stocks stratégiques pas que des masques est ce que je comprends c'est qu'en réalité il ya énormément de choses périmés mais pas que les masques pas que les masques en réalité santé publique france réalise à l'occasion de cette demande de la dgs on peut se demander si ça va être pu être fait avant plus vite plutôt si les stocks avaient pu tourner dans tous les cas la dgs réalise c'est ce que je comprend des archives que j'ai récupéré cette semaine en 2018 le dgs découvre tout d'un coup que beaucoup de choses sont périmés qu'une ligne aile et pense qu'il ne vous le dit pas il saisit votre cabinet à l'époque il peut être ils décident ils décident et c'est totalement dans son spectre de de reconstituer un stock décide de reconstituer un stock et fait partir immédiatement une commande cette commande intervient je pense le 30 octobre je crois 2018 il envoie un courrier mais c'est ce sont des documents qu'on mesure qu'on remonte des archives que j'ai demandé le 30 octobre il nous demande effectivement à sainté budget france de reconstituer des stocks alors de façon probablement pluriannuel parce qu'on reconstitue pas la totalité des stocks péri mais j'imagine en une fois peut-être qu'il ya des discussions dans les services mais avec une liste liste de produits dans lequel une ligne dédiée donc je suis totalement et j'assume totalement la décision qui a été prise par le directeur général de la santé j'ai choisi jérôme salomon comme directeur général de la santé de par son expérience des crises c'est très difficile de trouver un directeur général de la santé c'est probablement un des postes de direction d'administration centrale le plus difficile il faut être médecin il faut connaître l'administration il faut travailler nuit et jour il faut être prêt à être en commission denquête dès qu'il ya une crise sanitaire et on est souvent voilà accusé d'avoir fait ou mal fait c'est le poste le plus difficile je pense le nombre de personnes en france qui sont capables de prendre ce poste se comptent sur les doigts d'une main et j'ai choisi jérôme salle au monde pas pour son expérience à la fois en santé publique en infectiologie parce qu'il avait géré plusieurs crises sanitaires notamment la grippe aviaire dont cabinet de kouchner et bola au cabinet de marisol touraine et c'est une porte pour cette expérience là que je vous ai demandé de me rejoindre la direction générale de la santé et donc je lui fais totalement confiance et j'assume totalement des décisions qu'il prend nous allons passer aux questions des parlementaires en terre avec tout d'abord dans l'ordre des groupes issus à battre pour les républicains je sais que vous avez de la sincérité en vous simplement je voudrais qu'on aille jusqu'au bout de cette sincérité 1 à la ministre et surtout qu'on comprenne un certain nombre de choses en fait le drame c'est que vous avez la bonne intuition mais que la mise en oeuvre est calamiteuse et il nous faut comprendre pourquoi cette mise en oeuvre est calamiteuse nous dit j'assume la décision de commandes sur les masques mais dans le même temps vous dites mais je suis pas informé de cette décision et c'est un peu paradoxal d'assumer une décision sur lequel on n'est pas informé pourquoi vous n'êtes pas informée à ce moment là et qu'est ce qui fait que finalement dans votre mécanisme d' alerte si vous étiez inquiète depuis quelques temps déjà dans les commandes de masques que vous faites finalement on se contente du minimum alors certes vous faites vous le dites une commande de 1 million notamment sur les ffp2 mais simplement ce que j'aimerais comprendre c'est pourquoi c'est un million vous dit c'est pas moi en tant que ministre qui détermine la quantité mais on le sait bien que la quantité alain impacte forcément sur la protection de la population en tant que telle et donc au moins est ce que là dessus vous avez demandé des précisions est ce que il ya des chiffres qui ont tourné est ce qu un moment donné c'était juste un million ou est ce qu'il ya eu des arbitrages à faire entre différentes capacités ou pas on a besoin de comprendre cet écart là parce que là dessus il ya un besoin de clarification merci monsieur abad monsieur le député par dont il est fou de il faut de dire que mon intuition n'a pas été suivi par les services c'est absolument faux c'est de ça dont je viens vous parler aujourd'hui ce que nous avons mis en place au ministère de la santé depuis le 10 janvier est sans commune mesure en tous les cas en termes d'anticipation avec ce que j'ai vu notamment dans les autres pays et j'y reviendrai l'intuition elle se traduit par un travail quotidien avec le dg c'est à dire qu'à partir du 10 janvier le directeur général de la santé on en voit tous les matins à 8h parfois même à cette heure un point complet de la situation et nous échangeons soit par texto soit elle vient dans mon euros il n'y a pas un jour depuis le 10 janvier où je n'ai pas plusieurs réunions par texto par mail ou physique avec le directeur gmt nous travaillons main dans la main de la même façon dès que j'alerte le premier ministre sur les premiers cas français et qu'il faut à ce moment-là mettre en tension système de santé français une réunion de ministres la première réunion de ministres est décidé à matignon dans le week-end un dimanche donc l'intuition elle est totalement partagé avec le directeur général de la santé sincèrement je pourrais vous lire la totalité des décisions que nous prenons jour après jour on m'a dit que ça ne se fait pas de prendre la parole pendant trois quarts d'heure dans une commission d'un club je veux bien le faire devant je veux bien faire devant vous il n'y a pas une journée où ne prenons pas des décisions pas une journée où nous n'avons pas anticipé toujours par rapport à l' oms l ecdc nous sommes toujours en avance par rapport aux décisions internationales donc en aucun cas je peux vous dire qu en aucun cas je peux laisser dire que le ministère de la santé a été lent je peux vous donner non alors les commandes les commandes elles viennent à l'esprit quand on comprend qu'il ya un risque épidémique et le risque épidémique il n'existe que lorsqu'il ya une transmission interhumaine tant que c'est un réservoir animal awan fusée mois dans l'esprit de l'om mais c'est dans l'esprit de tout le monde c'est une épidémie où il passe quelque chose awan ou à dubaï en fait on comprend tout d'un coup qui se passe quelque chose de grave et c'est là on met tout en tension entre le 22 et le 24 janvier le 22 transmission interhumaine le 23 des autorités chinoises ferme la ville de one la mettre sous cloche on comprend qu'il met tout le monde en quarantaine ce qui est très bizarre d'ailleurs par rapport au nombre de cas affiché le 24 nous avons les trois premiers cas français importés je vais vous faire part de pourquoi nous avons été alertés donc trois premiers le cas français et nous avons le 24 l'information que les origines chinoises ont construire un hôpital de milly a one c'est discordants par rapport aux 50 cas et et cette discordance nous la percevons temps nous analysons le premier cas français le cas de bordeaux iv bordeaux c'est un monsieur marchand de vin qui a été en chine travailler et qui arrive de shanghai mais il est passé à one deux jours vers le 13 14 janvier excusez moi ce sont mes souvenirs ce sont des souvenirs mais j'ai pas c'est peut-être le 12 et être que 14 enfin c'est au tour du 12 13 janvier il passa one au tour du doubs sera chanté janvier pour faire une négociation avec des chaussures la vente de vin il ne va pas au marché aux poissons à l'époque il ya moins de 50 cas à one qui est une agglomération de 12 millions d'habitants et on se dit comment un homme qui a passé deux jours dans une ville de 12 millions d'habitants où il ya 50 cas de pneumonie alors qu'il n'a pas été dans le lieu d'où vient la pneumonie le marché aux poissons comment se fait il qu'il ait attrapé cette maladie et à ce moment là c'est là mon niveau en fait deux très occupation monte d'un cran et que le 25 le 25 janvier c'est à dire le lendemain des premiers cas français de lendemain du premier cas analysés et c'est sur cette intuition là qu'il se passe quelque chose mais que c'est paco concordant avec ce que nous disent les autorités chinoises et même l'appréciation générale je met en branle tout le système sanitaire français je passe commande deux protocoles je demande qu'on fait une remontée sur le nombre de respirateurs le nombre d'équipements le monde le nom de l'hydre et un notre capacité de lits je demandais scénario de dangerosité à santé publique france et je demande une réunion chez le premier nice qui a lieu le jour même vous ne pouvez pas dire que je n'ai pas anticiper et je ne serai pas dire que les services montrent antilles c'est ce qu'a fait le directeur général de la santé depuis le 10 janvier est incommensurable je peux vous dire combien il ya eu une alerte aux professionnels de santé elles ont commencé le 10 janvier aux professionnels libéraux passionnément aux ars une 14 janvier aux professionnels libéraux donc on a mis en tension ce système ce système de soins il est il a tenu il a tenu et merci aux soignants mais merci aussi au sein de crise parce que c'est pas rien de monter en puissance en double en nombre de lits de réanimation dans un pays comme le nôtre en l'espace de quelques jours je n'étais plus là mais cette préparation elle s'est concrétisée par des commandes vous me dites que les commandes sont tardives je demande qu'on passe commande le lendemain non mais mais mais mais il n'y a pas d' alerte internationale c'est juste sur mon intuition ya pas d'aller y a pas du sp pays il n'y a pas d' alerte de l oms le ms a refusé de déclarer l'urgence sanitaire de portée internationale je vous ai lu le risque à ces semaines de le cdc du 14 février ce que je fais là c'est trois semaines avant monsieur haddad je demande que les ars me remonte tout le capacitaire de prise en charge d'une épidémie en france alors oui je fais une commande je ne sais pas en fait je ne sais pas cette date la fille les hôpitaux ont bien pris en compte la doctrine dominante je n'en sais rien et donc la note de retour des ars arrive à la dgs le 6 février et le 7 février je lance des commandes mais pas que des masques de sur blues sur chaussures de lunettes de en fait parce que on est aujourd'hui totalement focalisés sur les masques et je le comprends parce que c'est ce qui a manqué à un moment donné je le comprends mais aurait été dans ma préparation je prépare tout en même temps je suis je prépare les lits de réanimation je prépare le nombre de respirateurs je m'interroge par exemple le excusez moi je vais vous donner une décision qui est prise c'est de la retrouver tellement de notes lorsque nous commandons je cherche un des ciments comprenons oui c'est le cde 7 février je crois que c'est le 7 février nous prenons la décision fusée mans à la fin tu désolé voilà le 6 février donc la nôtre montrent déjà des ars avec les besoins des hôpitaux et ce qu'ils sont capables de faire le 7 février je donne nous donnons l'accord à la dgs pour commander des masques des lunettes des gants des chaussures des charlotte dussault lité hydroalcoolique nous donnons notre accord pour que tous ses stocks donc c'est stop d'état ffp2 qui n'existe pas donc nous le creu nous le constituant et nous a donné notre accord pour que c'est des kits soient distribués aux médecins et aux infirmiers aux pharmaciens libéraux nous donnons notre accord pour une délivrance de tous ses produits aux établissements santé aux ehpad pour un mois en termes de stocks d'amore ce alors que je vous rappelle que la doctrine veut que ce soit chaque établissement qui sont en responsabilité sur ces objets de 13 en charge c'est bien ça le problème c'est qu'en réalité il n'y a pas de stock d'état pour ces produits là ces produits là c'est à la charge des établissements et nous réalisons avec la note du dg du 6 février thé et à distance en sont emparés de façon variable et que les libéraux encore moi c'est un fait mais c'est quelque chose que nous découvrons et donc nous donnons notre accord pour que ce soit délivrée aux établissements aux ehpad aux professionnels libéraux et je vous rappelle que nous donnons cet accord le 7 février c'est à dire alors que la pandémie est déclaré quand même le 11 mars cinq semaines après vous pouvez pas dire qu'on n'a pas été réactif merci mais ça n'arrive pas c'est une je vais vous demander de ne pas faire ne pas installer des noms mais je comprends bien alors il y avait la dernière question qui était plus politique sur votre décision de quitter le gouvernement parce que là j'ai laissé sur la gestion du stock je pense que c'est très important qu'on ait ces précisions maintenant voilà madame la ministre vous avez encore une question de se pavaner ensuite on passe aux autres questions un pardon excusez moi monsieur dame alors j'ai commandé tout ça nous sommes le 7 détaillé donc tout est parti le pardon je j'ai commandé après vous le savez je pense que c'est une découverte de tous les pays du monde on découvre quelque part que ces produits là ils sont fabriqués en chine et que la tension est déjà extrême au moment de la commande par mais la commande vous pouvez pas dire qu'elle ait pas été précoce le 14 février je vous lis je vous ai lui le risque à ces semaines de la cdc il n'y a pas d'épidémie en europe il ya 44 cas en europe l'écart en france ont été circonscrits donc c'est la technique coréenne donc on définit un cas on isole on trace les contacts ou testent les contacts et les 200 enfants de l'école des contamines-montjoie on les met en quarantaine et voilà le cluster des contamines-montjoie est totalement je vais pas de cas secondaires je quitte le ministère le 15 il n'y a pas eu de cas nouveaux depuis neuf jours aucun cas nouveau en france le contexte vous le savez monsieur aba'a des politiques et particuliers république en marche n'a plus de candidat à la mairie de paris moi j'estime que j'ai fait mon travail de préparation du système de santé sur 14 janvier d'ailleurs je demande à toutes les adresses de mettre en place le plan orsec rêve pour le risque épidémique dans toutes les régions c'est l'équivalent du plan orsec donc il est activé dans toutes les régions le 14 février quand je pars ça veut dire la mise en tension du système ça veut dire la capacité à dégager des lits à annuler des ddd soins programmés ça veut dire les commandes qui sont passés par là tout le système est mis en préparation et en tension je quitte le ministère avec le sentiment que j'ai fait la bonne préparation pardon je quitte le ministère je donne ma démission le dimanche 16 excusez moi et je le jeu quitte le ministère parce qu'il ya un contexte politique et que je suis comme vous je pense qu'il faut un moment se présenter devant les électeurs et j'ai aussi le sentiment que un maire parce que j'espère être mère a un rôle majeur à jouer dans les crises on l'a vu les collectivités locales on joue un rôle majeur et donc j'estime avoir préparé le système de santé et d'être maintenant en capacité de le faire comme mena l'histoire a montré que ça ne s'est pas passé simplement madame la ministre très brièvement dans la prolongation de la question ne soit bon vous nous parler de la période de janvier mais je reviendrai sur ma question tout à l'heure sur les trois ans précédant parce que vous nous dites on est dépourvu de stocks stratégiques de masques de blues que vous commandez d'ailleurs en quelque brrr si vous pouvez nous l'indiqué mais pourquoi ces commandes puisque gouverner c'est prévoir c'est pas moi qui l'ait dit il y avait peu connaissaient pas ce virus mais il y avait d'autres risques potentiels qu'ils pouvaient frapper notre pays est d'ailleurs le professeur salomon l'avait dit dès 2016 pourquoi ses stocks stratégiques pendant trois ans ne sont pas constitués donc c'est une aucune responsabilité de l'agent santé publique france que de vérifier d'acheter contrôler et gérer les stocks stratégiques de l'état c'est sa mission la mauvaise surprise est en octobre 2018 c'est quelque chose que je reconstitue je le redis ça n'est pas ça n'arrive pas à la miss et pour autant j'assume parfaitement ce qui a été fait les agences nous nous déchirons de façon très régulière d'abord moi je j'ai un store dès que je suis ministre comité de direction avec tous mes directeurs d'administration centrale tous les lundis matin au ministère donc on échange sur les problèmes de la semaine le directeur général de la santé anime le comité des agents ce qu'on appelle le casa tous les mois et de temps en temps c'est même la ministre qui préside le kazan il y à une réunion de sécurité sanitaire tous les mercredis tous les mercredis au nissan la santé où remontent toutes les alertes sanitaires dans lequel sont présents toutes les directions d'administration sans crainte centrales y compris l'alimentation la défense nationale le enfin donc c'est une réunion très importante où on remonte toutes les alertes sanitaires toutes les agences sont représentées notamment santé publique france dans cette réunion de sécurité sanitaire siège mon cabinet donc il n'y a pas eu de remontées d'alertés à ce niveau de la réunion de sécurité sanitaire par une agence le voisin mais pourtant il ya eu vous nous dites ya des réunions chaque mois chaque semaine avec les directeurs et sur un sujet aussi essentiel jamais au cours d'une de ces réunions est évoqué le fait qu'on n'a plus de stocks stratégiques de tous les produits et vous le découvrez en janvier 2020 ce que vous nous dites à ma connaissance merci madame la ministre vous nous avez dit à plusieurs reprises que vous étiez parti avec le sentiment d'avoir bien préparé notre système de santé affronter cette crise est au fond cette préparation c'est votre mission votre responsabilité dès le premier jour de votre prise de fonction comme ministre de la santé vous avez également dit que à chaque fois vous projeter dans le risque le plus grave est donc j'imagine dans la préparation la plus complète à la gestion d'une crise qu'elles soient sanitaire nucléaire ou qu'il s'agisse d'un attentat vous avez signé vous même un contrat d'objectifs et de performance avec santé publique france dont vous tirez la conclusion sur la base de ce que vous nous avez lu que je veux aussi sur les yeux qu' il appartient à santé publique france 2 déterminer le volume nécessaire de stocks stratégiques et que ce n'est pas une compétence du ministère de la santé mais vous avez dit une chose qui paraît de points nul à un peu contradictoire nous avait dit j'assume les décisions prises par mon directeur général de la santé au fond de détruire 600 millions de masques qui étaient périmés mais donnant reconstituer que 50 millions + 50 millions donc je voudrais savoir qui a véritablement cette compétence si j'en crois le courrier de monsieur bourdillon du 26 septembre 2018 qui répond à une sollicitation du directeur général de la santé il répond à cette sollicitation en concluant et vous avez évoqué l'état des stocks dans ces conditions il est important qu'une doctrine soit rapidement établie par vos services ceux de votre directeur général et série c'est-à-dire les vôtres pour que les éventuelles acquisitions de produits de santé soient mises en oeuvre afin de disposer d'un stock avant le deuxième semestre 2010 9 et ce qui est évoqué pour le 2 second semestre 2010 9 c'est sur la base du rapport du professeur ce talent c'est à dire s'agissant notamment des masques puisque on a beaucoup parlé chirurgicaux 1 milliard un milliard de masques vous avez dit assumer la décision de votre ds et ce qu'elle vous paraissait être la bonne et est ce que vous considérez ou commencement de la crise que les 117 millions de masques chirurgicaux c'est le bon niveau de stock pour affronter la pandémie à venir et du coup est ce que vous pensez finalement qu'il est inutile de reconstituer les stocks stratégiques tel qu'il était demandé qu'il le soit dès 2018 et là il me paraît quand même y avoir une zone dont sur qui fait quoi et même si tous ne remonte pas à la munition convertie beaucoup de choses on monte à son cabinet je sais que les cabinets ont été réduits dans leur périmètre et qu' ils sont les collaborateurs sont moins nombreux qu'avant ce qui fait je termine est-ce qu'il y en ait qu'une seule société sur contre le président thein toujours ans pas une raison comme ça je je je je t'aime je termine je termine là j'ai perdu le fil de madame la présidente alors je voudrais juste pour une question sur santé publique lance donc qui qui fait quoi vous avait autorité sur l'un et sur l'autre voulait réunir régulièrement le 2 le dgs a quasi statut de collaborateur de cabinet non la nouvelle organisation de la république telle qu'elle fonctionne d'ailleurs c'est pour ça que vous le voyez aussi souvent et puis dernière question et je termine à la présidente premier pourquoi n'avons pas eu à nous n'avons nous pas eu de président de santé publique france entre juin 2009 et décembre 2010 9 la nouvelle présidente finalement et ont peu d'apprentissage de ses fonctions ou non se déclenche la crise merci les questions sont nombreuses je vais peut-être commencer par la dernière il est de plus en plus difficile de trouver des directeurs d'achat ça n'est pas un faute de candidat mais il faut pour des agences de ce niveau l'an un très bon niveau scientifique et souvent des scientifiques ne souhaite pas s'engager dans des postes très administratif ils préfèrent faire leurs recherches leurs travaux donc c'est très difficile et madame geneviève chaîne avait d'ailleurs refusé une première fois avant d'accepter il faut ensuite s'assurer qu'il n'y a aucun conflit d'intérêts industriels ce qui est pour des médecins quand vous avez besoin de trouver un directeur d'agencé sanitaire qui un médecin professeur d'université souvent les travaux avec l'industrie font qu'en fait ça n'est pas compatible en réalité le pool des personnes en capacité de reprendre des agences sanitaires aujourd'hui est en train de se réduire oui ça scientifique mais depuis un an nous cherchons non mais j'avais rencontré beaucoup de gens le problème c'est que soit il n'avait pas la compétence nécessaire soit il ne le souhaitait pas et j'ai même été chercher à l'étranger des suisses et des belges qui parlaient français parce que c'est compliqué donc c'est très difficile je ne pense pas qu'à l'avenir ce sera plus facile je ne parle même pas d'un directeur général de la santé si vous voyez ce que je veux dire donc en réalité je leur dis ça se compte sur les doigts d'une main des gens qui ont la compétence la connaissance administratif qui savent faire du management gérer et qui sont absolument sans liens d'intérêts jamais pour être voilà donc ça mais on a eu un mal fou j'ai rencontré beaucoup de gens mais nous n'avons pas trouvé ensuite pour ce qui est des stocks ce qui est demandé aux agences à l'état de décider mais c'est de proposer des doctrines et des scénarios des scénarios normalement une agence doit vous proposer en disant voilà je vous propose ça ça et ça et le ministère est là pour décider et ce qu'on demande à sainté public france en réalité dans le kop je reviens au kop parce que ces sont les lignes directrices c'est d'éclairer les décisions futures des autorités sanitaires en mobilisant de l' expertise sur l'adéquation optimale aux besoins des différents types de stocks stratégiques dans réalité c'est exactement ça on leur demande de faire des groupes de travail de travailler avec les autres agences puisqu'en réalité chaque stock est aussi les doctrines de gestion des stocks ne dépende peuvent dépendre aussi d'autres agences comme l'irsn l'asn l'ineris landes c'est cela nsn pour les produits de santé donc on était il faut agréger une expertise autour de chaque produit pour déterminer quel est le besoin comment il se gère et c'est sain c'est la mission de l'eprus qui est rentré dans santé publique france donc j'en reviens à 7 cette découverte d' octobre 2018 je rappelle quand même parce que je crois que c'est important parce que je crois que c'est important pour la représentation nationale de savoir que dans la très grande majorité des pays il n'y a pas de stock d'état et le rapport de monsieur ce talent chez le tableau de stock d'état des stocks stratégiques dans les différents pays du monde canada usa royaume-uni allemagne suisse et en fait quand on revient les stocks stratégiques dans ces pays-là soignant n'a pas du tout faire chaque établissement de santé se débrouille soit quand il y en a il est bien inférieur au nôtre par exemple stocks stratégiques aujourd'hui des des masques donc sur le canada n'en a pas sur les us 1 leurs stocks stratégiques et de 37 millions en masquer les usa le royaume uni en a 350 millions c'est leur base l'allemagne a de stockage centralisé la suisse obligation d'avoir des réserves de trois mois dans les établissements sas je pense que c'est une bonne leçon voilà avec aussi une obligation pour la population d'avoir une réserve on voit bien que chaque pays a des doctrines différentes mais en réalité en termes de stocks d'état en dehors des royaume uni qui a 350 millions les autres pays n'ont pas monsieur lagarde pour lui dit merci madame la mise beaucoup de respect pour vous mais j'ai du mal à vous suivre là vous venez nous parler des obstinés à l'étranger mais ça ne concerne pas parce que la doctrine française c'était d'avoir un milliard de masques et on les avait pas et vous nous dites toutes les réunions avec votre cabinet ont eu lieu avec les agences etc mais jusqu'en janvier 2020 vous n'avez pas connaissance de l'absence de ce stock qui pourtant est dans la doctrine française pas au canada en angleterre ou ailleurs dans la doctrine française on apprend dans un article du monde que vous avez nommés un jeune généraliste qui officiait dans un bidasse de 50 habitants de 500 habitants dans la marne chez dow berton comme conseiller technique chargé de la sécurité sanitaire j'imagine qu'ils participaient à ces réunions est ce qu'il a fait son travail est ce qui vous a alerté est-ce qu'il en avait la compétence le monde affirmant c'est le monde qu'il n'avait pas de formation en la matière vous nous dites on a beaucoup anticipé on comprend mal alors pourquoi on a manqué de respirateurs de masse de surdose de sédatifs et pourquoi on a proportionnellement de pays comparables quatre fois plus de morts en france qu'en allemagne pardon mais les autorités politiques quand elle tardait à réagir est ce qu'elles ont surveillé ce qu'ils avaient l'obligation de constituer des stocks un préfet de région nous a répondu non et si notre système de santé finalement n'est pas excessivement centralisé donc trop long à réagir deuxième chose on vient sur les masques on sait d'après ce que je comprends on sait qu'il ya 600 millions de masques inutilisable au moment où le 22 janvier vont nous dit on change d'attitude on se rend compte qu'il ya quelque chose mon intuition est juste votre dgsn en ayant commandé que 100 millions j'imagine qu'ils vous le dis donc on a un déficit de potentiel de protection et je parle même du mot de la protection de la population je parle pas des masques ffp2 que vous avez commandé je pars dff p1 pour la population française pour respecter notre routine mais monsieur salomon nous explique qu'il voulait se tourner vers un stock tournant et donc qu'il reconstituer progressivement les choses et pas en une année pas en une fois je voudrais savoir puisque c'était sous votre ministère conclut quand ont eu lieu les réunions au ministère de la santé au cours duquel on a pris ces décisions est ce qu'il ya des comptes rendus de ces qu'ils étaient les participants et aux fonds assumez vous n'avez vous d'avoir pris le risque d'avoir un stock tournant et 2d de laisser la france et des français dépourvus pendant trois quatre cinq ans le temps de racheter le nombre de masques manque de chance c'est là qui est arrivé la plante d'amis enfin dernière question monsieur moussa ancien directeur général de la santé nous a fait part de son point de vue de la préparation de la france face à une pandémie normalement depuis 2005 on savait qu'il y avait un risque on souhaitait s'y entraîner est-ce que sous votre ministère 2017 2018 2019 il y a eu des exercices de type biotox pirates au dessous des exercices pandémique en avez vous eu le compte-rendu quête de sons en avez-vous tiré merci monsieur lagarde bon pas dans monsieur le président je suis désolé j'ai perdu mes réflexes antérieures bon beaucoup de beaucoup de questions la ministre je le répète un n'a pas plus connaissance du niveau nécessaire au masque de niveau nécessaire en comprimés diodes que deux niveaux en comprimés d'antiviraux que d'antidote de gaz sarin ou de gaz neurotoxique de nécessité sur blues de protection contre ebola ou n'avoir santé publique france gère des dizaines de produits tout aussi important excusez moi on aurait une épidémie d'ebola aujourd'hui on se poserait la question des gants on se poserait pas la question des masques on aurait on aurait une épidémie houdoud et ou des tenues blanches on aurait aujourd'hui un attentat avec un gaz neurotoxique on se posait la question de savoir s'ils en avaient assez au bon endroit toc en réalité je n'ai pas à savoir la quantité ni disponible ni nécessaire des dizaines voire centaines de produits gérés en réponse aux risques sanitaires parce que ils sont extrêmement nombreux je comprends qu'à posteriori par rapport à une crise où on est maintenant tout se focaliser sur la question des masses qu'on dise ça n'est pas possible enfin si l'épidémie avait été d'un autre type c'est d'ailleurs ebola n'est pas des masses qu'il faut et si et non mais tout est prévu en réalité tout doit être prévu et donc tout doit être gérée de façon équivalente il ya un an terme de d'attention portée le directeur général de l'attenté porte la même attention à la totalité des produits parce que les récompenses et nombreux donc voilà les miss n'a pas connaître de la totalité des produits en stock à santé publique france même rappeler qu'il ya trente-huit mille palette de stockage à santé publique france ça n'est pas en réalité ce que je dois m'assurer sais quelle chaîne de commandement et qu'il ya des gens en charge et que les doctrines sont publiés sage les faits il ya une chaîne de commandement c'est la dgs santé publique france il ya une doctrine c'est le kop le kop c'est la doctrine que je donne à santé du français c'est leur lettre de mission voilà ce qu'il doit faire ils doivent proposer des scénarios travailler avec des experts faire tourner les stocks gérés les commandes contrôler si le kop alors vous me dites il ya quatre fois plus de morts en allemagne avant france-canada pardon je ne sais pas répondre à cette question comme beaucoup des comme beaucoup d'experts d'ailleurs je ne sais pas répond il ya plein de raisons qui peuvent expliquer la différence ça n'est pas forcément une impréparation d'un système de santé le système de santé parce qu'on a parlé des tests audard j'ai oublié de vous répondre parce que l'état sont déjà déployés extrêmement vite ça peut être la façon dont l'épidémie démarre tout bêtement je pense mais je n'étais plus en fonction donc là c'est probablement un sentiment que j'exclus qui est un sentiment de médecins je pense que le fait qu'on ait eue mulhouse avec un départ face ont fusé dans plein d'endroits de plaine poster réalité affecte le système a été débordé extrêmement vite l'allemagne n'a pas eu l'équivalent l'italie plutôt autour de milan italie a été débordé est ce que ces deux fameux match de foot je n'en sais rien je suivais la presse à cette époque là j'étais en campagne je suivais la presse donc je ne peux pas je n'avais pas les donner mais on voit bien que d'un pays à l'autre la tension sur le système de santé ou la mortalité peut être différent on est quand même face à une épidémie qui a fait cinq cent mille morts cinq cent mille ans donc et on voit bien que des pays qui s'en sortait bien jusqu'à présent commence à avoir des difficultés je pense à la suède l'allemagne 2 qui n'avait pas vraiment confiné des villas confiné une ville de je crois la semaine dernière deux cent mille habitants parce qu'ils ont un démarrage dans un abattoir donc on voit bien que la façon dont ça démarre en fait peut amener à ce que le système soit en tension plus ou moins importantes un endroit donné et de façon plus ou moins rapide après il peut y avoir je n'en sais rien non plus je ne suis pas une spécialiste virologue il peut y avoir des mutations du virus qui le rend plus ou moins agressif ou pathogènes dans certaines régions du monde mais ça c'est je pense ce scientifique qui nous donneront cette réponse là il peut y avoir aussi génétique des populations qui fait qu'une population est plus ou moins susceptibles à un virus qu'une autre et ça aussi c'est le temps qui nous donnera l'information mais de tout dit de tout mettre sur la différence entre les pays sur la non préparation d'un système de santé m me paraît être un raccourci puisque je le dis j'ai anticipé avant les alertes de l' oms a vendu ces décès sur les tests nous avons réussi je crois nous sommes le premier pays en europe à avoir mis en place des tests dès que la séquence du virus a été publiée par les chinois jouent trois autour du 10 janvier le centre national de référence des coronavirus à pasteur a essayé de produire la teste il a mis je crois une dizaine de jours pour le produire lorsque nous avons repéré les premiers malades le 24 février donc les tests étaient déjà disponibles à paris à lyon dans des hôpitaux de référence capable de prendre en charge des malades et nous avons le lendemain le 25 excusez moi le 25 janvier une déclaration de le céder c'est quand même plus aisément je vais vous la retrouver je vais le cdc 25 janvier donc après les trois premiers cas le cdc félicite la france sur ses capacités dé cette détection ils disent exactement deux femmes vivent quelque chose donc je pars je veux le dire en français le fait que ces cas ont été identifiés prouve que la détection et la confirmation de ce nouveau virus fonctionne en france montrant à haut degré de préparation pour prévenir et contrôler et de possible infection aux convives 19 voici ce que ti le cdc le 25 janvier moi je veux bien qu'on soit les derniers de la classe mais c'est une instance auto européenne de la commission européenne mais simplement merci madame la présidente peut-être une précision sur sur ces points deux précisions une dans la prolongation de ce que disait boris vallot tout à l'heure cent mille sur les masses pour terminer enfin tout cas de mon côté 100 millions de masques c'est ce qu'il y avait au début 2020 madame chen dit un peu moins de 100 millions monsieur salomon 10 117 est ce que ça vous paraît conforme à la doctrine est ce que c'était pour vous un nombre suffisant alors que pour notre part on a toujours un milliard de masques depuis 2011 dans la doctrine et sur les tests le professeur delfraissy alors qu'ils avaient raison de rendre hommage à la capacité de notre système de recherche à produire très vite un test en quelques jours mais la question c'est que ce test une fois que les chercheurs l'ont trouvé il m'est très longtemps à se diffuser pour le grand public puisque le professeur delfraissy souligne plus tard en disant notre problème a été que début mars 11 et 3000 thèse par jour là où l'allemagne en faisait cinquante mille donc pourquoi pas on a été très vite et vous avez raison sur la capacité de recherche pourquoi on n'arrive pas à le mettre en place sur le grand public blocage absence de recours au secteur privé des laboratoires publics par pas mobilisés c'est un peu là la question c'est pas à mettre en doute on sait qu'on a des chercheurs de grand talent et l'on démonte c'est mais pourquoi le système est ce qu est ce que c'est la cause est ce que le système administratif à une inertie qui permet pas par rapport au succès de la recherche à le diffuser sur le terrain très vite comme le fait l'allemagne est l'un des et l'institut robert koch alors moi je peux répondre de la période où j'étais en fonction donc jusqu'au 16 février mon objectif à partir du moment le test est mis en place par l'institut pasteur c'est de les déployer en urgence dans les hôpitaux avec des services de référence puisque je vous rappelle qu'à l'époque la doctrine enfin la doctrine là où nous en étions en janvier c'est une épidémie en chine et on est au stade 1 notre objectif c'est d'empêcher l'entrée dans territoire et s'il y entrer dans le territoire c'est d'endiguer la donc à dos traîné la doctrine coréenne c'est à dire il faut repérer les cas le plus vite possible pour pouvoir suivre les contacts pour repérer les cas il faut être capable de faire le diagnostic est donc d'avant la teste donc ce que je demande dès début janvier c'est qu' aucun malade avec un syndrome grippal venant de wilde puis dubaï de one puis de dubaï n'a y voir son médecin généraliste ou aïe aux urgences là les annonces à la télé dans les médias c'est vous appeler le 15 d'ailleurs on renforce les centres 15 c est donc l'idée c'est que dès qu'il ya une suspicion une définition de cas c'est quelqu'un qui revient de chine de cette région et progressivement on élargira la chine entière et bien s'il a des symptômes grippaux il doit appeler le 15 et allez dans un hôpital où il peut être pris en charge de l'urgence c'est que les hôpitaux et des tests pour repérer les cas c'est ça l'urgence au moment - je suis en fonction il faut qu'on soit capable de repérer les cas pour isoler les contacts donc progressivement déploient les tests dans tous les hôpitaux dans lequel on appelle ça des esf dans tous les hôpitaux dans lequel il ya des services de référence en charge de prendre les malades à haut risque d'infection et donc quand je suis parti l'objectif c'était que tous les hôpitaux français est accès aux tests à l'époque on était sûr quelques dizaines de suspicion de cartes par jour donc c'était des gens qui arrivait de chine et qui se présentait au centre 15 quillan et le centre 15 l'amener à l'hôpital pour faire des tests et à l'époque on faisait quelques dizaines de tests par jour pour éliminer de virus et à l'époque où je suis parti je rappelle qu'il y avait eu douze cas donc on était sur des dizaines de tests par jour pour autant j'avais anticipé le besoin de faire plus de tests et quand je vais été rendu à l'hôpital bichat pour rencontrer l'équipe qui avait pris en charge un des premiers malades je me suis rendu à bichat le 30 juin j'ai visité le laboratoire qui faisaient des tests je me suis rendu compte que le laboratoire qui faisaient des tests c'était un laboratoire p3 c'est à dire un laboratoire à haut niveau de sécurité c'est un tout petit laboratoire où il ya très peu de machines et donc quand j'ai réalisé que c'était dans un b3 je me suis dit et j'ai demandé au directeur général de la santé une saisine est parti dès le lendemain est-ce qu'on peut pas dégrader entre guillemets descendre le niveau d'exigence pour faire les tests pour pouvoir faire le test pendant 1 p 3 et dans un pays deux parce que sinon il n'y a pas d autre des trois dans tous les hôpitaux de france et je parle même pas des laboratoires de ville on n'aimait pas b1 b2 ou pas trop donc en réalité à l'époque la stratégie c'était c'est un nouveau virus il est peut-être potentiellement très très contagieux c'est dans un pétrin donc la première chose qu'on a essayé de faire c'est de faire en sorte que plus de laboratoire puisse le faire donc on a fait travailler des experts pour pouvoir descendre un niveau p2 voilà après moi mon urgences était que tous les hôpitaux les aime et on n'était pas du tout dans la phase épidémique dont je ne peux pas parler de la phase épidémique monsieur le rapporteur je peux parler du moment où j'étais en fonction elle pose une deuxième question oui c'est une bonne question mais en fait ce qu'on a compris moi ce que je comprends de la grippe h1n1 c'est que il a été reproché à l'état globalement d'en faire trop donc il ya une forme de d'attrition spontanée sans que soient ré interroger spontanée enfin une attrition parce qu'il n'y a pas de stock tournant en fait une attrition parce qu'on a laissé des stocks dormants qui en réalité un jour se sont retrouvées non conformes mais ya pas eu de travaux spécifiques pour décider de quelle était vraiment le besoin stocks stratégiques d'état ça n'a pas été questionné je rappelle que nous sommes un des rares pays à avoir un stock d'état mais cette question n'a pas été posée ensuite ce qui est clair c'est que les recommandations n'ont pas évolué pendant toute cette période la recommandation c'est que seuls les gens malades porte un masque et quand ils sont malades chez eux la famille et les soignants évidemment donc c'est sur cette base là que résonnent les agences sanitaires donc il y à l'époque 100 millions de masse c'est ce que je comprends moi aussi des missions parlementaires le directeur de général de la santé demande à ce qu'on recommande 100 millions de masques je rappelle que c'est pas que 100 millions de masse on recommande ce jour là c'est une liste de dizaines de produits qui sont périmés enfin n'est pas que des maths et dont on est sûr l'idée qu'en 2019 on va en avoir 200 millions avec l'idée aussi et c'est ce que je comprend des perceptions du rapport avec l'idée qu'il faut être attentif au fait que la santé puis france diversifie les producteurs et ça c'est je crois inscrit je ne sais plus où je les lui mais l'idée c'est que on n'est pas un producteur unique tout ceci n'aurait pas été un problème si l'épidémie n'était pas parti de voix en réalité ou de chine c'est à dire que si l'épidémie était parti de thaïlande aurait été la chine se serait mis à produire des masques et on n'aurait pas été en difficulté mais ça on le découvre en réalité en janvier dire que c'est en janvier ou février au moment où passent commande qu'on se rend compte que la quasi totalité de la production mondiale se fait en chine et moi ministre je vais vous demander mais interrompre mais peut-être poser les questions après vous dire que c'est c'est toujours pareil ça peut paraître étonnant si on se dit que la seule question c'est celle des masques simplement en 2018 la question c'est des dizaines de produits s'ils sont des dizaines de produits et la vigilance que je dois avoir c'est sur des dizaines de produits ne me dites pas que des comprimés diodes en cas d'accident nucléaire ne sont pas aussi importants ou que des antidotes 2 un neurotoxique ne sont pas aussi importants en réalité on peut réinterrogée a posteriori avec ce que nous avons vécu la façon dont on a fonctionné mais la façon dont moi je fonctionne en arrivant comme ministre c'est une attention portée à la totalité des stocks stratégiques pas l'un plus que l'autre et je serai devant vous de la même façon si j'avais privilégié les masques plutôt que des tenues ebola puisqu'en réalité en en 2018 2019 que créer un mini de la santé c'est beau la ebola est une urgence de santé publique de portée internationale déclaré par l' oms en 2018 parce qu'il ya un foyer à en rdc avec une nouvelle reprise épidémique en 2019 donc la rdc n'arrive pas à se débarrasser de gaulle à au point que je rencontre mon collègue américain de la santé al aqsa zar que je connais je le rencontre lors de l'assemblée générale de l'onu en septembre 2018 nous avons une réunion prévue sur les prix des médicaments et nous en gamme rayon immédiatement la discussion sur et bola parce que nous sommes inquiets tous les deux parce qu'il y à des vols directs entre kinshasa et parie qu'on ait des problèmes des mollahs donc en réalité la ministre que je suis elle suit de très près et bola elle suit pas un virus inconnu qui va arriver un an plus tard elle suit le risque est le deuxième risque parce que des chaussettes en difficulté en syrie le deuxième risque c'est un risque d'attentât terroriste avec quelques informations sur un potentiel risque chimique est donc en fait mais deux préoccupation principale en 2018 2019 ce sont ces deux risques là donc je veux je peux pas évidemment anticiper une épidémie mondiale une pandémie mondiale quelques on a connu ça peut arriver à tout moment mais 2018-2019 voilà l'objet de mes préoccupations voilà pour la première partie de l'audition d'agnès busin l'ancien ministre de la santé a réaffirmé avoir anticipé la crise avoir mis en branle tout le système dès le 25 janvier sur les masques à la firme avoir validé des commandes mais précise qu'une ministre n'a pas à en connaître les chiffres la deuxième partie de l'audition d'agnès bus ainsi que toutes celles de la commission denquête sont à revivre sur lcp tout l'été sur notre site internet lcp point fr