Covid-19 : l'audition d'Olivier Véran, ministre de la Santé, devant la commission d'enquête du Sénat

bien et ben nous allons pouvoir euh commencer notre audition qui va clôturer un peu un cycle du mois de septembre qui était intense et qui nous a tous mobiliser pendant des dizaines et des dizaines d'heures mais des auditions particulièrement intéressantes et dans la chronologie monsieur le ministre c'est aujourd'hui que nous vous auditionnons avec des membres de votre cabinet Grégory em votre conseiller et margaot bonau qui est conseillère parlementaire les excuses bien sûr du président Milon président de cette commission d'enquête également président de la commission des affaires sociales mais retenu sur son département alors Monsieur le Ministre notre commission d'enquête a une particularité c'est qu'elle se tient pas à postériori mais en même temps que les événements qui nous réunissent et euh nous avons euh tous en tête le triptique défini par l'ancien Premier ministre Édouard Philippe protéger tester isolé la pénurie d'équipement d'équipement de protection a été abondamment commentée sur les tests après une lente montée en puissance la France en réalise désormais un nombre important 1,2 million chaque semaine dont certains de par le délai deviennent tout à fait inutiles et quant à l'isonnement il semble que ce levier soit très peu miliser par rapport à la quarantaine donc un certain nombre de questions se pose je vais vous demander comme il est de tradition de tenir un propos liminaire si vous le souhaitez bien sûr dans un délai contraint d'une dizaine de minutes de façon à laisser place aux questions de nos trois rapporteurs au départ puis les questions groupé de nos commissaires alors comme il s'agit d'une commission d'enquête vous connaissez bien la procédure l'amende en cas de propos mensonger de 15000 € avec une peine de prison pouvant aller jusque 5 ans et je vais vous demander de prêter serment de dire la vérité toute la vérité de lever la main droite et de dire je le jure je le jure ceci étant fait monsieur le ministre je vous laisse la parole pour 10 minutes monsieur le vice-président cher René Paul Savari Mesdames et Messieurs les les rapporteurs mesdames Messieurs les sénatrices sénateurs avant de commencer j'aimerais évidemment rendre un hommage un hommage à celles et ceux qui ont fait face à cette crise en première ligne dans nos hôpitaux dans nos épades en médecine de ville sans oublier évidemment les professionnels du domicile et toutes celles et tous ceux qui ont permis à la France de résister au choc et de tenir j'associe particulièrement dans le contexte actuel à mon hommage l'ensemble des acteurs économiques qui ont pu voir ou qui peuvent revoir leur activité professionnelle impacter par la gestion de crise je sais combien un certain nombre de mesures peuvent être difficiles à appréhender pour des personnes qui font des efforts depuis des semaines depuis des mois et qui ne sont pas responsables de la situation épidémique mais qui font l'objet de mesure de gestion pour protéger les populations je veux leur redire que l'État est là pour eux comme il l'a été depuis le premier jour et comme il le sera jusqu'à la fin de cette gestion de crise je vais aussi rendre hommage et dire vraiment ma gratitude sincère à l'ensemble des agents des administrations centrales des agences régionales de santé de tous les services de l'État j''y associe aussi les pompiers les réserves civiques les réserves sanitaires mais également les agents des forces de l'ordre policiers les gendarmes qui sont mobilisés pour faire respecter des règles dans des conditions difficiles eu aussi depuis le depuis le premier jourengagement a été exceptionnel ils ont chaque jour forcé mon admiration cette crise sanitaire monsieur le sénateur mesames et messieurs les sénateurs je la vis depuis le premier jour de mon entrée en fonction le 16 février dernier j'ai été nommé ministre alors que le virus circulait depuis peu il y avait des personnes infectées il y avait des foyers identifiés la menace était réelle en franchissant les portes de mon ministère je n'ignoris pas cette menace et je n'ignorais pas le risque d'une déferlante épidémique nous allons parler ensemble des choix qui ont été faits des choix difficile lourd et je le reconnais parfois pénible je viens devant vous avec humilité parce que l'humilité c'est un vaccin c'est un vaccin efficace contre les prophéties hasardeuse et les jugements à l'emporte-pièce je ne viens pas non plus ici partager une opinion je viens décrypter avec vous les chemins que nous avons empruntés depuis le premier jour dans un contexte d'incertitude jamais égalé dans notre histoire contemporaine un contexte dans lequel il s'est agit d'apporter des réponses à des problèmes qui se sont présentés chaque jour devant nous je n'ai jamais été dans la posture de celui qui fait des paris de celui qui dit tout haut et sans F filtre tout ce que la crise pourrait lui inspirer surtout je me suis efforcé d'écouter les avis nombreux qui se sont exprimés faire le tri entre le bon grain et l'ivret a été en quelque sorte mon sacerdoce tandis qu'au même moment les Français attendaient légitimement des réponses fermes dans une épidémie comme celle que nous traversons le temps est un allié et les connaissances d'aujourd'hui ne sont pas celles d'hier il pourrait être tantant de lire les stratégies prises hier à l'ône des connaissances d'aujourd'hui et je vous demande donc de tenir du compte du caractère évolutif de ces connaissances de la même manière le temps politique n'est pas le temps scientifique et cette donnée ne doit pas échapper aux échanges que nous aurons rechercher la la vérité à la lumière des faits c'est ce à quoi nous nous attelons aujourd'hui et je ne doute pas que cette exercice servira autant la justesse du regard que nous portons sur le passé récent que l'efficacité de l'action que nous menons aujourd'hui encore contre l'épidémie en somme ma mission elle est de gérer la crise elle est de la gérer aujourd'hui elle est de la gérer demain et devant vous aujourd'hui elle est aussi de la gérer hier nous avons tous en tête les images de nos services de réanimation les images des transferts sanitaires les images d'un système de santé mis en tension comme jamais ces images ne sont pas de lointains souvenir et nous faisons aujourd'hui tout notre possible pour qu'elle ne se reproduise pas l'épidémie n'est pas derrière nous et je souhaite que nous gardions tous à l'esprit pendant cette audition que l'événement n'est pas passé que des Français meurent toujours aujourd'hui du coronavirus je le dis je le répète tous les jours la vigilance n'est pas une option et faire la lumière sur les événements récents c'est aussi ne pas s'aveugler sur la prégnance et la persistance du risque à ce titre je dois dire que je suis le les travaux de la commission d'enquête sénatoriale j'ai vu un certain nombre de résumés d'auditions hélas mes journées sont déjà bien trop rempli pour pouvoir suivre en intégralité les auditions et j'ai trouvé beaucoup de qualité dans plusieurs prises de de position et intervention qui éclaire aussi la façon de gérer les choses et je vous en remercie ma situation est singulière aussi vous le savez puisque je suis arrivé au moment où un point de non retour avait déjà été atteint ce point de non retour c'est circulation du virus ce sont des foyers épidémiques déjà constitués et qui allaient devenir peu contrôlable et que nous n'étions pas alors en capacité de connaître à l'époque alors rassurez-vous je ne suis pas là pour me défausser sur qui que ce soit je ne suis pas là pour vous dire que sommes toutes nous avons fait ce que nous avons pu avec les moyens du bord je suis là parce que nous devons toutes et tous apprendre d'une crise qui a placé la santé publique au cœur de nos préoccupations je suis devant vous parce que le Parlement doit être et est une force motrice dans les politiques de protection et de prévention je suis là parce que je suis le ministre des Solidarités et de la santé à ce poste depuis le premier jour j'ai toujours agi et j'ai toujours parlé avec responsabilité et en toute transparence je ne choisirai pas évidemment une autre ligne aujourd'hui devant vous je vous je vous remercie et je vais répondre à vos questions merci pour ces propos liminire monsieur le ministre donc nous enchaînons avec les questions de Catherine desoch merci monsieur le Président merci Monsieur le le ministre pour vos vos propos on a énormément de de questions je pense les uns comme les autres à à vous poser parce qu'à la fois depuis le le votre arrivée en fonction après le le départ d'agès Buzin et la situation actuelle puisque hier vous avez même fait des annonces fortes donc beaucoup beaucoup de questions je vais essayer de de les les centrés sur trois ou quatre points sachant que mes collègues auront beaucoup de questions à suivre dans des domaines variés comme les vaccins la télémédecine bien sûr les tests et autres moi j'avais une première question hier nous avons entendu agès Buzin qui nous a fait un déroulé très précis et très chronologique de ce qui s'était passé entre le janvier les premiers cas en Chine et et le moment où elle a quitté le ministère TER et elle est le sentiment que j'ai tiré de son audition c'était que en effet il y avait elle avait eu une une intuition que que les choses allaient évoluer qu'elle avait à ses yeux bien préparés et qu'elle est partie nous a-t-elle dit en ayant conscience d'avoir bien bordé et balisé certains points donc comment vous lorsque vous êtes arrivé quelle situation vous avez trouvé et quel le qu'est-ce qui a fait qu'il a pu apparaître des lenteurs ou une une mise en route si je puis dire des de l'appareil d'État euh avec un retard par rapport à ce qu'elle a pu nous expliquer ça c'était ma première question deuxième question qui a été un point qui revient souvent et qui revient encore ça a été pourquoi dès le départ a-t-on orienté vers le SAMU et en laissant des pan entiers de la médecine de ville de côté alors certes il y aussi c'était l'idée de ne pas envoyer les patients chez leur médecins généraliste il y avait aussi ce qui a joué bien évidemment les manque de protection pour les personnels de médecine de ville pour tous les professionnels de santé de ville mais est-ce qu'on aurait pas dû dès le départ laisser une partie de la médecine de ville suivre ces patients symptomatique plutôt que d'engorger les hôpitaux comme on l'a fait avec les les patients ça c'était ma de deuxème question et quelle est la place actuelle de de la médecine de ville euh comment vous vous souhaitez leur donner peut-être plus de moyens ou plus de facilité dans la prise en charge notamment des des tests ça c'était ma de le deuxème point 3è point ce sont sur quoi vous appuyez au au fil des semaines sur quel conseil scientifique vous appuyez alors pas conseil scientifique au sens du conseil scientifique présidé par professeur frécis mais quelles sont les données scientifiques sur lesquelles vous appuyez on a entendu beaucoup parler de l'OMS et en disant on a fait ça au moment où l'OMS disait de le faire on se rend compte que la gestion de l'OMS qui va d'ailleurs faire l'objet d'un audit peut par certains points prêter à discussion ça c'était mon troisème point et enfin je terminerai sur les plans hospitaliers on les a tous vécus il y a eu cette première vague du Grand Est il y a eu ensuite la région parisienne euh et d'autres régions qui mais ça on l'a vu après on ne savait pas au départ qui ont attendu une vague qui à l'époque n'est pas arrivée il y a eu donc un un renoncement au soins pour plusieurs raisons les les annulations d'intervention le fait que les les patients les les patients ne souhaitaient pas forcément aller un manque aussi de d'équipement euh où est-ce qu'on en est actuellement et dans cette situation à une mesure forte ne craignez-vous pas euh ou du moins comment allez-vous Pier euh le fait qu'il ne faut pas qu'il y ait un nouveau renoncement aux soins pour des pathologies sérieuses notamment je pense en en cancérologie ou en en pathologie cardio-vasculaire euh je pense et puis quel est le retour d'expérience dernier point quel est le retour d'expérience est-ce que au fil des semaines vous faites un vrai retour d'expérience pour pouvoir donner des préconisations ou au médecins de ville aux soignants de ville mais aussi aux hôpitaux qui ne sont pas forcément demand à la pointe des services de réanimation ou d'hôpitaux universitaires pour qu'il tire justement profit de ce qui a été fait auaravant et qu'il n'y ait pas à nouveau un tâonnement ou du temps perdu à essayer de à essayer de d'avoir une une procédure bien claire je vous remercie beaucoup de questions madame la sénatrice de roche auquel je vais tenter de répondre la situation à mon arrivée elle est celle effectivement d'un pays qui se prépare à la possibilité d'une épidémie d'un virus inconnu en provenance de Chine lors même que l'épidémie factuellement n'existait ni en France ni en Europe plusieurs semaines avant mon arrivée déjà avait été identifié la cellule de crise le Corus avait été publiés les premiers bulletins d'information à l'ensemble des structures sanitaires aux agences régionales de C la ministre agès Buzin avait déjà fait plusieurs interventions publiques pour parler du virus dire qu'il y avait des possibilités que ce virus puisse rentrer même si il n'y avait pas de certitude à l'époque et en fait mon premier contact avec l'épidémie je n'étais pas ministre j'étais député de Grenoble et il se trouve qu'au C de Grenoble était hospitalisé un monsieur anglais ainsi que ses enfants qui avait été dans le closur de contamine montgeoie et la ministre agè Buzin sétant rendu à la rencontre c'était sur ma circonscription je suis médecin également dans cet hôpital je l'ai naturellement accompagné je suis allé à la rencontre des équipes de Médecins du service de maladie infectieus qui avaient mis en place l'isolement hospitalier des personnes malades et et qu'à contact en l'occurrence ces personnes avaient des symptômes qui s'apparentait pour le coup à un rhume il n'avait pas eu de forme grave à contamine Monjoie j' pu par ailleurs constater que l'ensemble des dispositions et la grande réactivité à contamine monjois avec la capacité d'isoler les cas contact de fermer les structures qui nécessitient d'être fermées de tester les populations qui nécessitent d'être testé et un grand nombre de tests avaient été réalisés tous négatifs en dehors de quelques personnes positives 5 ou six au total qui avaiit fréquenté le même chalet que la personne qui revenait de de Singapour et qui avait transmis le virus surcontamine monjois donc un cluster qui aurait pu démarrer très fort contamine manjour aurait pu être le début d'une épidémie précoce avant l'Italie il l'a pas été parce que la gestion a été optimale du début à la fin je le dis d'autant plus que j''étais que parlementaire et certainement pas aux commandes sin n avz pas eu la vigilance des médecins dans cette station de ski n'y avait pas eu déjà des communications internationales pour pouvoir dire attention il y a eu des cas qui sont qui peuvent éventuellement avoir transmis le virus sur le territoire national s'il avait pas eu la préparation de l'agence régionale de santé de la région auverg ronalp et s'il n'y avait pas eu déjà la préparation des équipes hospitalières pour pouvoir accueillir dans les conditions optimales des patients en isolement contamine Monjoie aurait pu tout à fait être le départ d'une épidémie bien plus précoce pour moi c'est la marque d'un pays qui avait su se préparer il y avait déjà le déclenchement du stade 1 du plan Hsan ce que la ministre agès Buzin vous a dit hier le 14 février avant mon arrivée le jour où le premier décès avait été enregistré le Stade 2 sera déclenché par mes soins de semaines plus tard consistant à renforcer les mesures de confinement pour les foyers de propagation notamment dans looise où nous avions dû fermer des écoles et interdire des rassemblements et au niveau national où nous avons interdit les manifestations supérieur à 5000 personnes en milieu fermé donc la préparation du du système de santé je le dis et je rends hommage à l'action qui a été conduite par ma prédécesseur euh elle était réelle et je peux vous dire madame la ministre que lorsqu'elle vous dit en commission d'enquête hier qu'elle était sans doute la mieux préparée des pays environnants métant rendu moi-même quelques jours après ma nomination à Rome pour rencontrer des ministres de la Santé et 2 semaines après ma nomination à Bruxelles pour discuter avec l'ensemble de mes omologues européens dont une majorité était important de se demander pourquoi est-ce qu'on réunissait en urgence les ministres du Conseil de du Conseil de l'Europe cont tenu qu'il n'y avait pas d'épidémie en Europe je peux vous dire qu'effectivement le niveau d'alerte était important en France comparé à beaucoup beaucoup beaucoup de voisins qui nous entourent ça c'est pour la partie qui ne me concerne pas mais c'est je tiens à le dire sur l'orientation l'orientation par le SAMU vers le SAMU plutôt que vers la médecine de ville et bien écoutez la doctrine initiale était dès qu'on identifie ou dès qu'on suspecte un malade potentiel du coronavirus on doit l'isoler on doit l'isoler il n'y a pas encore d'épidémie galopante dans le pays en tout cas on ne le sait pas et donc il est important fondamental de casser toute chaîne de contamination avant même qu'elle se développe et donc le passage par le SAMU était le moyen dès lors qu'il y avait une suspicion une confirmation de cas d'isoler les personnes en milieu hospitalier c'est ce qui a été fait à contamine monjois c'est ce qui a été fait avec le rapatriment des expatriés de Wuhan c'est ce qui a été fait systématiquement dans toute ce qu'on appelait la première phase empêcher le virus d'entrer et l'empêcher de se transmettre l'adresser ces patients là en médecine de ville ça comportait plusieurs risques un que vous avez vous-même soulevé dans une salle d'attente si quelqu'un sans protection qui a une suspicion de covid vient pour consulter son médecin il peut contaminer d'autres personnes et il peut contaminer son médecin par ailleurs les outils de mesure n'étaient pas aussi optimum en médecine de ville et et c'est tout à fait normal que si c'était à l'hôpital il n'a jamais était question d'écarter les médecins du dispositif d'ailleurs il était prévu et convenu que si l'épidémie commençait à diffuser à l'instar de ce qu'on fait dans les épidémies grippales il ce serait on passerait à un diagnostic clinique des cas symptômatiques réalisés par des médecins en médecine de ville vous me posez la question de de la suite ensuite nous avons décidé d'hospitaliser les patients que si c'était nécessaire lorsque le virus a diffusé qu'on était passé à un stade ultérieur de diffusion du virus qu'on était plus en train d'empêcher le virus d'entrer mais qu'on voulait limiter sa sa propagation étit hospitalisés les cas sévères les autres cas étaient adressés en isolement chez eux ou en structure autolière lorsqu'il n'était pas en capacité de s'isoler correctement chez eux dès lors nous sommes rentrés dans ce qu'on applique depuis des dizaines d'années dans notre pays c'est-à-dire le diagnostic clinique syndromique avec des réseaux de médecins sentinels qui font remonter les données et tout cas symptomatique évoquant un covid a été considéré comme covid jusqu'à preuve du contraire dès lors tout cas symptommatique qu'on considérit comme un risque de covid se voyer isoler le temps nécessaire vous me posez aujourd'hui la question de la médecine de ville la médecine de ville elle a un rôle centrale la médecine a un rôle un rôle central elle va avoir un rôle encore plus important alors que les rhumes les ryinovaringites les angines la grippe vont arriver dans notre pays ils vont nécessiter de faire la part des choses entre ce qui relèverait du covid et ce qui relèverait de tout autre virus hélas Friant de la période automnale et hivernale donc la médecine de ville a toute sa place je trava travaille d'ailleurs avec les syndicats et et l'ordre professionnel pour pour anticiper avec eux quel rôle pourrait être le leur notamment en matière de diagnostique pour cela il me manque des éléments factuels avant de pouvoir vous répondre notamment j'ai saisi la Haute Autorité de Santé sur la place des médecins généralistes dans le diagnostic clinique des personnes symptômatique j'aurai la réponse j'aurai la réponse prochainement mais sans attendre j'ai fait aussi le choix madame la sénatrice de développer la télémédecine et de manière inédite dans notre pays je crois que nous réalisions quelques dizaines de milliers d'actes de télémédecine par an dans notre pays à 1 million d'actes de télémédecine par semaine à cela plusieurs raisons j'ai décidé nous avons décidé de faire prendre en charge à 100 % les consultations de télémédecine de simplifier par tous les moyens y compris par des moyens qui jusqu'ici n'étaient pas autorisés comme Skype comme WhatsApp même autoriser les consultations téléphoniques même autoriser la téléconsultation pour les infirmières pour les kinés et ça a permis au médecins sans s'exposer sans exposer les autres malades de participer grandement à la prise en charge des malades à la phase épidémique cette télémédecine se poursuit j'ai fait le choix de continuer avec les mesures d'exception pour ne pas faire s'effondrer la télémédecine pour vous donner un ordre d'idée en avril 11 % des consultations se sont faites en télémédecine alors même jusqu'à 55 % pour l'activité des des endocrinologues ou 48 % pour l'activité des pneumologues donc on a massivement développé ça vous me posez ensuite la question des données scientifiques je vais pas vous faire ici le tour sauf si vous le souhaitez de l'ensemble des acteurs scientifiques qui éclairent les décisions et l'organisation de l'État sachez que les données scientifiques elles sont d'autant plus simples à suivre lorsqu'elles sont corroborées par plusieurs organismes nationaux et internationaux en l'occurrence il y a eu un certain consensus entre l'OMS le CDC au niveau européen le Conseil des ministres européens de la santé le conseil scientifique qui a été mis en place la Direction générale de la santé qui est le bras armé de la politique de santé publique et de sécurité sanitaire du ministère les autorités de santé centralisé et décentralisé le Haut conseil de santé publique la Haute Autorité de Santé les agences régionales de santé les organismes de recherche comme l'inerme l'Institut Pasteur tous ces acteurs sont venus éclairer les décisions éclairer les doctrines les changer par endroit l'Académie de médecine a joué aussi un rôle en cela et on a pu avoir des doctrines qui ont évolué au fur et à mesure que les connaissances évoluaient je trouve ça assez sain que nous puissions adapter les doctrines et les stratégies au fur et à mesure que les connaissances scientifiques s'affinent et puis nous disposons en outil de pilotage d'une batterie d'indicateurs très importante j'en ai présenté un certain nombre hier l'incidence incidence des personnes âgées le taux de positivité des tests la saturation des RA le r d'admission aux urgences le r d'appel à SOS médecin et cetera et cetera sur le plan hospitalier moi je n'ai aucun regret madame la sénatrice mais alors aucun regret d'avoir anticipé le plan blanc généralisé à l'échelle du pays et je me souviens que les premiers jours effectivement j'avais remonté d'établissement de santé public ou privé me disant mais vous nous empêchez d'opérer les malades alors que on n pas covid la particularité d'une épidémie avec un virus aussi contagieux et aussi invasif que le coronavirus c'est que ça va très vite ça va très vite et quand ça monte ça monte très vite si nous prenons par exemple des mesure importante à Marseille et en région PACA c'est parce que ça va très vite à Marseille et en PACA nous sommes à plus de 30 % de taux de saturation des RA par des patients covid j'ai présenté hier l'évolution des chiffres sur des régions comme la région aura ou la région Île-de-France et on peut se souvenir queà l'automne au printemps dernier pardon et à l'automne dernier l'hiver dernier au printemps dernier c'est c'est monté très vite plusieurs centaines de réanimations chaque jour plusieurs centaines de réanimation chaque jour lorsque vous êtes dans une situation où les réanimations sont occupées par de la chirurgie programmée et que vous avez peu de place devant vous vous mettez en danger des centaines des milliers de vies nous avons sauvé des centaines et des milliers de vies en activant un plan blanc anticipé en vidant les réanimations en amont parce que nous n'aurions pas pu le faire si la vague vu la vitesse qu'elle avait au printemps dernier nous avait pris de cours donc les établissements ont tous particip et nous avons augmenté de façon quand je dis on c'est l'ensemble des territoires des soignants des agences qui ont augmenté les lidrea pour faire face à la bague et encore une fois les hôpitaux et les réanimations ont tenu aujourd'hui la situation est différente madamerice puisque un nous avons des indicates plus fin de meilleur connaissance du virus nous avons des modélisations sur lesquelles nousous desquelles nous nous inspirons que j'ai présenté hier l'Institut Pasteur notamment qui permettent d'appréhender semaine après semaine l'évolution du nombre de réat et donc nous avons mis en place des indicateurs par territoire voire par hôpital pour donner à chacun ses propres outils de gestion et lorsque ça devient nécessaire un hôpital se voit contraint d'annuler des opérations de vider des blocs opératoires de les transformer en salle de réanimation du personnel a été formé les expériences de la gestion de crise ont été partagées pour P pouvoir faire face à cette crise épidémique et l'autre choix que nous faisons aujourd'hui c'est de ne pas annuler toutes les chirurgies programmées parce que beaucoup de malades ont retardé leur opération une dame qui doit se pososer une prothèse de hanche parce qu'elle souffre le martyre et qui se voit différer de 6 mois son opération ne peut pas supporter qu'on a qu'on la diffère encore de 3 mois un patient qui doit être greffé doit pouvoir être greffé au moment venu donc nous faisons nous jouons aujourd'hui pas nous jouons mais en tout cas nous nous travaillons à partir des différents indicateurs pour annuler le moins de de choses possibles que vous dire d'autre par rapport à votre question ben c'est tout je crois que j'ai répondu à l'ensemble de vos questions sinon vous me direz je je complèter sur le retour le retour d'expérience euh la question je vous la pose c'est parce que euh comment les médecins généralistes actuellement sont informés euh de la conduite à denenir alors ils le font hein parce qu'entre eux ils se ils fonctionnent ils ont une habitude mais mais est-ce qu'il y a des des préconisations des recommandations qui ont été données et si oui par qui on parle de sociétés savantes des sites des collèges et autres mais est-ce qu'il y a des des données pratiques un médecin généraliste tout seul dans son cabinet est-ce qu'il a une vraie procédure qui lui a été mise en place et puis ma question elle portait sur ce retour d'expérience notamment puisqu'on voit maintenant que le virus est un peu partout euh dans des hôpitaux qui sont pas forcément à la pointe comme on a pu être au début avec les les hôpitaux du Grand Est les hôpitaux parisiens ou échu euh pareil quel est le degré d'information des des médecins qui reçoivent des patients covid dans les hôpitaux généraux euh dans certains départements sur quand on nous a dit il y a un cluster dans l'avyon Comment les les centres hospitaliers de de laavyon ont eu parce que ce qui est important c'est qu'il y ait pas de perte de temps à essayer de mettre en place une prise en charge alors que c'est déjà été fait et que l'Île-de-France par exemple avait tiré parti très vite de l'expérience des euh du grand S et puis pour compléter avant de vous c'estit la parole vous n'avez pas répondu sur la qualité des données de l'OMS qu'avait posé euh ouais parce on a posé la question hier à Madame à à Madame Busin aussi sur l' sachez qu'il y a un outil de communication qui fonctionne très bien qui s'appelle le DGS urgent qui est un bulletin d'information extrêmement complet parfois on a pu nous dire qu'il était trop et parfois nous avons fait plus synthétique pour nous assurer que cha appréhender le bon niveau d'information il y a 800000 abonnés qui sont des professionnels de santé parmi lesquels évidemment les médecins hospitaliers et libéraux ces bulletins ont été envoyés de manière extrêmement régulière par ailleurs il y a eu de nombreux échanges et il y a toujours de nombreux échanges avec les syndicats les sociétés savantes les ordres professionnels tous les protocoles de prise en charge des patients covid ont été travaillés avec les sociétés savantes le collège de la médecine générale et des fiches pratiqu donc ont été diffusés après chaque concertation les ordres professionnels les syndicats ont eu des échanges hebdomadaires systématique et organisé avec les services du ministère ont été régulièrement en contact avec mon cabinet et y compris d'ailleurs avec moi ils ont mon téléphone et on s'appelle j'ai encore appelé le président du syndicat mG France je crois que c'était je l'ai embêté je sais plus c'était samedi ou dimanche matin pour discuter avec lui des perspectives d'évolution de la place des généralistes dans le diagnostic et faisant aussi le constat je vous donne un exemple mais c'est très concret je l'ai appelé Jacques baptistei en lui disant je fais le constat que il n'y a plus que 15 % aujourd'hui du contact tracing qui est fait par les médecins généralistes est-ce qu'il faut qu'on repasse un message aux patients quand ils sont diagnostiqués positifs pour qu'ils ait ce réflexe d'appeler leur médecin il m'a dit oui je l'ai annoncé hier en rappelant à l'ensemble des Français que lorsqu qu'ils ont un test positif il ne faut pas qu'ils hésitent à appeler leur médecins par télémédecine par téléphone pas forcément en allant le voir pour qu'ils puissent les éclairer les orienter préparer leur mise à l'abri et leur donner tout conseil utile voir assurer la surveillance les médecins ont toutes leur place dans le dispositif donc c'est un exemple monsieur le ministre nous avons reçu ce matin même un médecin généraliste il nous le disait qu'effectivement il avait contact à ça mais le médecin généraliste ne peut pas rentrer directement les cas contact qu'il connaît par rapport à la plateforme puisque c'est la CPAM qui elle fait les plans contact vous voyez ce sont des choses pratiques comme ça qu'on essaie de tirer d'expérience parce que les médecins le savent bien il y en a ici dans cette assemblée qui sont sénateurs qui continuent à exercer leur profession qu' on véritablement le contact direct avec la population c'est quelque chose de simple vous voyez c'est c'est un petit peu là-dedans que l'on essaie de d'avancerci pardonnez-moi de vous avoir vous les médecins généralist sont totalement accès à M pro peuvent pas entrer directement ils connaissent les patients ils peuvent pas entrer directement en disant voz telle telle personne on gagnerait du temps par rapport à la CPAM c'est la CPM qui leur dit un certain nombre de données après avoir pris contact avec le malade alors que ces données ils les ont parce que eux sont en contact avec le malade voyez il y a process ce qui ce qui nous a été dit c'est que quand le Lab quand le Lab le test est positif le lab atoire rentre dans l'application CPAM le taux positif et et que ne peuvent plus après y rentrer de façon postérieure pour par exemple y mettre les les membres de la famille et autres donc ça ils ne peuvent pas le faire d'accord c'est pas tout à fait la même chose pardon les médecins les médecins libéraux et les médecins hospitaliers sont chargés de ce qu'on appelle le tracing de niveau 1 c'est le premier volet c'est le premier volet d'ailleurs 65 % du contact tracing au début de l'été était fait par les médecins comme quoi c'est faisable les 2/3 des patients tracés l'été par les médecins ça a chuté pendant l'été les médecins ont accès à MPR ils ont accès à contact covid qui leur permet de rentrer données la question de modifier des données dans un dispositif qui a entériné le traçage des cas contact est une question plus complexe qui passe par amé pro puisque c'est alors l'assurance maladie qui prend le relais vous avez ces trois niveaux hein le niveau 1 c'est les médecins de terrain niveau 2 c'est l'assurance maladie et pour les clusters et les cas complexes c'est l'agence régionale de santé qui s'en occupe maintenant je suis tout à fait disposé à appeler le médecin en pratique vous savez en fait dans dans mon quotidien dans mon exercice de ministre je surprends parfois les gens en les appelant avec mon téléphone assez spontanément quand j'entends qu'il y a des difficultés qui sont au jour pour qu'il m'expliquent et qu'on partage et parfois ils ont raison parfois c'est nous mais peu importe qui a raison la question c'est comment est-ce qu'on avance donc je regarderai et je demande à mon cabinet de de vérifier ce point en particulier euh je vous ai répondu du coup oui sur la question des données de l'OMS écoutez les données de l'OMS hein moi je ne suis pas chargé de l'évaluation de l'OMS il y a une mission d'évaluation qui a été initiée de l'OMS je me suis rendu au siège de l'OMS à la rencontre du docteur tedros ainsi que mon collègue et homologue le ministre allemand de la santé yens span pour rappeler notre soutien à la structure parce qu'on a besoin de l'OMS on a besoin d'une autorité et d'une organisation mondiale comme l'OMS mais il faut évidemment faire un retour d'expérience sur la façon dont les données ont été gérées traitées les recommandations apportées et c'est toute la lumière qui sera en fait sur cette question c'est pas du tout le moment de jeter le discrédit sur une institution surtout surtout sans fondement mais par contre c'est vrai qu'elle a joué un rôle important dans la crise puisquelle a apporté une expertise elle avait un regard international plus aigu que le nôtre hein le regard sur la situation chinoise et premièrees semaines il est plus aisé de l'avir à travers une institution mondiale qui partage les données en transparence qu'en passant des coups de téléphone à des amis chinois donc l'OMS nous a été utile elle a fait elle-même évoluer ses recommandations mais quand j'en discute quand on a discuté avec le docteur tedros en disant mais là sur les tests sur les masques vous avez fait évoluer les doctrine il me regarde on est médecins tous les deux on sait très bien que les connaissances changent évolue que la recherche a progressé et donc il est normal qu'on fasse évoluer les choses progressivement il aurait été tout à fait possible si on prend la question des masques par exemple mais vous allez m'emmener sur cette question j'ai pas envie de de déflorer le sujet mais il aurait été tout à fait aussi possible qu'on se que les que le l'intuition en tout cas d'après les données don scientifiques dont le MS disposait qu'elle conclut qu'il n'y avait pas de passage aérosol du coronavirus et que donc le port du masque ne s'imposait pas vous voyez donc elle a été capable d'évoluer elle l'a dit à chaque fois qu'elle a évolué nous sommes inspirés entre autres de ces recommandations nous les avons pas toujours suivi parfois nous avons anticipé un certain nombre de décisions comme sur la question du port du masque merci Sylvie vermiller merci monsieur le président monsieur le ministre vous avez dit que nous étions là pour discuter des choix qui ont été faits euh je pense que nous sommes aussi là pour discuter des choix que vous pourriez faire euh vu l'expérience dont vous disposez aujourd'hui euh j'aurais quatre questions précises la première c'est quel est le regard que vous portez sur l'efficience ou l'inefficience de santé publique France leur leur absence sur la gestion des des des stocks stratégiques du coup c'est ma ma deuxème question la question des stocks stratégiques quelle assurance quelle garantie pouvez-vous nous donner aujourd'hui sur le niveau des stocks stratégiques en médicaments en équipement de protection individuelle et puis quelle est votre position dès aujourd'hui euh quant aux vaccins qui sont annoncés euh même si ce sont des vaccins imp partiels annoncés pour la fin de l'année ou premier trimestre 2021 comment est-ce que vous vous assurer que nous pourrons euh que les Français pourront en disposer euh autant que de besoin trè question avec la reprise d'épidémie est-ce que vous veillez aujourd'hui à l'intégration du privé parmi le public avec le public est-ce que vous veillez à cette synergie on a pu voir au cours de nos auditions que alors que des hôpitaux publics étaient saturés il existaient des cliniques vides et est-ce que vous vous avez pris les moyens de de remédier à cela et 4è question euh avec l'expérience qui est la votre dans cette gestion de crise est-ce que vous imaginez reconsidérer le rôle et les moyens des hôpitaux de proximité merci alors je compte cinq questions madame la sénatrice d'abord le regard que je peux porter sur l'efficience de santé publique France santé publique France a été au rendez-vous de l'épidémiologie a été au rendez-vous de la distribution santé publique France a était percuté par sa première grande crise sanitaire d'envergure affectant le territoire français et la population française dans son ensemble je vais pas vous faire ici le le rappel de l'intégration de l'prus dans un dispositif rénové qui était santé publique France je crois que l'ensemble ou presque l'ensemble de la représentation nationale dans cette enceinte en fonction lorsque la loi a était présentée a voté cette intégration qui faisait plutôt sens mais que je ne me prive pas de réinterroger pour l'avenir santé publique France est est une agence structurée avec beaucoup de scientifiques qui produisent beaucoup de données qui sont précieuses au quotidien et qui s'est retrouvé en plus de cela d'une mission logistique qu'elle assure avec le stock avec les gestion mais avec une mission de distribution dans l'urgence il a fallu à partir d'un seul entrepô national à Marol organiser la distribution dans chaque hôpital dans chaque officine de masque de production dans l'urgence ça aussi ça peut réinterroger la façon demain de stocker les matériaux de protection est-ce qu' est-ce qu'un seul stock centralisé doit être la solution mon avis mon sentiment personnel je nai pas mes sentiments ici mais pour avoir passé énormément de temps de coup de fil nuit et jour pour essayer de comprendre comment faire sortir les camions d'un entrepôt pour aller arroser l'ensemble du territoire où les gens attendaient légitimement des masques je je je pense qu'on fera différemment mais d'ailleurs votre commission d'enquête a aussi pour pour but de nous éclairer et éclairer les décisions je l'ai annoncé très tôt au Parlement je souhaitais m'appuyer sur les travaux des parlementaires à l'Assemblée nationale et au Sénat pour dessiner le système de demain les stocks stratégiques madame la sénatrice je ne voudrais pas vous dire de bêtises dans les chiffres mais sur les médicaments on a annoncé qu'on avait reconstitué des stocks notamment de médicaments à usage de d'anesthésie réanimation de manière à être capable de traiter jusqu'à 29000 malades alors pas 29000 malades en même temps nous n'aurions pas les lit pour cela mais jusqu'à 29 malades là où nous avons accueilli au total dans la première vague 17000 malades c'est important et ces stocks de médicaments stratégiques en en réanimation anesthésie on l'avait dit avec Édouard Philippe Premier ministre de l'époque c'était un point de tension crucial nous ne sommes jamais tombé à zéro mais alors il a fallu déployer des trésors de d'ingéniosité de la sur le territoire pour pouvoir basculer des petits stocks dormants de certains hôpitaux cliniques vers d'autres hôpitaux qui risquaient d'en manquer le fait est que aucun malade n'a été extubé faute de pouvoir le maintenir en C artificiel par les médicaments à dooc mais c'est pas forcément passé loin donc nous avons pris la décision de reconstituer des stocks plus importants beaucoup plus importants que ceux dont nous disposions surtout dans un contexte où la demande mondiale explosait avec des consommations parfois multiplié par 1000 par 1000 faut même savoir qu'il y a des pays producteurs les principaux pays producteurs qui se sont retrouvés à manquer de ce type de médicament lorsqu'ils ont été eux même confrontés à la vague épidémique et pour se fournir un médicament dans la gestion en pleine crise sanitaire j'ai passé un grand nombre d' appel de qui relevait de la diplomatie internationale pour obtenir des envois et des arrivées supplémentaires donc c'est étendu et donc nous devons faire plus attention à l'avenir et c'est pour ça que nous avons un stock plus important sur les masques nous l'avons dit hein nous voulons 1 milliard de masques de stock stratégique d'État 800 millions de masques chirurgicaux 200 millions de masques FFP2 nous sommes quasiment arrivés à reconstituer ce stock à l'heure à laquelle je vous parle ce sera le cas dans la semaine ou les 15 jours qui arrivent où il nous manque peut-être 100 millions de masques chirurgiqu ad dat et nous avons quelques 60 millions de masques FFP2 de plus que ce que prévoi nos objectifs de stock stratégique nous avons également des millions de masques chirurgico pédiatrique et nous avons de quoi équiper les liades réanimation pour monter nos lid RA jusqu'à 14000 au prix d'effort énorme hein mais nous serions en état de le faire nous avons les respirateurs les médicaments et les matériels de protection pour ça sur le vaccin alors je ne sais pas si je dois vous donner ma position en tout cas la position du ministre de la santé c'est qu'un vaccin il sera proposé au français quand il existera et quand il aura démontré par les études cliniques correctement réalisé en population générale qu'il est à la fois efficass et sûr comment est-ce que nous faisons pour anticiper cela nous avons créé un consortium de quatre pays avec les Pays-Bas l'Italie l'Allemagne et la France nous avons prospecté auprès d'un laboratoire qui était le premier laboratoire à je cro en tout cas l'un des tout premier à envisager une phase 3 c'est-à-dire les phases d'expérimentation du vaccin en population générale un laboratoire anglais du nom d'AstraZeneca avec un projet de recherche développé par l'Université d'Oxford recherche publique nous avons travaillé avec ce laboratoire et nous avons fait un contrat d'intention de commande de 300 de 300 millions de doses de ces vaccins alors jusqu'à négocier d'ailleurs le prix il est pas cher en l'occurrence euh pour le jour où si ce vaccin s'avérait sûr et efficace nous puissions en disposer pour tout le territoire européen et la France peut se targuer à la demande du Président de la République d'avoir à chaque fois systématiquement organisé les choses pour que nous disposions de dos supplémentaires afin d'aider des pays qui sont en difficulté pour pouvoir s'en procurer par la suite la Commission européenne nous avons proposé la Commission européenne de reprendre le flambeau nous lui avons confié ce précontrat et la Commission européenne a organisé des comités d'experts avec des experts issus de nombreux pays dont la France d'ailleurs qui se charge de prospecter auprès de chacun des laboratoires sérieux qui a une phase avancée de développement de vaccin de manière à ce que le premier qui trouve un bon vaccin sûr et efficace on soit sûr d'en avoir sans délai pour l'ensemble de la population européenne sur les recommandations d'usage de ce vaccin antiovid et à qui il sera proposé dans quelles conditions je ne peux pas vous répondre ça va dépendre des données d'études cliniques de ce vaccin il y aura évidemment une saisine de la Haute Autorité de Santé en urgence lorsque nous aurons ces données sur le privé parmi le public j'ai évidemment lu la presse Twitter et j'ai appelé beaucoup de directeurs d'établissement lorsqu'on me disait que tel établissement n'était pas mobilisé dans le privé alors on chercher des Lida je peux vous garantir que quand vous êtes ministre de la santé que vous passez vos jours et vos nuits à chercher le moindre lid RA pour organiser des transferts sanitaires que vous appelez des ministres à l'étranger pour leur demander s'ils ont des places pour vos malades que vous montez des TGV en moins de 48 heures ce qui n'avait jamais été fait dans notre pays pour pouvoir transporter des malade là où il y avait de la place il faudrait pardon de l'expression complètement abruti pour considérer qu'il y aurait des places dans les réas de l' de la clinique du coin et ce serait pas grave on est d'accord bon je crois crois pas être complètement abruti et je crois pas que les ARS soi complètement abrutis et je ne pense pas que les médecins des établissements soient complètement abrutis s'il y a eu des retards parfois à la mobilisation du secteur privé systématiquement les agences de santé dans les territoires ont été mobilisés pour leur dire que ça devait cesser il y a eu peut-être eu des situations dans une région d'ù vous avez auditionné le directeur général monsieur le vice-président de la commission qui a pu entraîner nécessité de ma part quelques appels de sensibilisation et très vite la situation rentré dans l'ordre et j'ajoute que un moment où les cliniques CER on me faisait encore remarquer que des cliniques n'étaient pas mobilisées suffisamment le président de la Fédération Hospitalière privée monsieur Lamine Garby peut-être que vous l'avez auditionné publi des communiqués pour dire que c'était factuellement faux et que les cliniques était mobilisé donc je vous le redis tout lit utile pour des malades en réanimation ou pas en réanimation en hôpital de proximité ou en CHU en clinique privée ou à l'hôpital public tout lit utile doit être utilisé doit être doit-être et je vous le dis nous n'avons pas manqué d'utiliser l'ensemble des parcs hospitaliers j'ai pas un regard dans chaque unité de chaque hôpital vous le pensez bien mais les directeurs généraux des ARS les délégués départementaux long et je peux vous dire que ils n'ont pas ménagé leurs efforts pour évacuer des patients qui le nécessitent vers d'autres pays parfois et qu'avant de faire cela ils ont évidemment il se sont évidemment assurés que tous les lidreas sur le territoire étaient monsieur le ministre vous parlez d'une région que je connais bien je puis vous dire qu'il y a eu des difficultés au départ dans certaines régions ça a été largement remonté et commenté d'accord voilà parce que c'est la réalité parce qu'on a été confronté directement avec ça ça ne s'est pas passé partout mais soyons lucide il faut reconnaître qu'il y a des endroits où il y a eu des difficultés point c'est pas pour autant une critique c'est surtout qu'il ne faut pas et c'était la question de notre rapporteur recommencer donc précisément y y a-t-il eu des mesures pour faire en sorte que ça se fluidifie encore mieux ces relations entre le privé et le public question oui moi aussi j'avais j'avais appelé la mine Garby au moment où où il y avait ces ces articles qui euh qui qui apparaissait et on l'a auditionné dans le cadre des auditions rapporteurs que j'ai fait il y a eu il y a eu pendant quelques jours des points où il y a eu en effet une une latence entre le moment où on a mobilisé le le privé moi ce qui m'intéresserait ce qui intéresserait pour notre commission d'enquête c'est qu'on est un peu justement ce traveling arrière en disant tel tel hôpital tel clque pendant 2 3 jours on a eu qu'on puisse qu'on puisse voir la réalité parce que on est sur un témoignage d'un tel un élu qui nous dit y dans mon département tel la clinique n'a pas été mobilisée mais il faut qu'on qu'on se base sur des des choses vraiment factuelles donc si on peut avoir un moment un panorama réel de ce qui s'est passé la Fédération la FHP peut nous le faire mais si on peut croiser les données de la FHP les vôres ce serait bien non mais attendez je vais vous dire deux choses un à un moment donné je me suis dit est-ce que c'est une réalité appelé les dgdars je leur ai mis le dgdars de la région concernée j'ai mis un petit peu de pression deuxèmement j'ai dit très clairement que avec les données PMSI c'estàd les données informatiques d'hospitalisation issu de l'hospitalisation des patients tout patient tout patient qui aurait été opéré en chirurgie programmée puis adressé dans un service de soins intensif ou de réanimation d'une clinique du territoire lors même que les plans blancs étaient activés non seulement ne donnerait pas lieu au paiement des soins à l'établissement par l'assurance maladie mais que je m'occuperai personnellement d'établir un dispositif de sanction donc j'ai été extrêmement clair sur le sujet par contre quand vous parlez de remonter et de commentairire monsieur le sénateur moi une fois j'ai été interpellé au sujet d'une clinique qui avait me disait-on si lit de réanimation en appelant cette clinique le directeur m'a dit oui j'ai si de réanimation mais je ne peux pas prendre de malade covid pourquoi parce qu'il faisait c'était des lits qui faisaient partie de ce qu'on appelle les lits non covid puisquon a évidemment gardé des lits non covid dans les hôpitaux si quelqu'un fait un AVC très grave fait un infarctus ou si quelqu'un se fait opérer d'un cancer qu'il faut opérer dans l'urgence on va pas lui dire désolé les lits sont réservés pour les patients covid donc il y avait des lits également dans le secteur public qui étaient réservés pour des patients non covid et autre et d'autre part il m'a dit il y a une clinique aussi dans sur le territoire qui n'a pas forcément ses lit pleins mais attention on lui a demandé de céder ces médicaments de réanimation et l'équipe d'ailleurs est venue renforcer l'équipe hospitalière pour faire face à l'augmentation des lits donc attention enfin je veux dire moi je voudrais pas qu'on qu'on qu'on laisse à penser deux choses un qu'il y aurit des professionnels de santé avec vocation chevillé au corps qui aurait attendu le chalent en voyant que tout s'effondrait ou en tout cas tout menaait de s'effondrer autour d'eux je ne crois pas une seconde je ne crois pas une seconde et deuxièmement je ne voudrais pas qu'on laisse à penser que des directeurs de structure de territorial ce soit entre guillemets euh désintéressé du sujet de la mobilisation du parc hospitalier parce que j'ai vécu la crise avec eux je peux dire qu'ils ont vécu la crise avec moi et nous étions parfaitement mobilisés donc j'entends ce que vous dites comme remarque nous aurons les données PMSI qui nous permettront d'ailleurs d'éclairer et si je vous le dis si un établissement n'a pas été loyal dans dans cette gestion de crise ce dont je le dis je doute je rendrai volontiers publi puisque j'en serai ça monsieur le ministre il ne s'agit pas de ça il s'agit d'établissement qui avaient des livides parce que ils étaient prêts à attendre des malades covid et ils ne les ont jamais vu venir voilà ce n'est Paso mais tout à fait mais on vous les donnera il y a aucun souci là-dessus mais ce n'est pas une remise en cause ça veut dire que c'est un problème de fonctionnement d'articulation entre le public et le privé ne faisons pas une situation qui a été idylique il y a eu quelques problèmes et c'est logique ces problèmes-là et le but de notre commission c'est pas de les dénoncer c'est de faire en sorte que ça ne se reproduise plus c'est la raison pour laquelle la question de notre rapporteur est précise vous avez pris des mesures pour que ça être bien sûr de la fluidité des liens entre le public et le privé j'ajoute deux choses si vous me permettez après je je laisserai volontier la parole dans les premières semaines il fallait de l'ECMO pour faire de la réanimation que les réanimateur disait qu'il fallait aussi un équipement en ECMO c'estàd en circulation extra cororporelle or beaucoup d'établissements certains établissements privés n'en étaient pas équipés ensuite on a pu basculer et donc utiliser donc attention il y a des gens qui n'ont pas vu leur lit exploiter pour des raisons médicales d'équipement et d'organisation et lorsque les recommandation est évolué ce que je veis vous dire Monsieur le Sénateur c'est que moi je suis prêt à tout entendre parce que tout disfonction ement doit être corrigé surtout vu la période que nous sommes en train de vivre ce que je demande c'est que lorsqu'on m'interpelle sur des sujets comme celui-ci on soit également précis en allant jusqu'à me donner les établissements les dates les équipes à partir de là je peux faire un travail de rétex qui soit satisfaisant or pardonnez-moi monsieur le sénateur c'est pas du tout ne le prenez pas Madame la la rapporteur pour pour vous mais quand on me dit il y a eu des établissement qui écoutez c'est formidable mais moi on me dit qu'il n'y a pas eu d'établissement qui donc été corrigé monsieur minist et là on progresse c'est ça a été vite corrigé c'est pas la remise en cause on va pas s'éterniser là-dessus ça a été corrigé simplement il y a eu besoin de facteur de correction ce qui est légitime est-ce que dans tous les endrois maintenant il y aura plus ce type de problème simplement voilà c'est pas de dénoncer quoi que ce soit c'est pas voilà si vous avez pris des mesures et ben s'il y en a eu écoutez bon on peut pas remettre en cause les témoignages qu'on a eu depuis des heures et des heures d'audition nous nous prenons Act de ces témoignages on peut dire que tout s'est bien passé on a constaté un nombre de morts qui était quand même important en France par rapport à d'autres pays donc on peut se dire aussi qu'on peut peut-être encore améliorer les choses mais je sais que c'est votre volonté monsur pasutre contzmoi aidez-moi en me donnant les élément factuel tout à fait et on vous aidera vous inquiétez pas ah pardon sur les hôpitaux de proximité le séure de la santé d'abord la loi ma santé 2022 apporté une ambition très forte pour les hôpitaux de proximité puisque vous savez que nous souhaitons y rétablir et nous avons commencé à le faire des plateaux technique de la biologie de l'imagerie restaurer parfois de l'activité l'activité d'urgence pour transformer et continuer la modernisation de ces hôpitaux qui a commencé d'ailleurs avec Marisol Touren dans un mandat précédent et qui avait donné un statut et un financement péren à ces établissements le sigure de la santé va plus loin et le plan d'investissement d'ailleurs de 6 milliards d'euros plus la reprise de dett permettront de compléter de conforter cette modernisation pour restaurer au cœur de l'ensemble des territoires y compris les moins peuplés des hôpitaux de Lig Deon pour accueillir les malades merci et votre regard sur santé publique France vous nous avez donné des des faits par rapport au stock à la logistique à la distribution mais votre regard sur santé publique France et l'intégration de l' prus que l'on a voté pour un grand nombre vous l'avez rappelé est-ce que finalement c'est une bonne chose ou est-ce que il y a quelques modifications apportter par rapport à sa réactivité en période de crise c'était la question de Sylvie vermiller l'organisation de santé publique France dans les territoires à mon sens mériterait d'être réinterrogé les fameuses cires qui sont en lien avec les ARS mais qui ne sont pas sous tutelle en proprement parler ARS il faut intégrer la recherche fondamentale la recherche appliquée et la question logistique dans un appareil qui soit pleinement performant et qui pour ça dispose de tous les outils donc dans les territoires je pense qu'il est important de de se reposer question et ça ira d'ailleurs jusqu'au stock de matériel de protection davantage territorialisé qu'il l' aujourd'hui davantage territorial je vous ai répondu sur ce point-là et je vous ai dit les grandes qualités de santé publique France pour pouvoir fournir des données ce qui fournissent d'ailleurs toujours aujourd'hui avec je peux vous le dire application en précisant certain nombre de choses parfois ça a pu créer de la confusion et j'ai pu être amené à le dire je vous donne un exemple Canté publicque France a été l'organe qui comptabilisait et publiait le nombre de tests réalisés dans notre pays avant que nous ayons cidep santé publique France publié sur son site un nombre de tests fortement sous-évalué par rapport à la réalité semaine après semaine et indiquait d'ailleurs sur son site que ce nombre de tests était estimé sur la base d'échantillon de laboratoire public et privé d' public et privé donc plusieurs fois j'ai appelé la président de santé publ France en lui disant peut-être qu'au lieu de publier des chiffres qui sont sous évaluer parce queà l'époque on me faisait reproche de ne pas tester que les chiffres publiés tout était basé sur ces chiffres là mais eux me disaient vous savez on fait des études statistiques on n'est pas en train de dire qu'on est on n pas dans notre rôle en colligeant la totalité des choses on explique clairement sur no sites que ces tests sont sous-évalués de fait puisque nous les établissons à partir d'un échantillon de laboratoire et pas de façon exhaustive nous n'avions pas d'outil de mesur et de comptabilité supplémentaire donc nous avons eu énormément d'échanges avec santé publique France sur la question des masques évidemment et d'autres questions et je continue d'avoir des échanges avec eux sur un certain nombre de choses regardez mais on peut pas le on peut pas leur demander de faire un travail qui soit à la fois un travail de rendre compte à un moment donné de la situation et dans de modélisation d'étude épidémiologique par anticipation un exemple c'est lorsque vous voyez les courbes qui sont publiées d'incidence et que du fait des retards d'inscription de certaines données dans le cidep et bien on pourrait avoir faussement l'impression qu'il y a des incidences qui baissent et que la situation s'améliore mais santé publique France alerte là aussi dans son bulletin en disant attention les données ne sont pas consolidées il faut les regarder avec 4 ou 5 jours de recul pour avoir véritablement l'incidence donc si vous regardez les données brutes de SPF vous dit et vous comparez la réalité vous dites mais qu'est-ce qu'ils font et en réalité ils font un travail qui est un travail qui est sérieux sur la base des données dont ils disposent bon est-ce que on peut est-ce qu'on peut changer les choses oui on changera des choses je je vous le dis et notamment en matière de de gestion de crise mais on change pas les les choses en cours de route en tout cas pas en profondeur parce qu'il nous faut de la stabilité il nous faut de la stabilité dans le moment mais viendra l'heure de se poser les questions et de proposer des réorganisations de la modernisation partout où ça fait partout où ça fait sens croyez-moi merci merci Bernard jaumier merci monsieur le Président Monsieur le Ministre donc vous nous avez expliqué votre stratégie si si je l'ai bien compris c'est de maintenir la circulation du virus à un niveau tel que l'ensemble des activités de soins usuel puissent se poursuivre pour ne pas pas de nouveau avoir cet effet collatéral sur des ruptures de chaînes de soins et donc juste une précision pour être bien claire euh ça passe par l'augmentation si nécessaire euh des moyens hospitaliers un reformatage et vous avez cité donc le chiffre d'une progression jusqu'à 14000 délit de réanimation donc c'est juste pour être clair si j'ai mal compris vous vous vous le reprendrez mais sinon donc vous êtes dans cet état là d'esprit maintenir cette circulation de virus avoir une marge supplémentaire pour augmenter si besoin les moyens hospitaliers les moyens de réanimation et dans cette jusqu'à cette limite là le fonctionnement usuel des hôpitaux ne sera enfin sera impacté au minimum en tout cas il y aura pas l'impact qu'il a eu au printemps j'ai quelques questions à vous poser la première est sur la stratégie de lutte contre l'épidémie avec euh on a vu se mettre en place donc la stratégie sur les masques sur les gestes barrières sur la distanciation physique et qui paraît on va dire à peu près abouti on peut toujours en discuter des modalités et probablement d'ailleurs relativement efficace puisque la reprise de circulation du virus n'a pas du tout la cinétique qu'elle avait au printemps et puis le deuxième pilier qui est la stratégie tester tracé isolé le Premier ministre avait choisi protéger pour des raisons politiques sans doute mais la stratégie scientifique c'est tester tracé isolé euh et cette stratégie là le constat est largement partagé et documenté qu'elle est dysfonctionnelle donc je vais pas reprendre l'ensemble des données nous avons eu des auditions ces jours derniers sur la question des tests des délais pour accomplir les tests qui souvent ont dépassé et depuis plusieurs semaines le délai de contagiosité donc qui impacté la capacité du test à permettent une rupture des chaînes de transmission c'est donné confirmé par la CNAM qui lors des traçages se rend compte que 80 % des personnes testées positives n'avaient pas été identifié comme cas contact donc beaucoup de chaînes de transmission échappent euh à cette stratégie et dans le volet isolement un discours qui est parfois difficile à comprendre mais bon parce qu'il a beaucoup bougé aussi au au fur et à mesure des connaissances hein je notamment hein sur les durées d'isolement mais qui à l'échelon individuel on va dire est porté enverss l'opinion publique mais pour les personnes qui sont en habitat collectif et communautaire une absence de solution qui est proposée et donc toute cette stratégie euh sur laquelle vous travaillez actuellement euh son côté dysfonctionnel et probablement pour une large part responsable de la reprise de circulation du virus comment est- on arrivés là alors qu'il n'y a plus de problème quantitatif en terme de test il faut saluer cette action là et que cette stratégie est bien établie depuis plusieurs mois et que la période estivale aurait pu permettre de l'affiner et de la mettre en œuvre pour éviter ces reprises question suivante il m'en reste deux nous avons euh quand nous avons auditionné aussi Benia elle elle nous rappelait le constat qu'elle avait fait quand elle était membre du gouvernement de que la demande de la société et c'est essentiel ce que la façon dont se comporte une société quand une épidémie survient était une demande de transparence et d'horizontalité hier vous avez annoncé des décisions et on a constaté que les élus des territoires concerné semblaient n'avoir pas été concerté les acteurs locaux de ces territoire les acteurs de santé les élus locaux les acteurs du système médico-social pourquoi n'ont pas a-il été consulté en amont de l'annonce de ces décisions comment est-ce que actuellement ces concepts d'horizontalité et de transparence sont mis en œuvre dans la façon dont vous élaborez vos décisions et pour être encore plus précis au cours de des auditions beaucoup ont mis en avant le rôle du couple préfémère on a tout de même un peu le sentiment que là c'est le préfet qui donne les ordres au maire et il y a un troisième membre dans le couple c'est le ministre qui donne les instructions au-dessus et ça ça n'est il y a quelque chose qui n'est pas compréhensible qui provoque beaucoup de révolte beaucoup de colère et qui risque d'impacter parce que c'est ça le vrai problème on en a discuté au cours de nos auditions avec un certain nombre interlocuteur si les réponses autoritaires étaient les plus efficaces du monde ma foi on est une démocratie malgré tout mais euh peut-être certains accepteraient de d'entendre ce ce discours là mais il y a un risque fort que ça impacte l'efficacité des des décisions qui ont été annoncées et ça me permet d'en venir à ma dernière question qui est la question du lien de confiance qui est essentiel je crois qu'on a tous été très marqué lors de nos auditions notamment du mois de juillet où nous avons auditionné ceux qu'on appelle les acteurs de première ligne du fait que leur discours était un discours de colère de colère et de ressentiment vis-à-vis des autorités publiques et pourquoi c'est marquant parce que j'allais dire et je voudrais que mes propos je ne soi pas mal interprétés mais ce sont des acteurs qui sont des acteurs qui sont parfaitement insérés dans notre société des ce ne sont pas des personnes person qui vivent mal l'insertion dans notre société et qui légitimement ont un discours vis-à-vis des institutions comme on peut le voir qui est systématiquement de rejet nous avons entendu des pharmaciens des médecins des infirmières des aides à domicile des professionnels du grand âge et cetera tous nous dire qu'on ne les avait pas respecté et qu'on les avait pas respectés notamment parce que au moment où ils étaient vivaient des penurines matérielles les autorités ne reconnaissez pas ne prononcez jamais ce mot de pénurie et la la la distension de ce lien de confiance est souvent cette rupture est extrêmement préjudiciable préjudiciable à la façon dont notre pays peut faire face à l'épidémie donc monsieur le ministre est-ce que vous vivez la rupture de ce lien de confiance est-ce que pour vous c'est un élément de préoccupation ce dont je ne doute pas par ailleurs mais comment comment comptez-vous répondre à cette rupture quel mot comptez-vous prononcer à quelle valeur allez-vous vous référer pour que dans notre pays les institutions en charge de la santé les autorités politique et l'ensemble de la société ensemble marche et fasse bloc dans la lutte contre l'épidémie je vous remercie merci Monsieur le Ministre j'aimerais commencer presque par répondre à votre dernière question monsieur jaumier mais je vais les prendre dans l'ordre si vous êtes d'accord l'augmentation des moyens hospitaliers je vous confirme ce que j'ai dit nous sommes en mesure d'augmenter si la situation était nécessaire l'équipement en ligne soins critique réanimation à 14000 pour pouvoir accueillir beaucoup de malades au pris d'efforts considérables de déprogrammation massives de transformation de bloc opératoir de salle de réveil en salle de réanimation nous avons les respirateurs nous avons les médicaments le personnel soignant est fatigué mais il est toujours mobilisé lorsqu'on a besoin de lui parce qu'il a une vocation ont chevillé au corps et c'est ce qui d'ailleurs fait l'honneur des soignants dans notre pays la stratégie n'est pas de maintenir une circulation du virus hein monsieur le sénateur la stratégie est d'enrayer la circulation du virus d'écraser la circulation du virus je parlais cet été de traquer le virus plutôt que ce soit lui qui nous traque traquer le virus l'affaiblir le plus possible le mettre au niveau le plus bas possible nous avons réussi à le faire avec des mesures extrêmement fortes dans une situation qui échappait à toute autre modalité de de gestion en sortie du du confinement par contre la stratégie de de réponse et ce qu'on appelle les mesures de gestion ce fameux pilier 3 comme les restrictions de circulation les grands les diminutions des pas les restrictions de circulation les restrictions de rassemblement des grands rassemblements jusqu'à des mesures qui peuvent toucher les bars voir les restaurants et des mesures qui sont douloureuses très douloureuses pour pour notre pays pour les gens qui travaillent dans C dans ces secteurs et pour les gens qui aiment les fréquenter ces décision là elles sont fondées sur le strict niveau de pression sanitaire d'ailleurs nous avons mis en place des indicateurs j'en ai parlé 30 % de patients covid en réanimation c'est une alerte sérieuse qui fait basculer un territoire 60 % en tout cas en fonction de la situation territoriale est une autre alerte sérieuse qui peut engendrer encore d'autres types de décision la pression sanitaire nous n'avons jamais opéré desune gestion sur la base de chiffres de courbees mais sur la base d'une pression sanitaire alors la pression sanitaire étant le reflet de l'évolution de l'incidence notamment chez les personnes âgées et vous imaginez que c'est l'indicateur que nous suivons pour pouvoir opérer quand vous dites que le tracé tester tracé protégé et dysfonctionnel je je je n'ai pas dit autre chose que le fait que nous avions nous rencontrions des difficultés importantes pour assurer aux Français qui nécessitent et qui sont publ prioritaires l'accès au test dans les bons délis vous l'avez souligné je vous en remercie nous sommes montés même plus à 1200000 mais à 1300000 tests par semaine ce sont les que j'avais hier grâce à la mobilisation extraordinaire de l'ensemble des laboratoires publics et privés qui continue d'acheter des machines pour faire de la PCR qui continue de commander les machines avec une tension mondiale très forte donc les machinesarrivent arrivent encore au comp de goutte mais on va continuer les laboratoires s'apprêtent à faire encore davantage de tests demain davantage ce que j'ai dit cet été souvenez-vous cet été je disais aux gens si vous devez vous faire tester n'hésitez pas à aller vous faire tester on est de on a de quoi faire à l'époque on me disait vous avez dit Monsieur le Ministre qu'on ferait 700000 tests on en fait que 4 100000 j'ai dis mais on est capable d'en faire 700000 mais aujourd'hui le virus circule peu les gens ont peu de symptômes on est au cœur de l'été et j'ai prévenu d'ailleurs en conférence de presse avec le premier ministre Jean Castex à la fin du mois d'août que les semaines de rentrée est sans doute s'accompagné de tension sur l'accès au test sans doute s'acompagn parce que les gens rentr de congé les gens rentrrai en entreprise où on leur demandait de se faire tester parfois de façon d'ailleurs hors de de toute justification mais c'est ainsi et puis en plus la pression sanitaire a commencé à monter et si vous faites le calcul avec moi vous avez aujourd'hui on on connaî on a des données sur 80 % des gens qui se font tester c'est le niveau de satisfaction de remplissage du cidep sur ces 80 % on sait déjà qu'il y a 28 % de patients symptômatiques ils n'ont pas tous le covid mais ils viennent avec des symptômes ou en tout cas ils disent venir avec des symptômes ce veut dire rapporter à 100 % ça fait à peu près déjà un/3 quand vous avez un diagnostic vous avez deux à trois cas contact ça veut dire que chaque jour vous avez à peu près 35000 40000 cas contacts qui se font tester vous ajoutelez à cela une bonne dizaine de milliers de soignants des aides à domicile et donc vous arrivez déjà à un nombre conséquent et en fait plus la pression sanitaire monte plus le nombre de gens positifs et cas contact monte plus le public prioritaire augmentent donc face à cela la priorisation qui avait été demandée au début du mois d'août a fonctionner jusqu'à ce qu'elle ne fonctionne plus et c'est allé très vite et croyez-moi je le déplore c'est pourquoi nous travaillons sans relâche avec les agences de santé avec les préfecture avec les laboratoires et donc j'ai présenté les des dispositions qui sont des dispositions efficaces pour pouvoir permettre à chacun lorsqu'il le justifie par son état de santé de bénéficier du test sans délai c'est le cas des barnom en Île-de-France c'est 20 barnom qui seront capables de faire chacun 500 tests par jour entre 8h et 14h ils sont réservés au strict public prioritaire et les laboratoires s'engagent à avoir un rendu de résultats dans les 24 48 he je l'ai dit hier soir aussi en toute transparence devant les Français j'ai rien à cacher monsieur le sénateur et du coup j'ai pas grandchose à vous apprendre que vous ne sachiez déjà c'est que les 2/ers des tests aujourd'hui sont rendus dans les 48 heures à l'échelle du pays mais là où ça n'est pas le cas là où ce n'est pas le cas notamment dans les métropoles et notamment en île-de-fance c'est problématique et c'est pour ça que nous mettons le paquet pour réduire ces fil d'attente est-ce que c'est ça qui est responsable de la reprise épidémique je ne le crois pas monsieur le sénateur je ne crois pas ce n'est pas responsable de la reprise épidémique des pays qui ont mis en place un testé tracé isolé port du masque systématique chez tout le monde avec une culture de ça qui date de plusieurs années parce qu'ils ont connu des grandes pandémie ce sont pris des vagues épidémiques y compris au moment où il s'éend dé pas je pense par exemple au Japon qui n'a jamais rencontré la moindre difficulté ils sont structurés comme ça dans leur système de santé parce qu'ils ont fait face à des épidémies que nous n'avons pas connu et qui font qu'ils ont fort de leur expérience était capable de bâtir un système quasiment infaillible et malgré ça ces pays-là ont été percutés d'autres pays on m'a cité je crois ici dans le Sénat déjà le cas d'Israël qui était un exemple de pays qui était capable de faire face aux choses très bien mais Israël à l'heure à laquelle je vous parle est totalement confiné totalement confiné l'Allemagne que vous citez régulièrement comme un exemple et vous avez sans doute raison de le faire l'Allemagne a été la la première le premier pays européen à reconfiner des régions entières lorsque alors même que le virus circulait très peu en réalité le virus il a des zone d'activité aigu avec des périodes épidémiques plus ou moins intenses nous travaillons pour qu'elle soit de moins le moins intense possible avec le moins d'impact sanitaire et des période d'acalmie où les gens sont plus vigilants moi j'ai passé mon mois d'oût monsieur le sénateur pouvez pas dire autre chose passé mon mois d'août aller dans tous les territoires à faire des des alertes quasi quotidiennes aux Français en leur disant qu'on avait des signes de repris épidémiqu dans les populations jeunes notamment Marseille et je vais y venir en disant attention parce que quand le virus circule chez les jeunes l'exemple international notamment en Floride et ailleurs nous montre qu'il finit par passer chez les moins jeunes et à l'époque vous aviez des experts parmi ceux que vous citez comme étant en rupture de confiance avec nous qui sur les plateaux télé disaient c'est peut-être pas mal si les jeunes se contaminent les uns les autres non mais je ve dire il faut aussi se rendre compte que un certain nombre d'experts y compris que vous avez reçu je ne dis pas que vous les avez reçu avec le tapis rouge monsieur leateur je c'est pas du tout ce que je dis c'est pas du tout ce que je dis d'expert considéraent que le virus avait muté pour être devenu moins dangereux souvenez-vous de ce mois d'août le virus a muté il est moins dangereux les jeun ne se contaminent pas ils font pas de forme grave il y aura pas de deuxième vague et cetera et cetera ce n'est pas le discours que j'ai tenu jamais j'ai eu un discours d'alerte de sensibilisation et je suis allé dans les territoires dans lesquel le virus circulait pour dire attention il faut prendre maintenant les bonnes mesures il faut prendre des mesures de gestion parce que sinon le virus va repartir de plus belle il va contaminer les personnes fragiles et on aura un impact sanitaire parce qu'il y a pas de raison de penser qu'il est muté et c'est ainsi que je viens au point suivant sur la consultation et la concertation avec les élus je vais vous donner deux éléments de réponse d'abord je je considère qu'il est fondamental d'avoir la confiance des élus et de travailler avec eux parce que c'est difficile quand vous êtes ma d'une grande ville c'est très difficile et moi je vais je vais vous je vais remercier des maires qui qui correspondent à différents partis puis vous verrez avec eux si c'est loupé vous vous débrouillerez c'est pas je vais remercier le maire de Montpellier Michael de lafusse je vais remercier le maire de Toulouse Jean-Luc moudin je vais remercier la maire de Lille particulièrement Martine au je vais oui je vais remercier l'ensemble des maires monsieur Gael perdriillot à Saint-Étienne je vais remercier Madame hiidalgo maire de Paris je vais remercier Madame apéré maèire de Renn l'ensemble de ces maires et bien d'autres je les ai eu au téléphone hier après-midi dans l'intervalle entre les prises de décisions au Conseil de défense et les annonces de décision du Conseil de défense et et l'ensemble l'ensemble l'ensemble s'il vous plaît s'il vous plaît monsieur le ministre à la parole l'ensemble de ces élus que j'ai cité ont fait preuve d'une réceptivité à l'égard et le maire de écologiste de Grenoble Éric Piol et d'autres encore l'ensemble des maire que avec les qui j'ai pu discuter en présentant les données épidémiologiques et les mesures en leur annonçant qu'ils auraient une une concertation avec le préfet comme c'est la méthode pendant 48 he pour adapter pour adopter pour adapter les mesures propre à chaque territoire en fonction de la situation épidémique je peux vous dire que je n'ai pas eu de difficultés la situation marseillaise c'est pas pour pointer du doigt des élus mais j'ai eu c'est vrai en fin d'après-midi le premier adjoint maire de Marseille j'ai eu également le président de la région de Marseille la mèire de Marseille je l'ai eu la mère de Marseille j'ai dû l'appeler madame la sénatrice si vous considérez que je dis n'importe quoi suis sous serment il vous il ne tient qu'à vous de d'engager la procédure qui vous plaira sinon je continue s'il vous plaît continuez monsieur min j'ai eu la j'ai eu la mère de Marseille au téléphone plusieurs fois cet été que j'ai d'ailleurs moi-même appelé et qui plusieurs fois m'a appelé pour que nous échangions et je l'ai sensibilisé au mois d'août en lui expliquant que les indicateurs à Marseille devenaient mauvais qu'il y avait des contaminations chez un milieu jeune qu'il y avait des soirées qu'on me déclarait sur des rooftop en a d'ailleurs elle était tout à fait consciente de ça et bien et bien est totalement en phase avec ce que je lui disais ce que nous échangions qu' y avait des soirées qui étaient notamment sur des rooftop qui pourent rassembler plus de 1000 personnes sans masque sans protection et que c'était dangereux pour l'évolution de la situation le nous avons eu un conseil de défense qui a traité de la situation marseillaise qui a proposé la mise en place concertée entre le préfet et les élus d'un couvre-feu qui affecterait les bar les lieux de sortie à 11h du soir avec des contrôles et cetera pour essayer de freiner la diffusion et de montrer aussi à la qu'attention attention la situation commençait à devenir périlleuse je me suis rendu à Marseille le 27 août et j'ai passé je crois plus de 2 Hees en préfecture de Marseille à discuter avec les parlementaires les élus de la ville de la métropole du département de la région et plusieurs maires de communes adjacentes de Marseille j'ai également rencontré la mire de Marseille en préfecture de Marseille pendant plus d'une demi-heure et des échanges que nous avons eu nous regardent ce que je peux vous dire c'est qu'à l'époque je leur ai dit que si nous ne prenions pas rapidement des mesures de gestion pour enrayer la circulation du virus il était à craindre que nous soyons obligé de prendre des mesures plus fortes plus tard plus fortes plus tard j'ai discuté également à la suite de cela avec les élus marseillais qui considérait que consulter n'était pas concerté sans doute mais concerté ne veut pas dire forcément tomber d'accord ça ne veut pas dire forcément tomber d'accord et à un moment donné le principe de responsabilité il doit primer et lorsqu'il faut protéger la vie des gens lorsqu'il faut prendre des mesures même difficiles pour éviter qu'il y a des gens qui meurent il y a une personne sur TR en réanimation qui a moins de 65 ans et quand bien même il y a deux personnes sur trois en réanimation qui plus de 65 ans ce sont des personnes qui n'ont pas demandé à aller en réanimation ce sont des personnes qui ont demandé à être protéger et enrayer la circulation du virus protéger les hôpitaux protéger les réanimations protéger et soulager les soignants vu la vague épidémique que nous avons connu dans notre pays ça me paraîttre agir en responsabilité et je l'assume et je l'assumerai à chaque fois que ce sera nécessaire on peut discuter de la qualité d'une concertation de la rapidité monsieur le sénateur jaumier je vous ai lu dans la presse dire que le ministre de la santé était sans AR en train de courir après le virus si vous voulez que nous ne courons pas après le virus monsieur le sénateur il faut accepter l'idée que nous soyons obligés d'acter un certain nombre de décisions rapidement cont tenu de la situation sanitaire et si à chaque fois que nous devons prendre des décisions nous devons nous donner des jours de discussions jusqu'à ce qu'on arrive à tomber d'accord ou non sur des mesures de gestion alors nous serons véritablement en train de courir après le virus moi je ne me laisse pas de boulet les boulets c'est pas la concatation c'est les jours de délai entre le moment où on observe et le moment où on doit agir j'ai entendu les critiques sur les mesures de gestion prises soi-disant trop tard au printemps le confinement qui était trop tard et puis le confinement qui était trop long puis le déconfinement qui était trop tard puis le déconfinement qui était trop tôt don acte quand vous parlez de la confiance monsieur le sénateur moi il y a une chose qui est claire chez moi c'est la constance dans le fait d'assumer les décisions de les prendre et des mécanismes de concertation qui font que ces décisions sont prises sur la base de recommandations scientifiques en conseil de défense et de sécurité nationale sous la responsabilité du Premier ministre et du président de la République alors merci pour vos réponses monsieur le ministre vous avez remarqué tout de même que dans cette commission d'enquête nous avons très peu parlé des mois de mars avril mai parce qu'en fait on a on a constaté que globalement les pouvoirs publics avaient pris dans le feu de l'p mis probablement les mesures qui s'imposaient en tout cas on n pas eu des acteurs de terrain hormis la question de cette distance avec les responsables politiques que j'ai soulevé et je pense que la qualité de la réponse ne permettra pas de faire beaucoup progresser les choses et j'en suis navré mais si vous voulez que j'insiste monsieur le ministre nous avons entendu hier deux ministres une qui a dit le problème c'est la culturation scientifique des Français mais qui ne a aucun un moment n'a envisagé le défaut de culture de santé publique des responsables politiques et de l'appareil d'État qui est quand même aussi une question qui est pas inintéressante qu'on pourrait regarder quand même tranquillement plutôt que dire à culturation scientifique des Français et une autre ministre dont le plaédoyer pour nous faire part de son instruition au mois de janvier était assez convaincant et j'avais eu l'occasion de le dire puisque vous aimez faire référence aux propos pu des uns et des autres était assez convaincant mais ses propos pour nous expliquer pourquoi le le le rela ne s'est pas fait faire des décisions rapides là n'était pas du tout convaincant et d'ailleurs à ce sujet elle nous a rappelé qu'on était en débat sur la loi bioéthique pendant qu'elle se préoccupait de l'épidémie elle avait tout le loisir d'en parler avec le président de la commission des affaires sociales qui était assis à de mètres d'elle donc avec les parlementaires avec d'autres institutions et ça n'a jamais été fait donc on vous appelle je vous appelle juste non pas à vous vous citez des tas de personnes qui sont extérieur qui ont tenu des propos qui qui conviennent pas qui sont des oui don tact on y a eu droit ici vous en faites pas c'est pas parce qu'on écoute qu'on prend pour nous et qu' qu'on fait opinion de ce qui nous est dit et l'affrontement parfois ces derniers jours vous l'avez vu assez assez difficile la question n'est pas là la question et de comprendre une ministre a une intuition juste elle comprend qu'il se passe quelque chose pourquoi les décisions sont moins rapide que dans d'autres pays la question n'est pas de comparer point à point la situation des pays vous parlez du Japon vous dites ah ouais le Japon vous savez c'est pas parce que ils ont bien testé tracer isolé que l'épidémie s'est arrêta oui mais Japon ils ont pas fermé les restaurants non plus si on prend point à point ces comparaisons ne valent pas raison par contre ce que nous nous avons fait la façon dont notre pays a réagi puis notre société c'est là où je voulais vous interroger parce que évidemment que vous venez nous expliquer que vous êtes un homme engagé engagé dans la santé publique de longues dates que vous prenez beaucoup de décision vous avez au mois d'août compris que ça il y avait quelque chose qui ne fonctionnait pas mais alors pourquoi cette stratégie dont vous reconnaissez qu'elle elle est dysfonctionnelle tester trac et isolé pourquoi pourquoi est-elle restée si longtemps dysfonctionnelle et est-elle encore en partie au jour d'aujourd'hui nous voulons comprendre ces mécanismes là c'est ce qui nous intéresse et non pas de mettre en cause telle ou telle personne donc vous pouvez garder un ton mesurer et posé ne pas vous emporter et vous verrez on avancera sur ces questions on monsieur le ministre on ne doute pas de votre sens des responsabilités Catherine Desroche non mais j'avais levé la main mais en fait Bernard jum a dit parce que ma première question c'était quand même celle-ci euh agès Bua nous a dit que lorsqu'elle est partie et pourquoi il y a eu un moment ce alors c'est vrai que parmi tous les membres du gouvernement qu'on qu'on a reçu du gouvernement passé ou actuel je l'ai dit on n pas eu beaucoup d'autocritique bon je l'entends c'est toujours difficile lorsqu'on est un homme politique de de reconnaître des erreurs mais est-ce qu'il y a des points quand même où en effet par rapport à ce qu'on vient de dire il y a eu un moment pour une raison X ou Y un temps de latence si oui pourquoi et comment vous souhaitez corriger maintenant je comprends totalement votre votre question je vais juste répondre sur le la question de la culturation scientifique et cetera monsieur le sénateur oui soyez monsieur le ministre bien concis maintenant dans vos réponses les questions sont précises elles sont précises mais j'en suis déjà à une vingtaine de questions monsieur le sénateur et je répondrai autant de questions que vous le souhaiterez mais c'est pour dire que c'est c'est des questions qui sont complexes il y a il y a une il y a eu un sondage qui est sorti il y a quelques semaines en France pensez-vous que tel traitement soit efficace contre le coronavirus on peut déjà se poser la question de ce qui peut passer par la tête d'un sondeur pour se dire que les Français ont nécessairement un avis sur un traitement là où la communauté scientifique n'a pas forcément postulé il y avait une quarantaine de pour de Français qui considéraent que le traitement était efficace de mémoire un autre entage assez important qui considérait qu'il n'était pas efficace il y avait je crois 20 ou 22 % de Français qui ont répondu je ne sais pas je je vais pas vous faire le coup de 60 millions d'épidémiologistes et et la santé quand guilem avait dit avait écrit la santé a remplacé le salut c'est devenu un dogme myth c'est devenu aussi un objet politique puissant le droit à la santé la nécessité de sécurité sociale et de sécurité sanitaire ont émergé comme des revendications politiques tout à fait légitimes au au moment où le patient se transformer se métamorphoser en usager de la santé et c'est très bien c'est très bien il y a eu la grande loi du 4 mars 2002 de Bernard couchner sur les droits des usagers des droits des patients et on assiste à cette transformation aussi irrigué par les réseaux sociaux par les chaînes d'info enue et cetera et on voit donc se succéder sur l'ensemble des plateaux sur les réseaux sur Twitter énormément de gens qui vont dire une chose et son contraire parfois quand on a de la chance ce sont pas les mêmes personnes qui disent une chose et leur contraire d'une journée sur l'autre parfois quand on a moins chance ce sont les mêmes personnes qui sont capables de vous dire une chose et sont contraire ils sont rarement c'est arrivé réinterrogés sur leurs propos du passé mais tout cela je pense crée beaucoup de confusion ça veut pas dire que la science soit l' panage des sachants et des scientifiques et moi je suis médecin comme vous monsieur jaumier et je considère que une information doit être claire loyale et appropriée et qu'elle doit être comprise par les personnes donc il faut faire en sorte qu'une information puisse être comprise et pour cela il faut être d'abord transparent dans les données dont nous disposons pour décider ce que j'ai fait encore hier en montrant les courbes les anticipations les simulations les modalisations en mettant les réserves d'usage parce que la science n'est pas imparable et il faut expliquer et prendre le temps d'expliquer de réexpliquer le pourquoi des décisions sur le sur savoir vous me dites parfois vous avez trop tardé à prendre des décisions je ne suis pas là pour faire le moratoire sur les décisions la façon que je les prendre je vous invite juste à faire le par entre ce que vous me dites et ce que vous m'avez demandé juste auparavant vous décidez sans prendre le temps de consulter les gens ou s'en prendre le temps d'avoir une vraie constatation parfois 2 jours c'est trop parfois 2 jours c'est trop tard et lorsque vous avez des chiffres sanitaires qui montent et une pression sanitaire qui monte de jours de jours ça peut faire la différence de jours ça peut faire la différence donc oui il faut répondre en urgence j'étais neurologue en unité de soins intensif neurovasc ulaire à m'occuper des AVC à faire des tromboises on dit là-bas que le temps c'est du neurone quand j'ai commencé on disait qu'on avait 1h30 pour trombolyiser un malade sinon il risquait de garder un handicap à vie physique moteur sensitif ou perdre le langage à vie donc prendre des décisions dans l'urgence les assumer les expliquer ça fait partie intégrante de ma formation professionnelle de ma vocation de médecin donc je l'assume pleinement je dis pas que c'est simple je dis que oui parfois il faut prendre des décisions qui sont rapides et parfois on peut pas les prendre trop vite non plus et pour madame de roche je pourrais vous faire ici la liste intéressante des des mot moment où j'ai eu à à tenter par tout moyen d'accélérer enfin tout moyen LGO et raisonnable d'accélérer des processus de décision c'est pas simple et si vous me demandez de savoir si je suis satisfait de la façon dont tout a roulé et tout c'est non non madame de roche Catrice évidemment que non il y a eu plein de fois où d'ailleurs la presse en est fait écho sur les tests salivaires sur les tests antigéniques que j'ai trouvé que les recherches étaient trop longues ou quand pour expérimenter un traitement selon un protocole très célèbre j'appelle des équipe médicale d'un grand CHU pour leur dire ce serait bien que vous reproduisiez cette expérimentation pour qu'on puisse avoir des données on vous accordera un comité de protection des personne à CPP on vous autorise la recherche on la finance ne vous embarrassez pas faites-nous un protocole simple basique pour qu'on puisse avancer et qu'au bout de 2 semaines le protocole est pas envoyé qu'on vous l'envoie un jeudi soir et qu'on vous dit bah du coup le comité des personnes se réunira la semaine prochaine pour statuer non je veux vous réunissiez samedi donc il faut réunir les gens samedi par en visionférence parce qu'ils peuvent pas être réunis physiquement et puis ensuite bah il y a des amendements sur le protocole et et finalement vous vous prenez un mois dans la vue évidemment que si vous me posez la question de savoir s'il m'est arrivé d'enrager considérant que les choses étaient trop longues oui je vais vous donner une anecdote et j'arrêterai là merci monsieur je vais vous donner une anecdote et j'arrêterai là pour que chacun puisse aussi lorsqu'il a fallu qu'on a lorsqu'on a manqué des couvillons en France parce que c'est un producteur italien qui était le premier producteur mondial et que les frontières étaient fermées il y a une femme formidable qui tient une entreprise familiale dans l'heure qui s'appelle madame Lemoine et que je remercie que j'ai reçu au ministère qui faque des cô ton tige et qui m'a dit les écouvillons je peux les fabriquer je vais transformer une usine de production elle a fait son process industriel très rapide mais comme c'est un dispositif particulier les couvillons il faut le stériliser il faut que ce soit l'embout et cetera il faut forcément ça prend du temps donc entre le moment où je manquais des couvillons pour faire des prélèvements en France où j'avais une usine qui était capable de produire des écouvillons mais où j'ai eu la validation définitive que les nouveaux écouvillons pouvaient servir sur les malades il s'est écoulé des semaines et on dit mais c'est pas possible je préfère encore avoir des écouvion comme ça mais non parce qu'il faut quand même des processus de validation scientifique on fait gaffe à tout on fait gaffe à tout quand des masques arrivent de Chine même si vous en manquez sur le territoire vous les distribuez pas si la douane n'a pas vérifié que les masques sont conformes et efficaces et efficients et ça prend des jours et ça prend des jours entre le moment où vous décidez de quelque chose et le moment où la chose est opérationnelle et efficace ça prend des jours nous avons un système particulièrement normatif en France nous avons fait sauter un paquet de normes qui était illusoire et dérisoire pendant la période j'ai signé des décrets des arrêtés à tour de bras pour simplifier les choses mais que voulez-vous il y a des choses qui prennent du temps je croyez-moi je le regrette au moins autant que vous merci c'est ce qu'il faudra corriger arrêtons d'hypernormet dans le processus législatif aussi bien ça c'est bien ça c'est ce que je vous dis est en contradiction avec la métaphore guerrière Roger carucci monsieur le Président Monsieur le Ministre franchement depuis le début de ces auditions je me dis il y a quand même un problème le problème n'est pas dans cette commission d'enquête de dire il y a des gouvernants qui vont être responsable et un parlement qui veut absolument mettre en cause leur responsabilité mais peut-être qu'on peut se dire dans un pays où il y a déjà eu 40000 morts que tout le monde doit regarder un petit peu ce qui s'est passé sincèrement les gouvernements précédents le Parlement ont eu la responsabilité aussi d'avoir réduit les moyens des des hôpitaux de la santé et ils doivent accepter cette responsabilité en tirer les conséquences pour la suite après personne ne met en cause monsieur le ministre votre implication elle se voit mais je c'est pas le sujet le sujet c'est une opinion publique qui a peur peur parce que l'épidémie reprend peur parce que il y a pas de traitement pour le moment peur parce qu'on ne sait pas exactement quand est-ce qu'on aura le vaccin il faut à la fois la protéger la responsabiliser et la rassurer et pour le moment on y est pas vous faites des efforts et et je vais vous poser une ou deux questions un peu précises mais rapides pour pour être plus clair mais on on sent bien bon le débat médiatique est- ce qu'il est il est normal tout le monde est devenu un expert et comme aucun des experts n'est d'accord ça rend la situation des Français totalement anxiog jeune entre ceux qui pensent que nous on sait rien ceux qui pensent qu'ils vont mourir et ceux qui pensent qu'on en est pas sorti on sait plus où on en est et la parole publique je reprends ce que disait monsieur jaumier alors peut-être pas exactement sur le même thème du lien sur le thème de la crédibilité de la parole publique moi je pense sincèrement je le dis je l'ai dit à Darmanin je l'ai dit aux uns aux autres et tout le monde regarde ça mais il e fallu il faudrait peut-être trouver un moyen pour qu'il y ait une unité de la parole publique dans cette on ne peut pas avoir tous les ministres aussi sympathique soit-il ou pas euh qui viennent sur les écrans de télé raconter leur vision de la crise le ministre de la santé devrait être comme dans d'autres pays pratiquement le seul chargé de dire un certain nombre de choses d'annoncer un certain nombre de choses parce que c'est celui qui logiquement doit gérer la crise sanitaire la dispersion de la parole publique et la dispersion de la parole scientifique rendre le climat extrêmement anxiogène après il y a vous l'avez dit la transparence et Monsieur le Ministre une ou deux questions simples vous avez dit avanthier de mémoire que avec 950 personnes en réanimation euh nous étions à 19 % de nos capacités et actuel mais alors euh j'ai un petit sujet parce que j'ai eu une petite discussion un peu vive avec les gens de la RS Île-de-France qui disaient la même chose ou à peu près sur le taux en Île-de-France 5500 l de réanimation au début de la crise en février-mars on nous a dit progressivement une montée en puissance pour être disait-on au mois de juillet aux alentours de 10000 et on nous avait dit qu'en Île-de-France on était passé à peu près à 2200 2300 l de réanimation en juillet comment par exemple vos 950 personnes l'animation peuvent faire 19 % de 10000 j'ai un petit sujet c'est-à-dire que à un moment soit vous nous dites voilà où on en est pour de bon et voilà ce qui va impliquer des mesures comme la fermeture d'établissement et cetera mais il faut que qu'on comprenne j'ai entendu votre passage à 14000 s'il faut mobiliser mais où en est-on réellement aujourd'hui est-on encore à 5500 est-on à 10000 a-t-on des capacités supplémentaires complètes complètes pas avec des respirateurs d' point si oui euh on est dans une meilleure situation et la dramatisation a peut-être du sens pour des mesures économiques elle n'en a pas pour rassurer les gens deuxième point sur sur les traitements on entend tout et n'importe quoi certains disent mais il y a rien bon très bien et puis de temps en temps on a un responsable sanitaire qui dit mais si si ça c'est nettement améliorer sur le traitement des patients parce que on a une meilleure connaissance on a quand même un certain nombre de médicaments où est-ce qu'on en est vraiment vraiment est-ce que les gens peuvent se dire le le taux pratiquement de mortalité qu'on a eu au printemps ne peut plus être le cas parce que on les traite mieux et parce qu'on sait où on en est enfin dernière élément et ce sera ma dernière question vous avez parlé de de des réserves enfin des commandes de vaccin fait par la France ou par la Commission européenne mais je vois que par exemple le groupe Johnson and Joh dit qu'il est nettement plus avancé et que il avance à un point tel que visiblement il serait peut-être peut-être j'en sais rien en avant sur les autres groupes sur la mise au point du vaccin est-ce que ça veut dire que en réalité la France est placée de manière telle ou l'Union européenne sont placé de manière telle que quel que soit le groupe qui a le vaccin le plus sûr le plus rapidement nous sommes dans la phase de de capacité cité de vacciner les Français ou bien est-ce que nous attendons les vaccins des groupes à qui nous avons commandé même s'ils sont en retard merci Olivier h oui merci monsieur le Président Monsieur le Ministre on a vécu hier l'audition de Madame Buzin et incontestablement c'était un moment assez fort et on a bien compris qu'il y avait une intuition euh des plus hautes autorités et un retard dans dans l'exécution des des mesures qui étaient à prendre et elle a dit ceci il y a eu une sorte de dénis y compris dans les administrations dans les hôpitaux chez les médecins notre société n'a pas cru qu'on pouvait mourir en France est-ce que lorsque vous avez pris et puis après on s'interroge aussi sur le périmètre de ce dénis hein elle a pas abordé cette question naturellement enfin nous on s'interroge sur le périmètre du dénis jusqu'à quel niveau il y a une forme de dénis et est-ce que vous lorsque vous avez pris vos fonctions vous vous avez ressenti le même dénis à la mi-février c'est la première question la deuxième est est plus technique elle concerne les tests vous avez abordé la question de la régulation moi je vous interrogerai sur la notion de souveraineté quel est notre niveau de dépendance vis-à-vis de l'Asie sur sur ces tests et et aussi sur la question des prix hein puisque lorsqu'on compare il semble qu'il y a une différence de prix à l'intérieur de de l'Europe entre le prix du test ici en France et ce qui se passe en Espagne on est presque à à à 50 % de différence est-ce que vous avez une explication sur cette différence je vous remercie merci Jean sol monsieur le président monsieur le ministre je salue tout d'abord l'hommage que vous venez de rendre à la communauté hospitalière aux équipes médicales et paramédicales qui n'ont pas toujours été jusque-l reconnu à leur juste valeur en tout cas c'est mon point de vue et accompagné dans leurs attente légitime en terme notamment de moyens humains et logistiques monsieur le ministre vous êtes sous cerment le 26 février le match Olympique Lyonnais Juventus de tour de Turin pardon s s'est déroulé à Lyon 3000 supporters desbqu d'Italie au moment où l'Italie devient le pays d'Europe le plus contaminé au coronavirus pourquoi avez-vous donc autoriser cette rencontre ou sinon qui vous a poussé à autoriser cette rencontre je vous remercie merci Angèle Préville merci monsieur le Président Monsieur le Ministre alors moi je vais revenir sur la stratégie de lutte contre l'épidémie et comme vous l'avez dit une information doit être comprise je vais revenir sur le nombre de décès en épad sur concernant donc les personnes âgées et qui visiblement n'a pas été la priorité absolue de la France dès lors qu'on a isolé les épades cet isolement pour être efficace aurait dû inclure un des consignes notamment et cela va du cuisinier qui opère dans la cuisine des épades jusqu'au livreur or ces personnes-là euh n'ont pas reçu des consignes d'être protégé et donc il s'est produit ce qui devait se produire c'est-à-dire que le virus est entré dans les épades et euh pour mon département et pour mon territoire qui a été très peu touché c'est le département du lotte dans commune la commune limitrophe et deux autres établissements très proches de ma commune la moitié des résidents étai covid plus donc on peut se réinterroger sur bah les consignes c'est vrai l'isolement était sans doute une bonne chose mais ça devait s'assortir bien évidemment d'une consigne claire alors ma question c'est quelles étaient les consignes comment elles sont parvenues au au directeurs des établiss et quand la publiquement vous avez annoncé que les épades allaient être isolé est-ce qu'il ne fallait pas dire immédiatement pour que ce soit clair pour tout le monde que toute personne qui aurait à faire avec les épades devrait être protégé voilà c'est ma question merci merci Victor jasem et on arrêtera là pour la première sallecip merci victoire oui merci beaucoup monsieur le Président Monsieur le Ministre euh en Guadeloupe la situation est critique nous sommes dans le rouge après la Guyane et Mayotte qui s'en sont sortis plus ou moins aujourd'hui la situation est dramatique alors il y a plusieurs niveau de questions j'en Auris trois la première c'est le cri d'alarme du directeur général monsieur Gérard côtellon le directeur général du CHU qui ce CHU qui avait déjà des difficultés depuis son incendie mais et ce CHU reste encore l'hôpital euh principal et euh c'est pour le GHT l'hôpital ressources pourtant il y a des comités euh des comités de de suivi qui se tiennent avec Monsieur le Préfet où il y a les élus et toutes les strates sont invités et le directeur général d'après euh les informations que nous avons eu n'était pas forcément invité d'autre part nous sommes maintenant dans une situation très grave et les moyens manquent alors qu'il y avait déjà des difficultés à l'infrastructurelle des différentes carences au niveau des équipements vous le saviez parce que plusieurs fois madame votre prédécesseur s'est déplacé ces derniers temps enfin pendant qu'elle é en fonction et la situation aujourd'hui n'a pas tellement évolué ici même il y a 2 jours la ministre des armées a fait un certain nombre d'annonces et de propositions qu'elle ferait pour le pour le conseil de de des armées de défense je souhaerais savoir Monsieur le Ministre si les mesures que vous avez annoncé vous et Monsieur le Premier Ministre sont en cohérence avec les réels besoins de ce territoire il y a eu certes des annonces concernant l'envoi de personnel des armées le personnel médicaux peut-être aussi paramédicaux je n'ai pas le détail mais est-ce que la fermeture des bars et des restaurants vous semble une réponse pertinente cont tenu de la situation à la fois des professionnels qui sont épuisés mais aussi des personnes contact et des personnes malades pour la plupart aujourd'hui d'après les informations que j'ai est-ce que la plateforme de biologie pour les Antilles qui est un projet qui n'est toujours pas abouti et qui devait déjà aboutir et les limites des moyens que la RS met à disposition du CHU en particulier et des hôpitaux de façon générale ne n'explique pas aussi les difficultés n'amplifie pas les difficultés qui sont déjà quand même assez importants alors monsieur le ministre je souhaiterais vraiment savoir quelles sont les mesures que vous comptez prendre à partir de maintenant pour que à la fois les mesures tant techniques médico-technique et médical soit prise en compte pour que le directeur du CHU soit également impliqué dans toutes les décisions qui concerne le territoire parce qu'en tant que chef de fil pour les ght je je crois qu'il devrait être impliqué dans les comités de suivi parce que les maires ou leur représentants le Conseil départemental le conseil régional et tous les parlementaires il participent en fonction de leur disponibilité respective évidemment et c'est vraiment dommage que contrairement à ce qui vient être dit concernant les élusci les élus soient en première ligne et le directeur du CH qui a la responsabilité et bien il n'est pas forcément suffisamment écouté et entendu et c'est son communiqué qu'il a rendu public et vous avez sans doute eu les remontées de ce communiqué qui était quand même assez assez dur parce que quand on est directeur général de l' hôpital et qu'on écrit tout cela c'est qu'on a quand même gr la patate si je peux me permettre de le dire je vous remercie merci Monsieur le Ministre cétait vous bien monsieur le sénateur carucci merci pour vos pour vos questions d'abord dire qu'il y a pas eu 40000 morts mais 31000 morts pr 40000 31000 vous savez que la France dispose de données on appelle les données Inc sur la surmortalité observée une année par rapport aux années précédentes nous avions déclaré 30000 morts à l'époque ça faisait 15 jours que les gazettes se faisaient lesco de morts cachées à domicile on avait même vu des études faites par je ne sais quelle structure disant qu'il y avait 10000 mors cachées à l'hôpital suite à des cour quand vous comparez la mortalité sur le l'année sur la période de la première vague versus la même période les années précédentes on aurait dû attendre à ce qu'il ait 20 ou 25000 morts et nous en avons des déclaré 30 donc ça veut dire que non seulement il y a pas eu de mort cachée mais probablement qu'un certain nombre de personnes qui sont décédées porteurs du covid ne sont pas nécessairement décédés du covid bien premier point et c'est important parce que je pense que si on avait dû comme certains pays voisins rajouter 15000 morts du jour au lendemain je pense à nos amis anglais notamment je pense que ça aurait été plus compliqué devant vous aujourd'hui de justifier 950 patients en RA vous avez parfaitement raison monsieur le sénateur ça ne correspond pas à 19 % du nombre de lit maximum armé qu'on peut avoir dans les hôpitaux mais ça correspond effectivement bien à 19 % des lit actuellement armé ce que j'ai dit en préambule et qui est fondamental c'est qu'à chaque fois que vous armez un lit de réanimation vous désarmez un bloc opératoire vous annulez des chirurgies cancérologiques vous annulez de la greffe vous annulez de la chirurgie orthopédique vous annulez des St coronariens vous annulez toute cette activité réglée indispensable pour la santé de celles et ceux de concitoyens qui n'ont pas le covid et donc ce n'est pas parce que je dis que nous serions capable si la situation l'exigeait et je touche le bois du Sénat pour que ça n'arrive évidemment pas nous serions capable d'augmenter fortement le nombre de lits que nous avons envie d'augmenter le nombre de lit donc plus nous plus nous mettons la pression sur le virus pour qu'il se réduise moins nous prenons de risque de se nous voir obliger de recommencer à appeler des gens qui sont en difficulté sanitaire pour leur dire qu'on peut pas s'occuper d'eux parce qu'il faut prioriser les lit vous comprenez donc on tient compte du taux d'occupation des R normal si la situation devit l'exiger on ferait ce qu'on a fait la dernière fois on augmenterait le nombre de Ré le traitement c'est la dexaméthasone qui est aujourd'hui le traitement qui qui fonctionne en tout cas qui apporte un une plusvalue c'est en pratique courant dans tous les hôpitaux français toutes les équipes l'utilisent c'est des recommandations internationale c'est un usage courant pas pas attention pas chez n'importe quel cas covid si je si j'ai demain le covid de ce que j'espère pas et que j'ai 38 de fièvre une petite tou je vais pas prendre ce médicament par contre si je suis hospitalisé et que les équipes considèrent que mon état justifie ce dérivé de la cortisone bien connu pas cher et et dont on a des stocks euh ils peuvent le ils peuvent me le donner et ça réduit les cas graves ça réduit la mortalité et ça réduit la durée de séjour en réa ce qui est aussi important parce que les durée de séjour en réa quand on les réduit bah ça augmente aussi factuellement les capacités de réanimation et l'autre traitement dont on nous dit les réanimateurs nous disent que maintenant ils ont la la pratique courante c'est l'oxygène a très très très haut début c'est-à-dire 50 L minutes par des par euh directement dans le nez ce qui évite d'avoir à intuber les gens et de les mettre en Comat parce que l'intubation sur des poumons fragilisés par le virus crée des lésions respiratoires et des voies aériennes qui peut entraîner des séquelles et aggraver encore les choses donc on réduit en fait le nombre de malade inbé et on réduit les durées de de réa par contre du coup le recours au lit d'hospitalisation non réa est plus important qu'au cours de la première vague parce que les gens iront moins réa mais ils iront plus à l'hôpital donc on fait très attention aussi à ce que il n'y ait pas une pression trop forte sur le capacitaire en Lig d'hospitalisation conventionnelle quant au vaccin je l'ai dit tout à l'heure c'est la com Commission européenne maintenant avec des experts de tous les pays en indépendance évidemment vis-à-vis des l'origine des laboratoires dont il s'occupent qui qui travaille avec chaque labo qui est en avance de phase pour pouvoir faire ce qu'on appelle des engagements de précommande converti en précommande converti en commande lorsque la situation le nécessite j'ai cité le chiffre de 300 millions de doses par exemple pour le vaccin AstraZeneca qui étit passé en précommande par la Commission européenne fait le calcul ça fait beaucoup de dose et ça permet de couvrir donc on c'est vraiment il y a un travail qui qui est est qui conduit extrêmement attentif et je pense que cette ce travail doit se jouer à l'échelle européenne je pense que ça fait sens vous en conviendrez et en plus ça nous rend plus puissant au moment de contractualiser à la fois sur les négociations de prix et à la fois sur la capacité à garantir l'accès précoce au marché européens pour monsieur le sénateur ça répond pas à la question si je voulais répondre à votre question mais vous me citez un laboratoire en particulier monsieur le sénateur c'est c'est c'est non non mais le laboratoire Johnson Johnson fait partie des 18 ou 20 laboratoires qui ont un vaccin en projet d'étude il est très certainement en lien avec la Commission européenne au même titre que n'importe quel autre labo euh finalement l'un des seuls laboratoires qui ne produit pas de vaccin c'est un laboratoire dont on dit que si nous n'utilisons pas un certain traitement c'est pour favoriser ce laboratoire bon bref passons le pour le sénateur Eno euh il y a pas eu de de dénis monsieur le sénateur en tout cas pas plus en ce qui me concerne qu'en ce qui concerne ma prédécesseur je prends mes fonctions un lundi matin je fais la passation de pouvoir à 10h j'enchaîne avec une réunion avec le Premier ministre qui m'accueille et nous parlons beaucoup de l'épidémie ce n'est pas que ce n'est pas la question de Monsieur ho hein j'aiz pas est-ce qu'il y a un dénis dans le pays vous voilà c'est ça c'est ce que c'est ce que disait c'est pas moi qui le dit d'ailleurs c'est Madame Buin d'accord est-ce qu'il y a eu un dénis dans le pays écoutez je je une menace devient réelle lorsquelle est aux pores ou lorsqu'elle frappe est-ce qu'il y a eu un dénis dans notre pays moi je pourrais vous dire qu'il y a presque une forme de dénis pas de tout le Pay pays mais d'une partie du pays il y a encore 3 semaines dans notre pays bah je dire j'ai passé mon temps encore une fois je le redis mais c'est important j'ai passé une mois d'août et le début du mois de septembre à expliqué qu'il y avait pas de raison de penser que le virus a décidé tout d'un coup de faire ce que les virus ne font jamais c'est-à-dire perdre en dangerosité vis-à-vis de son hôte et que c'est pas parce que les jeunes se contaminaient c'est parce que les jeunes étaient beaucoup étaient nombreux à se contaminer qu'il y avait moins d'hospitalisation mais que les jeunes allaient contaminer les moins jeunes et qu'il y aurait autant d'hospitalisations monsieur le sénateur je vous laisse juge de regarder les les presses on reste on reste dans une forme de on n pas parle devant mais par par de par il il y a peut-être une forme de pensée magique qui fait qu'on on en a dire on est à la fois dans un effort de résilience collective qui est intense les gens n'ont pas pu enterrer leur mort en famille les gens ont perdu leur emploi les enfants ne sont pas allés à l'école des gens ont perdu des proches des soignants sont épuisés et notre système a été mis à rue d'épreuve comme jamais dans notre histoire en tout cas pas de monond vivant donc il y a ce travail de résilience collective on a on a on a plus envie de l'épidémie moi pas plus que vous et pas plus que n'importe quel français on a envie que ça s'arrête et donc quand on voit que les indicateurs sont meilleurs qu'on est en train de passer à autre chose que c'est la période estivale et plusieurs fois je l'ai dit d'ailleurs cet été je comprends le désir des jeunes de retrouver une vie je dire les jeunes pardon je m'associe aux jeunes j'ai 40 ans mais je me mets dans cette génération Y fauellement j'y suis qui a connu la pandémie qui a connu les attentats terroristes qui connaît le réchauffement climatique le chômage de masse et la crise économique c'est lourd donc moi j'ai jamais voulu être dans une position paternaliste ou moralisatrice ou hyper hygiéniste juste sensibiliser en disant ne croyez pas que c'est sans danger ne croyez pas que c'est sans danger ce que je disais hier soir on ferait un petit effort chacun d'entre nous supplémentaire un petit effort au lieu de recevoir 15 copains à la maison et ben on va recevoir 5 ou si et si on a vu 5 ou si copains dans un bar cette semaine et ben on va pas en revoir 5 ou si différents le lendemain c'est comme ça qui circule le virus on fait attention et qu'un fois qu'on a mis le masque au Sénat dans l'hémicycle et qu'on le met dans la voiture ou dans le métro pour retourner chez soi si chez soi on accueille 10 amis pour faire un pour faire un déjeuner certes pendant qu'on pendant qu'on mange on l'enlève mais quand on est comme ça on se prend pas dans les bras on se sert pas la main et cetera et ça les Français sont très majoritaires à l'avoir compris mais on a vu des scènes y compris d'ailleurs dans des villes qui sont pourtant en situation d'alerte des fusions de joie pour des matchs de foot ou autre où les gens ne sont sont sans distance JEI à chaque fois que je vois ça je je je je souffre parce que je je vois le j'imagine la diffusion et transmission du virus bref pardon je digresse pardon je dig donc vous partagez cette notion un peu de non je dirais pas que c'est un déni parce que le dé le déis c'est quand on veut pas c'est c'est presque psychologique c'est pas un déni voilà bien la question de la souveraineté on n'est pas on n'est pas en dépendance totale vis-à-vis de l'Asie pour les tests parce qu'on a des grands fabricants de produits notamment à nos portes et même en France par contre pour les médicaments oui monsieur sénateur on est totalement dépendant de l'étranger on est dépendant pour les chaînes de fabrication on est on est dépendant pour les pour les matières premières à plus de 90 % de quelques pays c'est dangereux c'est irresponsable il est irresponsable que la France se soit totalement départie et l'Europe se soit départie de capacité de production de choses qui sauvent des vies je le dis et c'est pas d'aujourd'hui ni d'hier c'est pas votre faute ni la mienne ça fait des années voir des décennies c'est irresponsable nous devons retrouver de la souveraineté européenne pour tout ce qui peut être indispensable pour nous vous avez voté et je vous en remercie l'année dernière j'en c'est pas le porteur mais le rapporteur à l'Assemblée nationale une disposition qui prévoit qu'on oblige les labos à stocker des médicaments d'intérêt thérapeutique majeur sur le territoire européen on va aller plus loin il faut réindustrialiser mais ce sera pas simple parce que quand vous aurez des sites C vaau à implanter un peu partout en Europe ce sera plus compliqué il faut le faire sur le le le prix de ces tests plusieurs choses d'abord il faut que vous sachiez que la France te prend en charge à 100 % sans condition et qu'on est les seuls à le faire personne n'avance de frais et il y a des pays dont la part de remboursement par les systèmes de santé est moins importante que ce qu'on rembourse mais où il y a un reste à charge demander aux gens attention faut pas faut comparer des choses qui sont comparables par ailleurs les laboratoires sont amenés à équiper à s'équiper en plateforme de de de od débit PCR en masse on leur demande de faire encore plus d'effort d'acheter des matériels et cetera il est important de leur donner l'assurance qu'ils vont pas le faire à perte quand on leur demande d'embaucher en CDD ou en CDI des salariés pour faire des prélèvements ou faire tourner les bécanes c'est important qu'il ait de la lisibilité sur la question qui portait sur les moyens sur les moyens hospitaliers ils ont été ils ont été au-delà de de la crise le Ségure de la Santé prévoit de remercier non seulement de reconnaître les soignants et les soignantes avec 8 milliards d'euros de revalorisation j'ai annoncé hier en comité de suivi de segéure que la première tranche de 90 € net par mois est versée dès la fin du mois de septembre pour les hôpitaux et les épades qui le peuvent ou en octobre pour ceux qui ne peuvent pas donc on a anticipé les mesures séures création de 4000 lit supplémentaires là où on en fermait des milliers années après années dans notre pays et le recrutement de 15000 soignants supplémentaires pour faire en sorte que les équipes ne soient pas déstabilisées sur la question du match Lyon tururin je reprends les dates du match Lyon tururin d'abord je pourrais vous dire que c'est pas la alors c'est le 26 février oui tout à fait mais c'est pas la compétence du ministre mais c'est les compétences d'un préfet de département de faire une annulation mais une fois qu'on s'est dit ça on s'est rien dit d'un point de vue épidémiologique le 26 février le Piémont et donc la ville de Turin ne faisait pas partie des zones d'exposition à risque telles que définies par Canté publique France il y avait en Italie la Lombardie et la Vénétie et plus tard étendu au Piémont et à l'Émilie Romagne en outre il faut noter en France l'absence au mois de février de circulation active du virus aucun cluster n'était alors signalé en région over gronalpe en dehors du cluster des Contamines qui était considéré comme maîtrisé au-delà l'Italie n'avait pas besoin qu'on instaure des frontières avec elle elle avait instauré ses propres frontières puisqu'elle avait interdit les circulations en dehors des territoires concernés par la diffusion du virus je pourrais ajouter à cela que lorsque la question du match s'est posée il y avait déjà un grand nombre de supporters italiens qui étaient dans les rues des villes française et que donc il aurait été pas forcément plus safe d'avoir ses supporters rassemblés dans des bars que les avoir dans une enceinte extérieure dans un stade de foot et par ailleurs il n'y a pas eu de cluster issu de cette rencontre il n'y a pas eu de diffusion du virus du fait de ce match de football sur la question des éepades qui est une question éminemment importante et je ne peux pas évidemment laisser insinuer qu'on aurait fait moins attention parce qu'on a fait une attention de tous les instants aux éepad de tous les instants madame la sénatrice le 5 mars des consignes d'hygiène des mesures d'orientation interne des réflexes à avoir pour la prise en charge des résidents ayant des signes é voocateurs de covid sont portés et les premières restrictions sur les visites sont portées difficile déjà comme décision le 6 mars je déclenche le Plan bleu dans les épades qui organise le plan de crise dans les épades avec par exemple exemple les gestes barrières le 11 mars je suis amené à interdire les visites des Pres dans les épades interdire les visites de pres dans les épades le 22 mars la règle de distribution des masques est faite et affinée en lien avec toutes les instances scientifiques de et les représentants du monde de la gériatrie le 23 mars une stratégie sanitaire de soutien aux épad sur la base d'un rétex d'un retour d'expérience faite dans les régions les plus touchées est établi le 28 mars je demande la limitation des déplacements au sein des établissements pouvant aller jusqu'au en chambre sur appréciation de l'équipe après avoir saisi pour cela le Conseil consultatif national d'éthique et le Conseil Scientifique le 30 mars j'annonce l'accès prioritaire au test de dépistage pour les résidents des pad et les personnels au fur et à mesure de l'augmentation des capacités des tests conformément aux recommandations du Conseil Scientifique et le 7 avril je fais un élargissement massif de cette doctrine de dépistage dans les épades madame la sénatrice je l'ai déjà dit humainement ça a été les décisions les plus dures à prendre de toute la crise et la décision de confinement en chambre notamment je l'ai prise après avoir consulté des directeurs d'pad et des directeurs de groupe d'pad qui disposaient d'établissement dans les pays à l'étranger qui avaient connu la vague avant nous et qui m'ont fait part de leur retour d'expérience qui était que une fois que le virus rentre se moyen de l'arrêter c'est d'isoler tout le monde et donc on avait hier 180 clusters actifs dans les épases encore nous avons fait le choix de protéger sans isoler et c'est fondamental et donc nous apprenons de cela parce que nous ne vons pas que le syndrome de glissement des personnes âgées en épad s'accélère encore sur la question de la Guadeloupe qui est éminemment éminemment importante alors je suis très étonné si le directeur général du CSU n'est pas associé à la gestion de crise ce serait ça j'ai regardé je vous promets j'ai pas vu la la lettre du directeur j'étais hier très chargé mais je vais regarder cela et il est important que le directeur du CU soit évidemment en première ligne dans l'association oui la situation sanitaire en Guadeloupe madame la sénatrice est un inquiétante elle est inquiétante c'est l'une des situations les plus dégradées la plus dégradée que que nous ayons c'est aussi inquiétant parce que il y a des un sujet avec Saint-Martin avec une porosité des frontières qui a été qui a été plus enfin voilà c'était plus simple enfin on a c'est moins compliqué à gérer avec les frontières à une époque que ça peut l' être aujourd'hui et puis des problèmes sanitaires sur Saint-Martin la mobilisation de la réserve sanitaire est totale depuis plusieurs semaines il y a eu plusieurs dizaines de médecins d'infirmiers d'êt soignants d'épidémiologistes d'experts qui ont été envoyés le service de santé des armées est pleinement mobilisé un EMR c'est-à-dire l'hôpital militaire qui avait été utilisé à mulouse qui avait été utilisé à Mayotte est en route pour la Guyane à laquelle je vous parle il arrivera le 25 monsieur le ministre permettez-moi il y a 2 jours madame parli nous a dit que cette demande dit quo j'ai formulé la demande et elle nous a dit qu'il que les que qu'on aurait eu sur la Guadeloupe probablement les moyens humain mais qu' n était pas nécessaire qu'il y ait les moyens oui vous avez la place vous allez vous mettre d'accord l'essentiel c'est que faire vous avez vous allez avoir les moy venir monsieur le ministre vous allez avoir les moy pardon pardon écoutez pardon vous avez vous allez avoir les moyens de l'EMR donc les moyens de cet hôpital militaire qui sont sur place le 25 c'est-à-dire nous sommes le donc c'est demain et qui seront opérationnels le 28 donc croyez-moi nous faisons extrêmement attention et et il y a eu des départs des épidémies estivales en Guyane à Mayot donc d'autres territoires ultramarins que nous avons réussi à enrayer à endiguer avec un impact sanitaire en terme de mortalité qui était plus bien plus faible que celui que nous avions constaté en première vague donc nous faisons vraiment le le le maximum pour cela euh la plateforme au débit pour les an parce que il y a un dossier qui y a une demande et pour le moment ça stagne alors qu'est-ce qui freine concernant la concernant la plateforme od dans le oui concernant tout le monde la la situation glaudeloupe est suffisamment préoccupante pour qu'on fasse un petit focus dessus oui mais monsieur le Président alors concern nous venons d'avoir une autre réponse mais j'avais j'avais justement concernant les moyens qui étaient mobilisés à mulouse je l'ai explicitement demandé à madame la ministre qui était ici il y a 2 jours et vous avez tous entendu sa réponse là c'est plutôt rassurant les annonces de monsieur le ministre je vous remerci d'avance concernant la plateforme au débit qui a été qui étaé demandé à la fois par le directeur général de du CHU monsieur côellon il y a un projet qui n'avance pas qui est bloqué donc ça ça allonge en fait les délais de rendu des analyses contenu des moyens existants ne permettent pas de prendre en charge rapidement les personnes qui seraient éventuellement des personnes contact mais aussi des personnes qui seraient euh euh euh des personnes entre Guillet porteur sans disons donc ça pose un problème très très rapidementadame la sénatrice ce que je vous propose c'est que autant tant sur la composition de l'EMR qui va arriver en Guadeloupe que les moyens qui vont être engagés que sur la situation particulière de la plateforme au débit PCR pour l'hôpital de Guadeloupe je vous propose de revenir vers vous avec les données chiffréses et factuelles précises je vais appeler également ma collègue des armées pour voir si les choses moi je nai pas la main sur le SSA je ne vrais pas vous induire en erreur évidemment je vous donne les informations dont je disposais à date d'hier soir je vous on vous donnera cet après-midi l'ensemble des informations précises ça vous convient et vouslez communiquer monsieur le ministre à la Commission pour que ça figure effectivement dans la réponse bien sûr il y a aucun problème Céline boulet eséronier merci monsieur le Président je rejoins complètement les positions de mon collègue Roger carucci quand il parle de l'importance de la parole publique et d'uniformité de celle-ci surtout quand elle a été mise à mal au début de la pandéie de la pandémie par contre là où je ne le rejoint pas c'est quand il dit que l'ensemble de la population est très inquiète parce qu'il me semble que l'une des difficultés que vous avez gérer c'est qu'il y a une partie de la population qui est inquiète et une partie qui n'est peut-être pas assez il y a une contradiction là-dessus d'où l'importance de l'uniformité de la parole publique et que à chaque fois qu'une information est donnée elle ne soit pas trop contestée et j'en reviens au sujet de la culturation des français à partir du moment où chaque Français est concerné par cette maladie à partir du moment où on en appelle à la responsabilité de chaque Français il est normal que chaque Français aille chercher le niveau de connaissance qui qui va l'aider à surmonter cette période qui est som toute assez compliquée et je crois que la parole publique doit composer avec ce qu'il se dit dans les médias et ce qu'il se dit sur les réseaux sociaux et la difficulté est que il y a beaucoup d'incertitudes qui sont dites d'où l'importance qui est lié cette uniformité ça c'était une réflexion personnelle et puis on a parlé de dénis et on pourrait digresser là-dessus de nombreuses minutes mais moi j'ai trois questions assez précises la première concerne les test et afin de réduire les tensions sur les laboratoires n'est-il pas temps de réinstaurer la prescription obligatoire pour les tests PCR en encourageant fortement la téléconsultation et avoir une communication claire là-dessus évidemment c'est test et c'est c'est qui qui sont pris en charge à 100 % par l'assurance maladie et la téléconsultation il en a été question dans le segure sur la santé mais je pense qu'il va falloir avoir une vraie réflexion là-dessus à l'avenir parce que c'est vraiment une une valeur d'avenir et on aura l'occasion d' parler ma deuxième question concerne le niveau de connaissance sur les séqueles des patients qui ont déjà été atteints de du covid surtout euh à l'amorce de l'hiver parce que là aussi les les informations les plus fantaisistes parfois circulent là-dessus et puis aussi notamment sur est-ce qu'il est possible de le rattraper et cetera je voudrais savoir le niveau de connaissance parce qu'on parle des malades qui pourrai attraper le covid mais il y a aussi de nombreux malades qui l'ont eu et savoir comment ça va évoluer est-ce qu'ils peuvent le le le réavoir excusez-moi je voilà j'essaie de terminer savoir si les malades qui ont le peuvent le réavoir et j'ai une petite question oui pardon pardon connexe par rapport à la question des tests j'entends dire que les tests sont plus chers en France que dans de nombreux pays européens y y a-t-il une raison à cela et est-ce que c'est vrai je crois que ça avait été é vovoquer mais je voulais avoir la précision là-dessus et enfin monsieur le ministre je voudrais savoir votre position par rapport au télétravail est-ce que vous dites qu'il faut l'encourager dans les entreprises euh et peut-être nous les nous les parlementaires devrons légiférer là-dessus lors du PLFSS je ne sais pas j'aimerais avoir votre position là-dessus je vous remercie merci Laurence Cohen merci Monsieur le le Président Monsieur le le ministre pour qu'il n'y ait pas d'ambigué parce que c'est toujours un exercice difficile personnellement je fais partie des élus qui ne doutent absolument pas de la mobilisation des services du ministère et effectivement on ne peut que les saluer pas plus d'ailleurs de votre propre mobilisation monsieur le ministre ni de celle de Madame Buin donc ça c'est pour ce qui ne va pas empêcher voilà ça ça voilà non mais c'est pour relever enlever toute ambigué parce que je sens bien que quand on émet un certain nombre de critiques ça devient très conflictuel donc ça ne met pas en cause individuellement les les personnes mais on est ici et en cela je partage ce qu'a dit Roger kucci là on mais on est quand même ici par rapport à des choix politiques un certain nombre d'entre eux vous incombent et d'autres étaient entérieur à votre prise de fonction et bien sûr vous ne on ne vous demande pas de tout endosser mais est-ce que à la lumière de ce que nous vivons vous allez modifier un certain nombre de choses parce que il y a des choses à modifier et la première de mes questions c'est que vous savez vraiment pertinemment que notre système de santé était est en tension avant cette pandémie et singulièrement l'hôpital que ça continue à être en en tension et vous vous vous le savez d'autant plus que il y a eu très récemment une la démission assez fracassante du chef de service des urgences de kremelinbisset valdeemarne le département dont je suis l'élu le docteur Maurice raphaelll qui est un homme extraordinaire qui était en fonction depuis 10 ans euh qui ne comptait pas ses heures je vous rappelle que c'est un des services d'urgence les plus importants de l'île-de-fance près de 60000 entrées par an et je le cite tous les matins se retrouver avec au moins 16 patients sans lit pour les accueillir c'est trop j'arrête plus de 10 médecins de cette équipe ont également annoncé leur départ donc je parle d'aujourd'hui il a alerté il y a un an il a écrit et aujourd'hui il dit ça n'est plus possible or vous nous annonce effectivement un certain nombre de lits armé 14000 lits votre annonce en espérant que que ça n'aille pas jusque- là hein par rapport au 5000 lits en RA vous l'avez très bien dit donc avec beaucoup de franchise pour armer des lits en réa on désarme d'autres lit or là on est dans un voilà dans un dans dans un glissement c'est-à-dire que finalement on déshabille Pierre pour habiller Paul ou ou voilà donc il y a une grande inquiétude il y a eu des soins qui ont été programmés on a entendu des personnes auditionnées éminentes qui nous ont dit que il y avait eu des pertes de chance pour des patients des patients victimes de cancer y compris en cancérologie pédiatrique ENF c'est c'est c'est terrible rien que de le dire donc moi ma question monsieur le le ministre c'est comment est-ce que aujourd'hui par à la lumière de cette pandémie on on crée et on donne de nouveaux moyens à l'hôpital alors vous allez me dire mais j'ai annoncé 15000 la création de 15000 emplois parce que pour armé des lit il faut du personnel et on sait pertinemment que là aussi ça fait défaut contenu des politiques qui ont été mené jusqu'à présent de restriction budgétaire 15000 15000 donc emplois créés mais 15000 emplois créés il y en a la moitié qui sont réellement créés et la moitié qui était des postes vacants quelle mesure vous vous prenez vous avez pris pour faire en sorte que ces 15000 emplois soient effectifs et pour éviter que les personnes que les personnels soient épuisé parce que les personnels sont à bout ils ont ils ont donné vraiment beaucoup de leur personnes donc ça c'est ma première question deuxè deuxème question il y a beaucoup de mes collègues qui ont dit qui et je je partage qu'il y a une question aussi le gouvernement a beaucoup miser sur la communication on on a vu quand même qu'elle était très cacophonique c'est le moins qu'on puisse dire et et qui a pas eu le le pour moi là ça nengage ça m'engage en tant que en tant que parlementaire il y a pas eu le langage de vérité qui aurait été nécessaire c'est-à-dire dire au français il y a une pénurie de masque elle est réelle donc on agit de telle façon notre stratégie va être d'abord par exemple d'équiper les personnels ensuite la population et cetera et pas d'avoir ces approximations scientifiques qui qui du coup porte un coup après à toutes les toutes les décisions qui sont prises donc à la lum de ça je voudrais vous interroger sur le fait que vous avez hier annoncé un certain nombre de de mesures pour protéger les personnes mais est-ce que vous ne pensez pas que ça rentre en contradiction outre ce que mes collègues ont dit sur l'association avec tous les élus mais est-ce que vous ne pensez pas que ça rentre en contradiction avec le fait que avec le décret d'Out qui a sorti de la liste des personnes vulnérables qui pouvaient prétendre au télétravail un certain nombre de personnes victimes de maladies comme l'obésité le le les maladies cardioovasculaires et cetera et cetera celles-ci elles ont besoin d'être protégées pourquoi elles sont sorties du du décret troisème question c'est que ces mesures autoritaires qui semblent autoritaire qui sont bon font appel à la responsabilité individuelle or on en est tous conscient et vraiment la majorité de nos concitoyennes et de nos concitoyens en tout cas je le vois dans mon département dans ma ville et cetera les gestes barrières sont plutôt euh adopté alors même enfin après il y a des choses qui se passent dans des événements mais je dis dans la la vie quotidienne on va dire les gens on le masque il font attention et cetera et cetera donc c'est est-ce que je pense qu'il faut faire attention parce que on a tendance la tendance qui se dessine quand même c'est aussi le risque d'avoir une atteinte aux libertés et aux droits et du coup ça m'amène à la question que avait posé ma collègue madame Préville c'est-à-dire que moi j'ai quand même le sentiment au niveau des épades avec la situation qui s'est passé qu'à partir du moment où une personne est en perte d'autonomie elle est ou alors voilà elle est en perte d'autonomie elle est très âgée et cetera on lui dénit s ses droits la citoyenneté on choisit à sa place ça nous est venu dans nos auditions or il y a beaucoup de personnes en France encore aujourd'hui et j'imagine ailleurs qui sont pas morts du covid mais qui sont morts de l'isolement donc restreindre les les les droits de visite c'est tout un un un problème enfin ma dernière question c'est concernant le le vous avez dit vous-même et je pense que vous y êtes attentif parce que dans l'émicycle vous avez réagi positivement manque de médicament manque de de de de réactif et cetera il y a une solution qu'il faut à mon avis entrevoir dès maintenant c'est pour être indépendant au niveau de la France créer un pôle public du médicament et de la recherche au niveau national et au niveau européen je ne sais pas ce que vous en pensez monsieur le ministre je vous remercie merci Muriel jourd merci monsieur le président monsieur le ministre je souhaitais savoir comment était organisé le service de veille au ministère sur les risques pandémiques internationaux par définition quel personnel quel type de personnel quel le type de renseignement revue scientifique avis de l'OMS ent des ambassades enfin vous comprenez quel est le sens de ma question et je souhaitais savoir également si vous aviez analysé son efficacité au vu de cette crise et éventuellement si vous aviez envisagé de modifier son fonctionnement merci et Michel meunier merci monsieur le Président Monsieur le Ministre moi je voudrais vous repler du premier tour des élections municipales le 15 mars le samedi 14 mars le Premier ministre ministre annonce la fermeture des bars des restaurants et des autres commerces non indispensables au quotidien à partir de minuit le soir même et le 15 mars le gouvernement ou le président de la République c'est à vous de nous le dire choisit de maintenir le déroulement du premier tour des élections municipales en faisant porter sur les mairies la responsabilité et la maîtrise des mesures sanitaire les conditions dans lesquelles les opérations de dépouillement du scrutin ont été précisées inextré Miss dans le courant du dimanche après-midi sont quand même assez rambolesques à cette époque je vous rappelle la la doctrine du port du masque est celle selon laquelle le masque est dédié aux soignants et donc non obligatoire pour l'ensemble de la population de toute façon il y en a pas donc c'est le système débrouille dans ces cas donc sont apparus dans après le le premier tour de ce scrutin des cas et il y a même eu des des cès de scrutateur ma question monsieur le ministre est-ce que vous pouvez nous dire qui a présidé à la décision du maintien du premier tour des élections municipales et est-ce que vous avez eu un retour d'information sur les répercussions de cette élection ma deuxième question elle sera aussi comme mont posé certains collègues dont notre rapporteur Bernard jemier en lien avec l'adhésion de nos concitoyennes et nos concitoyens et ce besoin de confiance hier soir vous nous avez communiqué à à l'ensemble de la nation des des recommandations et et les dernières mesures et et ce matin un un comédien français publiait sur son compte Instagram un panflet humoristique mais qui qui disait en fin de compte ce que certaines et certains disent de manière beaucoup plus anonyme euh et qui euh traduit une certaine méfiance ou en tout cas un retrait hein c'était pour résumer si vous ne savez pas donc c'est Nicolas Bedos qui dit arrêtez tout les masques les distanciations et vivons quit à en mourir hein c'est à voilà donc c'est c'est pas sur la forme d'expression qui heureusement existe mais je me dis est-ce qu'il y a pas dans la manière de véhiculer les informations encore des choses à remettre en cause ou à changer à modifier parce que au-delà de cette expression on sent bien que une bonne partie des Français et des Français n'adhèent pas totalement au gestes de précaution merci de votre réponse merci Monsieur le Ministre question précise réponse concise bien alors beaucoup de questions ont été posées par la sénatrice boulet esperoni euh il y a une inquiétude d'ailleurs ça un peu la question madame Menier à la fin il y a une inquiétude des Français qui est partagée en fait je pense que tous les Français sont inquiets il y a ceux qui sont plus inquiets aujourd'hui par la crise sanitaire et ceux qui sont plus inquiets par la crise économique sociale qui peut les frapper et en fait je ne sais pas quelle est la répartition de ces inquiétudes certains sont inquiets par les deux je connais pas de Français qui soi objectivement inquiet par rien dans la période que nous connaissons et je tiens à rassurer les Français qui nous regarderaient ce n'est pas un mal français ça touche absolument tous les pays qui ont été concernés et qui sont concernés par le covid ça met en question énormément de choses dans le monde près de tris humains sur qu ont été confinés c'était jamais arrivé et nous avons perdu l'expertis des grandes pandémies qui qui fracturent et qui et qui tuent donc il faut pouvoir dans cette inquiétude dans ce contexte d'inquiétude partagé il faut avoir une ligne de communication qui est clairire j'entends les critiques que vous portez je suis désolé si la communication gouvernementale vous a paru manqué de clarté par endroit nous avons organisé une communication autour du ministère de la Santé les affaires sociales et des solidarités du Premier ministre du président de la République et puis les ministres sont ont été amenés à participer à des conférences de presse lorsqu'il s'agissait des partis qui concernaient leur périmètre ministériel jeai pas eu le sentiment en tout cas que on se marchait sur les pieds les uns les autres en cette dans ce sujet dans ce contexte là puisque c'était une volonté du Président de la République que la communication soit la plus claire et la plus uniciste possible vous me posz une question qui n'a ensuite qui n'a rien à voir qui est sur les prescriptions obligatoires de test alors est-ce que je vous est-ce que je me pose la question le matin en me rasant oui je me dis nous avons mis en place là des dispositifs nous avons réorienté tous les barnomes pour pouvoir faire des tests en en quantité pour tous les publics prioritaires mais si jamais nous étions en difficulté malgré cela et si malgré le nombre de toute façon de cas prioritaires devenait tel que nous n'arrivions pas à faire face à à l'objectif de la réduction des délais d là qui se réduisent déjà à mon avis les premiers chiffres seront seront de ce point de vue-là bien meilleurs que les derniers les prochains mais si jamais on devait en arriver là oui enfin les pays beaucoup de pays qui nous entourent ont été ont été amenés à mettre en place des systèmes de prescription obligatoire la seule chose et pour être tout à fait transparent dans ma façon de raisonner avec vous c'est que si je demande à quelqu'un d'aller chez son médecin avant d'aller faire un test on va se prendre globalement avec les épidémies les viros qui arrivent 24 à 36 he dans la vue avant que la personne puisse avoir son puisse commencer imaginer faire tester donc je je voilà j'étais sûr de l'efficacité VO je je concerte je consulte et pour l'instant on en est pas là mais je s'il fallait le faire on le ferait vous me posez la question du du du covid au long cours j'ai déjà dit tout ce que je savais sur le sujet y compris non c'était à l'Assemblée nationale pardonnez-moi il y a des gens qui font des formes graves de covid qui vont en réanimation qui on des troubles respiratoires avec des scanners thoraciques qui montrent des lésions de fibrose avec des séquelles respiratoires potentiellement à au long court ces gens-là sont mis en maladie professionnelle avec un taux d'invalidité et ils sont suivis en pneumologie pour les C quel des dégâts pulmonaires et respiratoires des virus il y a des gens qui font des formes qui sont pas forcément graves symptommatiques en tout cas qui vont pas forcément en réa ou à l'hôpital et qui conservent à l'issue de le leur maladie une fatigue des mauxs de tête des crampes des courbatures parfois une perte d'appétit des vertiges beaucoup de symptômes qui sont difficiles à rassembler sous une sealele étiquette mais qui sont bien ressentis par ceux qui les ont certains décrivent que ça peut durer 2 semaines d'autres pendant 2 mois et certains disent qu'ils ne les ont pas perdu des mois après les médecins travaillent euh avec la recherche et notamment la recherche clinique pour essayer de comprendre ce quelle est la nature de ces symptômes et ce qui a pu les provoquer j'ai vu différentes hypothèses dans lesquels je ne me risquerai pas ici mais qui font l'objet de protocole d'étude et des filières de prise en charge de ces patients sont organisés dans des centres spécialisés pour essayer d'apporter des réponses ce que je sais c'est que ces personnes-là quand on fait des épreuves fonctionnelles respiratoires lorsqu'on fait des scanners pulmonaires ou des examen cardiaque poussé n'ont pas de de cause anatomique identifié et pour autant ils se sentent dispnay et ce donc ça fait partie des mystères de ce virus un mystère est là pour être élucidé je voudrais apporter une réponse à ces personnes la plus rapide et la plus satisfaisante possible et trouver surtout un moyen de les soulager à date je ne je ne peux pas encore vous répondre je crois pas qu'il y ait enfin on est très loin d'un consensus scientifique en la question les risques de rechute madame la sénatrice ce que je sais c'est vous le savez aussi c'est qu'il eu quelques cas qui ont été emblématiques puisqu'ils ont fait la une de la presse scientifique mondiale de personnes qui étaient immunisé et qui ont pourtant réattrapé le virus quand quand les cas qui arrivent sont emblématiques et que vous avez des millions et des millions de cas on peut quand même considérer raisonnablement qu' y a pas de raison de rechoper le covid quand vous l'avez chopé une première fois maintenant on a peu de recul est-ce que les anticorps ils vont durer 6 mois ou 1 an ou 2 ans j'en sais rien je sais pas honnêtement je ne sais pas je peux je peux pas vous le dire faut toujours se méfier et la présence d'anticorps ne signe pas forcément des alors là on sait que le anticorps sont protecteurs mais pour vous dire il faut pas qu'on soit trop empressé avant de avant de d'acter des choses l'histoire du VIH elle a été marquée par cette terrible histoire des gens chez qui ont identifié des anticorps ils étaient donc séropositifs et et les médecins leur disaient à l'époque on connaissait pas le sida et leur disait vous êtes immunisé contre le sida alors qu'en réalité ceux qui avaient des anticorps étaient malades c'est pas du tout le cas avec le covid je rassure tout le monde mais c'est pour vous dire que le fait d'avoir des anticorps n'est pas forcément en en soi euh avec si peu de recul un élément déterminant pour la suite de sa vie mais mais c'està dire que ça ne protège pas forcément mais on a quand même des indices qui laissent à penser que si voilà plutôt optimiste rapidement les tests sont gratuits pour la population encore une fois ils sont gratuits pour tous pour la population française le prix du test c'est 55 € pour une PCR c'est un prix qui permet aux biologistes je l'ai déjà dit d'investir et d'acheter des plateformes PCR c'est normal qu'il y ait un prix qui sinon les biologistes ne s'équipent pas nanticipe pas ne prévoit pas et on n'a pas c test télétravail oui oui oui tout à fait d'accord et si vous voulez mener un travail législatif sur la question ça peut être très intéressant madame Cohen le la difficile turnover de la médecine d'urgence déjà hors crise c'est compliqué la médecine d'urgence et beaucoup de médecins urgentistes passionnés par leur profession finissent par aller faire d'autres types d'exercices de la médecine parce que c'est dur les urgences c'est dur la médecine d'urgence passer ces nuits et ces journées à chercher des places dans les à gérer le stress parfois à se sentir pas forcément en sécurité avec une telle polyvalence et un tel nombre de patients je me souviens de mes dernières gardes aux urgences comme je médecin ou me de confier à 18h la liste des des je sais pas des 20 patients dont je devais déjà m'occuper avec un nouveau patient qui arrive toutes les 5 minutes c'est un métier stressant merci merci s'il vous plaît oui mais les questions étaient monsieur le sénateur je ve bien répondre plus rapidement que les questions m'ont été posées paré 8 minutes j'en suis à une minute de réponse les anecdotes nous passionnent mais peut-être que nous pourrions répondre bon et puis le seggure le seggure soutient très fortement l'hôpital et vous aurez l'occasion dans le PLFSS de voter des mesures m de soutien des créations de postes ouvertures de lit des réouvertures de lit la reprise de dett de l'investissement hospitalier et 8 milliards d'euros versé aux salariés dont 80 et quelques pour sont des femmes souspayées pour le boulot qu'ell faisait et vous allez j'espère et j'en suis certain voter ces mesures au moins celle-ci dans le pfss sur la la pénurie vis-à-vis de la doctrine là je je veux bien répondre en 30 secondes mais vous allez me reposer la question si je 30 secondes monsieur le le vice-président sur la peinerie versus doctrine des masques je ne fais pas de lien entre la p de masque et la doctrine d'utilisation des masques je l'ai déjà dit je le redis je ne fais pas le lien le CDC européenne qui n'avait pas géré des stocks de masques n'a pas fait le lien non plus qui a fait la même doctrine l'OMS qui n'avait pas géré de stock de masque a fait la même doctrine si je reprends 2 secondes mais vous connaissez ça presque mieux que moi si ce n'est mieux parce que vous avez posé la question à tout le monde mais l'OMS quand même le 6 avril 2020 alors qu'on produisait déjà des masques grand publics dans ses orientations provisoires l'OMS déconseiller encore le 6 avril 2020 déconseiller expressément le port généralisé du masque considérant que ce serit contre-productif je les cite aucune donnée ne montre actuellement le port du masque pour les personnes en bonne santé dans les espaces collectives y compris s'il est généralisé pour prévenir les infections par des par des virus respiratoire le port du masque médical dans les espaces collectifs peut créer un faux sentiment de sécurité et amener à négliger d'autres mesures essentielles comme j des mains et cetera et cetera par ce que j'ai répété à l'envie j'ai répété ça à l'envie j'ai dit les recommandations de l'OMS les recommandations de le CDC les recommandations de toutes les instances scientifiques dont on dispose et tous les vieux grimoirs du ministère de la Santé qui regorgent d'études sur la grippe et sur la grippe H1N1 entre 2009 et 2020 pter vers la même doctrine donc je le dis très clairement je suis arrivé comme ministre il n'y avait plus enfin le mal était fait en matière de stock de masque donc si j'avais dû dire au français on aurait dû vous donner des masques mais on en a pas je l'aurait dit il y a deux choses qui sont différentes la doctrine et le le et le stock en l'occurrence on navait pas un stock suffisant ne serait-ce que pour protéger les soignants donc je l'aurais dit je l'aurais dit bon sur la doctrine elle est inspirée je vous le disais des recommandations scientifiques françaises européennes international OMS et nous avons évolué avant que celle-ci évolue parce que l'OMS a mis du temps pour bouger c'était je crois le 4 ou 5 juin que l'OMS a considéré que le masque grand public pouvait sen faire consensus scientifique être intéressant ça faisait très longtemps Bell lurette qu'on produisait des masques des masques grand public je comprends parfaitement je veux pas donner l'impression d'être au-dessus de la polémique je comprends parfaitement et je vous assure que j'ai vécu la crise et je l'ai traversé avec ce sujet là en permanence est-ce que je regrette qu'on n pas eu le stock de masque suffisant pour protéger les soignants les hôpitaux les médecins et ce oui évidemment évidemment est-ce que si j'avais eu 2 milliards de masques en stock on en aurait distribué à la population je honnêtement sur la base des recommandations dont on dispose je ne vois pas pourquoi on le fait par exemple on avait des gants on aurait pu distribuer des gants au gens on savait pas on av'ait pas la conviction que le gants n'était pas a priori le gants n'est pas protecteur et de fait le gants n'est pas protecteur mais imaginons qu'on soit rendu compte en cours de la crise que le gants était protecteur vous nous auriez dit pourquoi vous avez pas distribué les gants dire on sait qu'un outil est utile lorsqu'on a prouvé son utilité jusqu'à preuve du contraire il n'y avait pas de passage aérosol du virus coronavirus ce que nous disaient tous les scientifiques du monde entier et donc le port du masque en population générale ne s'imposait pas et n'était même pas forcément recommandé d'après les REC de de la chaise et j'ai dit d'ailleurs même très très tôt je crois ma deuxième conférence de presse qu'il aurait une utilité si au moins 60 % de la population le portait continuellement et de la bonne manière voilà par ailleurs encore une fois ça ne change rien au fait qu'on avait pas assez de masque pour protéger correctement les soignants dans les hôpitaux en ville et que ça ça ça a été extrême extrêmement dur à gérer si si je l'ai dit Madame aussi aussi je l'ai dit j'ai même parlé de de gestion en bon père de famille pour éviter de tomber à zéro au niveau des stocks vous me posez la question du du décret sur les personnes vulnérables ce décret vise à éviter avant tout la désinsertion professionnelle de plusieurs millions de personnes qui sont en qui étai en activité partielle depuis des mois il y a un avis du Haut conseil de santé publique du 19 juin qui autorise la fin de l'activité partielle prévue au 1er septembre on peut faire évoluer les choses en fonction de la circulation du virus évidemment que la priorité reste la protection des plus fragiles mais ce risque de désinsertion professionnelle est réel j'ai concerté moi-même les fédérations de d'usagers et pour pouvoir déterminer aussi avec eux des listes de maladies donnant lieu à la la mise en activité partielle persistante et par ailleurs un médecin peut sur ordonnance continuer de déclarer son son patient comme étant trop trop à risque pour aller au travail et on favorise le télétravail dans tous les cas pour Madame Jourdin l'organisation de la veille sanitaire pardond Jourda pardon Jourda pardon madame Jourda madame la sénatrice pardon sur la question sur la question experti sanitaire euh le Corus qui est le la cellule en charge ce qu'on appelle c'est le centre opérationnel chargé de la réception de la gestion des alertes sanitaires et la coordination des acteurs de l'expertise sanitaire et certifié ISO il a une composition que je peux vous donner dans le détail peut-être pas là parce que sinon je vais me faire rappeler à juste titre à l'ordre mais vous avez beaucoup de partenaires qui sont également mobilisés au-delà du au-delà du Corus de la sous-direction il y a les ARS il y a l'agence de sécurité sanitaire nationale comme la NSM le FS l'Agence de biomédecine l'Inca l'ancest l'IRSN enfin vous avez toute une sorte un panel une flopée d'agences et de structures qui participe à la veille et la sécurité sanitaire par catégorie par spécificité comportant les meilleurs experts est-ce que il faut changer cette organisation de la veille sanitaire je crois qu'elle a fonctionné contamine monjois loise des choses qui ont été identifiées tout de suite très vite donc elle a pu montrer qu'elle était fonctionnelle mais ça fera partie du rétexte général de toute façon sur les mun MP premier tour des municipales qui a décidé c'est le politique qui décide jamais on n'est pas dans un biopouvoir donc toute décision a été prise par les responsables politiques le conseil scientifique a été consulté deux fois le 12 mars et le 14 mars les deux avis sont publics et je peux vous dire soucèrement que face au conseil scientifique je leur ai dit la phrase suivante n'internalisez pas la contrainte politique ne vous préoccupez pas de savoir si c'est compliqué ou non d'annuler une élection est-ce que l'annulation du premier tour de l'élection municipale vous semble nécessaire utile ou non le 12 mars l'avis dit il faut pas annuler les élections le 14 mars 2 jours plus tard je redemande contenu de l'évolution de la situation sanitaire la réponse du Conseil scientifique est la même de points ouvr les guillemets l'exercice de la démocratie garantie par la sécurité sanitaire du vote gagne à être préservé afin que la population conserve dans la durée une confiance les élections du premier tour des municipales se sont déroulé dans des conditions particulières avec de la distanciation sociale respect des gestes barrières gel hydroalcoolique stylo et cetera et cetera il y a eu des études intéressantes qui n'ont pas montrer me semble-t-il mais je suis souscement donc le me semble-t-il je n'aime pas le prononcer mais que il n'y avait pas eu un très fort en tout cas il n'y avait pas eu un impact mesurable à la suite à la suite de cela les scientifiques dans les dans les mois qui viendront publieront des données je pense plus affinées sur sur sur la question et puis sur le grand sujet presque philosophique de savoir s'il faut vivre quit à en mourir si c'était je pourrais comprendre ce type de réflexion c'est l'orter des conséquences sur sa seule santé moi on peut pas imposer aux gens de prendre soin d'eux malgré eux mais on peut imposer aux gens de prendre soin des autres malgré eux la ceinture de sécurité dans une voiture n pas que pour but de protéger le conducteur elle a pour but aussi de protéger les autres l'hygiénisme est une discipline complexe qui est peuplé de mise en garde d'injonction relise Camu reliser Camu on rien inventé le confinement d'or le la lassitude qui gagne la population semaine après semaine mois après mois c'est la tentation de certains de se dire puis tant pis et puis certains commencent à dire que finalement c'est des personnes âgées que c'est peut-être moins grave on n'est pas dans soleil vert on est dans la société française on est dans le pays des Lumières on protège les gens qui sont vulnérables peu importe leur âge peu importe les facteurs de risque sanitair qu'ils ont ce n'est pas à nous ce n'est pas à moi de décider qui mérite d'être protégé et qui peut mourir pour protéger les autres c'est je veux dire c'est une question qui est essentiel nous avons fait le choix le président de la République a été très clair avec le quoi qu'il en coûte de protéger la vie et d'assurer la SC sécurité é es français et j'ajoute pour ceux qui seraient réservés sur la question d'intergénérationnalité question à laquelle je crois fondamentalement sinon je n'aurais pas fait de la neurologie je n'aurais pas commencé ma carrière en travaillant en épade comme re soignant j'ajoute que par ailleurs 30 % des malades quasiment un malade sur 3 admis en RA est un malade qui n'a pas même pas 65 ans donc voilà vivre quitte à en mourir c'est une phrase à l'emportepièce qu'on peut lancer sur un blog sur un compte Instagram on peut faire un effet de tribune ou c'est peut-être une façon un exutoire personnel je pense que dans la période on doit être extrêmement attentif surtout quand on est on fait on a beaucoup d'écoute autour de soi à notre façon de nous exprimer et au message que nous véhiculons une société qui déciderait de faire l'impasse sur ses vieux une société qui déciderait de faire l'impasse sur ces fragiles sur ces précaires et de faire l'impasse sur des morts évitables ce n'est pas une société dans laquelle j'ai été éduqué élevé et dans laquelle j'ai envie de d'éduquer mes enfants merci Jean-François rappin monsieur le Président merci monsieur le ministre vous avez votre expérience de neurologue j'ai mon expérience de médecin généraliste et je je vais vous poser plusieurs questions sur sur la pratique actuelle on va pas trop revenir enfin j'y reviendrai un petit peu sur sur l'antériorité mais en tout cas sur l'actuel vous avez annoncé à plusieurs reprises et on l'a entendu un objectif alors je sais pas si c'est un objectif mais on entendait régulièrement le chiffre de 700000 tests par semaine qui est peut-être un chiffre d'efficacité qui est un chiffre peut-être aussi de de de capacité d'absorption des des tests en tout cas aujourd'hui on est à 1 milliion1 1002 en fonction des 13 même ça monte encore euh donc je voudrais savoir d'abord si le chiffre de 700000 pour vous était un chiffre euh scientifique ou un chiffre technique par rapport à la capacité d'absorption et la façon dont aujourd'hui on pourrait résorber finalement cet excédent parce que si 700000 était le chiffre de capacité d'absorption passer euh quasiment au double euh provoque untit provoque les problèmes qu'on rencontre aujourd'hui dans les problèmes qu'on rencontre aujourd'hui c'est ma deuxième question il y en a un qui est particulier je dirais la médecine générale c'est celui de l'arrêt de travail on est confronté aujourd'hui à une situation où on a l'impression parfois de mettre les gens en arrêt de travail pour rien c'est-à-dire ils sont qu'à contact euh ils sont dans une situation où ils ne peuvent pas faire de télétravail et on les met en arrêt de travail en attendant le test parce que les délais sont longs donc je pense qu'il y a là un sujet il y a peut-être une expertise à faire sur le nombre d'arrêts de travail mais en tout cas il y a un vrai sujet un sujet pour l'entreprise mais un sujet aussi pour le patient parce que vous savez monsieur le ministre que au mois de juillet le délai de carence a été finalement remis en place et aujourd'hui sur des courts arrêts de travail les gens sont en arrêt 3 qu jours en attendant d'avoir le test et c'est un vrai sujet financier pour eux tout au moins pour les pour les petits salaires donc je j'implore votre attention sur ce sujet qui est un vrai sujet à la fois médical mais aussi euh social le 3è point il vient peut-être sur la rétrospective il est peut-être un petit peu plus agressif mais en tout cas il nécessite aussi de votre part une réponse le président de la République nous a dit dans une très belle déclaration c'est la guerre sauf que hier madame la ministre madame Busin madame l'ex-ministre de la santé nous explique et en fin d'intervention finalement et de façon un peu impromptue que santé publique France a failli euh not notamment sur les stocks et pas seulement les stocks de masque puisque on lui a fait redire ce qu'elle avait de façon un peu discrète annoncé à l'Assemblée nationale que sur d'autres produits nous avions des défaillances extrêmes et qu'il était temps de de les de les remettre de les remettre en place donc la guerre on l'a commencé avec un très beau char d'assaut qui s'appelle la santé publique mais il n'a pas été chargé en obus donc je suppose que si c'était la guerre le le militaire en charge de mettre les obus dans le char d'assaut aujourd'hui il il serait en tout cas recherché identifié pour savoir qui il est et ce qui s'est passé et aujourd'hui on aimerait bien savoir si vous avez mené une une enquête interne au sein de santé publique France pour savoir finalement où sont les responsabilités qui sont portés aujourd'hui sur le fait que dans diverses matières entre autres les les masques bien sûr aujourd'hui peut-être les gants et de nombreux produits pharmaceutiques il y avait des manques voire des péremptions euh atteindre depuis depuis longtemps voilà Monsieur le Ministre merci annieigimau merci monsieur le Président Monsieur le Ministre plusieurs points le premier point vous avez rendu hommage et reconnaissance aux soignants et je crois qu'on est vraiment tous avec vous bien sûr dans cette reconnaissance mais pensez-vous que le décret que vous avez pris sur la reconnaissance de la maladie professionnelle en pensant que les seuls les soignants qui avaient été oxygénés auraient cette reconnaissance soit vraiment une reconnaissance justement des soignants et et est-ce que vous allez rendre un avis positif au Conseil de la sécurité de la santé publique pour le remplacement éventuel d'un soignant même s'il est testé covid asymptomatique il devrait rester au travail il y a eu toutes cette polémique j'aimerais avoir votre avis le deuxième point alors nous sommes bien sûr par rapport à vos annonces hier je vais pas revenir sur ce que disait Laurence Cohen votre mobilisation et la mobilisation de tout le ministère euh mais souvent moi je regarde goû France covid parce que on a besoin de répondre aux questions les les parlementaires on est beaucoup beaucoup questionné j'ai eu par exemple plein de ce matin d'appel pour les piscines est-ce que les piscines sont fermées est-ce que c'est une salle de sport euh les taxis aussi qui ont pas de masque souvent dans les taxis parce qu'ils ont un plexiglace mais certains ont pas de plexiglace enfin il y a plein de de question comme ça et aujourd'hui coup France n'est toujours pas à jour de vos annonces d'hier on est toujours sur le 17 septembre et et c'est vrai que c'est aussi un un problème trème question moi je reviens sur ce que disait mon collègue précédent sur la gestion des masques par santé publique France j'ai eu l'occasion hier de poser la même question à Madame Buzin euh la l'étude l'expertise qui est fait début 2018 95 % des médicaments sont à out et sur les 700 millions de masques il en reste plus que 4 milli let qui part du directeur de santé publique France au DGS le DGS lui répond le 30 octobre alors que la lettre est du 6 septembre je crois de commander 50 millions de masqu et 50 millions autres si le budgjet le permet et tout ça sans avoir fait référence ou avoir transmis ni le DGS ni le directeur de santé publique France à la ministre est-ce que vous pensez que c'est normal 95 % des médicaments donc là il y a un véritable problème et moi je je partage enfin je le redis la crédibilité de l'État et de l'organisation de l'État est posée parce que quand je vois ce que fait l'état en 17 ans de maire sur les maires qui respectent pas telle et telle chose je me demande quand même comment on peut pas faire une enquête et comment il y a pas des sanction il y a bien des choses la crédibilité elle est aussi dans la reconnaissance qui a eu pénurie par parce que parce que parce que 4è point vous avez dit il faut je vais gérer la crise aujourd'hui et demain mais le questionnement entre l'hôpital privé et l'hôpital public souvent on nous pose des questions les citoyens pourquoi l'Hôpital Privé n'accepte pas tous les malades non covid ou les c'est la question qu'on nous pose et pourquoi l'hôpital public aujourd'hui quelle est votre position sur cette articulation hôpital privé hôpital public et par rapport à l'hôpital public pourquoi on a encore des médecins qui disent bah aujourd'hui j'ai encore 16 personnes je trouve pas de place 16 personnes en hospitalisation d'urgence je trouve pas de place est-ce que on est aussi mal préparé que que l'autrefis enfin ma dernière question c'est sur la question justement de l'organisation elle-même de l'État la question que j'ai posé aussi madame Buzin lors de son audition à l'Assemblée nationale elle a fait la réflexion nous l'a refait hier elle nous l'a détaillé qu'il faudrait peut-êtreevoir le système et créer une agence qui serait une agence de l'ensemble des pandémies qu'ell soi sanitaire environnemental ou accidentelle et je voulais avoir aussi votre avis sur ce sur cette proposition merci David assouine merci monsieur le président monsieur le ministre je vais commencer aussi euh comme ma collègue Cohen par vous dire que euh ce qui apparaît encore dans cette audition mais on vous a vu depuis le début de la crise vous parlez avec la la bonne foi de celui qui s'est démené et on l'a vu que vous êtes démené comme personne pour faire face à une crise forte inattendue exceptionnelle et cetera et donc vous vous finalement euh vous vous enfermez dans cette bonne foi et cette conviction là nous sommes dans une commission d'enquête qui essae de voir que malgré tout cette bonne foi il y a eu des problèmes pour pouvoir les corriger et le malaise c'est que vous ne reconnaissez aucun problème et et et et et par exemple vous vous enté sur quelque chose qui est maintenant installé pour tout le monde c'est que il y a eu la facilité même si vous vous abritez derrière l'OMS vous n'avez pas interrogé cette cette question effectivement validée par l'OMS sur la question des masques grand public parce que ça vous arrangeait parce que comme il n y avait pas de masque et bien quand l'OM vous avez été chercher même chez l'OMS le fait que une ministre est venue nous expliquer c'était même dangereux de les porter et que c'était contreproductif c'est c'est c'est c'est les fait tout le monde sait que aujourd'hui c'est parce qu'il n'y avait pas de masque qu'on a expliqué qu'il n'en fallait pas et ou sinon on peut pas expliquer qu'aujourd'hui on dis à tout le monde de porter des masques et que le fait que deux personnes portent un masque et ben bien entendu ça réduit les risques et dans les pays asiatiques ça fait bien longtemps que cette doctrine est installée et qu'on aurait pu dire tiens c'est bizarre l'OMS peut-être dit ça mais dans les pays asiatiques il font autrement alors qu'ils sont en proie à ces problèmes souvent et bien avant nous et donc pourquoi ils le font vous vous êtes contenté d'expliquer et ça vous pouvez le reconnaître parce que le problème c'est la confiance par rapport à ce que dit la parole publique pour faire face à une crise pour l'ensemble des citoyens et c'est là que j'en viens à mes questions euh euh actuel c'est un peu la même chose euh quand il y a un conseil de défense où on nous annonce que le président va faire des annonces fortes c'était la semaine dernière et que finalement on se rend parce qu'on voit bien que le virus circule et qu'il faut réagir fortement donc on sait qu'il y a une exponentielle il y a déjà une dizaines de jours et puis il n'y a pas d'annonce il y a juste l'annonce que les préfets vont agir et vont prendre des mesures parce qu'il faut les localiser et hier on apprend qu'il y a un certain nombre de mesures notamment à Marseille et à Paris en Guadeloupe et cetera et vous dites on a concerté bon non non la mère de Paris on l'a appelé 1 heure avant et elle n'est pas d'accord avec la mesure elle est d'accord qu'il faut des mesures et je pense qu'à Marseille ça doit être le cas bien entendu qu'il faut deses mesure mais celles qui sont proposées donc la concrétisation c'est là que la concertation doit être avec avec les élus locaux et ce souci que ce soit compris en disant les choses tel qu'ell et en trouvant les bonnes mesures on voit encore quelque chose de décousu il y a aucune annonce du Président on va dire au préfet donc il va une concertation d'une semaine non c'est 1 heure avant et on peut se dire par exemple sur la question des bars les ferm à 10h c'est quand même atteindre du point de vue économique une profession qui est déjà dans une situation catastrophique on peut se dire que entre la situation où il suffit de s'asseoir à une terrasse pour ne plus avoir à porter le masque pour ne plus avoir à respecter aucune distanciation sociale et donc des attroupements énormes dans tous les cafés et les restaurants entre ça et fermé il y a peut-être une mesure qui est de dire qu' en dehors du moment où on boit on doit porter le masque y compris sur les terrasses il y a peut-être ça et peut-être qu'un élu peut vous le dire si vous l'écoutez avant d'annoncer donc la concertation encore une fois dans une certaine panique d'une situation qui est en train de monter et bien elle est juste réduit à euh euh pas grand-chose en gros je veux conclure par une question mais qui a aussi un conseil je pense même dans les crises de ce type que dire les choses telles qu'elles sont telles qu'ell se pose à vous qui devez prendre des décisions aux Français et plus productif pour entraîner la nation à affronter une telle crise que toutes les euh euh les les choses qu'on cache un peu c'est clair que vous êtes confronté aujourd'hui à la question suivante il y a un virus qui circule de façon exponentielle ça ressemble à ce qui se passait au mois de mars la mesure que vous avez pris alors était radicale le confinement vous savez que vous ne pouvez pas le faire comme ça aujourd'hui sans mettre à bas l'économie pouvez le dire au français donc il y a des activités économiques on va prendre un peu plus de risque on va aller travailler on va prendre des transports on va laisser les écoles ouvertes pour que les gens puissent aller travailler dites-le que c'est pour ça que vous reconfinez pas mais quand il s'agit de s'amuser de pas être dans l'activité économique aller au bar et cetera là on fait n'importe quoi vous vous vous tapez et ça les Français le sentent qu'il y a de l'incohérence dites les choses et vous entraînerez la nation merci merci la derni dernière question Marie-Pierre de la Gonterie merci monsieur le Président vous l'avez compris cette commission d'enquête veut aussi identifier les points qui permettrai sans doute en étant amélioré de de mieux préparer l'appareil d'État et l'appareil sanitaire à à d'éventuelles difficultés il se trouve d'ailleurs que les difficultés nous les revivons aujourd'hui donc je je voudrais vous interroger sur les relations de l'État et donc évidemment les vôtres mais pas que avec les ARS nous avons auditionné car vous avez sans doute vu que le choix de cette commission a été de d'entendre d'abord les acteurs qu'on peut qualifier guillemets de terrain avant de de de de de parler aux responsables d'entendre les responsables nationaux nous avons entendu les les directeurs des directeurs d'Ars et euh ce don ce qu'il est ressorti de ces auditions je vais pas vous égrainer nous n'avons plus le temps il est tard c'est que de nombreuses alertes avaient été remontées et je prends bien la période à partir de laquelle vous êtes ministre hein euh de nombreuses alertes avaient été avaient été adressées euh auprès du du ministère donc leur interlocuteur naturel étant le directeur général de de la santé et euh certains ARS ayant constaté que leur signalement était sans réponse d'autant que euh il y avait je me trompe peut-être mais une une réunion téléphonique tous les soirs euh et que lors de cette réunion téléphonique tout tous les ARS étaient présents et que donc il n'y avait pas de possibilité de d'appréhension différenciée selon les territoires donc sur ce point-là est-ce que sans aller jusqu'à vous suggérer de d'autocritique ce n'est pas du tout l'objet mais est-ce que vous avez bien identifier des pistes d'amélioration dans la façon dont vous avez pu travailler avec les ARS notamment en l'illustrant avec la question des transfert on a déjà eu l'occasion ici d'évoquer les transferts de malades qui ont pu être effectués en France ou à l'étranger et euh un ARS nous a euh nous a relaté un incident qui s'est produit le 6 avril concernant le transfert de patients en Autriche où euh alors que euh le le l'avion était dors et déjà présent je résume euh sur instruction du cabinet du ministre il avait été décidé d'arrêter euh le transfert et que euh étant soumis au pouvoir hiérarchique euh ces instructions ont été appliquées sans que l'on sache si la santé des patients pouvait être mis en D par cette décision alors vous l'avez dit tout à l'heure vous avez noté cette phrase euh vous avez dit je ne crois pas que les ARS soit complètement abruti c'était une façon un peu informelle j'ai bien compris j'ai bien compris non mais ce que je veux dire c'est que vous vous vous avez évoqué par cette formule le fait que vous considériez qu'ils avaient une réelle compétence donc comment expliquez-vous que votre cabinet à ce moment-là est décidé de stopper un transfert alors même que les malades étaient au au pied au pied de de l'avion enfin dernière chose on en parle peu mais la situation dans les université se dégrade de manière considérable quelles sont les instructions précises enfin je dire efficace que vous avez adressé vous ou le gouvernement mais bon dans ce domaine et enfin je je pense que votre mémoire vous vous fait des tours parce que j'ai retrouvé une un propos vous avez pu tenir vous-même sur les masques sur les stocks de FFP2 lors d'une conférence de presse en février où vous avez indiqué nous disposons de de stock stratégiqu dans les hôpitaux dans un très grand nombre de cabinets liméux et dans un grand nombre de services de l'État qui nous permettent de faire face à la demande il n'y a donc aucun problème d'accès à ces masques pour toutes celles et ceux qui en ont besoin donc c'est pour ça que je pense qu'il faut être très attentif à à à tous ces propos qui ont été tenus merci monsieur le Président merci ben écoutez c'était la dernière question donc nous vous écoutons pour vos dernières réponses je vais peut-être démarrer par la fin et commencer par répondre à la sénatrice Marie-Pierre de la Gonterie parce que j'ai été très attentif au travail des agences régionales de santé et parce que comme vous l'avez souligné nous avons eu des discussion quasi quotidienne avec l'ensemble des agences j'ai pu m'assurer du travail qui était effectué par les unes et les autres dans les différentes situations qui étaient rencontré vous avez auditionné parmi ceux que vous avez auditionné un directeur général de l'agence régionale de santé qui a été démis en conseil des ministres de ses fonctions qui a fait une saisine d'ailleurs de la justice pour contester les conditions de sa démission de sa de de de sa du fait qu'il soit démis de ses fonctions madame de La gterie si ce directeur général a été démis de ses fonctions c'est parce que justement j'ai été attentif à la situation de l'action de chaque direction d'Ars dans chaque territoire concerné et que certes le grand test a été la région qui a été le plus percuté et le plus tôt par la crise épidémique mais je vous invite à à consulter l'ensemble des élus quel que soit le bord politique de la région vous verrez que lorsque je me suis entretenu avec les élus il n'y avait un consensus sur les dysfonctionnements hélas hélas sur les dysfonctionnements et donc je n'ai pas à considérer pardonnez-moi que ce directeur d'agence régionale de santé dans le constat qui fait de l'action que nous avons mené l'emporte sur l'ensemble des autres directeurs plus l'administration centrale plus mes services ministériels et moi-même c'était pas l'Autriche madame la sénatrice était la République Tcheque il y avait des transferts des évacuations sanitaires de six patients qui étaient anticipés pour la République tchèque contte tenu de la saturation vous savez à ce jour à cette période là j'étis appelé à peu près plusieurs fois par jour en tout cas par des élus de la région Grand Est des maires présidents de département ou des directions d'établissement qui me suppliaient qui me demandaient légitimement d'activer tous les réseaux d'évacuation sanitaire qu'on pouvait évacuer parce qu'ils sentaient la pression la vague montait et qu'ils avaient légitimement très peur tout bord politique conf je crois que j'étais à peu près tout su la République tchèque était une destination éloignée pour des malades et le jour où le transfert était organisé la vague épidémique avait commencé à baisser de façon sensible le nombre de patients admis dans les réanimations de la région avaiit commencé depuis quelques temps à refluer et j'ai été contacté par des équipes sur place me disant qu'il trouvait abérrant d'aller muter d'envoyer par hélicoptère des patients en République tchèque où il se réveilleraiit un jour hors du coma très loin de chez eux très loin de leur famille alors même qu'il y avait désormais des places vacantes dans les hôpitaux environnants madame la sénatrice je suis certain je suis même sûr qu'à ma place vous auriez pris exactement la même décision qui consistait à annuler le transfert sanitaire ah ben j'en suis sûr j'en suis sûr tout le monde ici prendrait la même décision que cette décision soit contestée par le directeur me conforte dans la décision qui a pu être prise hélas de nous séparer d'un directeur en pleine crise ce qui était pas une décision facile sur la question des universités pardon je je je suis souscerment je ne suis pas je ne veux pas sortir de mes compétences sanitaires et parce que vous avez insisté sur le la nécessité d'avoir une communication gouvernementale harmonieuse je je préfère renvoyer à la ministre en charge des universités les questions évidemment des protocoles sanitaires qui sont qui existent au niveau national qui sont très claires dont l'application territoriale par certains rectorats peut-être éventuellement renforcé et Don l'application territoriale par certaines écoles ou universités peut-être encore renforcé bon tout ça nécessite l'expertise de la Ministre en charge sur les les chiffres techniques pour les tests très rapide très rapidement sur les chiffres des sur les chiffres des tests capacité PCR fin février début mars 2000 à 2500 tests par jour début avril 5000 tests par jour euh au moment du déconfinement au 11 mai entre 40 et 50000 tests par jour avec une capacité qui a été estimée qui a été calculée en fin de confinement sur la base d'un r inférieur à 1 où il y aurait chaque pour chaque cas positif 10 à 15 cas contact et donc nous avions défini qu'il fallait que nous nous soyons en mesure d'atteindre si nécessaire les 700000 la grande donnée différente au moment du déconfinement c'est que au lieu de 10 à 15 cas contact il y avait entre 2 et 4 cas contact par patient positif et donc ça ça a changé ça a changé la donne sur désormais nous sommes capables d'en faire 1,3 million et on se sera sans doute capable d'en faire davantage si nécessaire à l'avenir sur les tests de télétravail le sujet des de carence vous avez raison c'est c'est un sujet qui est extrêmement qui est extrêmement compliqué parce que selon la situation si vous êtes qu' contact ou si vous êtes positif selon la personne qui vous a fait en fait comment vous dire vous êtes en activité partielle où vous êtes en arrêt de travail avec indemnité journalière et et délai de carrence en fonction des situations dans lesquelles vous vous trouvez et ça les structures assurance maladie les ARS et cetera le savent les médecins y compris sur le sujet télétravail doiTent être encouragé de toute façon à chaque fois qu'on peut le faire à chaque fois qu'on peut le faire et encore plus encore quand on est dans une zone où le virus circule beaucoup le rôle de SPF dans la crise j'en ai parlé tout à l'heure enfin mon rôle n'est pas de de tirer à l'arme lourde pour reprendre votre métaphore guerrière sur une une agence qui est composée de de personnes d'expert qui font de leur mieux depuis le début de la crise et qui se sont organisés depuis le début de la crise ça veut pas dire et pour pour rebondir sur le fait qu'il y aurait pas de critique ou d'autocritique ou ou ou qu'on est pas capable de pointer nous-même le doigt sur des lenteurs sur des inerties j'ai parler tout à l'heure de la mauvaise publication des chiffres des tests qui m'a assez énervé pendant un moment parce que je c'est compliqué quand on vous reproche de pas faire de test parce que les chiffres que vous sortez vous-même sont en dessous de la réalité enfin bref vous imaginez bien je vous ai parlé des couvillons qui sont emblématiques d'un certain nombre de lenteur qui sont pas forcément le lié à la santé publique France d'ailleurs mais qui ont pu émailler cette gestion de crise nous reverrons tout cela à postériori encore une fois moi je suis au d'une bataille et moi j'ai besoin des troupes et j'ai besoin que les troupes soient mobilisées j'ai besoin que les agences soient totalement mobilisées qu'elles soient motivées et moi à chaque fois que j'enregistre des des dysfonctionnements ou des choses qui ne vont pas je n'accuse pas encore moins publiquement j'y vais et je suis allé à santé publique France avec des visite qui étaent plus ou moins organisé pour pouvoir rencontrer tout le monde saisir les sujets quand il se posaient moi c'est comme ça que j'envisage le management en période de crise sur les soignants qui soient qu'à contact ou asymptômatique et bien ils doivent être exclu du travail pendant la la même période que les autres on avait envisagé que il pourrait revenir au travail masqué si tout le système sanitaire était saturé et que c'était une question entre guillemets pardonnez-moi pour les malades de vie ou de mort mais sinon évidemment qu'ils sont logés à la même enseigne que les autres la déclinaison des mesures annoncées hier je ne vais pas rentrer dans le détail parce que comme je l'ai annoncé hier et comme justement on me reprochait de ne on m'aurait encore plus reproché si on l'avait pas fait le c'est le préfet qui est en train de concerter les élus dans les différents territoires et qui devra ensuite affiner les différentes mesures sur les horaires les modalités d'application et cetera et cetera sur tout ce qui concerne la période antérieure au 16 février pardonnez-moi mais parce que je suis sous cerment je ne le commenterai pas je n'ai pas en connaître avec suffisamment de précision de fait et d'assurance pour me risquer sous serment à émettre un avis personnel non seulement mon avis n'est pas très intéressant mais par ailleurs vous avez auditionné la ministre Ministre en charge à cette époque sur l'articulation hospitalière public privée j'ai abondamment répondu puis enfin pour Monsieur Assouline monsieur assouine monsieur le sénateur agence de crise pardon monsieur le ministre agence de crise question précise de Madame qu'estce que j'ai dit sur Agence de crise qu'est-ce est-ce que ce serait utile de créer une agence de crise spécifique mais j'ai répondu tout à l'heure j'ai dit que quand on a fusionné les Prusses avec l'INPES l'Invest et cetera probablement qu'il faut revoir cette déclinaison là et de toute façon vous savez notre pays va devoir s'armer contre des d'autres types de crises qui sont pas forcément des crises épidémiques mais qui vont être des crises qui vont avoir trait à la santé environnementale je dire il faut qu'on puisse s'armer dans les territoires dans les régions qu'on fasse de la l'information de la formation de l'intervention et donc on va revoir ce dispositif et avec vous avec vous for de votre expérience je voudrais terminer en répondant à monsieur assouine assouine je vous cite tout le monde sait que les Français le S on nous avait annoncé des mesures fortesine moi je ne fais jamais je dis que je ne venez pas ici avec ni des opinions ni des onies je ne peux pas me le permettre je suis ministre en charge de la crise je ne raisonne et je ne décide qu'à partir des fait je ne sais pas qui vous a annoncé qu'il y aurait des mesures fortes au précédent conseil de défense et de sécurité nationale moi j'en ai vécu plus de 30 il y en a eu avec des annonces fortes il y en a eu qui étaiit là pour faire le point des objectifs et cetera lorsque vous dites tout le monde le sait très bien que les masques vous me demander de faire un parjure monsieur monsieur le sénateur dans la mesure où je vous ai répondu en vous disant qu'il y avait pas de lien entre la doctrine des masques et la gestion de la pénuie et que vous dites tout le monde le sait que vous mentez vous me demandez où vous faites le constat pararjure au quel cas ça vous engage ou vous me demander d'en faire un et je vous répondrai non et je vous ai répondu sur le fond les élus qui dénoncent le manque de concertation c'est pas le manque de concertation qui dénonce à travers ça afin de soyons pas DUP c'est la nature des mesures à chaque fois qu'un élu m'a dit je ne je n'ai pas été concerté sur cette mesure quand il est d'accord ça pose pas de difficulté donc que les élus qui dénoncent le manque de concertation dénoncent les mesures que les élus disent publiquement je considère bien sûr mais d'ailleurs ils le font donc concentrons-nous sur le fond des mesures et pas sur la forme des mesures et non mais attendez concentrons-nous sur le fond vous pouvez passer de semaines à consulter les uns et les autres sur une mesure si vous ne tombez pas d'accord à la fin il y a ceux qui diront j'ai consulté concerté je décide parce que gouverner sait choisir et je protège et les autres qui diront on n' pas été consulté concerté puisqu'on a pas gagné mais attendez mais mais je vous ai donné l'exemple marseillais et les 2 heures passé à la préfecture et les semaines et les semaines passer à alerter à sensibiliser en disant attention attention donc pardonnez-moi mais ils ont le droit de contester des mesures et ils ont parfaitement le droit de compter ces des mesures nous sommes en droit de les demander dans la dans la mesure où justement elle montre que ell réduisent l'épidémie des études qui montrre que il y a quatre fois plus de risque d'être contaminé au covid quand on a fréquenté un bar dans les jours avant que quand on n pas fréquenté de bar je n'y peux rien et je je fréquente enfin je fréquentais quand j'avais le temps les bars et les restaurants et c'est il s'agit pas d'un criminé qui que ce soit c'est c'est un c'est un fait qui est complexe c'est un fait qui est complexe et qui participe de la diffusion de l'épidémie la enfin pour Monsieur Assouline la la loi prévoit que la police sanitaire est une compétence de l'État Premier ministre euh MSS ministre de solidarité de la santé préfet c'est le choix du du Premier ministre et du choix du gouvernement donc voilà je peux le dire j'entends j'entends parfaitement les critiques j'entends parfaitement les remises en question j'entends parfaitement qu'un maire a envie de défendre la vie sociale dans sa commune les bars et les restaurants j'entends aussi les maires qui tout en défendant la vie sociale et la vie économique dans leur commune me disent c'est la bonne décision à prendre aujourd'hui pour protéger les habitants parce que ça ça se passe mal au niveau de la diffusion épidémique donc vous avez des maires c'est pas une question de politique puisque je vous ai cité un certain nombre de maires issus du même parti que la mère de Marseille ou clamer de Paris qui considère que toute mesure nécessaire dès lors qu'elle est justifiée elle n'est pas à discuter donc je je dis pas que c'est pas dur et je me mets à la place des Marseillais et je sais qu'il y a des gens qui sont en colère je je je vais comme vous sur les réseaux sociaux ENF je n'y vais plus parce que c'est surtout après des soirées comme celle-ci je suis pas masochiste mais mais honnêtement tout ce qui est fait est fait pour pouvoir assurer la protection des gens et si on voit que la situation sanitaire s'améliore nous l'avons déjà fait dire personnea critiqué en Mayenne au mois de juillet quand il y avait une reprise épidémique et qu'on a mis en place des mesures de restriction de rassemblement qu'on a mis des mesures de couvre-feu personne n'a critiqué ce qui a été fait en Mayenne vous pouvez me rappeler ce qui s'est passé en Mayenne en Mayenne l'épidémie elle a faitlac et l'impact sanitaire il a été extrêmement faible et j'y suis allé et en guyan pareil les mesures de couvre-feu les mesures de gestion quand ça commenca à flamber et on a réussi à enrayer l'épidémie il y a pas de raison qu'on puisse pas le faire à Marseille comme sur tout autre territoire de la République encore une fois c'est le seul objectif qui est le nôtre c'est protéger la santé des Français non mais on va pasonger le débat mais il y a un point qu'on souhaitait aborder avec vous mais ça va être très long et c'est pas c'était le problème de la vaccination antigripale est-ce que vous allez la rendre obligatoire la vaccination antigripal parce que ça va se cumuler avec avec le covid c'était mon c'est une question tout à fait essentielle merci Catherine effectivement on se l' posé moi c'était c'était une précision pour qu'il pas mal entendu quand sur sur les mesures et je je je demandais de la cohérence comment expliquez-vous par exemple c'est voilà c'est une question qu'un français pourrait vous poser là puisque je l'ai vu comme ça poser brutalement et j'étais pas capable de répondre dans les mesures prises euh l'activité sportive est interdite elle doit pas être très importante pour l'économie donc une une dame dit ma fille euh qui fait de la danse dans une grande salle où il y a 10 euh mumes est-ce passé de suffisamment n'a plus le droit de faire la danse par contre elle peut aller en classe où ils sont 30 entassés dans la classe qu'est-ce que je réponds qu'est-ce que vous répondez merci agès Préville Angèle Angèle mais merci monsieur le Président moi j'ai pas eu la réponse et je ne doute pas de la bonne volonté je vous ai demandé au moment où on on met en isolement les épad est-ce qu'il y a eu dans les consignes le fait qu'un livreur même devait être protégé et que non seulement les soignants mais également tout le reste du personnel devait avoir des équipements de protection c'était ma question merci Monsieur le Ministre trois réponses courtes un madame pardon si j'ai mal répondu à votre question non seulement il devit protégé mais il pouvait pas rentrer donc la question se pose pas merci deuxème question pourquoi salle de sport je suis ministre de la Santé je je je crois sincèrement au bien-être du sport au bienfait du sport sur la santé donc serait à nouveau hélas dans les salles de sport il y a de la transpiration il y a des a des jets de gouttelettes il y a des mouvements et il y a des contaminations qui se font beaucoup plus beaucoup plus dans certains contextes que dans d'autres et notamment que dans le milieu professionnel où la la distanciation le masque et l'absence de transpiration joueci souine par contre vous poser une question je l'ai dit hier soir ça peut-être pas été perçu dans le flot de d'annonce mais s'agissant des gymnases et des salles de sport je n'ai pas dit que les gymnases seraiit interdit pour les enfants en scolaire par exemple j'ai dit que tout cela fait partie des mesures discutées en concertation entre les préfets et les élus donc dans les zones qui sont concernées dans les zones qui dans les zones qui sont cenées les salles de sport les salles de sport il y a les salles de sport clairement pour qui concerne les adultes avec parfois une forte concentration de personnes dans une même pièce avec de la transpiration des gouttelettes qui se déposent là on sait que c'est hélas encore une fois pas bon mais vous avez des gymnases qui sont accessibles aux enfants dans dans le domaine scolaire qui qui peuvent éventuellement être amenés donc voyez quand on parle de conceration en fait elle existe puis que j'ai pas la réponse à la question que vous me posez selon le territoire concerné et selon l'issue de la concertation c'est un point qui est important et enfin c'était sur la grippe beaucoup de questions sur la grippe et je m'en réjouis la campagne antigrippale elle commence le 13 octobre comme chaque année elle commencera pas avant puisque si on vaccine trop tôt le vaccin perd en efficacité dans la durée et donc il ne protégerait pas au bon moment par ailleurs nous avons déjà le les conclusions de l'épisode grippal dans l'hémisphère sud qui montre que la grippe a été un retardé donc habituellement elle intervient en France à partir du 20 décembre il y a des raisons de penser qu'elle interviendra encore plus tard de elle a été faible masque geste barrière en surtout gestes barrière d'ailleurs parce que le masque les études montrent que ça marche pas trop là-dessus mais vous avez le masque vous avez le les gestes barrières la distanciation sociale et l'attention qui est portée puis un mécanisme peut-être de compétition entre le la grippe et le covid qui utilise un récepteur un peu similaire pour rentrer donc néanmoins nous devons faire extrêmement attention à la vaccination des publics vulnérables et des soignants dans notre pays c'est une c'est un c'est une cible qui est importante et donc la campagne vaccinale nous nous mettrons évidemment l'accent sur le sujet pour la première fois en plus des commandes des officines nous avons procédé à des sécurisations de commandes d'État et nous avons 30 % de dos de vaccin en plus que les années précédentes 30 % et il ce sera un vrai enjeu que la vaccination des soignants je prends un retour de retour sur la Réunion me semble-t-il que les soignants en épad on n'a pas dépassé les 30 % de couverture vaccinale antigrippale donc ça c'est un vrai sujet l'obligation passerait je pense par la loi monsieur le sénateur je ne suis même pas sûr que si nous voulions le faire nous aurions le temps dans les délais imparties euh dans les les derniè parties de le faire en tout cas c'est nous allons avoir une stratégie affinée en matière de vaccination antigripal qui passe par la Autorité de Santé et nous tenons prêt Catherine Desroches non il faudra bien se poser la question de l'obligation des soignants on en parle depuis des années il faut une vraie volonté c'est l'exemple monsieur le ministre qu'il faudrait donner à travers la grippe pour que nos consitoyens comprendre l'intérêt de vaccination demain on l'espère à travers le covid c'est pour ça que nous sommes fort intéressés avec cette campagne de vaccination merci en tout cas de votre patience mes chers commissaires merci monsieur le ministre pour V réponse donc je clos la séance pour cette audition d'Olivier verrant l'actuel ministre de la santé était auditionné par la commission d'enquête consacrée à l'épidémie de coronavirus Olivier Verant vient en quelque sorte clore un cycle une séquence puisque plusieurs membres actuels ou passés de l'exécutif ont été entendus ces derniers jours ce weekend c'est les sénatoriales il faudra ensuite procéder aux nominations au sein des différentes commissions la commission d'enquête sur le covid est bien évidemment concerné on suivra ça sur public scénna reste avec nous l'information politique et parlementairire continue sur notre antenne