Jérôme Salomon - 1ère partie | Auditions Covid-19 – 16/06/2020

[Musique] depuis le 16 juin les députés de la commission d' enquête consacrée à l'épidémie de kovy 19 auditionnent les acteurs de la crise sanitaire monde médical mais aussi ancien ministre et directeur généraux de la santé tous les théâtres cp vous fait revivre ces auditions aujourd'hui la première d'entre elles celle de jérôme salomon dont le visage est désormais bien connue des français puisque c'est lui qui chaque soir faisait le point sur l'évolution de l'épidémie directeur général de la santé son poste a été cruciale durant la crise sanitaire on écoute tout de suite jérôme salon monsieur le directeur général je vous remercie de votre présence et je vais vous demander préalablement de votre audition à votre audition de prêter serment ainsi que la personne qui vous accompagne en effet conformément à l'article 6 de l'ordonance de 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires les personnes auditionnées par une commission denquête doivent prêter serment de dire la vérité toute la vérité rien que la vérité je le jure je le jure cette période critique vous a placé vous même et la direction générale de la santé au premier plan de la réponse sanitaire le ministère de la santé a été le premier à agir avant que le 17 mars ne soit activé la cellule interministérielle de crise au moment de la mise en place du confinement monsieur le directeur général je vais vous donner la parole pour un cours propos liminaire qui précédera notre échange sous forme de questions réponses nous devons collectivement tirer toutes les leçons de la crise sanitaire majeure et inédite liés à la pandémie massive et meurtrière de kobe 19 cette maladie nouvelle causée par un coronavirus émergents dont on connaît encore mal les caractéristiques poursuit sa progression dans le monde et inquiète toujours les experts notamment ceux de l'organisation mondiale de la santé la première vague épidémique s'achève en europe et en métropole mais l'épidémie est loin d'être terminée et le virus circule toujours de façon hétérogène comme depuis le début nos équipes mobilisées au sein du centre de crise sanitaire depuis le 27 janvier le sont toujours pleinement elle surveille la situation en métropole avec plus de 230 cluster déclaré ou cas groupés elles soutiennent les équipes en outre-mer avec une circulation virale importante à mayotte où il ya aussi une épidémie de dengue associés et un début d'épidémie en guyane où des renforts humains et techniques sont déployés avec là encore là puis désarmée pour aider à d'éventuelles évacuations sanitaires si nécessaire elles sont mobilisés pour protéger au mieux les territoires insulaires plus vulnérables assurer la poursuite de la réponse logistique 3,7 milliards de masques commandés 772 millions de masques déjà distribué et du dispositif crucial de dépistage des cas et des porteurs de tests virologiques dit rt pcr et de repérage des personnes contactent plus de 1,8 million de tests ont été réalisés elles sont prêtes à gérer cet été les risques de canicule darbo vie rose et de clusters de covin 19 en évitant au mieux toute diffusion communautaire mesdames messieurs une grande majorité des françaises et des français a retrouvé la liberté au quotidien et leurs activités habituelles et c'est une excellente nouvelle la vigilance et la prudence doivent cependant rester de mise avec les nombreux déplacements des vacanciers et les activités touristiques synonyme de regroupement je tiens encore une fois a répété ce message essentiel nous devons impérativement maintenir le respect des gestes barrières des mesures de bon sens et d'hygiène la distanciation physique d'un mètre et le rappel des situations à haut risque les rassemblements la promiscuité les espaces clos lorsque nous sommes nombreux nous devons anticiper un rebond voir une deuxième vague épidémique cet automne ou cet hiver ne pas se préparer à une deuxième vague serait une faute majeure nous avons vécu dans nos entourages des drames et je tiens ici devant vous à avoir une pensée particulièrement émue pour toutes les personnes décédées et leurs familles je veux aussi évoqué les plus de cent mille personnes hospitalisés pour une infection sévère et les malades suivis à domicile ils ont connu fatigue douleurs difficultés respiratoires parfois coma artificiel et réveils difficiles ils ont pu bénéficier des grandes compétences professionnelles et des qualités humaines de nos professionnels de santé de leur sourire magnifique malgré la fatigue et de leurs attentions qui font tant de bien à l'âme l'immense majorité des malades ducobu 19 sont désormais guéri mais il reste des milliers de personnes hospitalisées aujourd'hui des complications lourde à traiter voir des séquelles à prendre en charge de façon adaptée là encore les professionnels de santé en établissement de santé comme en ville sont en première ligne il mérite toute notre gratitude je pense aux personnels des ehpad qui ont confiné des personnes qui n'attendent souvent au cours d'une journée que les visites de leur famille et la joie d'activités collectives qui ont transféré des résidents présents depuis des années vers un hôpital ou qui ont accompagné une personne en fin de vie à laquelle s'était profondément attaché ils ont agi avec tant d'humanité de dévouement et d'engagement je souhaite aussi salué toutes celles et tous ceux qui ont permis au pays de continuer à bénéficier de ses fonctions vitales celles et ceux qui ont souffert de cette période si particulière celles et ceux qui ont respecté les consignes du confinement et du déconfinement prudent et progressif enfin je souhaite parler des femmes et des hommes dont on ne parle jamais ces femmes et ces hommes toujours dans l'ombre qui ont géré la crise partout sur le territoire à la direction de crise dans les agences nationales et régionales au sein de nos ambassades dans les départements et en préfecture mais aussi dans les cellules de crise des hôpitaux et des autres établissements de santé sociaux et médico sociaux en tant que directeur de crise et coordinateur des efforts expertise et actions je tiens à remercier tout particulièrement les 319 femmes et hommes qui se sont mobilisées jour et nuit sans compter depuis près de cinq mois au centre de crise sanitaire le ministère a été entièrement réorganisé pour accueillir très tôt le matin et jusque tard dans la nuit week-end compris ses équipes remarquables d'engagement et de compétences qui ont permis avec tant d'autres au système de santé de tenir aux malades d'être pris en charge au mieux en lien étroit et permanent avec le terrain les établissements les professionnels mettre en place de rapatriement aérien et l'accueil de nos compatriotes de goran réagir un vendredi à 23h au cluster des contamines-montjoie projeter une équipe d'appui à la gestion du cluster de creil trouver et envoyer du matériel lourd de réanimation projeter des renforts humains évacué plus de 650 malades graves ventilé informer la population et des professionnels tout cela en gérant parfois des décès des maladies parmi leurs proches ou encore les gardes d'enfants les internes de santé publique ont accompli des prouesses en programmation informatique épidémiologie cartographie indicateurs de suivi plateforme de données partagées une équipe d'acheteurs internationaux à travailler sans relâche avec des horaires dément en lien étroit avec le marché chinois une cellule innovantes de transport constitué de pompiers de militaires et de médecins a pris en compte les besoins en évacuation sanitaire par les airs des malades et le transport interrégional du personnel soignant ce sont quelques-unes des images qui resteront gravés à jamais dans ma mémoire quelques témoignages de l'immense travail accompli par ces femmes et ces hommes qui ont porté la gestion de crise très loin des technocrates désincarné des bureaucrates coupé du réel des ronds de cuir qui ne travaillent pas ou de hauts fonctionnaires froid et désincarné décrit par certains professionnels volontaires parfois venus de loin retraités souhaitant prêter main-forte étudiants en médecine en pharmacie élève de l'ena de l'école polytechnique de l'école des mines de l'école de guerre ont enrichi des cellules pluridisciplinaire agile ces femmes et ces hommes venus de tous horizons ont mis leurs vies personnelles entre parenthèses ces femmes et ces hommes ont fait face depuis 150 jours toujours attentif au retour de terrain à la recherche systématique de la meilleure solution possible répandent ont besoin avec diligence créativité et dévouement ils ont aidé le pays à traverser une crise d'une violence incroyable je souhaite leur dire cela nellement et chaleureusement merci madame la présidente tout d'abord dans une note datée du 5 septembre 2000 celle adressée l'équipe de campagne d'emmanuel macro vous alerter sur l'impréparation de notre pays pour faire face au risque majeur de catastrophe vous formulez dans ce même document un certain nombre de préconisations vous avez été nommé directeur général de la santé en janvier 2018 la première question qui me vient donc à l'esprit la suivante quelle décision avez vous pris entre votre nomination en janvier 2018 et le mois de décembre 2020 afin de préparer notre système sanitaire à 7 à cette éventualité de risque majeur enfin dans un entretien publié dans le journal le monde agnès buzyn alors ministre des solidarités la santé affirme vous avoir alerté sur ses inquiétudes quant à l'évolution de la situation en chine dès le 20 décembre 2019 quelle était la nature de cette alerte quelle suite quelles décisions avez vous prises à la suite de ladite alerte effectivement je constatais que nous devons nous préparer à des menaces qui se font partie des menaces majeures décrite par l'organisation mondiale de la santé ces menaces vous les connaissez ce sont les pollutions les changements climatiques ou les impacts des changements climatiques et maladie évolutive en particulier et fièvres hémorragiques virales les pandémies que vous connaissez déjà comme le vih sida mais aussi l'impact par exemple de la résistance aux antibiotiques ou de la défiance vaccinale et puis les maladies dites émergente ou réémergente dès mon arrivée j'ai eu cette approche en janvier 2018 puisque mon premier déplacement a eu lieu à santé publique france 2 prôné une approche globale une approche que les anglo saxons qualifient de one health d'anticipation et donc j'ai poussé plusieurs aspects d'organisation du de la direction générale de la santé d'abord nous avons sorti ce que nous appelons le plan horse and qui est finalement le pendant du plan orsec que vous connaissez dans le champ des préfets des de la réponse aux catastrophes c'est donc la réponse du système de santé à une situation sanitaire majeur qui peut être de différentes natures une canicule une épidémie des risques éventuellement nucléaire radiologique biologique ou chimique avec une annexe très importante qui a été développée kellan ex risques épidémiques et biologiques et par ailleurs nous avons diffusé dans un travail tout à fait inédit entre la médecine militaire la médecine hospitalière et la médecine de ville avec la sécurité civile la santé et le service de santé des armées avec lequel nous collaborons un guide de réponse aux situations sanitaires exceptionnelle pour tous les établissements nous étions en permanence dans ce qu'on appelle une veille syndromique une veille sur les dépêches qui sont partagés désormais au niveau mondial avec un réseau mondial d'experts et qui détecte une anomalie de santé des décès groupe et une épidémie éventuels ou d où des cas de maladies graves et donc nous avons effectivement cette alerte qui a été confirmé par les chinois par les autorités chinoises à la fin du mois de décembre concernant une investigation en cours dans la province du hubei sur des pneumopathies savait que l'homéopathie évidemment sont des causes multiples et donc nous attendions d'avoir des informations précises des autorités chinoises il y a eu des premiers messages que nous avons suivi avec beaucoup d'attention dès le début janvier messages qui ont été confirmés par l'organisation mondiale de la santé d'abord puis par les autorités scientifiques nu à ce parce que vous savez que dans les premiers jours de janvier a été confirmée cette épidémie de pneumonie awan puis la découverte d'un virus émergents puisque le génome complet de ce virus a été séquencé et publiée dans la première quinzaine du mois de janvier vous avez été vous êtes un des visages de cette crise chaque soir vos conférences de presse ont rythmé la vie des français pendant le confinement vous avez par le passé exercé des responsabilités importantes qui sont également de nature à éclairer notre commune et notre commission sur la préparation sur l'état de préparation de notre pays estimez vous monsieur le directeur général que notre pays était prêt en décembre 2019 ou en janvier 2020 cela faisait deux ans que vous copier ses responsabilités lorsque l'un pharmacie l'information de l'apparition de ce virus depuis la province du hubei est parvenu à la france pour faire face à cette crise majeure qui nous touche qui nous a touchés et qui risque de nous frapper encore fortement le monde entier a été surpris par cette crise totalement inédite massive rapide brutale mondiale aucun pays n'est épargné avec d'emblée des tensions multiples sur l'ensemble des approvisionnements vous avez noté que même les grands maux les plus grands producteurs mondiaux comme la chine ont été touchés et entièrement à l'arrêt et on a eu à affronter ce que nous avons tous vécu des difficultés sur les équipements de protection ou des difficultés à obtenir des médicaments d'importance vitale de réanimation et je crois que les françaises et les français ont formidablement réagi à cette crise nous avons depuis mon arrivée beaucoup poussé deux éléments importants je pense ce qu'on appelle des retours d'expériences systématique ce que les experts appellent re et ex je pense que c'est obligatoire désormais et on l'a en seul est imposé nous avons à chaque fois qu'il ya eu un événement important participer rédigez un retour d'expérience je vous cite des exemples le cyclone irma qui a durement touché les antilles les alertes lactalis les épidémies majeures comme celle du chikungunya du zika de la dengue et puis les épisodes intense de canicule que nous avons subie est encore assez récemment l' incendie dramatique qu'a connu rouen avec l'incendié de l'usiné lubrizol est donc nous en avons tiré des conséquences nous avons poussé et les français ont beaucoup progressé dans ce champ la prévention l'éducation à la santé le signalement je crois que la france est un des rares pays au monde où les citoyens peuvent signaler des événements sanitaire grave nous avons favorisé simplifier le circuit des vigilances nous avons grâce à vous améliorer aussi la sécurité sanitaire dans l'article 20 de la loi stss renforcer la lutte anti vectorielle renforcer les coopérations entre services notamment avec le service de santé des armées c'est très important et puis vous savez que chaque semaine je préside ce qu'on appelle la réunion de sécurité sanitaire qui est certes une réunion santé avec que l'ensemble des acteurs de la santé les directions d'administration centrale les agences de sécurité mais plus largement la sécurité civile les directions concernées par les risques à l'environnement à la consommation à l'agriculture et donc c'est une culture de la prévention une culture de l'anticipation des risques de la gestion des risques que je souhaite promouvoir au sein du ministère d'abord une première question par rapport aux masques monsieur directeur général le 4 mars dernier vous déclariez sur bfm les masques n'ont aucun intérêt pour le grand public est ce qu'aujourd'hui vous regrettez vos propos comme disait voltaire il a été repris souvent depuis avant de savoir on ne sait pas nous avons toujours suivi les recommandations internationales et fait état avec humilité de ce que nous ne savions pas et parfois en toute transparence de ce que nous savions nous avons agi l'organisation mondiale de la santé a beaucoup hésité et vous avez noté qu'elle recommande désormais le port du masque dans certaines circonstances depuis le 5 juin il y à un article je n'ose le site est parce que on va encore dire que les revues sont contestables mais c'est un article dans une revue de très haut niveau qui a été commandé à des experts canadiens et qui vient de sortir qui reprend l'ensemble des connaissances l'ensemble des publications ce qu'on appelle une méta-analyse c'est de comprendre tout ce qui s'est passé tout ce qui est sorti dans la presse scientifique en littérature scientifique depuis des années pour savoir quelles sont les meilleures mesures de prévention sans aucune sans aucun financement etc c'est une étude scientifique qui a été totalement financé par l'aviation mondiale de la santé et aucun autres financeurs privés par en particulier et le premier constat de cette publication canadienne c'est de dire il n'y a aucun document consensuel qui démontre l'efficacité de mesures de prévention en dehors des mesures barrières que l'on connaît déjà et en dehors de la mesure de distanciation physique et même au 1er juin ils font état d'un énorme doute sur l'efficacité des masques je parle bien des masques grand public 1 c'est important de le préciser on parle pas du masque pour les soignants lorsqu'il ya risque infectieux ou d'un one actes invasifs ou du masque pour un malade qui peut contaminer ses proches là on parle vraiment de du masque grand public et de l'usaj que par quelqu'un qui ne présentent pas de symptômes il ya une vraie difficulté à juger de cette efficacité et donc depuis le début il y a eu cette volonté de dire ce que l'on savait être ce qu'on ne savait pas vous ne savez pas en particulier si ce virus pouvait être transmis par ce qu'on appelle des aérosols il a été longtemps débattu pour savoir si ce virus était d'ailleurs responsable d'une maladie à transmission interhumaine il ya beaucoup de publications en janvier et février sur ce point et donc nous avons suivi les recommandations des experts internationaux que ce soit ceux de l' oms ceux de l'union européenne ou d'autres experts qui ont publié à l'international nous avons évidemment des experts français aussi que nous avons beaucoup entendu et lorsque le grand public a voulu des masques nous avons produit des masques vous le savez adapter grâce aux compétences de nos industriels et de nos artisans en france et donc j'ai dit très vite je crois fin mars ou début avril que s'il y avait effectivement une demandé si nous pouvions utiliser ce masque non pas comme une alternative mais bien comme une mesure complémentaire en plus d'aider des gestes-barrières et bien c'était encore une avancée dans l'éducation à la santé et la prévention les français ayant déjà notamment intégrer les solutions hydroalcooliques et donc nous avons désormais ces masques produits en france et de grande qualité qui font partie de cette nouvelle catégorie des masques grand public et qui sont désormais utilisés en particulier lorsqu'il ya une située sur un risque et je vous rappelle que ces situations à risques sont surtout les situations de grande promiscuité de death pas clos lorsque l'on ne pas respecter les mesures buy vous dites vous suivez vous avez suivi les recommandations de l'om s mais alors pourquoi sur les tests vous avez fait l'exact inverse de ce que l'om est sous a recommandé oms a dit tester tester tester et en france on n'avait pas développé de stratégie de test massive d'après plusieurs remontées de terrain de nombreux ehpad nous disent en tout cas ont témoigné s'être vu opposer un refus de prise en charge de leurs résidants atteints du coc vide par les établissements de santé est ce que oui ou non on a fermé les portes de ranimation à nos résidents en ehpad pour vous rappeler l'histoire nous sommes face à un nouveau virus et le centre national de référence de l'institut pasteur met au point le test en france dès le début janvier il le transmet très vite à plusieurs laboratoires sur le territoire métropolitain et dès la fin janvier avant même qu'il y ait de nombreux cas sur le territoire la plupart de ce qu'on appelle des établissements de santé de référence disposait de ce test je vous rappel n'est pas un test facile à réaliser outre la technique elle mène de prélèvement qui n'est pas très agréable il y a une technique de biologie moléculaire derrière qui nécessite un équipement en biologie moléculaire nous avions de nombreux laboratoires équipés pour faire 1000 depuis 2000 puis cinq mille tests par jour et s'est très rapidement monté il ya eu une volonté aussi de la part des pouvoirs publics de diminuer le niveau de biosécurité pour faciliter l'accès de l'ensemble des laboratoires à un niveau de sécurité de niveau 2 et très rapidement il y a eu de plus en plus de tests vous êtes dit tout à l'heure que le nombre total de tests réalisés en france et m e désormais de 1,8 million ce qui est quand même très important et puis il ya eu une période que vous comprendrez qu'il était un petit peu moins riche en test et c'est assez logique celle du confinement ou le principe était qu'effectivement la plupart des personnes qui pouvaient télétravail et qu'elle n'avait pas besoin de se déplacer restait à domicile et donc il y a eu cette volonté de passer d'une doctrine de diagnostic à une doctrine de dépistage avec le soutient d'ailleurs de la haute autorité de santé nous avions une doctrine hospitalière extrêmement efficace il faut le redire tout les tous les patients qui se sont présentés à l'hôpital et qui ont été hospitalisés ont eu un test et puis nous sommes passés et c'était une volonté d'ailleurs assez classique de de prise en charge classique d'une épidémie en france s est fait chaque année pour toutes les épidémies de gastro entérite de varicelle de rougeole ou de grippe par exemple d'avoir ce qu'on appelle une surveillance syndromique c'est ce que nous faisons chaque année on surveille par les médecins sentinelles par les laboratoires sentinelle les personnes par des diagnostics qui sont faits par les par les médecins et pas forcément par une confirmation biologique n'est pas forcément nécessaire et puis il y a eu peut-être une une difficulté d'interprétation dans les propos du directeur général de l'est mais ce qu'ils ne visaient pas la france mais qui visait bien de nombreux pays qui n'avaient pas accès aux tests il y avait encore beaucoup de pays qui n'étaient pas équipés de laboratoires de référence et qui a dit on ne peut pas se permettre face à une pandémie mondiale d'avoir des pays qui n'ont pas accès aux thèses parce qu'on ne sait pas ce qui s'y passe est une c'est une inconnue totale et donc il faut tester tester tester et nous avons répondu j'allais dire de façon encore plus volontaire à la demande de l'om est ce qui est de dire effectivement nous avons tous intérêt à tester c'est ce que nous avons fait et je tiens à le souligner avec une mobilisation remarquable des laboratoires savez que nous avons outre les laboratoires hospitaliers mobiliser l'ensemble des laboratoires d'analysés de biologie médicale des laboratoires départementaux les laboratoires vétérinaires les laboratoires de recherche pourriez me dire que ça va très vite et que ça leur ait ça aurait pu aller plus vite avec la seule réserve qui n'est pas une réserve de compétence c'est que ces laboratoires ne savent pas faire du rendu de résultats individuels ils s'affairent 500 tests de recherche et ça faire des prélèvements multiples dans l'environnement mais pour rendre un résultat à lille il y avait cette nécessité de de ce corps dean se coordonner avec avec à laboratoires d'analysés médicales de belgique a de plus classique donc nous avons beaucoup progressé sur la capacité de test nous avons aujourd'hui une stratégie de tests très volontariste qui est d'aller chercher toutes les personnes symptomatique d'aller chercher évidemment toutes les personnes porteuses autour de ces personnes symptomatique d'aller aussi investiguer très largement autour des clusters vous savez que nous avons 239 cluster aujourd'hui donc nous avons vraiment besoin de comprendre quelle est la circulation virale au sein et autour de ces clusters nous allons aussi dans une logique et c'est assez important pour le signal est d'aller vers les populations qui sont des plus éloignés du système de soins parce qu'il ya encore beaucoup de populations qui n'ont pas que ce médecin traitant qui n'ont pas accès à un laboratoire et il faut que nous puissions déployer des capacités à proximité y met un point qui me tais immédiate de ces personnes et enfin nous allons et là aussi c'est peut-être pas suffisamment dit et pour c'est pourquoi je le redis de plus en plus dans les dents les points réguliers de la direction générale de la santé nous allons vers des lieux où des activités à risque qui sont des lieux où nous avons un d'hébergement collectif par exemple ou une activité à risque professionnel par exemple parce que de nombreuses personnes sont dans une atmosphère dit confiné contrôlés dans un espace clos avec des difficultés professionnelles à maintenir les barrières physiques et la distanciation d'ahmed ce qui s'est passé au sein de nos ehpad avec nos années c'était une priorité depuis le début que d'être extrêmement attentifs au devenir des résidents des ehpad vous savez que nous avons travaillé depuis le début c'est un domaine qui est piloté évidemment parler d'élection générale de la cohésion sociale en lien très étroit avec les fédérations avec ces établissements qui sont publiques qui sont privées qui sont pilotés par les conseils départementaux avec énormément d'attention nous avons très vite alerté ses établissements qui savent ce que c'est qu'une épidémie hivernale malheureusement puisque chaque année ils sont confrontés aux épidémies de grippe qui ont des équipes qui connaissent aussi les plans bleus qui travaillent de façon extrêmement étroites avec des gériatres avec les médecins traitants nous avons été très attentifs à prendre en compte l'ensemble de de cette activité particulière très sensible avec énormément d'humanité parce que chaque ehpad est différente chaque équipe a une politique différente et donc nous nous étions très attentif à ce qu'il y ait un dialogue entre les familles les médecins les équipes et les gériatres et donc nous avons beaucoup travaillé en particulier la société française de gériatrie vous savez que nous avons même saisi le comité consultatif national d'éthique et donc il n'y a eu dans ce que vous décrivez comme d'éventuels refus aucune décision nationale évidemment à chaque fois qu'il ya une orientation pour un résident vous le savez c'est une décision difficile qui est prise avec la famille qui est prise avec les proches qui est prise avec le médecin traitant et qui est prise par un médecin de l'autre côté qui décide si oui ou non il ya un bénéfice pour la personne a bénéficié d'un d'une prise en charge aux urgences médicales chirurgicales voire de l'animation est donc cette décision elle est éminemment individuelle elle est éminemment médicale et à chaque fois basée sur ce qu'on appelle le bénéfice risque pour le patient et c'est donc bien ce qui s'est passé et nous avons des données qui sont évidemment public et qui sont rendus publics toutes les semaines dans le point épidémiologique de santé publique france qui démontre bien la répartition par âge des personnes hospitalisées et on voit bien qu'en france même si c'est évidemment pas un titre de gloire est ce qu'on aurait préféré qu'il n'y ait pas de personnes hospitalisées dont pour pour pour que vides mais on voit bien qu'il y a aujourd'hui encore des personnes hospitalisées pourquoi vide qui ont plus de 70 ans plus de 80 ans voire un âge encore plus avancé et qui le sont selon les hôpitaux et selon les pathologies soit en médecine conventionnelle soit en soins de suite et réadaptation soit en réanimation si c'est nécessaire et c'est une démarche qui reste une démarche individuelle des équipes médicales et je pense que c'est ce qu'il faut faire on sait aujourd'hui que je cette pénurie de masques que nous avons subie est au coeur des interrogations nos concitoyens je crois qu'il faut apporter toutes les réponses les plus clairement possible d'abord en nous demandant si vous pouvez nous dresser un état des lieux chiffré sur la période actuelle notamment au 1er janvier 2020 oui me veulent confirmer ou l'infirmer que sur la période 2012 2017 il était prévu de procéder sur les stocks stratégiques puisque donc les stocks de l'état à une acquisition de masques chirurgicaux 200 millions par an une première commande a été passée de 200 millions de masques en 2013 et puis il a été décidé en 2014 de ne plus active et le marché d'acquisition et ça a été également un quart en 2015 en 2016 et en 2000 en 2017 pourquoi sur les 500 millions de masques qui devait être acheté commandé à l'époque il n'y en a eu que 100 millions de masques sur la période où vous êtes en responsabilité vous nous dit tout à l'heure que l'état de la connaissance sur les masques ne vous permettait pas d'avoir une vision d'anticipation bon je peux l'entendre longtemps en tout cas votre réponse mais il ya un point qui m'interroge est-ce que vous avez bien us cette note de santé publique france du 26 septembre 2018 qui fait suite à l'expertisé d'un comité scientifique qui indique qu'il faudrait face à une pandémie majeure qui toucherait partie importante de la population un milliard de masques une boîte de 50 masques pour 20 millions d'habitants ce qui fait un milliard un milliard de masques sur la période 2012 2020 avant la crise on commande 100 millions 2013 et 100 millions en 2000 en 2019 alors que l'on sait par l'évaluation de l'organisme qui succède à l'eprus santé publique france qu'il en faut un milliard parallèlement nous savons et vous savez en tout cas puisque là aussi santé publique france commande d'une expertise à une société belge que la plupart des masques qui ont été commandés en tout cas déjà ceux qui étaient commandés en 2013 arrive à une date de péremption fin d'année 2010 9 et que ceux qui avaient été commandés précédemment ne sont plus ne sont plus utilisables selon cette expertise qui après sera remise en cause on en reparlera sans doute donc on a un stock dont les autorités a en charge connaissent la fragilité qui est en train de devenir non utilisables on a une autre qui pose une exigence d'avoir un milliard de masques et en en commande que 100 millions voilà pourquoi malgré cette alerte est sans doute d'autres je sais pas si vous en avez reçu d'autres est en tout cas je vous le demande pourquoi ces commandes ne sont pas intervenus l'état de la connaissance étaient posées par des par des experts et par des institutions en janvier 2020 la france disposait d'un stock stratégique d'état de 115 millions de masques chirurgicaux ce stock stratégique d'état il faut bien préciser qu' il est un stock qui est détenu par santé publique france que c'est une relative exception mondiale puisque la plupart des autres pays n'ont pas ce dispositif est que nous avons cette particularité qui est lié d'ailleurs à notre histoire nous avons réintégré 75 millions de masques chirurgicaux qui était périmé 2019 qui ont été évalués conforme et donc qu'ils ont pu être distribués et puis vous l'avez dit aussi monsieur le rapporteur il y avait trois cent soixante deux millions de masques chirurgicaux qui ne qui ont été achetés probablement dans la période 2003-2005 sans date de péremption visible qui ont fait l'objet de contrôle par le laboratoire national d'essais par la direction générale de l'armement et qui ont été classés non sanitaires mais utilisable évidemment et c'est tant mieux puisque on a pu en distribuer 141 millions aujourd'hui je voulais dit nous sommes sur une commande importante pour ce stock stratégique et pour répondre au risque de rebond et de deuxième vague de 3,7 milliards de masques c'est un gigantesque pont aérien c'est aussi une magnifique mobilisation des acteurs français des masques sanitaires puisque vous savez qu'ils ont considérablement augmenté leur capacité de production sur le territoire national et donc nous avons déjà 770 millions de masques distribués premier déstockage pour les professionnels de santé que vous avez cités dès la première semaine de mars mais surtout 687 millions de masques chirurgicaux à distribuer 7,7 millions de masques pédiatrique et plus de 78 millions de masques ffp2 le 30 janvier nous avons commandé pour des équipes de projection puisque je vous rappelle que c'était la période des évacuations sanitaires de one des premiers premières investigations autour de cas et donc nous voulions avoir des équipes parfaitement protégé nous avons décidé de commander des masques ffp2 pour des actes à haut risque mais aussi des équipements de protection individuelle ce qui n'est pas a priori dans le stock stratégique d'état de la première pardon de 1,1 million de la fft 2 le 30 janvier est de 28,5 millions le 7 février et puis il ya eu une succession de commandes nous avons fait des commandes importantes mais simplement pour vous donner une idée le le les commandes que nous faisons c'est 10 à 15 millions de masques dans un énorme avion gros porteur donc à chaque fois que il est à 10 ou 15 millions de masques c'est un avion gros porteur est en fait un pont aérien de près de 10 avions gros porteurs chaque semaine donc c'est vous c'est pour vous illustrer l'importance de ce point rien qui ait renforcé d'ailleurs par un pont maritime et d'autres voies de livraison ensuite vous m'avez interrogé sur la période 2010 8 puisque je suis arrivé en janvier 2018 que vous donner d'emblée les chiffres parce qu'ils ont été repris je crois d'ailleurs régulièrement par par la presse il y avait des 4,4 millions du pardon de masques chirurgicaux dans les stocks stratégiques des temps il y avait quand je suis arrivé une commande faite par la dgs et la direction générale de la santé auprès de santé publique france d'avoir une évaluation précise de l'état du stock vous l'avez dit monsieur le rapporteur ce stock était majoritairement constitué de commandes en ciel juste pour rappeler aux membres présents l'histoire des maladies infectieuses en france nous avons eu une première alerte avec les enveloppes contaminés par des du bacillus anthracis ce aux états unis forte heureusement pas en france mais qui ont effectivement et qui était au début des années 2000 il ya eu l'émergence du strass dont tout le monde se souvient mais qui fort heureusement n'a fait que huit mille cas et 800 décès avec peu de cas en france et puis il ya eu les alertes de pandémie grippale avec eux d'une part et un virus d'origine aviaire en 2005 c'était le h5n1 puis le h1n1 avec des commandes tout à fait importante à la fois de masques chirurgicaux et de masques p2 dans les années 2010 il ya eu effectivement beaucoup d'évolutions d'abord une commission d enquête après la pandémie h1n1 des évolutions et peut-être qu'il faut prendre le temps de les décrire qui ont porté sur la nature et le fonctionnement de ce soft stratégique la nature d'abord puisque de plus en plus d'experts est d'ailleurs la position n'a pas changé on jugeait que les masques ffp2 était réservé à des situations à haut risque d'incubation de réanimation et donc à disposer auprès des des soignants les plus exposés et que les masques chirurgicaux était effectivement le masque recours et en particulier pour les soignants parce que je tient peut-être rappeler les trois cercles important pour les masquer le premier cercle est évidemment la priorité donnée aux soignants le deuxième cercle ce sont les malades pour éviter de contaminer leurs proches et puis ensuite il ya le cercle dont on a parlé tout à l'heure des personnes non malades du grand public est donc cette évolution de doctrine elle a été basée sur plusieurs avis d'expert il ya un avis de 2011 du haut conseil de santé publique il y un avis de la haute autorité de santé il ya un positionnement de la direction générale de la santé juste pour illustrer aussi le l'évolution de la nature du risque il ya eu le maire ce kof qui est apparu donc là encore un corps en un virus après le strass en 2012 avec seulement deux ou trois cas dans la plupart des pays et puis une persistance de foyers au moyen-orient il ya eu aussi une alerte majeure urgence de santé publique de portée internationale qui était la fièvre hémorragique virale à virus ebola en afrique de l'ouest et puis il ya eu cette évolution progressive consensuelle sur lequel les experts se sont positionnés qui est de réduire le stock stratégique de masques en termes de ffp2 et de garder un stock de masques chirurgicaux avec régulièrement et évidemment ils tiendront à votre disposition l'ensemble des des commandes et des flux d acquisition des destructions et des commandes qui sont à la fois sur des masques chirurgicaux des masques pédiatrique sur la période que vous avez cités 2013-2017 le stock de masques chirurgicaux n'a pas été modifié puisqu'il était le 730/1000 est resté à 750 milles ont été conseillés de marisol touraine de 2013 à 2015 et nous avons durant ces années commandé des masques chirurgicaux et pédiatrique pour maintenir le stock de masques jusqu'en 2017 point important la commande de 2017 et c'est peut-être le point qui qui fait la jonction avec mon arrivée en 2018 en 2010 est le directeur général de la santé demande un état précis des stocks moi j'arrive en janvier 2018 et donc il y à vous savez cet audit vous l'avez intercités il ya eu une demande d'analysé par une société spécialisée qui a procédé à cet audit et qui a fait un constat qui nous a énormément surpris qui était le mauvais état de ce stock qui massivement majoritairement était constitué de l'eau de très mauvaise qualité donc avec de très nombreuses analyses et qui nous qui nous ont conduits santé petite france en particulier à proposer la destruction de ce stock et je crois que là il n'y avait pas deux de discussion sur l'état des masques qui était troué il ya des enjeux de respirabilité de contamination microbienne de filtration enfin je veux pas faire un débat technique mais pour vous dire qu'il n'y avait pas de sujet et donc malheureusement ça a été la découverte et la très mauvaise surprise de découvrir un stock massivement périmés et de très mauvaise qualité et donc nous avons décidé tout de suite je crois dans les semaines dans les jours qui ont suivi en octobre 2018 de commander 100 millions de masques c'était le 30 octobre 2018 pourquoi 100 millions de masques là aussi peut-être pour illustrer la démarche que j'avais entamé à la demande d'agnès buzyn nous avions beaucoup échangé avec l'ensemble des acteurs concernés évidemment puisque vous il ya les stocks stratégiques d'état qui est la santé publique france il ya le stock tactique il ya différents stocks régionaux et puis il ya les besoins réguliers que nous observions nous avions acté une évolution dans ce stock qui était une évolution assez logique me semble t'il vers un stock dynamique verra stop tournant vers un stock tampon ça veut dire quoi ça veut dire que nous considérions que laisser un stop dormant n'était pas forcément une bonne solution que ce soap devait servir que ce stock devait être régulièrement réalimenter pour qu'il n'y ait pas d'un seul coup l'ensemble du stock qu'ils soient périmées donc ça paraissait cohérent et ça a fait partie d'ailleurs des discussions et des points qui ont été actés dans ce qu'on appelle le kop c'est à dire le contrat d'objectifs et de performance qui a été signé entre santé publique france et la ministre agnès buzyn donc que cette évolution vers une doctrine de stock tournant de stock tampon et de commandes a proposé en particulier aux producteurs français pour leur dire il y à une demande régulière qui doit être fait pour faire tourner ce stock et j'ai du mal à comprendre comment au fil d'épidémie successives n'est jamais parvenu dans le débat public en tout cas pas mes oreilles que ce soit en tant qu'élu nationale ou en tant qu'élu local la difficulté qui était la nôtre d'approvisionnement en masque ou d'approvisionnement en test dans la relation entre l'administration et les élus nationaux et les élus locaux je vois une capacité incontestable de progression mais je voudrais savoir dans l'expérience éminentes qui est la vôtre l'explication que vous pouvez nous apporter sur ce point je me suis beaucoup interrogée sur le rôle de l'histoire parce que je pense que il ya le rôle de l'histoire est là le rôle de des événements auxquels nous sommes confrontés j'ai cité rapidement tout à l'heure les différents épisodes que nous avons vécu en france et fort heureusement il n'ya pas eu d' enveloppe contaminés au charbon en france il n'y a pas eu beaucoup de cas de strass en france il ya eu vous le savez peu de victimes étant mieux de l'émergence h5n1 et de la pandémie 2009 et puis il ya eu cette évolution scientifique cette évolution de doctrine cette évolution de de posture vis-à-vis du stock d'état en sachant que là encore les l'évolution il faut peut être rassuré les français il y a heureusement dans l'est dans les établissements de santé et chez les professionnels de santé et du matériel on le veut on le remarque tous les jours et on s'en satisfait tous les jours les blocs opératoires bénéficient de deux masques pour les équipes les réanimations ont des masses que le dentiste qui kiffent qui vous opère à des masques mais ce qui s'est passé je pense c'est une explication qu'il faudra laisser aux chercheurs probablement c'est peu de confrontation ces dernières années à des besoins importants de masques une crise totalement inédite qui est quand même marqué non seulement par sa brutalité mais par le fait que l'ensemble des pays demandent le même produit en même temps alors qu'au quotidien nos professionnels de santé n'ont aucun problème pour commander des masques qu'ils soient libéraux qu'ils soient clinique qui soit hôpitaux vous prenez l'année 2018 il a dit 2019 le flux ne pose aucun problème c'est dans cette irruption brutale d'une crise ou en particulier les gros producteurs se retrouvent totalement à l'arrêt voir utilisent leur production pour eux mêmes qui nous qui nous a mis en difficulté au sens collectif puisque la situation est exactement la même dans d'autres pays européens ou qu'outre-atlantique donc une évolution brutal un stock non négligeable ce que je voulais je voulais cité dormant et qu'on souhaitait rendre plus dynamique et puis peut-être aussi ça c'est dans le camp de la médecine que ce que je me place une arme qui peut paraître entre guillemets moins utile moins habituel que les armes dont on parle souvent maintenant qu'ils sont le fait que la plupart des menaces se pose des questions d'immunoglobuline de vaccination d'antiviral d'antibiotiques de dix minutes d'immunothérapie de deux molécules extrêmement efficace et on a l'impression que cet outil de tous les jours des soignants n'était plus au niveau international si on prend les experts internationaux si on prend les grands consensus internationaux une démarche que l'on cherchait puisque ce qu on le cherchait c'était le produit innovant la réponse anti infectieuse innovantes ou où la vaccination immédiate donc voilà ce qu'il ya ce qui est peut-être le contexte sur votre interrogation sur le rôle de chacun je dirais que chacun chaque acteur est absolument fondamentale selon moi parce que dans ce que j'ai vécu personnellement nous avons énormément échangé avec les acteurs locaux les maires étaient extrêmement mobilisé les présidents de conseils départementaux on parlait tout à l'heure n'essaie pas évidemment les élus de terrain les agences régionales de santé est en fait je pense que les deux sont absolument indispensables c'est à dire qu'il faut un état régalien parce que la puissance de l'état est importante quand on doit commander massivement quand on doit discuter au niveau européen quand on doit mettre en place des démarches de réponse militaire des ponts aériens des ponts maritime des vacations enfin ça paraît logique d'utiliser la puissance de l'état et notamment la richesse de tessé forces de sécurité civile ou de ses forces militaires mais la finesse là la compréhension du terrain le la capacité de granulométrie très précises parce qu'on sait bien que chaque établissement est différent chaque organisation de santé différentes fait qu'effectivement il nous devons nous interroger collectivement sur cet échange d'informations en sachant que chaque acteur à mon sens à un rôle important est que nous avons appris pendant cette crise a échangé sur les besoins et sur les circuits les plus adaptées en tout cas nous avons nous sommes efforcé d'être au quotidien l écoute des acteurs et des élus de terre je voudrais revenir néanmoins sur la première question qu'ils ont été posées par la présente bourguignons qui faisait référence à cette note du 5 septembre 2016 dans lequel vous disiez la france n'est pas prête je veux savoir très concrètement à quoi vous pensiez notamment sur le plan du risque pandémique est ce qui a été accompli pour surmonter ce que vous identifié comme cette impréparation vous avez évoqué leurs femmes et leurs sound souffert de ma part existait déjà depuis quelques années en quoi vous l'avez rénové vous l'avez interrogez vous avez parlé des retours d'expérience qui est des exercices est ce que sur le plan de la veille sanitaire vous aviez une appréciation que vous nous feriez partagés sur la fusion des agents sur les éventuels avantages ou inconvénients que cela présentait sur l'état de la recherche sur sur l'éco vide la question qu'on se pose tous c est ce que nous étions prêts la veille de l'épidémie est ce que nous serons prêts dans quelques mois pour en tirer des leçons et je voudrais simplement revenir sur ce que vous avez dit sur les masques parce que en effet c'est vraiment une question une question très importante pour les français je crois comprendre ce que vous dites que il ya eu un changement de doctrine en 2018 je sais pas s'il faut le formuler comme ça parce que je vous ai question y at il eu un changement de doctrine en 2018 consistant en réalité à ne pas avoir les stocks comme c'était envisagé de l'ordre du milliard mais finalement 215 millions ou peut-être un peu plus que vous pourriez que vous feriez tournée et de quelle manière a été établi cette nouvelle doctrine fiscale était co construite avec le secrétariat général de la défense nationale est ce qu'il a été validé par des instances politiques ou houel ministre hâtives on a besoin vraiment de savoir ce qu'il en est et si en effet vous considériez comme madame busin le 26 janvier comme monsieur vers ans le 24 février que la france était prête quelles dispositions disposer de stocks massifs et que en cas de nécessité elle est distribuée face à face à ce que nous avons vécu on trouve difficilement un pays qui est qui a été près la plupart des pays très avancés qui ont plus la culture de la prévention sont soumis à de nouveaux des menaces on le voit que ce soit à singapour que ce soit à pékin où on est en train de fermer des écoles qui sont des pays où vraiment le confinement est extrêmement stricte où le port du masque est extrêmement répandu enfin on voit bien que je cherche cherche désespérément un pays qui pourrait se targuer d'avoir été prêt d'avoir parfaitement géré cette pandémie compte tenu du caractère totalement inédit massif meurtrier brutal de cette pandémie simplement ce que je voulais dire et je pense que la france va dans le bon sens c'est quand même important de le dire nous devons développer et nous l'avons fait une culture du retour d'expérience et à chaque événement même s'il a été bien géré même si ce n'est pas le même impact ne devons nous astreindre à l'étudier à l'analyser c'est vraiment la culture durée texte or ce n est très récent le plan en scène est très récent il est dans son cadre depuis quelques années mais par contre la déclinaison précise secteur par secteur enjeux climatiques en jeu épidémique en jeu et rbc se met en place dans l'ensemble du territoire et en particulier niveau régional même chose sur la spécificité française qui est de disposer d'une structure nationale d' expertise pour la coordination du risque épidémique et biologique c'est quelque chose de 2 à signaler puisque ce sont des experts français infectiologues et épidémiologistes réanimateurs biologiste virologues qui se réunissent régulièrement justement pour pour évaluer les risques et puis nous avons une structure qui a été déjà à plusieurs reprises cité dans la presse et à l'international qui est notre capacité de réagir très vite en termes de recherche d'urgence cela la structure reacting c'est à dire que tout tous les opérateurs de recherche en france travaillent ensemble avec des structures très réactive et d un cadre adapté pour pour aller vite je crois qu'on peut quand même se féliciter de la frénésie scientifique du bouillonnement scientifique qu'a connu la france puisque nous avons quand même énormément d innovation française tant mieux nous avions renforcé le circuit des vigilances du circuit des signalements vous savez que nous avons aussi beaucoup reconfigurer notre paysage des agences sanitaires et aujourd'hui nous avons des agents sanitaires qui sont cohérentes en termes de prise en charge de des problèmes de santé puisque autour de santé public français une approche populationnelle et de prévention qui a été qui a été poussé nous avons un champ désormais très cohérent de très haut niveau autour de l'ansès avec la prise en charge des enjeux d'environnement de santé au travail et d'une expertise qui est reconnu au niveau européen et puis nous avons l'ensemble du pôle e produits et pratiques de santé avec l' agence de biomédecine avec l'établissement français du sang avec le la haute autorité de santé avec évidemment l'agencé nationale de sécurité du médicament donc voir même une partie de l'institut du cancer qui sont aussi sur le champ des pratiques et des produits donc on peut quand même vraiment considérer qu'on a un niveau d'expertisé en france qui est de qualité on a les agences régionales de santé qui ont répondu aux enjeux de surveillance et de réaction rapide lorsque des premiers cas sont survenus je vous rappelle ce qui s'est passé dans la prise en charge de nos compatriotes rapatriés de one plusieurs centaines de compatriotes qui ont été ramenés rapatrié en avion qui ont été accueillis dans des conditions tout à fait remarquable par des équipes soignantes ont été accompagnés pendant la 14ème dans des centres dédiés donc vraiment la réponse de terrain a été de très haut niveau je me souviens je crois que c'était le 7 ou le 8 février d'un déplacement avec la ministre agnès buzyn contamines montjoie où l'équipe d'investigation de l' agence régionale de santé et les infectiologues de de l'hôpital se sont projetés dans ce dans ce gymnase à proximité de l'école pour faire des prélèvements le samedi après midi le dimanche matin pour expliquer à l'ensemble des parents comment allait se passer les tests et des résultats donc le maire était présent on voit bien que cette que cette réponse est que cette préparation et que cette capacité du terrain à prendre en compte le risque épidémique et biologiques étaient de qualité donc la france progresse considérablement je dirais que les françaises et les français progresse considérablement aussi dans leur éducation dans leur capacité à anticiper les risques à prendre en compte les risques pour eux-mêmes et pour leurs proches ils ont progressé sur les solutions hydro-alcooliques ils ont progressé aussi sur leur connaissance du risque infectieux on le voit le lait les échanges sont de très bon niveau et donc je crois que la préparation progresse et que c'est la question vous m'avez posée nous allons apprendre ensemble de sept de ces derniers mois et nous ne serons et c'est un impératif mieux capable de prendre en compte un éventuel rebond épidémique ou une deuxième vague si elle devait survenir sur la question de 2018 je ne parlerai pas de changement de doctrine parce que le doctrine c'est celle qui a été basé par sur sur des avis scientifiques multiples et sur la réflexion de la place du masque chirurgical et ce n'est pas une réflexion française c'est une réflexion européenne internationale américaine en fait il ya beaucoup publication sur la place du masque chirurgical dans la dans les mesures barrières en particulier pour les soignants entre des gestes invasifs d'à côté qui nécessitent des masques ffp2 et des gestes de soins donc la volonté elle était vraiment partagé par santé publique rend c'est à dire de se dire que finalement un stock tournant n'était pas une très bonne idée et on le voit bien puisque neuf à stocks dormants pardon elle n'était pas n'était pas une bonne idée qu on avait plutôt intérêt tous à avoir des stocks qu'ils soient régulièrement renforcé rénové remplacer ça ne paraissait pas du tout incompatible avec la doctrine mais d'éviter justement de retomber dans une situation qui me paraissait pas très satisfaisant tout on est à jeter régulièrement des quantités importantes de masques donc c'était dans les discussions que nous avions avec santé publique france dans leur volonté aussi d'aller vers des stocks tampons vers des capacités de commande rapide et je crois que l'effective mans nous avions en janvier 117 millions de masques je vous ai parlé aussi des masques qui est en qui ont été reversés dans le stock de santé publique france après examen et donc il y avait à l'époque une consommation extrêmement faible et puis il y a eu sept explosions que nous avons tous vécu dedans dans la dans la commande qui a fait qu'effectivement nous avons dû répondre par des commandes massives et par ce pont aérien nous avons un très haut niveau d'expertisé en france et nous pouvons remercier les experts qui sont mobilisés on a beaucoup parlé du conseil scientifique on pourrait faire beaucoup parler aussi de ceux qui se sont mobilisés dans les essais de recherche clinique dans les essais de recherche vaccinale voir dans les essais de technologies innovantes il y en a de très nombreuses que je pourrais vous citer qui font la fierté des équipes de recherche françaises il y a le haut conseil de santé publique qui a été massivement mobilisés je crois qu'on est à maintenant près de 60 saisine depuis le début du mois de janvier donc c'est vous dire combien ces experts ont pu porter un certain nombre d'avis il y a le comité d' analyse de la recherche qui est présidée par madame françoise barré sinoussi prix nobel de médecine qui a éclairé les ministères de l'enseignement supérieur et de la recherche et des ministère des solidarités de la santé sur l'état des innovations technologiques l'accès aux innovations l'accès aux technologies de rupture dans le champ de la biologie moléculaire dans le champ du diagnostic dans le champ des innovations numériques et puis il ya ce fameux conseil scientifique qui je pense était importante pour donner un avis alors complètement indépendant de l'ensemble des structures puisque ça a été la volonté du président la république et du gouvernement est d'éclairer de façon totalement indépendante et pluridisciplinaire parce que je le rappelle aussi il y avait des représentants de santé publique france des représentants du haut conseil de santé publique mais aussi des représentants des différentes spécialités on a parlé de l'épidémiologie on a vu apparaître un champ tout à fait nouveau pour les français qui est celui de la modélisation mathématique les équipes françaises sont de très haut niveau aussi dans les modèles mathématiques explicatif ou prédictif donc c'est aussi quelque chose qu'on a vu apparaître que d'être capable d'expliquer un phénomène épidémique est de le modéliser donc un élément de plus pour éclairer les décideurs je pense que il est toujours important d'avoir un éclairage indépendant et une évaluation scientifique de nos de nos actions en fait la question qu'on posait c'était est ce que le pays était prêt nous et est-ce que les alertes ont été données pourquoi alors que comité d'experts et mais une recommandation près de santé publique france disant qu'il faut un milliard de masques pourquoi on reste à 100 millions en gros il ya qu une commande qui fait 2018 ou 2019 quel est le nombre de masques en période de crise qui sont nécessaires sur la réponse immédiate à la crise et à l' alerte les premiers messages officiels et cri de l' oms sont du 5 janvier nous avons réuni le la réunion sécurité sanitaire le 8 janvier est le premier message d alerte qui est partie aux agences régionales de santé du 10 janvier allez à l'époque où l' oms disait qu'il n'y avait pas de targon pour une transmission interhumaine et la veille du premier de la première identification de la séquence virale donc je pense que sur l' alerte aux ars et aux établissements de santé et puis ensuite aux professionnels de santé nous avons été extrêmement réactif et je vous rappelle que il y a eu une première conférence de presse qui a été suivi ensuite par de très nombreuses conférences de presse dès le 21 janvier c'est-à-dire bien avant la conclusion de la visite du directeur général de l' oms en chine donc on était vraiment très très proactifs dans le partage d'informations de ce que l'on savait ou de ce qu'on ne savait pas sur la réponse en termes de stocks en deux ans en 2018 quand j'arrive comme directeur général de la santé en janvier il y à 750 millions de masques c'est simplement en octobre 2018 que l'on découvre que sur 716 sur ses 750 millions de masques il ya une quantité importante de masques de vrai qui pose de vrais problèmes de péremption au sens qualités physiques mais c'est allé assez c'est vraiment la surprise est donc avec des enjeux de respirabilité l'enjeu 2-2 d'efficacité avec des enjeux de contamination microbienne que c'est pas possible de les utiliser et donc on a sept d'abord cette commande immédiate puisque je vous le dis je crois que c'était le le 30 octobre que je commande 100 millions de masques mais surtout qu'on se met en situation de mettre en place ce stock tournant c'est à dire de dire on commande régulièrement des masses pour refaire ce stock est par ailleurs vous le savez le ministre olivier derand a permis grâce à une nouvelle expertise de transformer ces masques non plus de masques sanitaires mais de deux masques grand public parce qu'il y avait une partie de ces masses qui ont pu quand même être être repris de même que les masques 2019 ont été ont été utiliser et remis dans le dans le stock puisqu'ils ont été évalués alors sois là sur les besoins on était à 117 millions en médiatisant disponible en janvier 2020 la consommation de masse qu'en france elle est de 3 à 5 millions par semaine et nous avons eu ensuite une augmentation très régulière jusqu'à effectivement ce que vous disiez monsieur rapporter 40 millions de masques par semaine mais nous avons commandé dès le 30 janvier puis très massivement en février juste peut-être peau pour dire qu' il y à une évolution qui a été quand même très important la première évolution c'est que les soignants à l'hôpital et j'en suis un et je porte le masque depuis très longtemps ne porte le masque quand il rentre dans la chambre du malade tout cas c'est vraiment ce que l'on a comme d'habitude et de voir d'ailleurs pour ceux qui fréquentent les hôpitaux régulièrement vous voyez pas d'infirmière ou de médecins avec des masques dans le dans les couloirs vous ne voyez pas de personnel de santé la cafétéria ou dans le hall de l'hôpital portant des masques parce que le principe est effectivement qu'on se protège à proximité immédiate du malade et c'est ça le l'indication et petit à petit on a vu une évolution d'abord certains services et c'est une très bonne pratique comme les services de maladies infectieuses on l'avait vu avec agnès buzyn évolué dié verront d'ailleurs à grenoble certains services portent le masque en permanence dans les dents les dans les lieux où il ya des malades infectieux et une épidémie hivernale et puis il y avait aussi cette évolution qui est que seul expert que vous citez qui est aussi un expert de grenoble d'ailleurs le professeur sall avait fait des évaluations de besoin lors d'une pandémie grippale pour les malades c'est là aussi je tiens à préciser parce qu'effectivement il ya les besoins des soignants il a les besoins des malades et il ya éventuellement les besoins de du grand public et donc il y avait une constatation qui est que en 2009 les malades ne porte pas de masque et il y a aussi une volonté de ma part d'encourager le port du masque par les malades dès 2018 et encore plus en 2019 vous avez noté que la campagne snam 2019 cette campagne qui a eu lieu en novembre décembre que les français ont découvert puisqu'elle était très originale et créative encourager le port du masque par les malades et donc là encore il y avait cette évolution souhaité que les malades pour propos de protéger leurs proches puissent porter des masques donc une évolution des pratiques et une réponse en janvier et en février à la situation épidémiologique de l'époque je vous rappelle que le 15 février nous étions avec le cluster des contamines-montjoie et le premier décès en france et nous avions déjà pons de commandes et de plusieurs dizaines de millions de masques et puis il ya eu cette réponse massive que je redonne aujourd'hui puisque entre le 16 mars et le 14 juin c'est à dire en moins de trois mois nous avons distribué ce qui est totalement inédit en france 770 millions de masques alors que si je ne me trompe pas environ 140 millions de masques avait été déstocker en 2009 c'est pour me donner une idée de de comparaison des volumes nous étions l'adie est conseillé de madame touraine chargée de la prévention des risques sanitaires vous avez écrit en 2016 emmanuel macron nous mettons pas presque blâme touraine on avait conscience selon j'ai informé très régulièrement la ministre de la situation de sécurité sanitaire en france puisque c'était mon rôle de conseiller sécurité sanitaire évidemment en lien étroit avec le directeur général de la santé de l'époque il faut rappeler aussi l'évolution du contexte et malheureusement tous les français s'en souviennent ans et l'irruption brutale du risque terroriste en france qui fait que d'un seul coup on ce qui était totalement inimaginable devient malheureusement possible entre mon départ et cette note qui est une note j'allais dire de réflexion puisque j'étais avait plus du tout les mêmes fonctions j'étais enseignant je me posais la question du on va dire de la de l'évaluation générale des risques parce que je trouve qu'il est intéressant de d'être attentif justement vous avez cité un peu ma note qui était qu était global de d'avoir une espèce de cartographie des risques pour quelqu'un qui est qui qui veut qui veut prendre des décisions et donc d'être attentifs au fait qu'aujourd'hui toutes les menaces sont globales jeu je suis frappée en fait par lesdits menaces majeures qui sont aujourd'hui validée par par l oms ces menaces concernent tout le monde la pollution les changements climatiques que les émergences de maladie la défiance vaccinale qui est partagé par la plupart des pays de la planète l'antibiorésistance qui parle qui voyage autant que les êtres humains et la réponse à des émergences oua oua des maladies qui peuvent aujourd'hui être dans une ville très très loin de très très loin de france et se retrouver en france le lendemain donc jeu c'était cette approche là que j'ai voulu que j'ai voulu favoriser dans ma note à emmanuel macron c'était une note d' alerte générale sur le fait qu' il fallait être attentif au fait que le monde était devenu un village et que se détourner de ce qui se passe dans le monde est aujourd'hui inquiétant il devait y avoir des contrôles réguliers de l'état des masques des stocks de mâcher employeurs dans les administrations en 2018 vous êtes nommé directeur général de la santé pour notre pays avez-vous ordonné des contrôles ou à vue connaissance de ces contrôles alors pas ma connaissance que vous décrivez est très bien c'est effectivement l'évolution 2011 2013 qui est une évolution d'ailleurs totalement cohérente je tiens à le dire on réfléchit tous ensemble c'est l'avis d'experts c'est c'est une réflexion poste événements majeurs de 2009 et donc je tiens à souligner l'importance de cette réflexion c'est une réflexion qui est à la fois sur le type de stock sur l'utilisation de ce stock sur la répartition entre le stock stratégique le stock dormant déjà parlé qui est confiée à l'eprus puis à santé publique france et puis et puis le le l'évolution vers des stocks locaux vers des stocks immédiatement disponibles vers les stocks sur la réalité de l'employeur vous l'avez très bien dit que ce soit l'établissement de santé ou des administrations donc quand je suis arrivé je me suis assuré du contrôle du stock qui était sous ma responsabilité puisque je n'ai pas activités de l'ensemble des des stocks des différentes fonctions publiques ou d où des employeurs privés ou ou d'autres et donc je me suis vraiment assuré de de ce stock de santé publique france qui avait d'ailleurs été demandée par le directeur général de la santé qui m'a précédé et dont les résultats m'ont été fournies par contre pendant pendant mon mandat par contre vous le savez c'est peut-être important aussi de rassurer les françaises et les français le stop principal celui qui est utilisé tous les jours c'est le stock des établissements de santé publics et privés c'est là que la consommation a lieu les hôpitaux consomme heureusement tous les jours des masques et les infirmières on démasque p2 quand elles sont réanimation les équipes chirurgicales même chose au bloc opératoire et les hôpitaux tournent en permanence avec leurs stocks ils commandent en permanence des stocks et ce sont des stocks qui tourne très bien des stocks qui tombe très bien et donc il ya entre guillemets pas de problème de péremption dans un hôpital ou dans une clinique où les stocks sont régulièrement utilisés quelles sont les décisions que le pouvoir politique n'a pas pris pour bien préparer le pays parce que il faut nous dire quel était le niveau d'impréparation du pays la deuxième chose nous on a le sentiment de la lenteur monsieur le directeur général l'an tueur pour les masques on y reviendra pas d'ailleurs votre première décision a été de commander 100 millions de masques lenteur pour les tests pourquoi en allemagne on est allé beaucoup plus vite que en france pourquoi les machines susceptibles de faire des tests sérologiques été bloquée avec la chine pourquoi pasteur a traîné alors que d'autres fabricants de réactifs était en capacité de nous livrer ce qui a été fait dans d'autres pays d'europe et du monde la troisième question c'est concernant les traitements il ya eu là aussi une évolution de la doctrine où en sommes-nous et at on laissé de côté des traitements tu aurais pu être plus efficace sur les échos villon expliquez moi comment on a une disponibilité totale découvrions pour les micros place pour les chlamydiae pour d'autres virus et bactéries ayant n'avais pas pour seul alors c'était les mêmes qu'on peut utiliser il y a eu une volonté immédiate de nos équipes médicales en particulier pour les malades les plus graves que de donner un accès au meilleur traitement je crois qu'il faut le dire parce que c'est vraiment une mobilisation très forte que ce soit j'allais dire des traitements symptomatiques accès à la réanimation à la dialyse au respirateur c'est évidemment fondamental mais ç'a eu lieu dans l'ensemble des réanimations française je citais tout à l'heure les 660 évacuations sanitaires inter régionale voire internationale ce qui est quand même là aussi totalement inédit mais aussi aux thérapeutiques et nous avons eu une richesse de programmes de recherche clinique et une rapidité d'instruction des des protocoles qui a été souligné par l'ensemble des investigateurs l'accès à l'hydroxyethyl rouquine a été permis évidemment dans le cadre de recherche clinique et c'était ça l'important c'était de très rapidement donner accès cette thérapeutique ou à d'autres pour juger de l'efficacité de ce traitement est en permanence nous avons une balance bénéfices risques à proposer aux patients il se trouve qu'aujourd'hui nous avons pour la première fois un résultat positif qui a été dévoilé il ya quelques heures d'un essai de grande de grande taille britannique et tant mieux ça je me félicite que nous a que nous arrivions par la rigueur par la mobilisation de tous que ce soit en europe en particulier et la bonne nouvelle étant plus que c'est une molécule ancien peu coûteuse et accessible nous avons la dexaméthasone qui est pour la première fois un molécules qui on va attendre la publication mais qui semble donner vraiment des résultats tout à fait significatif sur la mortalité et en particulier la mortalité des patients les plus graves notre stratégie générale je dirais peut-être puisqu'on en a pas encore beaucoup parler que la réaction a été extrêmement rapide dans le partage d'informations ce qui est fondamental dans ce type d' alerte votre information qui a eu lieu dès le 10 janvier dès le 14 janvier puis ensuite nous avons réuni l'ensemble des professionnels de santé ont leur donner le maximum d'informations sur la prise en charge et il y a eu cette volonté d'accompagner très vite la prise en charge des clusters d'accompagner les patients hospitalisés est de développer une stratégie de test nous voulions que tous les malades hospitalisés et d'un test rapidement et d'ailleurs ces deux cas puisque il y avait une réponse très rapide dans l'est dans les quatre à six heures dans l'établissement hospitalier et tous les établissements de santé en participer à cette démarche de qualité pour que dans chaque département on puisse prendre en compte les malades hospitalisés très vite ensuite il y a eu et je le conçois une discussion sur la sur la stratégie et ça a été discuté évidemment avec santé publique france et les enjeux de surveillance il n'y avait pas de bénéfice direct à faire le test alors seulement vous aviez un tableau clinique compatible il ya ça ne débouche pas sur une stratégie thérapeutique différentes il ya eu aussi beaucoup d'évolution des connaissances vous savez que nous avons beaucoup discuté sur le fait qu'une personne pouvait être asymptomatique une poupée est personnes pouvaient être contagieuse avant d'être est symptomatique énormément de débats je referai pas toute l'histoire et puis il ya eu cette difficulté à convaincre et on le voit encore le lait les personnes peu symptomatiques d'aller se faire tester c'est quelque chose de compliqué de se dire que avec peu de symptômes il faut quand même aller faire un test donc on a vu on a besoin de convaincre tout le monde et je le redis chaque fois que les personnes positives avec des symptômes doivent aller se faire tester c'est un accès au test important et deuxièmement il faut il faut que nous que nous puissions quand même aujourd'hui puisque l'on parle vous demandiez si nous nous étions prêts pour demain il faut aujourd'hui que nous arrivions à convaincre tout le monde que nous avons une capacité aujourd'hui de tests qui n'est pas utilisé pour deux raisons très claire des deux bonnes raisons et de bonnes nouvelles il ya moins de malades que prévu il y a moins de personnes contactent qu'anticipé ce sont deux éléments qui n'était pas anticipé et donc nous avons la capacité aujourd'hui un d'aller tester toutes les personnes positives grâce à la mobilisation de l'ensemble des laboratoires sur le territoire national deux d'être plus invasif plus agressif autour des clusters pour bien comprendre quelle est la circulation virale en particulier dans les zones urbaines denses 3 d'aller au devant de nos concitoyens qui sont à distance du système de santé je pense que c'est très important d'aller leur proposer des tests alors qu'ils n'ont pas de médecin traitant ou qu'ils ont des difficultés à accéder aux laboratoires et 3 d'aller chercher cet été en particulier où la circulation virale devrait être modérée d'aller traquer les lieux où l'on sait qu'il ya des facteurs de risque connus ou le plan international qui sont les lieux où il ya beaucoup de promiscuité dans le travail et beaucoup de deux collectifs dans l'hébergement ou dans le who dans le fonctionnement quotidien peut-être moins de virus en tout cas quand on teste c'est le cas en meurthe et moselle ont fait beaucoup beaucoup test du coup on a dit qu'il y avait un recrudescence en meuse et en meurthe et moselle c'est juste parce qu'on teste beaucoup et ça prouve que le virus est encore bien là je pense qu'il faut faire vraiment attention parce que déjà entre le discours de dimanche on va croire que le virus n'est plus là et vous le savez très bien c'est pas parce qu'on vous voit peut être 19 heures la télé que le virus a disparu je fais si je pense quand vous voyez aujourd'hui peut-être que les gens vont comprendre que le virus est encore là et vu que le virus est encore là qu'allez-vous faire sur la situation dégradée des personnels soignants ils sont dehors vous sans fin peu gaz et donc sont rentrés à la maison il travaille en situation dégradée les surblouse on peut en avoir on arrive en pénurie de gand est ce qu'on va faire comme les masques on va attendre ne pas en avoir pour en commander donc là c'est vraiment quelque chose de vraiment grave travailler avec des sur vous en sacs poubelles dont il souffre ils sont fabriqués en meurthe et moselle c'est sympa mais là ça devient on en est à deux mois des situations dégradées faut vraiment sortir élégant là ça devient vraiment grave concernant le deuxième point nous visions vous voyez à la télé tous les soirs à 19h mais il a quand même fallu attendre 15 jours pour connaître le nombre de décès dans les ehpad et ce retard de comptabilité ajouté au manque criant de moyens humains et matériels dans ces établissements a conduit à passer sous un silence total de dôme aux situations dramatiques pour les directions et personnels d'une part et pour les proches et les familles d'autre part pourquoi ce décompte n'est-il pas paru en même temps que celui des décès à l'hôpital vos points étaient quotidiens il aurait dû être exhaustif et une autre zone d'ombré demeurent celles des décès à domicile 1 1 n'a jamais su exactement le nombre pourquoi même chose je vous avais fait un plaidoyer pour le test je le partage totalement il faut qu'on ait testé plus et en particulier comme vous l'avez très bien dit plus on teste plus on trouve éventuellement des porteurs asymptomatiques donc ça c'est un message qu'il faut passer cet été parce qu'on va avoir tendance à baisser la garde et je pense que nous sommes très attentifs à la direction générale de la santé au nombre de tests par habitant par département il faut que chaque département soit pas d'avoir une certaine nombre de tests pour montrer qu'on surveille même chose on surveille effectivement la positivité des tests donc tester toutes les personnes positives tester même par facteurs de risque tester autour des clusters tracé isoler les personnes porteuses et et les contacts c'est vraiment notre stratégie vous avez parlé d'un point très important qui sont les équipements de protection individuelle ces équipements de protection individuelle n'était pas dans le stock stratégique d'état nous les avons commandées dès le 30 janvier et c'est une réflexion que nous avons il faut probablement que nous soyons en capacité d'avoir des gants des sur blues et c'est certainement un point à améliorer je vous remercie de de l'avoir de l'avoir cité parce que c'est vraiment le quotidien des soignants à ce faisant des ehpad me fera beaucoup j'avais été visiter une ehpad dès le début du mois de mars ce qui est très compliqué dans les ehpad vous l'avez dit c'est effectivement la survenue d'un décès il ya des décès qui sont survenus en ehpad et des essais qui sont survenus à l'hôpital c'est important et on les compte un jeu vous pouvez le regarder dans le dans le point épidémiologique hebdomadaire et il ya cet enjeu de surveillance de 2 des foyers et de surveillance de la mortalité en ehpad alors nous l'avons mise en place cette surveillance allait maintenant totalement exhaustive dans le sens où il ya eu aussi un effort rétrospective c'est à dire qu'on a repris tous les événements depuis le 1er mars donc toutes les ehpad ont fait un travail énorme juste pour vous dire que les ehpad sont souvent beaucoup plus petit et beaucoup moins équipés en personnel déchire que que les que les établissements de santé qui sont parfois des gros établissements avaient des cellules de crise donc il faut aussi leur accorder cette difficulté qu'ils ne peuvent pas être au front à s'occuper des résidents et en même temps à signaler à faire des affaires des décomptes et donc il ya eu un effort important pour que le système national qui aujourd'hui fonctionne soit un système national qui ne fasse pas porter la charge sur l'infirmière sur le responsable d'établissement parce qu'il y avait déjà mobilisés sur autre chose donc on a voulu avoir un système fiable et vous avez noté que nous donnons régulièrement le nombre de foyers de cas de kovy des 2 et 2 et de clusters et puis évidemment de nombre de décès donc que c'était ça a été un dispositif qui s'est mis en place mais qui est un dispositif quasi unique en europe la france a vraiment le nombre de talisman déclarant le nombre de foyers le nombre de cas le nombre de décès je pense que c'est effectivement ça pue ça a pu paraître long pour avoir tous ces données mais c'est une donnée maintenant de grande qualité et exhaustive et je crois que le monde des ehpad et le monde des gériatres est satisfait de ce dispositif parce que il est informatif ils nous permettent de réagir il permet notamment de réagir cet été vous avez noter qu'aujourd'hui on ouvre encore plus les ehpad et c'est une très bonne nouvelle pour les familles mais nous avons besoin d'être vigilants sur ce qui va s'y passer cet été et enfin votre question très importante sur les décès en à domicile les décès à l'hôpital sont surveillés par les hôpitaux les décès survenus en ehpad sont surveillés par les équipes des ehpad qui remonte directement au niveau régional et national et les décès à domicile sont surveillés par l'insee qui a fait un effort considérable pour que l'état civil soit remonté très régulièrement et on est maintenant à une semaine près c'est à dire qu'aujourd'hui 16 juin nous avons les données de la semaine précédente il est quand même être un exploit considérable vous savez que nous poussons aussi et que vous avez poussé et je vous encourage à le faire si si vous le voulez à la certification électronique des décès c'est un point très important ça permet d'avoir une déclaration immédiate par le médecin traitant et et que la mairie immédiatement l'accès aux certificats électroniques de décès à la cause de décès pour pouvoir permettre à l'insee et asante blick france de faire des statistiques et aujourd'hui ce que je peux vous dire c'est que la somme des décès survenus en établissement de santé et celle des décès survenus en établissements sociaux et médico-sociaux et en ehpad est à peu près la même que la sueur mentalité générale observée par l'insee merci vous prenez des statistiques de l'insee il ne semble pas qu'il y ait de différentiel donc on ne semble pas qu'il y ait de d'épidémie entre guillemets ou de nombre important de décès à domicile et c'est un point très important je voulais vous interroger sur les masques je voudrais savoir si vous partagez les déclarations de marisol touraine qui expliquent le 7 mai dans le monde que 600 millions de masques ont disparu vous réagissez cette formule je voudrais savoir également pourquoi d'après vous il si mauvaise gestion des stocks que vous avez un petit peu décrites avec des destructions de masques massive comment se fait-il que on n'est pas un meilleur turn over et une meilleure gestion des stocks ne payons nous pas la disparition de l'eprus dans la gestion des commandes je rappelle qu'il ya quand même eu des réquisitions de commandes faites par les collectivités sur le tarmac des aéroports santé publique france at-elle été au rendez vous notamment la définition de la stratégie de crise dans la préparation de la stratégie de déconfinement est-ce qu'elle a joué son rôle dans la gestion de la crise dans la coordination on a une pénurie à peu près de tout ça vient d'être évoquée par caroline fiat je veux savoir là dessus comment vous regardez les choses le test était disponible le 22 janvier il était déjà dans cinq laboratoires des chu le 31 et dans vingt laboratoires est de hospitalier le 21 février dans une interview y est il y avait très peu de très peu de cas en france et ensuite de façon globale juste que vous ayez les chiffres a priori nous avons eu 12 1940 test jusqu'au 17 mars 574 millions de tests pendant le confinement et un million deux cent mille tests depuis le depuis la sortie du confinement sur les masques l'évolution je voulais décrites elle était effectivement la découverte d'un stock qui n'avait pas bougé et qui n'avait pas d diminué en 2010 est sinon que l'audit demandé par la direction générale de la santé a démontré que l'essentiel de ce stock était périmé au sens qualité c'est ça au fait qui s'est passé et donc nous mais ça a été vraiment une très mauvaise surprise que de découvrir qu'un stock qui était là depuis 2003 2005 au moment où on regarde quel est son état en termes de filtration d'impuretés pouvoir de contamination microbienne voire même pire puisque certains étaient même attaqué par les rongeurs voilà c'était une très bonne surprise que dd claude et découvrir ce stock de mauvaise qualité en termes de en termes de masques après encore plus important c'est cesser votre réflexion sur l'épreuve tous avec l'épreuve a fait l'objet d'une réorganisation puisque deux en 2016 à l'eprus a rejoint limp s est lié mds c'est un une nouvelle agence santé publique france qui évidemment assez jeune et qui a pour vocation justement que d'avoir une approche populationnelle général puisque on a à la fois l'amont avec la prévention l'éducation à la santé tous café santé publique française vous l'avez certainement en tête notamment sur l'éducation nutritionnelle de nutri score la lutte contre le tabagisme en fait il y avait beaucoup de mobilisation autour du plan national de santé publique la vocation habituel de surveillance de la population autour de l'hyène vs au départ et donc qu'il fait l'objet de multiples points hebdomadaires dans le but un climat gildas madère et puis c'était prusse qui avait vocation à gérer deux aspects d'ailleurs un dont on n'a pas parlé qui est la réserve sanitaire mais aussi beaucoup de mobilisation humaine autour de la réserve sanitaire et puis ce fameux stocks stratégiques et donc dans le stock stratégique qu'il n'y avait pas tout on a cité des masques il n'y avait pas aussi il ya d'autres à d'autres aspects dans le stock certains certaines réponses médicamenteuse ou vaccinale et puis comme le disait madame la députée il ya aussi des équipements qui ne sont pas aujourd'hui dans l'équipe dans le stock stratégique et qui mériterait effectivement une réflexion pour répondre encore mieux à d'éventuels besoins massifs des soignants dans l'est dans l'émoi dans les années qui viennent sur les traitements sur les essais cliniques on a eu le sentiment d'une valse hésitation de retard à l'allumage une sorte de fou voudrais vraiment que vous nous expliquer là dessus notamment sur l'idh roxy chloroquine pas seulement mais notamment je crois qu'on a besoin d'explications enfin sur l'hôpital public avec un état de dénuement complet une sonnette d'alarmé a été tirée depuis longtemps et donc franchement il y compris sur les lits de réanimation on a bien france qu'il faut il faut dire que les livres animations qui ont été créés n'était pas de même niveau que ceux qui existaient déjà précédemment donc j'aurai savoir sur l'hôpital public est ce que vous avez fait quand vous êtes arrivé pour prendre la mesure de la situation sur les essais cliniques vous nous parler de la recherche sur les drogues si chloroquine on peut effectivement il passait un petit moment parce que comme vous le savez ça fait beaucoup beaucoup à brûler d'encre on a toujours soutenu si vous reprenez les déclarations les faits les essais cliniques en disant que s'il y avait une possibilité d'améliorer l'état de santé des populations il fallait évidemment proposer ce type de traitement quel qu'il soit d'ailleurs dès qu'il y avait une hypothèse thérapeutique une hypothèse de recherche it aller la soutenir on l'a fait avec l'agencé nationale de sécurité du médicament et des comités de protection des personnes qui ont travaillé même le week-end même le soir pour donner un avis vraiment extrêmement rapide dont je crois que tous les investigateurs peuvent dire que la réponse deux des autorités en particulier des instances d'évaluation a été très rapide ce qui a été peut-être un tout petit peu compliqué en france ça va vous surprendre c'est que c'est le foisonnement des protocoles c'est à dire ça c'est peut-être une démarche un peu compliqué à expliquer mais quand il ya trop de protocoles sa nuit au protocole c'est dire qu'en fait comme les patients ne savent plus dans quel dans quel protocole entré il ya un enjeu de puissance dans un essai et donc il faut avoir beaucoup de patients pour vous montrer quelque chose si vous avez des essais éventuellement dispersez vous avez une difficulté à a1 incorporé à intégrer des patients et c'est peut-être ça qui sera tiré comme conclusion niveau européen en particulier de l'enjeu 2-2 coordonnées très rapidement les différents investigateurs mais il ya eu un soutien européen il ya eu un soutien ou msi un soutien français ou aux études chloroquine je vous laisse je voulais citerai pas de tout parce qu'il y en a de très nombreuses aussi bien hospitalières ambulatoires aussi bien parisienne que qu'en province et donc on peut dire que nous avons vraiment testé de très nombreuses hypothèses évidemment avec différents bras comme on le dit régulièrement avec différentes molécules comparative mais je crois que on n'a pas à rougir de nos efforts pour comprendre si oui ou non il y avait un bénéfice à utiliser cette molécule ou ou d'autres molécules et si oui ou non il y avait une balance bénéfices risques négatifs après vous m'avez interrogé sur l'hôpital alors vous savez que le directeur général de la santé n'a pas ni les établissements de santé ni des professionnels de santé sous sa sous sa compétence puisque je suis chargé de la santé publique mais je devrais dire que d'une part en tant qu hospitalier évidemment c'est quelque chose qui me touche qui me tient à coeur que la qualité de l'hôpital public dans lequel j'ai travaillé toute ma vie de la même façon vous dire aussi que je travaille de façon très étroite et en parfaite collaboration avec la directrice générale de l'offre de soins que les réanimations ont été exceptionnels en france je sais pas si vous imaginez ce que c'est que de doubler une capacité de réanimation ce que veut dire ce que ça veut dire pour les équipes en termes de pousser les murs d'aller chercher des respirateurs aux urgences d'aller chercher des respirateurs au samu que de chercher des respirateurs dans les stocks militaires ou dans les stocks de l'état il ya eu des envois de nuit de respirateurs des envois de nuit d' équipe d'infirmières de l'animation qui étaient volontaires pour aller aider en particulier dans le grand est donc j'allais dire que l'esprit est bien sûr toutes les équipes qui sont compétentes des soignants psychologue pas on peut citer toutes les personnes il ya une vraie équipe à nantes dans une réanimation c'est très très large mais ce que je veux dire c'est qu'il ya une mobilisation des équipes qui a été magnifique à une mobilisation technique qui a été magnifique et il ya eu ces opérations inédites je crois parce que mettre plusieurs dizaines de patients dans un tgv ça n'avait pas été fait ailleurs avoir des hélicoptères militaires des avions militaires des bateaux militaires parce que nous avons évacuées depuis la corse ça a été vraiment une très belle opération alors effectivement après vous le savez il ya les ségur de la santé il ya une réflexion en cours de l'ensemble des professionnels et ce que j'espère c'est qu'effectivement nous trouveront des réponses à la hauteur des attentes des professionnels de santé mais je ne peux pas aller au delà de mes de mes compétences et de mes prérogatives comme disait voltaire avant de savoir on ne sait pas voilà la réponse de jérôme salomon interrogée sur ses propos tenus en mars dernier selon lesquelles les masques ne présentaient pas d'intérêt pour la population la suite de cette audition est à retrouver sur lcp point fr