Jérôme Salomon – 2nde partie | Auditions Covid-19 – 16/06/2020

[Musique] depuis le 16 juin les députés de la commission d' enquête consacrée à l'épidémie de kobe de 19 auditionne des acteurs de la crise sanitaire monde médical mais aussi ancien ministre et directeur généraux de la santé tout l'été elle cp vous fait revivre ces auditions aujourd'hui suite et fin de celle du numéro deux du ministère de la santé jérôme salle home au visage désormais bien connue des français puisqu'il a présenté chaque soir les points presse relatif à l'évolution de l'épidémie il s'est expliqué durant plus de quatre heures sur la manière dont la direction générale de la santé avait géré la crise sanitaire on écoute dès à présent la deuxième partie de son audition n'a besoin ce stade de d'être très précis et je ne me retrouve pas cette précision dans votre réponse sur ce qui s'est passé sur la diminution du stock en 2018 en 2019 le 26 septembre 2018 le professeur stahl vous dit dix sont dédiés santé publique france qui vous rédige une note à la dgs il faut un milliard de masques le 3 octobre vous avez une note de santé publique france qui vous dit sur les 600 millions de max existants 60% ne peuvent pas être ne peuvent plus être utilisées et vous vous réagissez le 30 octobre vous ordonnez 50 millions de masques avec une option de 50 millions pourquoi alors qu'on sait qu'il faut un milliard conseils sur les 600 millions presque les deux tiers sont inutilisables vous en recommander à peine 50 aller voir 100 millions 2018 on à 754 millions de masques chirurgicaux c'est en 2018 conte à la découverte de l' expertise en en octobre que l'essentiel de ce stock est constitué de masques très anciens 2003 2005 sans date de péremption rien et avec une qualité médiocre dont il y a deux conséquences premièrement la commande que je fais en octobre en disant il faut remonter ce niveau 100 millions je vais 100 millions en 10 ans 50 et 50 en fait ça fait ça fait 100 millions et puis et puis de la même façon de mettre en place et s'est demandé pour 2020 une nouvelle façon de travailler parce que le 1 milliard dormant ne satisfaisait person au sens que personne ne l'utilisait et que c'était quand même à mon sens utile qu'ils puissent être utilisés en particulier par les établissements de santé les professionnels de santé mais c'est une organisation totalement différent trains met en place et donc effectivement il ya ces commandes qui surtout on est dépassé et sont arrivés 2019 et même je crois début 2020 et une destruction qui a été qui a été fait en 2019 qui explique évidemment cette diminution même si on n'arrive pas à 100 millions puisque je me le dit tout à l'heure il y avait les 117 millions plus ceux de 2019 plus ce qu'ils étaient encore disponibles et que nous avons fait évaluer pour lui d'utiliser pour le grand public pourriez vous s'il vous plaît lorsque vous évoquerez à nouveau des masques ont incité beaucoup beaucoup de chiffres nous précise à chaque fois de quel type de masque je voudrais envira l'organisation de l'état comment ces masques ces quantités vous avez évoquées sont ils distribués sur ce sujet particulier des masses est-ce que vous avez personnellement des regrets et lesquels sur les stocks stratégiques sur la quantité de 754 millions en 2018 la découverte d'une forte péremption et d'une dégradation importante de ce stock dormant on parle de masques chirurgicaux il y avait plus de masques ffp2 depuis plusieurs années dans le stock là encore pour des raisons concrètes ainsi que les masques ffp2 sont des masques vraiment de d'actes invasifs d'actes à risque au plus près des soignants et des services qui en ont besoin la fin janvier c'est des rapatriements de deux français du web donc nous voulions avoir un accueil parfait avec des équipes je vous rappelle qu'ils étaient des équipes de réservistes qui s'occupait de nos compatriotes qui faisait les thèses qui est tous et tous ces contes où nos compatriotes ont été testés à deux reprises à leur arrivée et une semaine après donc il ya eu cette volonté de les accueillir au mieux est de prendre en charge des premiers cas et les clusters avec des moyens importants et c'était sait comment delà du 30 janvier de d'équipements de protection individuelle emparée de tout à l'heure elle est sûre blues et surchaussures l'élégant et les lunettes et puis de t'être 4 2 capable de répondre aux besoins des soignants qui a fait que mes deux commandes du 30 janvier et du 8 février c'était des masques ffp2 justement pour pour qu'on puisse comprendre puisse répondre aux enjeux soignants il ya eu aussi des masques pédiatrique qui ont pu servir vous le savez dans les écoles récemment donc il ya aussi cette capacité de d'avoir des masques pédiatrique et il ya effectivement cette réponse d'état que vous avez que vous avez souligné qu'ils aient cette réponse à une crise totalement inédite puisque nous avons mis en place face justement à ces enjeux de ce top dormance elle est en fait un top qui finalement ne bouge pas il ya peu de peu d'arrivées peu de sorties et parfois des destructions et parfois des commandes nous avions là à répondre à une crise totalement inédite et avoir rapidement des quantités très importantes de masques ce d'autant qu'on observait cette consommation totalement inédite en particulier par les professionnels de santé du fait de l'épidémie donc c'est un pilotage que nous avons mis en place avec évidemment le ministère santé publique france et la direction de crise et nous avons beaucoup échangé avec les acteurs de terrain et c'est pour ça que c'est important de le rappeler puisqu'il y avait plusieurs filières il y avait une filière d'accès aux établissements de santé là nous avons beaucoup de télésanté évidemment où il y avait aucune raison de faire des différences entre les établissements de santé nous étions quand même assez attentif aussi au fait que la situation en france était hétérogène vous savez qu'il ya des différences entre les pays européens dans la circulation du virus mais il ya aussi des différences entre les départements français en terme de circulation du virus avait des goûts des gradients très important qu'on ne s'explique pas mais c'est important de le dire et donc nous avons voulu répondre en urgence la nuit aux départements les plus touchés donc on a fait des livraisons extrêmement urgente pour les hôpitaux qui étaient en première ligne du grand test des routes de france par exemple et nous avons décidé que nous aurions un point d'entrée initial qui serait le j'ai acheté le groupe hospitalier de territoire puisque c'est celui qui est le plus connecté avec son territoire et qui permet aussi de distribuer aux ehpad donc ça permettait d' que vraiment un échelon territorial ya la distribution deuxième deuxième enjeu la distribution depuis santé publique france depuis les entrepôts tenté blick france vers les professionnels de santé quand on avait besoin évidemment rapidement avec les demandes du ministre de déstocker ces masques et là il a été décidé de passer par les grossistes répartiteurs puis par les officines face à une crise aussi inédite aussi massive aussi mondial avec l'arrêt de la production du plus gros producteurs qui était la chine il a fallu mettre en place une chaîne totalement dédié pour que ce pont aérien se met en place et plusieurs avions par semaine et des quantités massives pour répondre et pour finalement délivré déjà 770 millions de masse il y à aussi et on n'a pas suffisamment dit et je l'avais beaucoup demandé par ailleurs avant la mobilisation des producteurs français de masques ffp2 et de masques chirurgicaux parce qu'il nous avons plusieurs producteurs français qui ont accepté de tripler leur capacité de travailler jour et nuit sur la femme fabrication de masques sanitaires dont nous avons cette augmentation de production de masques sur le territoire national en fait nous avions trois sources un peu compliqué mais il y avait le stock stratégique d'état la production nationale de masques et l'importation massive de masques en particulier depuis la chine pour répondre à deux circuits répondre aux besoins des professionnels de santé en établissement répondre aux besoins des professionnels de santé en ville et puis on a aussi répondu et c'était pas forcément évident parce que c'était pas aussi simple que ça à des professionnels qui se portaient auprès de personnes fragiles donc de qui intervenait notamment à domicile j'étais dans le grand est la première région impacté et les alertes de médecins généralistes de terrain dès le mois de février anvers l' agence régionale de santé grand test n'ont eu aucun écho donc est-ce que celle agences régionales de santé qui n'a pas fait son travail de remonter ou est-ce que c'est au niveau national qu on n'a pas écouté entendu l'agencé régionale de santé les médecins hospitaliers ont eu quelques protections avec retard les médecins libéraux ont payé un très lourd tribut cinq fois plus de décès qu'à l'hôpital puisqu'ils n'ont été protégé que extrêmement tardivement en première ligne les médecins généralistes à partir des de la promulgation des décrets des 25 et 26 mars n'ont plus accès aux traitements on ne pouvait vous avez cité l'hydroxyde chloroquine on ne pouvait utiliser cette molécule notamment qu'à partir du moment où les patients étaient en état grave à l'hôpital donc là nous avions déjà perdu beaucoup de temps et les premières études avaient déjà démontré que cette hydroxy chloroquine ne servait plus à rien donc comment expliquer monsieur salomon que la france soit quasi championne du monde de la létalité des décisions trop souvent émotionnel rapides ont été prises notamment suite à la parution de l'étude du land 7 comment expliquer en effet cette attitude n'eût-il pas fallu être plus modéré plus réfléchie quel était l'intérêt de votre apparition quotidiennement à 19 heures etait-ce pour terroriser les français ou pour les infantiliser sur le grand est c'est une particularité de cette épidémie s'est drôlement le territoire qui a été le plus touché et ce n'est évidemment pas lié aux médecins du grand test ou aux patients du grand test on ne comprend pas aujourd'hui c'est très différent d'ailleurs d'une pandémie grippale pourquoi ce virus frappent à certains endroits et pas à d'autres et je crois que les professionnels de santé du grand test ont été remarquables donc c'est quelque chose qu'il faut quand même dire les alertes ont été prises nous avons mis en place un dispositif totalement exceptionnel de renfort de réserve sanitaire le dizaines de réservistes et notamment d'aide-soignante d'infirmières de l'animateur qui sont montés au créneau des hôpitaux nous avons envoyé un hôpital militaire à mulhouse nous avons envoyé des respirateurs nous avons évacué plus de 300 patients des hôpitaux en interrégional en intra régional donc il ya eu une énorme solidarité nationale pour pour le grand test après je crois qu'il n'y a pas de guerre entre les médecins libéraux et médecins hospitaliers surtout dans le grand est où ils ont été tous au front vraiment je jugeais des histoires des médecins généralistes qui avaient fermé leur cabinet qui ont été prendre des gardes aux urgences j'ai des médecins hospitaliers qui se sont occupés de d'ehpad où il y avait plus de médecins traitants enfin je crois qu'il ya eu comme souvent dans le grand est d'ailleurs une magnifique fraternité de magnifiques solidarité des soignants sur ce que vous dites en termes de traitement j'en ai parlé tout à l'heure sur l'île roxy chloroquine on a tout fait pour que en passant par les cppa les comités de protection des personnes l agence nationale secrètes les médicaments toutes les hypothèses de traitement soit immédiatement traités et qu'on puisse offrir l'accès aux traitements et c'est le sait le cadre du décret à toutes les personnes qui voulaient inscrire les patients dans un protocole de suivi et on a fait en sorte avec le ministre que l'on puisse faire des protocoles de prise en charge prophylactique des protocoles de prise en charge en ville justement pour que les médecins généralistes puissent inclure l'impatient donc on a été très attentif on a vous savez saisi le haut conseil de santé publique le conseil scientifique s'est mobilisé aussi de l'agencé saba sécurité du médicament et le ministre a écrit hollande 7 dont je crois que naît il a été très attentif à ce qui s'est passé sur la polémique hydroxyque laurie qui n'est malheureusement c'est ça qui est terrible c'est que dans un domaine où il ya tant d'incertitudes scientifiques ya toujours des débats scientifiques et parfois des querelles qui sont peut-être très difficile à entendre pour nos concitoyens ensuite sur mon rôle peu importe ma personne mon rôle de communication il a été décidé par la ministre que nous devions être dans la transparence et l'humidité dans la transparence sur ce qu'on savait et donc on devait tous les jours dire ce que l'on savait et quel était l'état de la situation et de la même forme de la même façon avoir beaucoup d'humilité et dire qu'on ne savait pas beaucoup de choses et je crois que sur votre constat que la france est parmi les pays les plus touchés c'est effectivement vrai mais personne ne sait expliquer aujourd'hui la crise est loin d'être terminée nous sommes encore à la tâche le l'inde est actuellement massivement touchée l'afrique du sud pékin referme ses écoles donc voilà je pense qu'il faut qu'on soit très modeste tous ensemble sur ce qui se passe et pourquoi certaines personnes certains pays sont plus touchés que d'autres je suis frappé de voir que le grand ouest la bretagne normandie lunven aquitaine sont beaucoup moins touchés que le grand test que les hauts de france que conil de france en allemagne c'est exactement pareil la bavière est beaucoup plus touchée que la plupart des autres länder vous prenez le sud de l'italie qui est plutôt plus pauvre que le nord il est beaucoup moins touchés donc je crois que voilà il faut qu'on soit capable de faire le point lorsqu'on aura toutes les données mais je crois qu'en tout cas si malheureusement nous avons cette mortalité effroyable et cette pénalité importante ce n'est certainement pas en raison d'une quelconque carence médical ou d'un déficit de prise en charge parce que vraiment les médecins du grand test en particulier donc certain que je connais bien ont été remarquables ce manque de tests a suscité l'inquiétude chez nombre de nos concitoyens car un parcours de soin commence par un diagnostic et seuls 10 h militaire année infections à marseille a pu testé massivement les patients se présentant à ses portes réalisant jusqu'à au quart des tests quotidiens du pays alors monsieur le directeur général pouvez vous nous expliquer les bases scientifiques et épidémiologiques sur lesquels vous avez déclaré que les tests de diagnostic kovy 19 n'avait pas beaucoup d'intérêt et pouvez-vous en août nous expliquer pourquoi le ministère a attendu le 5 avril pour autoriser les laboratoires ap à réaliser des diagnostics par pcr comme les laboratoires de recherche et les laboratoires vétérinaires à participer à l'effort national de dépistage somme a maintenant huit millions de tests qu'il ya eu vous savez du 17 mars au 11 mai une période de confinement importante où effectivement l'accès aux tests a été plus compliqué et puis il ya eu cette augmentation très forte de capacités de test puisque nous sommes aujourd'hui à un capacitaire de cent mille tests par jour qui n'est pas d'ailleurs utilisé donc nous avons cette capacité de tester nous avons poussé aujourd'hui la doctrine qui est de tester toutes les personnes positives évidemment tous leurs contacts et plus largement les clusters et les populations fragiles donc j'ai donné déjà tout à l'heure le début de la chronologie mais je peux la continue pour vous parce que c'est important le 21 février il y avait vingt laboratoires qui était capable de faire le test et à l'époque en face d'eux donc nous avions quelques cas en france nous faisions entre 2000 et 2500 thèse par jour c'est vous donner quand même l'évolution de notre de notre capacité de laboratoire et je pense que les les laboratoires français en fait un énorme effort parce que c'est un nouveau test parce qu'il faut de l'équipement parce qu'il faut un personnel dédié pour passer de 2000 tests par jour a aujourd'hui une capacité de 200 mille tonnes par jour donc nous avons dès le 26 février un courrier du dgs qui demande officiellement au centre national de référence de déployer ce test à l'ensemble des hôpitaux de second niveau nous avons par ailleurs évalué très vite à la demande des laboratoires les kits commerciaux puisque ça a été fait dès la première semaine de mars nous avons d'ailleurs demandé au haut conseil qui a publié son avis le 5 mars de donner la conduite à tenir sur les tests nous avons saisi la haute autorité de santé qui le 6 mars a fait état là aussi deux des recommandations à suivre pour la détection du génome du coronavirus des tests rt pcr ont été inscrits à la nomenclature dès le 7 mars et c'est le 7 mars qu'il y avait déjà 43 laboratoire capable de faire le test et nous avons ensuite augmenter dès mi mars à 5 me taise par jour donc nous avions ces cinq cent mille tests pendant la période de confinement avec les difficultés que vous pouvez imaginer pour les tests que nous avions prioriser pour les ehpad je vous rappelle qu'à l'époque le ministre a demandé à ce que les épate retester en priorité c'était tout à fait cohérent avec la protection de ces personnes les plus fragiles et puis par ailleurs des le déconfinement plus d'1 2 million de tests réalisés je pense qu'il faut qu'on encore encourager la réalisation de ces tests puisque effectivement avec ces tests sont arrivés aussi des tests sérologiques et qu'avec un tests virologiques un test sérologique ça peut aider le médecin soit reconstitué une histoire médicale soit à un statut et notamment sur le statut sérologique des soignants et c'est important évidemment pour les soignants de savoir s'ils ont été ou non exposés donc à chaque fois des avis du haut conseil des avis de la haute autorité de santé il ya eu même un avis du conseil scientifique sur le dépistage sérologique et donc notre objectif est vraiment aujourd'hui de tester évidemment les professionnels de santé les résidents en ehpad à chaque fois que c'est nécessaire et s'il le faut plusieurs fois par ehpad s'il ya des foyers les fous les populations qui vit dans des lieux très confiné en particulier les détenus ce qui vit dans des structures collectives d'hébergement d'urgence et puis les opérateurs d'importance vitale donc nous avons en permanence élargi notre servent pour que toutes les personnes qui ont une indication de tests puissent la voix et aujourd'hui nous avons une stratégie encore plus large qui est de tester autour des clusters que d'aller vers les populations les plus défavorisées et que d'aller faire des campagnes systématiques de dépistage des lieux à risque donc le nombre de tests cidep c'est un système d'information pour le diagnostic de laboratoire et disponible sur le site de santé publique france vous avez ce nombre de tests fournis de façon hebdomadaire par santé publique france et l'objectif c'est qu'il y ait la plus grande transparence puisque c'est le système système national de suivi des tests biologiques et les tests virologiques pour qu'on puisse justement suivre c'est indispensable de progression je reviendrai sur votre note qui a été fortement évoqué du 5 septembre 2016 que vous adressiez à emmanuel macron où vous souligner la nécessité d'une révision en profondeur de la réponse nationale face au risque majeur de catastrophe votre constat était alors sans appel la france n'est pas prête vous avez pris vos fonctions en janvier 2018 quelles ont été les actions que vous avez conduit pour pallier cette situation notamment en termes de moyens matériels les réserves étatique abritait très précisément 714 millions de masques chirurgicaux parmi ceux-ci 616 millions datant pour l'essentiel de 2005 et 2006 sans date de péremption les 98 millions restants ayant été acquis entre 2014 et 2016 or en mars 2020 il ne restait plus malheureusement qu'un stock de 117 millions les 80 18 millions acquis entre 2014 et 2016 19 millions qui ont échappé à la destruction en moins de trois ans les stocks ont été divisés par six pourquoi la quasi totalité des 6 116 millions de masques chirurgicaux ont ainsi étaient détruits entre 2017 et 2019 alors qu'il ne portait pas de date de péremption que nos stocks étaient très en deçà de nos besoins je vous ai entendu dire qu'effectivement il était défectueux j'aimerais que vous me confirment y est que selon mes sources la direction générale de l'armement et l' agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé ont été saisis dans l'urgence par le ministère de la santé afin d'évaluer la fiabilité des millions de masques épargné par la sidération et il se serait avéré que les tests sont revenus face de façon favorable permettant ainsi l'utilisation de ce qui n'avait pas été incinéré par ailleurs au regard de la destruction massive des 616 millions de masques comment expliquez-vous que seulement 100 millions et été recommandée puisque vous l'avez évoqué tout à l'heure en 2019 et plus j'ai juste un petit point concernant les pharmaciens puisque je suis pharmacien et nous avons effectivement été mobilisés pour la distribution des masques je pense que les 22000 officines effectivement répartis sur l'ensemble du territoire national aurait pu distribuer de façon efficace les masques mais nous avons été confrontés à des ordres et contre ordres permanents nous avons été victime de critiques voire d' insulte puisque nous avions des listes de professionnels approvisionnés avec un nombre dédié de masse qui ne correspondait pas du tout à leurs besoins et comment expliquer par ailleurs que certains professionnels ne figurait pas sur les listes je pense par exemple au kinésithérapeute au service d'aidé à domicile ou au ciad comment expliquez vous aussi que nous étions interdit de vendre des masques même à des personnes très vulnérables alors que un grand nombre d'entre nous en posséder bien adaptés nono outil de réponse aux menaces majeures qui avaient été identifiées en particulier à la déclinaison et aux exercices nécessaire dans l'ensemble des régions sur les différents risques dans le cadre du plan enr san il y a aussi le labo ration est là et la rédaction du guide spécifique situation sanitaire exceptionnel et puis il ya ce que vous avez décrit effectivement sur la réponse en terme de moyens à l'audit demandé par la dgs sa santé publique france donc sur l'essai de 154 millions de 2018 il ya bien eu and audit par un expert indépendant compétent pour juger d'un cap et de la qualité des tests départ non des masques sur ces masques 200 plus de 230 millions ont été détruits au vu de ces analyses mais il ya eu plus de 360 millions de masques n'ont détruit aussi et qui ont été effectivement vous avez parfaitement bien dit expertise et en 2020 et requalifier en masque non sanitaire puisque même 142 millions ont déjà été délivrés donc effectivement vous avez raison il ya bien eu une demande d'expertisé d'urgence de la dg réduire ensuite sur le rôle difficile des officines je le conçois nous avions estimé avec le conseil national de l'ordre des pharmaciens que c'était une réponse optimale en termes de proximité de connaissance du delà du responsable de la responsable d'officine au en verser ses collègues professionnels de santé et nous avons adapté en permanence les flux pas forcément de façon évidente je le conçois totalement et avec des tensions que je connais bien aussi dans certaines officines du fait de la difficulté ressentie par certains professionnels pour avoir accès aux eaux masque est par ailleurs pour pour répondre à différents professionnels qui n'avaient pas le même exercice vous avez parfaitement citer les kinés par exemple mais aussi des intervenants à domicile et donc nous avons en permanence tenter de corriger le tir en fonction des des remontées de terrain que vous ne faisiez souhaité revenir sur les prusse ayant rapporté la loi giro en 2007 ayant construit l'eprus puis lors de la commission denquête avec mon collègue jean-christophe lagarde deux achats et lun nous avons enquêté sur les prusse et nous avons constaté que ces sept établissements étaient en ordre de mobilisation que c'était véritable bouclier sanitaire contre les pandémies et que tout était prêt donc quand on parle de deux plans près cela était fait donc en 2011 il y avait six le directeur de l'épreuve de l'époque thierry coudert confirme 600 millions de masques ffp2 un milliard de masques chirurgicaux et quelques miliers de respirateurs donc j'ai toujours pas quels ont été achetés par l'ugap l'ordre de soit 6,6 millions d'euros on avait un peu plus de 2000 sur les sources 6000 proposé qui devait ouvrir six mille lits de réanimation en supplément des 5000 existants donc tout était prêt mais en 2013 où cela a été dit une nouvelle doctrine vient séparer les stocks entre les stocks tactique et les stops traque stratégique donc les stocks stratégiques c'est ce d'état et les stocks tactique à devait être acheté par les employeurs les hôpitaux etc ça sortait de l'état mois pour moi c'est le début de la décroissance et c'est le début monsieur le directeur du désarmement de l'eprus et qui s'est accentué bien entendu lorsqu'on l'a fusionner dans santé publique france alors il ya des obligations au niveau de l'eprus des obligations jeudi rappelle c'est par convention c'est d'alerter le ministre sur les besoins de renouvellement des produits un an avant la date de préemption et cdh adressée au directeur général de la santé tous les documents nécessaires au renouvellement un an à 1 davance de la date de préhension alors ma question est simple est-ce qu'il ya pas eu des difficultés de gestion dans l'épreuve que vous l'ayez pas été avertis ou qui vous ait des regrets de ne pas l'avoir constaté et d'avoir pu anticiper parce que lorsqu'on a des commandes qu'en 2018 200 millions alors que l'état les l'état catastrophique en 2017 il ya plus d'un an avant constate qu' il ya des dates de péremption donc chapeau j'ai l'impression qui a manifestement un défaut de gestion dans l'organisation de cette période entre 2011 et 2020 2011 évolution vous l'avez vous l'avez souligné de la doctrine à la fois sur des stocks stratégiques les stops tactique la responsabilité de l'employeur ça c'est une évolution importante sur le aussi d'utiliser sondés des masques ffp2 la création de santé publique france je pense que vous avez un témoin extraordinaire demain qui est le les préfigurateurs et le directeur général du cld de santé blick france donc je pense que il vous donnera son opinion mais mais objectivement il y avait une certaine cohérence en tout cas dans ce que j'ai deux je reprends des débats à ce que l'eprus puisse rejoindre un établissement tel que tels que santé publique france en termes de surveillance populationnelle de réaction face à un événement de santé donc je rappelle que l'eprus d'ailleurs n'a pas que cette logique de réserve mais aussi le a déjà le stock mais a aussi la réserve sanitaire qui est quelque chose qui fonctionne bien avec des professionnels volontaires qui souvent se projette à distance et ont fait des merveilles dans des départements voilà enfin et il ya des points positifs et peut-être des points à revoir c'est évident moi ce que je ce que je retiens dans votre intervention si vous le permettez c'est qu'effectivement il y à cet enjeu des masses il ya aussi d'autres d'équipements qui sont dans les stocks stratégiques et qui nécessite effectivement que l'on s'y penche et des équipements qui n'y figurent pas et puis il ya eu d'autres évolutions dans les demandes je pense par exemple à l'évolution sur les antidotes tout sur les antiviraux sur la commande de vaccins est donc là aussi ça fait partie de la réflexion générale qu'on doit avoir sur quel doit être le stock stratégique de l'état de quoi il doit être constitué que les sons son volume est calé en particulier quels sont les éléments manquants au vu de cette crise qui pourrait être ajoutée aux stocks stratégiques mais trois questions la mise en quarantaine se généralise à wuhan en chine à partir du 24 janvier nous y avons un consulte un consul qui a dû vous alerter de plus nous avons appris par la presse que notre ambassadeur à pékin a alerté sans doute à plusieurs reprises le gouvernement 300 français ont été rapatriés cette époque en janvier avez vous reçu ces alertes sous quelle forme et comment les avez vous traitez seconde question le 21 février l'impérial collège de londres explique que les deux tiers des français des chinois touché et qui se déplace à l'étranger ne sont pas détectés l'italie prend les devants confine à partir du 23 février le président macron annonce lui seulement le confinement de 16 mars la france a pris beaucoup de retard et entre temps beaucoup de personnes sont contaminées dont concitoyens panique ne dispose d'aucune protection le 26 février vous déclariez pourtant que santé publique france dispose de stocks stratégiques importants de masques chirurgicaux et que vous n'avez pas d'inquiétude sur ce plan vous rajoutiez qu'il n'y avait pas de pénurie a redouté et que ce n'était pas un sujet cependant mi mars via mi avril rares sont les personnes pour le grand public à pouvoir s'en procurer y compris par mille personnes le personnel médical le 29 février vous déclariez que le masque n'était pas la bonne réponse pour le grand public thoniers vous ces propos parce que vous saviez que nous n'avions pas suffisamment de masques dernière question vous aviez pendant la campagne présidentielle envoyé note au futur président pour l'alerter en expliquant que la france n'était pas prête à la gestion des grandes catastrophes qu'avez vous entrepris depuis pour y remédier sur l' alerte chinoise comme je voulais dit elle a été internationalement répercuter fin décembre et reprise ensuite par l' oms et puis avec d'identification du virus au début du mois de janvier donc sur de l'information qui étaient publics et que nous avons d'emblée échangé avec que l'om est bien sûr mais avec aussi le site ici européen au début janvier ça a permis d'ailleurs que nous envoyons une alerte aux ars et aux établissements de santé dès le 10 et le 14 janvier et qu'on nous parlions de ce sujet dès le 8 donc une information qui était qui étaient partagés évidemment avec que les professionnels de santé sur les mouvements de populations c'est toujours un sujet et c'est très compliqué puisque aujourd'hui on a appris et on ne savait pas à l'époque que il peut y avoir des personnes asymptomatiques avant les symptômes qui peut même y avoir des personnes asymptomatiques sans symptôme qui est là qui leur est donc la stratégie de dépistage de d'éventuels porter et complexes vous parlez de l'italie malheureusement l'italie est très fortement touchée comme nous l'impact du confinement il a été évalué par une équipe de modélisateurs de nîmes banal college ça a été publiée quelques jours comme étant extrêmement positif en terme de nombre de vies sauvées donc le confinement a quand même permis de sauver beaucoup de vies en france et c'est important de le dire parce que les françaises et les français ont fait d'énormes efforts sur la pénurie nous avons toujours dit ce que nous savions et ce que nous ne savions pas donc nous avons été dans la transparence et les français ont été informés chaque jour de la situation quant à quant aux masques je vous ai déjà un petit peu dit comment nous raisonnions pas sur la priorité aux soignants sur le le port du masque pour les malades et sur le la discussion qu'il y avait autour de l'aérosol éventuel ou la transmission du virus autrement que par des gouttelettes et donc nous avons toujours suivi les experts les recommandations internationales fait état de ce que nous savions où disent que nous ne savions pas nous avons agi évidemment dans les commandes ensuite massives de masques au fur et à mesure que les besoins s'en faisait sentir et l' oms a encore eu un débat début juin sur la recommandation éventuelle de du port du masque en espace public en insistant comme nous le faisons d'ailleurs sur le fait qu'il était plutôt raisonnable de le proposer dans les espaces clos et lorsque les mesures barrière notamment la distance d'un mètre ne pouvait pas être respectée dans les textes réglementaires relatifs aux restrictions de prescriptions notamment paul hydro libre auxi chloroquine ont fait référence à un avis du haut conseil de la santé publique du 24 mars 2020 et on ne vise pas l'agencé nationale de sécurité du médicament pourquoi est-ce que sur l'hydroxyde chloroquine ce n'est pas la haine sm qui a plutôt orienté l'édition gouvernementale la deuxième question pose sur le fait que vous avez expliqué votre rôle sur la réorientation de la stratégie en parlant du plan horse and reb qui vise notamment donc à s'adapter au risque biologique mais qui a succédé à un plan qui s'appelait le plan hors scène enfin il y avait quelque chose en tout cas sur l'épidémie et la pandémie c'est le plan ours and heavy pas qu est-ce que vous pouvez nous expliquer entrées vip acquerrait ben ce que vous avez rajouté parce que en le parcourant je n'ai rien trouvé dans heavy pas que sur les masques et sur rêve j'ai trouvé effectivement quelques éléments sur les stocks de masques ffp2 pour les établissements vous étiez conseiller à la sécurité sanitaire faut-il comprendre que les masques n'apparaissait pas dans ses plans comme un pan de la sécurité sanitaire la troisième question porte sur la différence du port du masque contre le grand public et les soignants pourquoi n'at-on pas appliquer un principe de précaution il ya une étude du lancet de 2003 qui montre que les masses qui semble essentiel pour la protection bien plus que les blues les gants et les désinfectants pourquoi est-ce que du coup on n'a pas inclus je dirais ceci comme élément de protection enfin j'ai deux questions plus précises vous avez commandé un million de masques le 30 janvier 28.5 le 7 février si j'ai si je me rappelle bien de vos chiffres c'est à dire en moins d'une semaine quand même je dirais une commande beaucoup plus importante il se trouve dans la même semaine le ms a considéré le nouveau coronavirus comme un risque de santé publique mondial et pour la première fois on a parlé des patients asymptomatiques est-ce que c'est l'apparition de patients asymptomatiques a justifié l'augmentation de la commande de masques et pourquoi est ce que le 19 février alors que vous saviez qu'il y avait peu de masque on en a donné à la chine par un pont aérien enfin dernière question en république tchèque le 19 mars en slovaquie en slovénie en autriche le 30 masques on a recommandé le port du masque pour le grand public vous nous avez expliqué que l' oms ne le recommanderais pas comment expliquez-vous que d'autres pays européens et fait ce choix et vous même vous avez expliqué le 22 février que le port du masque n'était pas la solution pour le grand public et le 22 avril vous avez dit j'ai toujours plaidé pour l'accès aux masques grand public ce qui me semble être une contradiction plus que vous êtes infectiologues et épidémiologiques quel est votre avis à vous sur le port du masque grand public par rapport aux risques épidémiques merci alors sur la vie donc si chloroquine juste pour vous rassurer évidemment les recommandations du haut conseil sont plutôt des recommandations de pratique par contre là nsn a toujours son rôle d'évaluation du médicament l2 fait d'ailleurs puisque vous avez vu qu'il y avait beaucoup de publications soient hydroxy chloroquine et un particulier de pharmacovigilance tant que ça se fait vraiment de façon simultanée vous avez bien noté effectivement l'évolution du plan et pis vague vers le plan rêves leurs épis vako juste pour préciser c'était les épidémies et l'urgence vaccinale ils nous avaient permis n'est paru peut-être une source de confusion qu'on mélange la gestion d'une épidémie est une campagne vaccinale parce que d'ailleurs on le voit aujourd'hui on peut avoir une épidémie sans campagne vaccinale est donc c'était pour ça qu'on voulait préciser les choses en particulier déroulé pour les soignants je pense que c'est ça l'important du plan rêve c'est pour les infirmières pour les aides-soignants comment on fait pour accueillir un patient à risque un patient avec des boules à un patient avec eux avec un courant navires us dès l'arrivée à l'hôpital et c'est un peu cette procédure très précise qui a été précisé vous avez fait une note en 2017 emmanuel macron et vous avez dit lorsque j'ai été nommé voilà ce que j'ai apporté j'ai apporté le plan en ça ne règle donc en quoi est ce qu'il ya une plus value par rapport à ce qui était préalablement puisque c'est la base de votre argumentation alors justement pour éviter de mélanger on va dire du banal épidémie classique c'est à dire comment gères à foyers épidémiques dans une danse dans une collectivité gastro entérite de la rougeole voilà c'est le plan c'était le plan épi qui étaient mélangés avec un plan de vaccination massive comme on a pu en connaître avec des nécessité de s'organiser face à une machination massive avec une autre approche du risque qui nous paraissait plus fine et plus déroulé concrètement par rapport aux soignants était justement la gestion du risque épidémique biologique c'est à dire soit une réponse à un cas individuel à haut risque et c'était l'exemple des mollahs où il fallait déroulé des moyens de protection très important et je vous rappelle qu'à ce moment là on est plus sûr du masque demande et bien sûr des équipements complets de protection c'est pas la même dotation et c'est pas la même réponse est complice déroulé l'alerté précoce face à une émergence d'où la prise en charge qui a été d'ailleurs très satisfaisante au début et qu'on a mise en place et qui a été très fonctionnelle des premiers cas qui ont été parfaitement diagnostiqué dans les établissements de santé de référence avec le lien infectiologues et épidémiologistes biologiste réanimateurs ccsa le l'avancé qui est la chaîne de prise en charge d'un patient à risque épidémique biologique élevé dans un établissement santé de référence qui est équipé qu'il ya une dotation qui a délaissé des infirmières des aides soignantes formés qui ont des des structures des cadres de santé de référence qui ont des exercices réguliers qui ont des dotations spécifiques et zetes à l'intérêt d'avoir nos établissements de santé de référence sur la distinction entre grand public et soignants vous citez de l'en-tête de 2003 moi je vous ai cité le lent de cette 2020 ce qui est très compliqué c'est qu'en fait à chaque fois qu'ils les études sur les masques et je partage avec vous ce projet pas de d'opinion pour ou contre simplement je dis que c'est compliqué à mettre en évidence on a souvent d'autres mesures barrières associés et en particulier à un effet majeur que vous pouvez bien imaginer quel effet distance donc comme souvent quand les gens mettre des masques ou mettre des barrières ou mettre des lunettes il ya aussi l'effet distance et que la plupart des études montrent que l'effet distance est supérieur à tout le reste et puis il y a une difficulté que qui me kim qui est importante à signaler c'est que le port du masque semble efficace dans ses études c'est pas une position personnelle quand beaucoup de gens le porte massivement et quand ils le portent tout le temps ce qui est aussi une difficulté ça veut dire qu'il faut prendre l'habitude de le porter massivement c'est à dire quasiment tout le monde de portes et le port tout le temps et vous savez que là aussi c'est difficile par rapport à un port important et puis par ailleurs la notion de patients asymptomatiques est effectivement apparu mais a été régulièrement discuter et puis il ya eu ce que vous décrivez c'est à dire cette demande progressive et cette évolution de des expertises je cite simplement puisque vous m'en parler les différents experts il n'y a pas d'indication dans la vidéo conseil de l'avs d'avril de mai 19 n'y a pas de recommandations oms en 2019 n'y a pas de port de masques d'après les sociétés savantes société française d'hygiène hospitalière et société de pathologie infectieuse dans la vie du 4 mars 2020 pas de recommandations n'ont plus de port du masque au 14 mars 2009 un avis du haut conseil pas de recommandations sur les avis du conseil scientifique priorité doit être donnée aux personnels de santé de la vie de l'académie de médecine et puis un débat scientifique qui s'ouvre vous avez raison de le souligner fin mars début avril avec une discussion nous savez si d'ici américain au sein de la vie de l' oms et un avis très prudent décide ici européen qui dit effectivement qu'on peut le tester en même temps que les états unis disaient que c'était que par dont le royaume-uni disait que c'était non recommandé d'envoyer que on a on a tenu compte de cette de ce débat scientifique de ces différentes recommandations internationales qui évolue au fil du temps et nous avons eu la chance d'avoir ce masque grand public qui a été créée en france en tissu lavable réutilisables et que les français se sont appropriés et je trouve que c'est une très bonne chose que les français se soit approprié ce masque grand public qui est réutilisable et qui est une production française donc s'il y a attiré peut-être une leçon de ses débuts ce début de crise de sept premiers mois c'est que si les français s'emparent de ce nouveaux gestes barrières permis se sont emparés il ya quelques années les solutions hydroalcooliques on aura probablement progresser dans les mesures barrières vous avez donné l' alerte me semble-t-il vous l'avez dit confirmé aujourd'hui le 10 janvier le 21 janvier la ministre de la santé disait que les risques de propagation de l'épidémie était faible onze jours après que vous ayez donné l' alerte vous avez donné l' alerte le 10 janvier la fermeture aux visites dans les ehpad date du 11 mars la distribution des masques dans les ehpad le 22 mars la liaison directe entre les ehpad et le samu le 23 mars et le 30 mars le conseil scientifique prioriser résident dans leur politique de test sur santé publique france vous avez donné l' alerte le 10 janvier la saisine de santé publique france par les autorités ministérielles date du 30 janvier donc la question que je me pose c'est est ce que vous étiez écoutez monsieur le directeur général nous avons effectivement mobilisés les agences régionales de santé et les établissements de santé très tôt nous avons essayé d'informations qui étaient publics d'ailleurs mais que nous avons regardé avec beaucoup d'attention une vigilance la réunion de sécurité sanitaire qui rassemble l'ensemble des acteurs de sécurité sanitaire en france du 8 janvier a abordé ce point donc on a vraiment fait très attention à notre évaluation du risque après vous citez agnès buzyn vous reprenez les avis de l'om est cédé à vis du site d'ici européen de cette époque et je pense qu'ils sont encore en ligne ou en tout cas elles sont disponibles ils disaient tous que le risque d'importation du virus vers l'europe étaient extrêmement faibles tout le monde disait sa ou ses traits chinois vous reprenez la presse c'était une évaluation assez générale même si effectivement comme je le disais assez souvent dans mes points de presse c'est pas le virus qui circule c'est l'homme donc il faut il faut être attentif à notre capacité maintenant de d'affronter un tout petit village planétaire donc bon probablement attention contexte sur sur les ehpad parce que c'est un point important c'est un sujet extrêmement sensible nous on en a discuté avec les fédérations on en a discuté avec les soignants même avec des psychologues c'était très compliqué même deux pour eux parce que ils nous disent bien que chaque hiver quand il ya des bronchiolites quand il ya des grilles pointait les épidémies fermer une ehpad fermée aux visites est une est un déchirement pour les résidents qui n'ont que ça dans la journée que d'avoir un proche qui vient donc il était quand même 13 ans 13 dans là dedans dans l'ain dans le dans l'interrogation en disant on sait ce que c'est qu'une épidémie de grippe vous nous dites qu'il va y avoir il va y avoir un impact important pour nos résidents qui sont évidemment des personnes âgées fragiles mais mais attention à à prendre la décision au bon moment laissez nous décider aussi ce qu'on doit faire comme on doit se réorganiser est ce que c'est un confinement généraliser ce que c'est un confinement partiel est ce qu'on arrête les visites des enfants est ce que on c'est par une crèche qui est à côté d'eux il ya eu beaucoup de deux déclinaisons et ça s'est fait vraiment en discussion très étroite avec les acteurs du terrain à la fois parce qu'on a été les rencontrer que le présent république s'est rendu dans un ehpad tout au début de mars et que la décision ensuite de mettre en place le plan bleu et de leur demander de 2 fermée aux visites puis de fermer encore plus sérieusement plus plus de plus durement j'allais dire en chambre a été une décision délicate au point qu'on a saisi le ccn donc que la balance bénéfice-risque elle est très compliqué dans sedan sedan ce dans cette démarche parce qu'on sait très bien qu'on protège quelqu'un mais aussi que son que l'impact en collatéral peut être considérable parce que pas de relation pas de visite pas de stimulation et des espoirs qui s'installe voir un syndrome de glissement donc voila c'était et c'est une décision vraiment difficile à prendre on a eu on a eu cette réorganisation vous l'avait dit et il faut le souligner cette réorganisation de passer de 5000 à 10000 places de réanimation avec peu près en crète 7000 personnes hospitalisées pour autant on a vu qu'on avait beaucoup de mal à mobiliser les personnes non qu'ovide sur de la pathologie non qu'ovide avec un une difficulté de route de recours aux soins avec parfois des retards de diagnostic est ce qu'on a une évaluation de l'ats sur morbidité ou surmortalité durant cette crise une autre question quel est votre point de vue actuel sur ce qui se passe en chine avec la résurgence de quelques de quelques clusters et troisième point est ce que l'on doit réévaluer notre stratégie de prise en charge des virus type coronavirus avec d'entrée de jeu intra singh comme le fait la ceppm actuellement avec des dépistage massif avec de l'isolément massif de manière plus généralisée puis juste une petite précision tout à l'heure ma collègue se dotait parlait de de la logistique de livraison des masques je ne crois pas que nous ayons aborder la problématique de geodis dans cette histoire là merci sur votre hommage à la au doublement des capacités de réanimation je le partage évidemment ce que c'est une prouesse humaines et techniques jeu c'est d'abord de trouver des équipes qui sont capables de doubler les effectifs la présence multi professionnelle métiers disciplinaire auprès d'un malade de réanimation c'est quelque chose d'extraordinaire évidemment logistique en termes de pousser les murs à ce que ce qu'on rame ont fait les soignants c'était tout à fait magnifique alors là vous vous posez un sujet très important qui est la balance qu'il ya eu entre non kovy déco vide on est montés effectivement à 7 100es 7100 malades kovy d'aupic mais il y avait encore des lits disponibles et des malades donc évident mais par contre effectivement j'ai été très préoccupé dès le début par par l'impact de la crise mais peut-être en terme de ressenti chez des patients atteints de maladies chroniques qui n'ont pas osé déranger leurs médecins traitants se disant qu'il était déjà au front qui n'ont pas osé aller à l'hôpital en service de néphrologie harbulot de pneumo de de suivi est mato parce qu'ils étaient peut être inquiet sur la sécurité du parcours et donc on a très vite dit attention si vous avez une maladie chronique si vous avez des soins si vous avez un dépistage de cancers si vous avez des chimios si vous avez des soins à faire faites-les en a même dit on aux parents de faire vacciner leurs enfants donc il y avait des soins de santé publique ou des soins de suivi de pathologies chroniques était absolument indispensable il y a un impact qui est maintenant bien démontrer et documentée par santé publique france à la fois sur la baisse des consultations et sur l'augmentation de sa tante de pathologie et il ya des résultats tout assez atypique il ya des gens qui ont même entre guillemets améliorer leur état de santé pendant la crise donc peut-être aussi parce que le mode de vie était très différent pendant la crise qu'ils ont fait peut-être plus attention à eux ou à leur traitement tout est possible il ya eu à la fois cette évolution favorable et défavorable ça je parle de l'état clinique il ya eu aussi vous le savez l'impact sur la santé mentale et c'est très important sur la qualité de vie au sein du dieu de la famille et il ya au sein du couple ont tout ça doit faire l'objet d'une évaluation précise c'était peut-être encore un peu tôt parce que notamment pour les pathologies chroniques il faut qu'on sache si ça a un impact sur les cancers sur les pathologies neuro cardio vasculaires mais en tout cas c'est évidemment très très important et puis il y a eu le boom et ça c'est peut-être un bénéfice de cette crise le boom des téléconsultations les français ont appris aussi à joindre leur médecin et adjoint de leur professionnel de santé par téléconsultation ce qui est en soi une très bonne chose qui est à la fois approuvée par les patients est approuvée par les professionnels de santé mais je pense que on doit travailler dans ces périodes de crise à un accès sécurisé à des soins et c'est peut-être là qu'on doit renforcer l'information des patients sur le fait qu'il ya des gestes des actes des suivis qui sont vraiment indispensables et qu'ils doivent faire malgré tout la toute la gravité de la situation sur la situation en chine aujourd'hui on a très peu d'informations mais effectivement les chinois qui n'avait plus beaucoup de cas on a géré un cluster à pékin et je crois qu'ils gèrent de façon très volontariste et sur geodis c'est un prestataire qui est directement en lien avec santé publique france donc je vous encourage alors demandé directement parce que je ne connais pas les de façon précise comment ils ont ils ont interagi sur la logistique doit-on changer notre strate d'autres stratégies pour d'autres virus de type coronavirus doit-on tout de suite être dans un dépistage massif dans un tracking cpam la question vous posez sur les courts en un virus elle est terriblement compliqué parce que je vais vous donner trois exemples le strass a fait peur à tout le monde sais pas si vous vous souvenez ya un effondrement du trafic aérien il ya 8000 cas 800 décès et ça s'est arrêté le maire ce code est très inquiétant très létale mais il ne donne quasiment pas d'épidémie il est toujours là ça fait 5 ans 6 ans 7 ans qu'il est là ville est toujours au moyen-orient sait pas très bien quel est son réservoir de temps en temps il ya une bouffée il ya un cas secondaire il ya une épidémie nosocomiales et ça s'arrête alors qu'il était considéré comme inquiétant et qu'il a d'ailleurs donné une épidémie portante en corée et le coronavirus que l'on que l'on affronte le sera ce kof 2 peu de virologues de lui donner entre guillemets des chances pandémique mais il s'avère qu'il est en train d'évoluer alors pas forcément de muter un je suis prudent mais d'évoluer de s'adapter comme tous les virus tous les russes font ça ils s'adaptent à l'autre puisque c'est la seule façon de survivre et donc là aussi il faut qu'on soit très attentifs à sa capacité à ce à attaquer l'homme en termes de récepteur est ce qu'il va à l'attaqué différents vous avez vu qu'on compte que la dexaméthasone était probablement le seul traitement aujourd'hui qu'il parte qui fonctionne ce n'est pas un être un anti infectieux c'est un anti inflammatoire donc ça veut dire qu'il ya aussi une part inflammatoires très importante et peut-être des terrains particulier des susceptibilités génétiques des fragilités qui font on réagit on sûr réagi alain fiction en donnant ses tableaux grave je pense qu'il faut qu'on soit très modeste très humbles face à nous ces incertitudes de scientifiques et en particulier à nos noms connaissance actuelle du virus mais c'est très difficile de 2,2 de prévoir ce que sera le suivant en sachant par ailleurs je le rappelle qu'il ya beaucoup de coronavirus chez l'homme au moins cinq ou six se sont va dire entre guillemets classique et bénin et c'est peut être aussi ce qui explique la faible proportion d'enfants touchés c'est parce que ses enfants sont des infections banales à coronavirus et qu'ils ont entre guillemets jeu du jeu mais bien les guillemets une immunité croisés et donc qu'ils sont probablement un peu plus capable de répondre même s'il ya des enjeux de récepteurs et qu'on peut en débattre longtemps avec le plan blanc quasiment quasiment toutes les opérations chirurgicales ont été arrêtés dans notre pays ce qui aura sans doute des conséquences mais en tout cas c'est une réalité dont je souhaiterais qu'à l'occasion de cette commission denquête vous puissiez nous donner jour par jour les stocks que vous aviez entre le 1er janvier et maintenant sur deux hypnotique le propofol et le midazolam et sur trois que rare l'astra curium le 6 à tra curium et leurs corps omnium aujourd'hui on nous dit que les opérations chirurgicales ne peuvent pas reprendre faute de propofol est ce que vous le confirmer ou pas on nous dit qu'il faudrait deux mois pour reconstituer les stocks de propofol est ce que oui ou non vous le confirmer ou pas et si à des stocks suffisants pourquoi est ce que les opérations chirurgicales ne reprennent pas est ce que les plans blancs bloc continue à tout bloquer oui ou non merci donc des médicaments qui sont à la fois utiles au bloc opératoire et est en réanimation ce qui a probablement surpris tout le monde sait à la fois que les producteurs de ces produits mais parfois c'est pas que des sujets de deux producteurs eux-mêmes ces deux sujets d'origine de la matière première se sont retrouvés touché par la pandémie et surtout que la crise a touché tout le monde en même temps c'est à dire que les besoins de réanimation ont été élevées partout notamment en europe et donc nous avons été très attentifs à suivre évidemment ces médicaments critique pour la réanimation dès le début et à faire des points très régulier avec une logistique aussi de crises l'air d'aller chercher ses médicaments dans l'intérêt des réanimateurs est dans l'intérêt évidemment des chirurgiens donc ce que je vous propose c'est que c'est tellement précis que je vais vous donner toutes tous les stocks au quotidien on va vous préparer ça parce que c'est très important et qu'on a eu un suivi effectivement au quotidien est une délivrance au quotidien parce que c'était évidemment fondamental que les médicaments soient disponibles au lit du patient mais c'est effectivement parce qu'il y a eu la déprogrammation et plan blanc qu'on a pu accueillir c'est plusieurs milliers de patients de réanimation et augmenter les capacités sans atteindre la ligne rouge mais c'est aussi sur l'état des stocks à date qu'il faut qu'on vous précise pourquoi on on libère un certain nombre d'activités chirurgicale qui n'ont pas forcément recours à ces molécules parce qu'on peut faire la chirurgie sans d'utiliser ces molécules on la saisit toutes les sociétés savantes d'anesthésie-réanimation pour qu'elles puissent proposer des alternatives et puis ya aussi beaucoup de chirurgie qui ne passe pas par la nsa général donc on est attentif à ça c'est à dire à la fois laissé les hôpitaux reprendre leurs activités on a parlé des patients chroniques mais être attentifs ou stocks des médicaments critiques que vous avez cités sur les prusse mon collègue je sais plus je crois que mon collègue d'or a posé la question tout à l'heure en disant qu'il devait y avoir des alertes un an avant et je crois que vous n'avez pas répondu à ces questions est ce que oui ou non avant qu'il soit réorganisé ses alertes ont eu lieu ou pas à hadath de un an avant sur sur les différences top c'est la dgs qui a demandé un état des stocks après sur ce que disait très bien monsieur d'or il ya un an je sais qu'on a eue sur certains produits une absence de date de péremption il ne facilite pas les choses pour donner une alerte donc quand on quand on est et puis il ya des pharmaciens qui connaissent très bien ça il sait les pharmaciens qui sont les meilleurs experts pour surveiller de très près les stocks sont des gens extrêmement rigoureux donc ils ont vraiment l'habitude de le faire et ils sont très attentifs en particulier aux médicaments et la qualité des médicaments donc comme il ya aussi des médicaments le stock seul je peux vous garantir qu'ils sont attentifs mais là on s'est retrouvé face à cette difficulté qu'il était qu'on en avait une un énorme stock sans date et puis effectivement que nous n'avons pas eu d'alerté mais que nous avons eu cette surprise lors de la demande de l'audit dgs d'avoir une découverte de stock en mauvaise qualité sur les curares et des hypnotiques vous ne l'avez indiqué vous avez centraliser les commandes je crois ce qui a pu avoir un impact important mais quand est ce que ce système de contingentement va s'arrêter parce qu'il semblerait que dans d'autres pays voisins l'italie la suisse il n'y a aujourd'hui plus du tout difficultés d'approvisionnement et certains médecins pointent plutôt un problème bureaucratique de centralisation qui les empêchent d'obtenir eux mêmes ces produits qui seraient disponibles je le dis au conditionnel je me permettrai sur importante de vérifier mais je ne crois pas parce qu'on est vraiment dans une démarche la gestion des produits de santé c'est quelque chose de très compliqué donc encore plus sur les médicaments et encore plus quand c'est des médicaments d'importance vitale mais il ya une démarche est vraiment européenne doit être très très attentif parce qu'il peut y avoir des alertes à un sujet de pharmacovigilance un sujet de rupture de stock quelque part donc en général ya une vraie réponse européenne là je crois que l'état joue son rôle dans la commande massive et la régulation de destop parce qu'on voulait être sûr qu'il n'y ait pas des stocks qui demeurent dans un endroit inutilisés et puis des malades de l'autre côté qui n'est pas accès à ces médicaments vous avez évidemment par les déchirures de la chirurgie donc on est vraiment attentif et dès qu'on a ces stocks ont notre seule obsession est de les fournir aux professionnels donc il faudra qu'on tire toutes les leçons de cette logistique d'êta mais je crois que là aussi et on en parlait tout à l'heure avec les équipements de protection individuelle la vraie question qu'il faudra se poser sans doute à l'avenir c'est doit-on disposer de certains médicaments critique en plus ou demande doit-on demander qu'il y ait en permanence un stock de médicaments sur certains médicaments ce qui n'est pas quelque chose de facile parce qu'on sait que c'est un sujet complexe en général iv 750 millions de masques en stock lorsque vous êtes arrivé environ 250 à 300 millions ont dû être jetés brûlés et détruits vous n'en commandé que 100 millions assumez-vous d'avoir pris de risque puisque vous vouliez un stock tournant d'être démunis pendant deux ou trois ans il ya eu effectivement cette destruction il ya eu le choix d'avoir des stocks tampons et des commandes régulières il y à aussi savait ce qu'on avait mobilisé je le veux je le précise raid ans dans les dents les commandes on avait mobilisé les producteurs français parce que ça aussi c'est important que pour pour avoir des précommandes et pour les nous pour les mettre en tension et d'ailleurs c'est peut-être l'occasion aussi de les remercier c'est à dire que je pense qu'il ya un enjeu qui est tourné notre entre guillemets jeu pas si c'est bon mot mais qu'on ait notre capacité nationale de production parce que c'est un c'est important qu'on ait cette réflexion avec eux plutôt que d'aller commander en urgence à l'étranger que de se dire qu elle l quels sont les besoins en france régulier pour l'établissement de santé pour la proximité et pour que nos producteurs puissent savoir qu'elle est là le besoin régulier dans des stocks qui tourne à ce moment là régulièrement au profit des professionnels de santé des aliments de santé en masques chirurgicaux et en masques ffp2 et donc effectivement je pense que le dimensionnement lui-même puisque nous sommes en phase de commandes et les modalités de fonctionnement de ce stock doivent être interrogés vous nous avez expliqué consommer consommer 200 à 250 millions de masques par an dans les établissements de santé ou d'y constituer un stock sont en peau vous ne commander que 100 100 millions et puis les autres années qui arrivent d'ailleurs de business et 2000 va par définition vous organisez vous notamment ou pas une pénurie pour avoir un stock roulant je pense que je me suis mal exprimé en faite le le stock des établissements de santé est géré directement par l'établissement ont tenté c'est ce qu'on appelle le stock tactique et ils ont leurs propres commandes et ça fonctionne très bien au quotidien donc il y a quel est le dimensionnement de ce stock tactique est ce qu'on doit demander l'établissement d'avoir un peu plus que le fonctionnement habituel et quel est ce plus certains pays le font donc première interrogation que je partage avec vous et deuxièmement quel est le dimensionnement réel du stock stratégique en soutien et comment ils fonctionnent correctement c'est à dire comment est-ce qu'ils l'aident en appui comment est-ce qu'ils participent du de l'approvisionnement des établissements de santé et des professionnels de santé si vous voulez bien je vais louper les trois dernières questions la première c'est que on a cherché a commandé des masques à l'étranger vous avez fait et à plusieurs reprises des difficultés qu'on avait eu à les obtenir pourquoi ne peuvent être passés par les importateurs on a vu que les centres commerciaux ont été plus efficaces que l'état plus rapide pour les obtenir deuxième question pourquoi est ce que alors qu'on devait prioriser des personnels de santé les ehpad ont eu l'autorisation de recevoir des masques trois semaines à un mois après ils n'étaient pas priorisées en même temps que les médecins hospitaliers alors qu'on sait il s'agit de centres de lieux où les personnes les plus fragiles sont par nature confiné où une épidémie peut faire plus de dégâts enfin on nous a expliqué que c'est vrai mais ce qu'ils disaient que les masques étaient inutiles pardon mais d'abord notre propre plan prévoyait d'avoir des stocks de masse dans les administrations dans les entreprises dans les hôpitaux j'imagine que c'est parce que l'administration française ceux qui sont chargés de prévoir les risques sanitaires donc le faisiez partie penser que ces masques pouvait être utile sinon pourquoi on prévoir dans le plan et parce que le ms aurait dit que on en avait pas besoin on n'utilise pas pardon mais d'abord à ma connaissance le ms10 les gestes barrière et le masque vient en plus donc ça ne veut pas dire inutiles et en 2019 l'académie nationale de médecine recommande le port du masque haut conseil de santé publique dit je cite la constitution d'un stock devrait être considéré comme le paiement d'une assurance que l'on souhaite malgré la dépense sans jamais avoir besoin de l'utiliser nous n'avions pas cette assurance et nous sommes en train de le payer très cher tant sur les trente mille banking qui nous ont quittés que sur les conséquences économiques et sociales il faut bien qu'à un moment donné nous soyons capable de savoir pourquoi il n'y a pas eu contrôle des stocks pourquoi il n'y a pas eu renouvellement des stocks c'est l'objet aussi de cette commission d' enquête pour que cela se reproduise pas dans ma grande injustice du coup vous avez bénéficié de 4 vous avez restauré la justice fait trois minutes ce sont les hôtes en 2045 merci madame la présidente de votre gentillesse merci à présent donc sur le circuit distribution je le disais tout à l'heure le disque une distribution quand ya eu des déstockages à la fois depuis le stock stratégique depuis les importations depuis la production nationale est évidemment destiné à l'ensemble des acteurs de santé et donc il ya eu effectivement des difficultés de délivrance peut-être dans sur tout le territoire mais n'y avait pas de volonté de de stigmatiser un établissement versus un autre est évidemment on a toujours été très attentif à protéger les personnes les plus vulnérables sur le plan pandémie qui date de 2011 il ya beaucoup de différences je pourrais en citer mais c'est évidemment pas la même démarche puisqu'on est à la fois sur une évaluation du nombre de personnes qui seraient malades et qui nécessiterait d'être d'être équipé et puis il ya toute la déclinaison de l'accès aux vaccins et des antiviraux et malheureusement de l'avion ni va ni vaccin ni antiviraux donc c'était une particularité de ce coronavirus à la fois son hétérogénéité des formes asymptomatiques des formes graves estime qu'on a que l'on a vécu et et vous avez cité malheureusement le lourd bilan en termes de morts et je redis peut-être que j'ai pas été clair je partage totalement ce que vous avez dit sur le fait que le masque grand public est un geste barrière supplémentaire je dis pas qu'il faut le mettre de côté je lui ai dit à plusieurs reprises donc je pense qu'on nous avait on a la chance à la fois d'avoir une production française de masques de qualité qui sont des masques réutilisables aph à faible empreinte écologique à faible impact carbone parce qu'en plus la production locale de qualité donc tant mieux les français sont en train de s'emparer de ce geste qui est un geste barrière complémentaires j'insiste beaucoup sur le fait qu'il est complémentaire parce que je voudrais pas que il y ait cette tendance qu'on observe ailleurs et qu'on apporte peut-être pas en salles en france qui compte les gens portent un masque qu'ils oublient tout le reste mais oublie de se laver les mains ils se rapprochent il ya des contacts directs donc c'est pour ça que je pense qu'il ya un enjeu d'éducation à la santé qui est partagé par nos concitoyens et je le dis tout à l'heure sur les solutions pour alcooliques qui sont maintenant le quotidien des français si le masque grand public peut être dans le foyer des français pour servir lorsqu'il y aura des malades lorsqu'il aura des enfants malades parce que les gens ont pris l'habitude de le porter je pense que ce sera une véritable avancée de santé publique parce qu'on aura acquis un geste barrière supplémentaire est-ce que [Musique] vous diriez que vous avez été amené à adapter votre discours sanitaires aux moyens disponibles c'est une des questions qui et qui sait poser régulièrement à la faveur des événements et on pourrait éventuellement l'entendre mais à condition que ça se soit peut être explicité deuxième deuxième question comment avez vous dû justement du coup gérer cette pénurie qu'est les actes ont été pris pour organiser la commande l'approvisionnement des territoires est-ce que parfois vous ne vous êtes pas reposer sur finalement les commandes des collectivités avec tous les aléas que cela pouvait représenter les inégalités potentiel sur le territoire en approvisionnement donc voila moi je m'interroge quand même sur la façon dont les choses ont été faites sur la massification des tests enfin est-ce que vous pensez encore que pendant la phase ii il fallait pratiquer la façon dont vous l'avez fait avec une manière de procéder qui justement ne n'allait pas dans cette direction et enfin monsieur le directeur général j'attends quand même des réponses un peu complémentaire sur l'idh roxy et taureaux qui le traitement sur les tests les essais cliniques ont été diligentées leur interruption à quel moment est ce que réellement tout ça était a été lancée et est ce que le traitement combiné azithromycine roque look cycle rutyna a été réellement testé dans les achats de masques à l'étranger l'objectif était vraiment d'avoir des quantités importantes on l'a bien dit pour livrer 770 millions de masques depuis le mois de mars nous avons beaucoup sollicité des producteurs français les producteurs français ont fait des efforts considérables mais il ne pouvait pas répondre à la demande massive et qui était qui était celle du mois de mars donc nous avons les deux nous avons enfin les trois mêmes hommes sont les stocks la production nationale et les importations donc là encore si nous pouvons stabiliser une production nationale c'est ce que nous avons souhaité de en tout cas depuis 2018 qu'ils aient des contacts réguliers et des commandes de qu'ils puissent être des négociations notamment sur sur le stock tampon sur des précommandes sur les questions de ceux dharréville donc adaptation connaissances scientifiques réponse effectivement aux tensions j'en suis totalement conscient on a essayé de répondre en urgence à toutes les tensions que vous avez cités sur le rôle locale et le rôle national je vous propose de vous envoyer tout ce qu'on a fait région par région parce qu'on a répondu évidemment à des situations différentes à des populations différentes et a des incidences différentes donc là encore il y avait des contacts avec les présidents de conseils départementaux avec des présidents de région avec un certain nombre de grands élus qui ont voulu intervenir et qui eux aussi sont intervenus donc à la fois avec les commandes d'état les commandes des collectivités les adaptations aux besoins et donc là encore on était rendant des échanges permanents avec les acteurs de terrain et je pense que le rôle le local était tout à fait important pour alerter ou pour affiner la demande et c'était le rôle de la cellule logistique injustement que de pouvoir répondre de façon précise à des enjeux de délivrance sur le territoire de deux de réponse aux commandes spécifiques et à la situation locale sur l'idh roxy chloroquine là aussi je vous propose de vous envoyer tous les essais parce que ça sera beaucoup plus précis les dates de d'inclusion les dates d'interruption les nombres d'inclusion et à chaque fois qui a décidé parce qu'il ya un comité indépendant qui décide qu'on continue qu'on continue pas comme il y avait une inclusion donc ça on tient tous les tableaux je pense que c'est en ligne d'ailleurs si vous le souhaitez je crois que c'est en ligne sur le site du ministère à la fois le bilan complet des rosters d'euros des recherches impliquant la personne humaine parce qu'on a voulu que ce soit transparent tous les protocoles en cours sont en ligne mais si vous voulez effectivement les dates ce sera peut-être plus précis à l'est notamment tous les bras c'est à dire qu'est ce qu'il y avait dans chaque bras on parle de bras quand on quand on teste un stand d'hypothèses donc est-ce que c'était hydroxy chloroquine seul est ce que c'était de roxy chloroquine en ambulatoire en curatif ou préventif chez les malades graves avec ou sans azithromycine donc que vous ayez toutes les réponses notamment sur les doses pour ce soit le plus précis possible la question qui se pose c'est ce qu'on a adapté le discours sur les masques à la pénurie c'est ça le fond de la question s'ils voulaient qu'on essaye de creuser bon alors d'abord vous avez une première question à laquelle vous n'avez pas répondu je ne comprends pas pourquoi vous commandé des masques pour refaire vos stocks début février et moins de quinze jours plus tard vous expédier des masques en chine ce qui a pas une contradiction de décès de reconstituer des stocks et de l'autre d'aider son voisin deuxièmement je ne comprends pas la contradiction entre vos propos du 29 février vous dites le port du masque n'est pas la solution dans public à rebours d'ailleurs de ce que vous avez répondu tout à l'heure en disant vous avez défendu cette solution là et le 22 avril j'ai toujours plaidé pour l'accès aux masques grand public donc à quel moment est-ce que quelle est votre position est ce que vous considériez que c'était inefficace ou indispensable et à l'heure où le monde se masquer en asie c'est une stratégie lointaine mais aussi je vous ai cité un certain nombre de pays européens comment se fait-il que nous ayons tant tardé et enfin sur l'utilisation des études du lan 7 je ne comprends pas pourquoi lorsque lens est de fait une étude en 2020 sur les docks cycle rockin le lendemain ou le surlendemain on suspend le traitement et quand vous avez une étude de 2003 qui vous dit que le masque est plus important plus efficace que tous les autres gestes barrières on n'en tient pas particulièrement content dans notre stratégie enfin vous avez également citer l'hymne bayal college il y à un britannique qui s'appelle roland salomone qui a révélé que ce le modèle de l'ipa yann collette j'avais était faux concernant la pandémie de 2009 dans ces conditions pourquoi est ce que nous avons appliquer le modèle de libérer le collège sans le critiquer est ce que le fait que 1 et membre de l'ibal collègues figure au comité scientifique a joué un rôle dans cette absence de critique du modèle c'est apparu dans le paysage français le modèle et à des défauts tout dépend de paramètres qu'on lui donne donc on peut se tromper sur un modèle dont on peut aussi avoir un modèle qui répond bien à la la prédiction de ce que l'on observe donc je pense que c'est un à nouveau à nouvel outil utile pour les épidémiologistes et pour les statisticiens et pour les décideurs que d'avoir un modèle qui fonctionne et je crois que le modèle français je parle du modèle français des équipes françaises il beaucoup de modélisateurs français qui ont travaillé et qui ont publié donc et de qualité après je ne ferai pas de commentaire sur le modèle anglais mais il ya des évaluations indépendantes il ya un comité de deux publications qui décide si oui ou non le modèle est publié donc je pense que ça c'est important sur le statut du match en asie vous savez que c'est un masque qui est utilisé pour de très nombreuses occasions pour des alertes pollution pour des épidémies et que cette entrée dans l'est dans les moeurs très largement mais on peut quand même noter qu'il ya de toute façon une épidémie en asie et que ce n'est pas si simple que ça puisque même les autorités de singapour ont des difficultés à la gérer actuellement la chine gérera cluster alors que le port du masque est extrêmement répandu donc c'est pas toujours si évident que ça et sur le sur la priorité par par secteur je redis ce que j'ai dit à plusieurs reprises dans le temps mais dans mes prises de parole la priorité dans en fin janvier et en février c'était l'équipement des personnels projeté donc les masques p2 que le voulait avoir pour les personnes qui allaient gérer des cas graves qui allait faire du transport de l'évacuation et herat et ça me paraissait important que ses équipes soient protégés par des masques et p2 et les équipements de protection individuelle et donc c'était vraiment la logique de prise en charge des clusters de prise en charge des premiers cadets prise en charge des patients de réanimation ça c'était le monde mon premier cercle deuxième siècle ensuite a été de prendre en charge autour des clusters vous souvenez contamines montjoie on a géré les parents les contacts les enfants qui étaient autour de ce goût de ce contact et puis après il ya eu un énorme débat on peut on peut le refaire et puis je vous donnerai les les références scientifiques sur faut-il aller plus loin dans le masque grand public il ya eu des questions qui m'ont été posées effectivement vous pouvez reprendre les questions en direct à la presse peut-être que j'ai pas été assez claire les gens me disais mais pourquoi est-ce qu'on fait pas comme dans d'autres pays où tout le monde dehors à démasquer moi j'ai dit dehors dans les masques je ne vois pas l'intérêt parce que c'est ce qu'on dit encore aujourd'hui les vrais indications du port du masque et c'est un peu ce qu'on aurait pu vivre ce soir c'est c'est quand on est dans un espace clos quand les gens ne n'arrive pas à respecter les gestes barrières quand on est trop proche qui a trop de monde et donc les lèveraient message que je veux faire passer c'est que en situation promiscuité dans des transports publics par exemple quand on peut pas respecter les barrières là il ya une vraie indication au port du masque devant public et comme les français s'en sont emparés et qu'il ya une production de masse que non publique je soutiens évidemment cette utilisation comme geste d'arrière complémentaires il me semble que l'hydroxyde chloroquine n'a toujours été réservé et redit depuis ces deux décrets en effet aux patients hospitalisés vous aviez été sollicité par le président de la camsa qui médecin généraliste pour faire une tout cas utiliser l'hydroxyde chloroquine chez les soignants insectes et 7,7 sollicitations n'a jamais été suivies d'effet deuxièmement en alsace sur le territoire notamment de strasbourg il y avait un protocole indiquant en tout cas un parcours patient qui pouvait être fait de façon très coordonnée entre le public et le privé et permettent notamment à des cliniques privées d'intervenir je suis moi même intervenu auprès de la nouvelle directrice d'agencé régionale de santé qui m'a dit que ce n'était absolument pas de sa compétence que de prendre la moindre initiative et qu'elle attendait tout l'est en tout cas les indications et les orientations qui devait venir du ministère de la santé ou de la direction générale de la santé donc là également il n'y a pas eu de suite on a vraiment fermé aucun protocole ambulatoire aucun protocole de ville puisqu'il ya même eu des protocoles cliniques qui ont eu lieu donc aucune aucune décision d'être des traîtres contre des protocoles notamment portée par des médecins généralistes il ya peut-être eu ensuite des analyses en cpp ou en online et celles qui ont considéré que l'étude ne n'était pas à même d'aller au bout mais enfin il n'y a pas de doctrine contre le médecin généraliste ou de crimes contre les essais de roxy chloroquine en ville il y en a eu donc dans la liste qu'on va vous faire parvenir et vous verrez qu'il y ait calé et c'est qu'ils contiennent cette ouverture aux médecins généralistes vous avez dit que pour le port du masque obligatoire n'était pas obligatoire dans les différents rapports que j'ai effectués sur les risques épidémiques eu l'occasion d'expérimenter la schl à la chine la corée du sud le vietnam et hong kong dans ces pays là c'est une culture traditionnelle de mettre le masque dès l'instant où il y à un risque évidemment il ya la pollution mais si les risques viraux donc on voit les résultats les résultats sur la corée du sud seront hong kong et sur le vietnam s'est quasiment très peu de décès et très peu d'altération individuel donc pourquoi ne l'avons nous pas effectué la deuxième question vous avez évoqué tout à l'heure la commande des masques à l'étranger je ne sais pas si vous avez été dans ce dans ce sujet là mais en 2013 lorsqu'il ya eu la doctrine de changement de technique on a lancé les commandes en chine et non plus en france alors qu'en 2011 le plan pandémie avait construit ou fabriquer les les masses dans quatre entreprises françaises dont une bretonne qui s'appelait bacou dalloz ensuite comme c'était parti en chine les entreprises françaises ont fermé la porte dans une d'ailleurs été mise en liquidation judiciaire avec des problèmes difficiles avec les employés qui maintenant poursuivre le patron et le présent de la république a décidé de rouvrir ces entreprises françaises méchant pense peut-être trop tard donc ces deux mois que je voudrais savoir pourquoi on a abandonné les entreprises françaises en 2013 2014 merci beaucoup alors sur les comparaisons internationales et sur la culture du masque je pense qu'il faut qu'on prenne le temps de bien regarder effectivement parce que vous l'avez déjà fait mais je sais qu'il s'est passé beaucoup de choses récemment qui ont permis d'interpeller les spécialistes dire à la fois peu de cas dans la péninsule d'asie du sud est est ce nom sait pas très bien pourquoi 6 et d'humidité aussi ou où la chaleur on ne compte qu a quand même été touché comme singapour alors que là ce sont des des lieux où la discipline du port du masque est très important et puis la chine a connu quand même une épidémie tout à fait majeur avec un confinement majeur oui mais avec un vraiment une compliance au port du masque est très importante je pense qu'ils voient qu'on prenne le temps de regarder les comparaisons internationales et pourquoi ça s'est bien passé dans certains endroits est moins bien dans d'autres ce que je disais tout à l'heure et chauve à la main c'est à dire que je pense que si les foyers français s'équipent de leurs masques au tissu fabriqué en france on aura on aura avancé dans l'âme dans la culture du risque et tant mieux et je pense que ça fera partie du quotidien des français que d'avoir éventuellement une boîte de masques en tissu qui soit utilisable pour les prochains pour les prochaines alerte sur sur l'évolution 2011 et les commandes qui ont ensuite suivi moi je le vois je ne crois vraiment pas y avoir contribué donc je regarderai si vous le voulez bien pourquoi on a commandé et uk où on a commandé quel a été le sourcing et s'était même beaucoup avant de des commandes donc on vous fera peut-être un tableau très précis de toutes les commandes des années 2000 et 2010 pour savoir voilà c'est pourquoi on a effectivement choisi un certain nombre d'entreprises n'est pas d'autres mais vous avez vu que là il ya eu un magnifique une magnifique mobilisation des entreprises entreprises françaises avec une production tout à fait significatives en mousse mais on va regarder les dates effectivement et on vous fera un tableau comparatif précis si vous le voulez bien à la présidente je voudrais juste que monsieur d'ériger un vous répondez sur votre déclaration du 17 du 17 mars où vous dites qu en circulation at il eu tests pcr n'a pas beaucoup d'intérêt aucun pays l'a fait c'est pas honteux de me dire que vous avez évolué et ce dans les jours qui ont suivi sur votre avis sur cherche pas à vous faire des problèmes cherche juste à comprendre pourrait aussi pourquoi vous avez attendu 5 avril pour libérer ces énergies qui venait des pcr universitaire ou du monde vétérinaire etc il ya un gros gros délais et pendant ce temps là il y avait un seul hôpital qui fait un quart du volume des thèses pc r de toute la france qui était marseille donc je veux juste que vous me répondiez là dessus juste un petit mot sur sur les masques je veux être comme vous vous encensez beaucoup le mas grand public avec les normes afnor dans ma forme c'est une simplification la norme pays peu plus tolérante il n'y a pas mille tests de la filtration bactérienne ni de tests de filtrer sont virales comme sur la norme médicale le n 14 681 3 qui est la norme pour l'image chirurgicaux donc pour le moment vous n'avez aucunement la certitude que ces masque en tissu sont de bons éléments filtrant pour ce qu'on veut dans le cadre de la prévention de transmission de gouttelettes de plus que de grosses gouttes lettres ou de petit goût doux de petits aérosols transportant des virions c'est important que la population elle et ça en tête cette norme n'a été fait dans l'urgence elle est extrêmement tolérante et aujourd'hui rien ne garantit qu'elle protège contre la transmission du virus les bactéries chest l'hôpital a quitté le monde du tissu depuis bien longtemps pour passer sur le les médias filtrants non tissés j'aimerais que vous me répondez sur une potentielle évolution de ces normes pour s'adapter à un contexte épidémiologique mais la question c'est est effectivement pourquoi ne pas tester tout le monde est en pratique que j'ai insisté à ce moment là sur l'importance de se tester quand on était symptomatique et on avait beaucoup de symptomatique qui ne se testait pas en disant c'est bénin j'ai juste mal à la gorge et 38 je ne veux pas faire de telles sont c'est pour ça que j'ai insisté sur le fait qu'il fallait insister sur les porter sur les symptomatique et dire cela il faut y aller parce que beaucoup de gens ne voulaient pas y aller se disait qu'ils étaient positifs il était en isolé que leurs proches seraient isolés qu'ils auraient des problèmes professionnels dont c'était cette émotion de ce contexte là donc je je je j'accorde que quand on prend l'homme a répond ça peut surprendre et aujourd'hui je le redis toutes les personnes symptomatique toutes les personnes qui ont un doute toutes les personnes qui veulent protéger leur entourage qui ont des fragiles dans leur entourage qui ont des contacts qui ont qui sont dans un cluster qui sont à distance de la boe qu'on va chercher ce cri qui ont des facteurs de risque il faut vraiment aller au test et on a des capacités qui sont pas utilisés donc je partage totalement votre analyse sur la norme des masques grand public ce que je vous propose c'est plutôt de renvoyer parce que c'est pas un masque sanitaire sur le sur bercy qui a mis en place qui a fait un énorme travail de dge particulier de production française de ces matchs je ce ne sont pas des masques sanitaires aux normes sanitaires c'est pas des masques ffp2 on est d'accord mais c'est comme des masques réellement filtrants et ça a été testée donc on vous donnera peut-être un descriptif part merci de ce que qu'on a regardé parce que je voudrais pas donner l'impression que c'est parce que c'est pas un masque sanitaire ça n'a aucun doute une efficacité ce qui serait quand même contre-productif et ce qui n'est pas le cas donc on vous fournira les détails techniques là ma question c'est on travaille toujours au 16 janvier en situation dégradée ma question est simple jusqu'à quand à partir de quel moment va travailler en situation normale avec des surblouse normale et des gants normaux et des masques ne me va pas quand est-ce que ça va s'arrêter cette ce mode dégradé alors j'ai essayé d'y répondre mais peut-être que je n'ai pas été très clair vous avez raison j'ai connu effectivement on a commandé des équipements de protection individuelle de 30 janvier on a eu des tensions très fortes aux équipements de protection individuelle vous les connaissez vous les avez cités et donc c'est ce qui encourage 9 d'abord le fait qu'on continue à en commander et que là on a on a maintenant deux des arrivées massives de massage vous et je vous ai parlé des ponts aériens des livraisons mais même chose je partage votre votre point de vue s'il ya une vraie interrogation sur ne faut-il pas que ces équipements de protection individuelle dont on voit l'importance sur vous sur chaussures protection lunettes etc ne rentre pas dans le stock stratégique pour qu'on ait en permanence cet accès est qu'il n'y ait pas effectivement des conditions dégradées pour l'espagne et quand même un moment où il ya beaucoup de personnes qui voulaient se faire tester qui était symptomatique et qui n'ont pas pu le faire et on leur disait restez chez vous parce qu'on n'a pas la possibilité de le faire ça c'est quand même une réalité est-ce qu'on reconnaît ensemble cette réalité la deuxième chose sur la question des masques est ce que j'ai entendu ce que vous avez expliqué par rapport à votre doctrine mais est-ce que vous reconnaissez que à un moment donné on peut considérer qu'il ya une pénurie est ce que le mot pénurie pour vous êtes un gros mot à mot galvaudé ou est ce que c'est une réalité qui a eu lieu il ya quel peut-être quelques jours mais est ce que est ce que ça a été cette réalité là ce que j'ai entendu tout à l'heure par rapport à votre doctrine sur les stocks tampons nous avait précisé ça nécessite des commandes rapides et que donc est-ce qu'on vende vous êtes posé la question mais est-ce que si on dépend de la chine et que la chine est attaqué en premier sur sur l'épidémie est-ce que du coup cette condition des commandes rapides les plus rapides et n'est plus remplie et donc comment faire face à ça et enfin juste pour terminer est-ce que vous pouvez nous dire finalement un regret que vous avez dans cette crise un regret que vous avez par rapport laisse y en est peut-être une mesure concrète que vous proposez à la représentation nationale pour une prochaine crise sur les tests effectivement ce que je vous ai dit c'est qu'on a évité en collectivement avec les experts à passer d'une surveillance syndromique épidémies telles qu on le fait souvent c'est à dire on a le les médecins sentinelles et mesah généralistes les surveillances on sait qu'on a dit qu'à part cabinet face et ça permet de surveiller il n'y a pas forcément d'impact thérapeutique particulier donc entre cette demande là de dire est ce que finalement qu'en que chacun est malade il a un test et puis finalement la réalité d'aujourd'hui où on a la capacité mais finalement les personnes ont du mal à aller vers le laboratoire parce que il ya peut être beaucoup de beaucoup d'explications voilà je pense que là il ya eu un ajustement et qu'on aurait pu être peut-être plus pédagogue je le conçois que tu as fait je ne conseille tout à fait sûr le les très fortes tensions je les partage ça a été très compliqué vous avez vu qu'il ya des enjeux logistique mettre en place un tel pont aérien puis ensuite une délivrance ou plus près sur les j'ai acheté sur les officines c'est quelque chose de les dire d'inédits et je pense que les gens ont vraiment bossé une nuitée jours ça a été compliqué pour tout le monde mais effectivement il fallait répondre aux urgences et en particulier le territoire qui étaient les plus touchés soit les commandes rapides vous avez raison c'est à dire qu'on pratique on a ce qui se passe tous les jours et ça se passe très bien et on n'a pas forcément besoin de l'art des stocks immense parce que ça répond et puis là une situation totalement inédite où un pays le plus gros pays se retrouvent à l'arrêt ce qui est quand même pas du tout ce qui dope que personne n'avait pu imaginer et donc avec à la fois des chutes de production et des besoins majeurs pour lui m donc effectivement je pense que ça fera partie du de ce qu'on pourra de ce qu'on pourra imaginer pour le dit alors ce qu'on peut dire ensuite pour la suite beaucoup de choses je pense qu'on partage qu'on a dit tout à l'heure sur les autres pays je pense que ces équipements de protection individuelle vous l'avez dit maintenant la députée ça doit être quelque chose qui fait partie du quotidien des soignants et qu'on doit fournet de façon beaucoup plus importante vous avez parlé de de certains médicaments critique tout à l'heure je pense que c'est la même chose donc moi ce que je dirais c'est qu'il ya plusieurs enjeux il ya l'enjeu pour moi et pour la ds générale de la santé de tirer toutes les leçons je pense qu'il va falloir être très transparent en toute humilité parce qu'il faut qu'on se prépare un rebond et une deuxième vague il ya quand même des points positifs c'est qu'aujourd'hui avec les commandes avec le pont aérien on va avoir beaucoup plus de masques de je parle de masques soignants parle de masques chirurgicaux et il ya maintenant des quantités importantes de masques en stock dans les établissements de santé c'est une bonne nouvelle l'accès au test je partage le fait qu'aujourd'hui il faut qu'on ait un discours très offensif pour traquer le virus là où il est c'est à dire qu'aujourd'hui il ya une circulation beaucoup plus faibles il faut il faut aller le chercher il y as peut-être à discuter des enjeux logistique qui n'ont pas été faciles surtout l'ensemble du territoire avec ces circonstances exceptionnelles je crois qu'on peut apprendre beaucoup de la surveillance des ehpad je pense que c'est un dispositif qu'il faut renforcer je pense qu'on peut apprendre qu'on peut développer beaucoup les certificats électroniques de décès qui nous permet de savoir en temps réel ce qui se passe et quelles sont les causes de décès et puis bal à la pédagogie où je peux certainement améliorer les choses pourquoi on passe d'une dépistage individuel à une stratégie de dépistage général la place des masques et quel sera l'avenir de ces masque en tissu par exemple ou d'enlever au sein des foyers français ils le périmètre le périmètre du stock stratégique qu'est ce qu'on veut en faire collectivement et la place du stratégique par rapport au stock tactique je voudrais revenir sur lille roxy chloroquine vous évoquiez effectivement le risque que celles ci soient utilisés en automédication je peux l'entendre en revanche il me semble qu'il y à d'autres façons notamment par exemple de liste et la molécule plutôt que d'interdire la prescription des médecins et je voulais savoir ce qui avait motivé cette interdiction de prescription par ailleurs j'ai entendu tout à l'heure que vous aviez évoqué le souhait de relocaliser la production de masques en france et j'ai le sentiment que il y a tout de même un manque de stratégie majeur lorsqu'on sait que en 2018 faute de commandes la dernière usine française de production de masques qui était basé à plaintel a fermé ses portes par manque de commandes alors qu'elle comptait encore 200 employés en 2017 alors essentiellement regard du coût puisque cela avait été évoqué je serais curieuse de savoir aujourd'hui le coût généré par l'achat de masques en chine avec des ponts aériens parce que je suppose que le coup est très largement majorées par rapport au coût qui avait été évoqué à l'époque et puis également cela a été évoqué je pense que dans le cas d'une pandémie il est nécessaire d'être réactif or là nous perdons tout réactivité et nous créons une vraie dépendance par rapport à la chine il me semble qu'il s'agit d'une vision à très court terme en fait on a quand même des coopérations internationales qui sont extrêmement importantes dans les deux sens la chine nous a beaucoup aidés nous aidons quand nous pouvons quand il ya des demandes que ce soit au niveau européen je signale par exemple que nous avons aidé l'italie l'italie nous a aidé l'allemagne nous a été donc il ya eu quand même une magnifique solidarité internationale et notamment pour le grand est il ya eu beaucoup d'évacuation vers luxembourg à l'allemagne car c'est quand même des baux signes de coopération donc de que de montrer qu'on peut et ont possédé de temps en temps entre pays j'entends votre votre demande et d'ailleurs ça correspond à une demande de monsieur d'or donc si vous me permettez je ferai aussi c'est à dire quoi on vous expliquera exactement ce comment en est on à isques on a analysé cet enjeu de de stock régulier de commandes régulières parce que c'est ce que demandent les producteurs c'est que ya pas une commande tous les cinq ans il faut qu'on ait justement ce stock tournant c'est ça ça va avec la demande qu'on avait avec santé publique france qui est des commandes régulières pour les établissements de santé pour le stock stratégique pour qu'ils aient une visibilité pour les producteurs français qui sache de combien de masque on a besoin après je suis d'accord avec vous qui est un enjeu de proximité c'est sur le coup je ne sais pas je vous répondrais précisément par contre sur la réactivité ce n'est pas toujours évident parce que vous avez un une demande très basses en permanence parce que ça tourne à 3 ou 4 millions de masques et puis à les stocks et là on a eu une telle demande brutal qu'il ya aussi un enjeu de réactivité des chaînes qui n'est pas évidente même pour les producteurs français qui nous ont signalé qu'il avait dû totalement changé leurs capacités de production totalement changé leurs chaînes rééquiper des chaînes embauché enfin voilà il ya toujours la question de comment on répond en urgence à un besoin massif et ça je pense que quel que soit le producteur c'est c'est une question importante lors du coude pour la chine est ce que vous pouvez me dire exactement combien de masques ont été donnés dans le cadre de cette solidarité je comprends qu'il ya une solidarité mais si on n'a pas de veste pour soi-même il dit les dommages peut-être de prêter la dernière qui nous restent à son voisin donc ce qu'on pouvait nous expliquer la rationalité je voudrais les chiffres précis mais ces quelques centaines de milliers de masques et en pratique ça fait partie des protocoles internationaux de coopération du ministère des affaires étrangères est très sensible au fait qu'on réponde et en plus c'est une doctrine oms c'est à dire qu'en fait quand il ya une demande de de réponse en urgence dans un endroit où il ya un foyer on l'a fait pour ebola on a fait pour d'autres notre crise on sait que ça répond tout de suite que ça permet de te contenir la plupart du temps en sommes dans neuf cas sur dix neuf foyers et que ça permet d'éviter aux autres pays d'avoir à gérer le même risque que c'était logique et puis je crois qu'en plus la chine nous a vraiment massivement idée derrière et donc il ya un retour aussi pour la france tout à fait significatif dans la priorité qui a donné la chine assez assez acheminement vers la france sur la commande de masques mais 100 millions vous commandez que 100 des publics france commande sur vote vos instructions est-ce que ce choix relève de votre seule décision je vous que je vous confirme effectivement qu'on a bien commandé 100 millions de masques en octobre 2018 que l'idée était d'être très rapidement sur une évolution puisqu'on attendait début 2020 d'une organisation complètement différentes qui étaient des précommandes une de favoriser les producteurs français est que d'avoir une réévaluation complète justement de ce qu'on appelait avec eux françois bourdillon qui avait proposé cela un stock tournant et un stock tampon donc c'était cette organisation là il y avait des enjeux de précommande et puis il y avait probablement à cette époque ça je le dis en toute modestie pas du tout cette connaissance qu'on a aujourd'hui des besoins considérables d'une épidémie c'était donc l'audition de jérôme salomon le monde entier a été surpris par cette crise totalement inédite massive rapide brutale et mondial a martelé l'actuel directeur général de la santé qui a cependant défendu ses services et la réactivité du pays face à l'épidémie cette audition et toutes celles de la commission denquête sont à retrouver tout l'été sur lcp et sur notre site lci.fr